« La France n'a pas de leçon à recevoir de la Silicon Valley » Axelle Lemaire

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« Venez voir les écosystèmes labellisés French Tech, qui recèlent de richesses extraordinaires trop méconnues » lance Axelle Lemaire aux investisseurs américains.
« Venez voir les écosystèmes labellisés French Tech, qui recèlent de richesses extraordinaires trop méconnues » lance Axelle Lemaire aux investisseurs américains. (Crédits : Reuters)
Alors que s’ouvre mardi la conférence LeWeb qui fait venir à Paris le gratin des investisseurs, startuppers et influenceurs de la Silicon Valley, la secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire, explique comment l’initiative French Tech va désormais entrer dans le concret, avec l’investissement dans des accélérateurs privés via le fonds French Tech Accélération doté de 200 millions d’euros. La ministre, qui a rencontré lundi les grands noms du capital-risque américain à la journée de pitches Paris Demo Day, appelle les investisseurs étrangers à venir voir la richesse de nos écosystèmes en région. Elle invite aussi les grands groupes français à travailler davantage avec les startups dans une démarche d’innovation ouverte et confie sa vision du numérique, une révolution devant bénéficier à tous.

Après la labellisation des neuf premières métropoles le 12 novembre, vous engagez l'initiative French Tech dans une nouvelle étape ?

Axelle Lemaire : Nous entrons effectivement dans une nouvelle phase, celle du concret. Nous lançons aujourd'hui un appel à manifestations d'intérêt afin d'identifier les accélérateurs privés français les plus à même de développer le potentiel des startups pour les faire croître et devenir des PME puis des ETI et des « scale-ups » [entreprises de croissance passant à l'échelle mondiale] et peut-être les champions numériques de demain. Nous avons créé le fonds French Tech Accélération, qui est doté de 200 millions d'euros provenant du programme des investissements d'avenir et géré par Bpifrance, pour qu'il investisse dans ces accélérateurs qui seront soit des sociétés privées, soit des fonds d'investissement, des FCPI par exemple, ayant une offre d'accélération importante. Ces investissements sont bien orientés vers les besoins des startups, à savoir le financement et l'accompagnement, qu'il s'agisse de mentorat, de conseil juridique, fiscal ou RH.

Les premiers euros pourraient être déboursés dès janvier 2015. Les investissements auront lieu au fil de l'eau, sur une période pouvant aller jusqu'à 5 ans. L'idée est d'investir des tickets d'un million d'euros au minimum, pouvant atteindre plus de 10 millions d'euros, voire 20 millions, afin de faire émerger des projets ambitieux. L'Etat co-investira, à hauteur de 50% du tour de table au maximum : il vient en garant du sérieux des projets mais il n'a pas vocation à investir directement dans les startups accélérées.

Y a-t-il assez d'accélérateurs privés en France ?

Les structures publiques sont plutôt dans l'amorçage, l'incubation, les accélérateurs sont plutôt privés en général. J'invite les grands groupes français à créer des incubateurs et des accélérateurs et à investir dans les startups, pourquoi pas en partenariat avec Bpifrance. J'ai défendu vendredi à l'Assemblée nationale un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2014 sur le « Corporate venture » [le capital-investissement d'entreprises] qui permettra d'amortir fiscalement sur 5 ans des investissements opérés par des fonds de capital-investissement d'entreprises. L'objectif est de favoriser les pratiques de financement des startups par les grands groupes et de mobiliser ainsi 1 milliard d'euros pour le financement des jeunes pousses d'ici à 2017. Cet amendement a été adopté par l'Assemblée, il devra être examiné par le Sénat et le décret est prêt : le dispositif pourra entrer en vigueur très rapidement.

Nous entrons dans l'an II de la French Tech, celui de l'innovation ouverte, de l'alliance des grandes entreprises avec les PME et les startups. Les grands groupes ont tout à gagner à s'ouvrir aux startups. Le niveau de maturité ou d'agilité numérique des grands groupes français varient beaucoup, beaucoup trop, et il demeure chez certains le sentiment que les grandes entreprises historiques ne seront pas touchées par les disruptions numériques.

Je vais rencontrer tous les patrons du CAC 40 dans les trois mois à venir afin de construire une charte d'engagement de l'innovation ouverte, pour que l'ensemble de notre économie soit en mesure de répondre aux enjeux de la transformation numérique.

Que vous disent les investisseurs américains que vous avez rencontrés lundi matin ?

La Silicon Valley est pour eux le centre du monde. Je leur réponds qu'à l'heure du numérique, il n'y a plus de centre du monde ! Le numérique est partout, tout le monde peut se l'approprier. On fait de la technologie pour le progrès, pas au nom de la technologie elle-même ! Je ne suis pas sûre que la Silicon Valley soit le modèle social dont il faille s'inspirer et que l'affolement autour des valorisations de startups d'application de service qui seront peut-être oubliées dans 12 mois soit très sain pour l'économie américaine. Je ne suis pas sûre non plus que la Silicon Valley joue un rôle exemplaire dans la transformation numérique plus globale de toute l'économie et la société au bénéfice de tous, en embarquant tout le monde, y compris les ouvriers. Nous n'avons donc pas de leçon à recevoir de la Silicon Valley.

La Silicon Valley risque de rater le train du développement numérique raisonné, éthique, en croyant être le centre du monde. Je m'intéresse beaucoup au boom des usages mobiles en Afrique, continent grâce auquel le Français sera la première langue parlée au monde en 2050, ce qui représente un énorme potentiel en termes d'e-éducation, d'e-santé, de chantiers d'infrastructures. Là sont les vrais enjeux : le rôle de l'Etat n'est pas de permettre à un individu de devenir milliardaire ! Ce n'est pas un discours contre la richesse ou l'innovation, je pense au contraire que la France constitue un terreau très attractif et très favorable à l'entrepreneuriat. Nous devons mener une contre-offensive qui ne sera pas seulement française mais européenne.

De façon plus positive, je leur dis : venez voir les écosystèmes labellisés French Tech, qui recèlent de richesses extraordinaires trop méconnues. Vous connaissez sans doute Bordeaux et la Provence, mais peut-être pas leurs entreprises et leurs startups ! Nous sommes bons en savoir-faire mais pas toujours en faire savoir, une partie de la mission de la French Tech est d'organiser des visites de VC, de capitaux-risqueurs. Je leur dis qu'ils sont bienvenus, que les mots clés sont stabilité, prévisibilité, accompagnement. J'espère que mon invitation va être entendue.

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Commentaires
a écrit le 03/03/2015 à 10:17 :
Ce qu'elle veut dire, c'est que la France n'a rien à apprendre de la Silicon Valley.
a écrit le 28/02/2015 à 1:28 :
Si, au contraire, la France ne comprend rien et devrait prendre des leçons auprès de la Silicon Valley. le GAFA pese financièrement autant que le CAC40. Quand on a dit ça, on a tout dit. Alors on ravale sa fierté, et fait preuve d'humilité et on essaye un peu de se mettre à niveau. Il n'y a de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre...
a écrit le 16/12/2014 à 14:36 :
Il était "où" l'Etat lorsque nous nous sommes adressés à lui pour lancer les noms de domaine .WINE et .VIN ? Il nous a tellement écouté qu'à présent, le projet est Américain!
a écrit le 14/12/2014 à 21:49 :
Si, nous avons des leçons à recevoir la Silicon Valley. En voici une : on a toujours quelque chose à apprendre de l’autre. Le jour où la France sera capable de prendre le meilleur du chinois, du Maghrébin, de l’allemand, de l’anglais, du sénégalais, de l’indien … elle aura levé une barrière au développement de ces entreprises au niveau de leaders mondiaux.
a écrit le 11/12/2014 à 15:42 :
Axelle Lemaire dixit Wiki : "Elle se spécialise en droit international (maîtrise, DEA à l'Université Panthéon-Assas et master au King's College de Londres) avant d’enseigner le droit à l’université et d’intégrer un cabinet d’avocats."
Quand elle aura un Mastère ou une thèse en micro-électronique, semi-conducteur, informatique, physique ou toute autre science dure,... elle pourra commencer à commenter l'influence réelle de la Silicon-Valley...
Quand aurons-nous des politiques qui parlent de ce qu'ils connaissent ?
a écrit le 10/12/2014 à 12:16 :
Du jacques attali dans le texte
a écrit le 10/12/2014 à 4:19 :
Que vous êtes négatifs pourtant je suis pas socialiste. Mais elle a pas tord malheureusement pour vous.. La Californie prétend bien refaire le monde sans nous et notre mode d’organisation via le numérique mondialisé, certes adaptés au pays mais pas trop. Ça, c'est prétentieux. Regardez ce qui vient de se passer pour la Google glass. Les lunettes collectées sont un échec de ces prétentieux US qui ont pas vu arrivé le problème de la vie privée et qui se garde bien de le crier sur les toits. Personne n'en veut. L' avenir c'est cela. L’ éthique. Vous voulez des villes mortes sans boutiques, le travail numérisé transféré dans les pays à bas coûts, une société de surveillance généralisée à la californienne pour êtres transformés en produits suivis pour la pub ou par la NSA ? Elle a raison mais elle le dit mal. Le numérique sera éthique ou ne sera pas respectueux de la vie privée et du mode d’organisation démocratique des sociétés. Je pense qu'une fois passé l’euphorie débile des geeks, on pourra enfin passé à ce qui fait société sinon c'est la barbarie. L' enjeu c'est pas le numérique, l'innovation, c'est la dignité humaine. Ça l'a toujours été et cela le sera toujours. Même si cela vous gêne car vous êtes nés dedans. Et qu'importe vos joujoux numériques si demain on vit dans une société monstrueuse. Donc oui, la France, terre des droits de l'homme a une carte à jouer sur le numérique éthique. Bonne chance à elle.
Réponse de le 10/12/2014 à 11:08 :
Bien répondu !! :)
Réponse de le 10/12/2014 à 11:17 :
Je suis d'accord avec vous Rodolphe. De plus je trouve douteux tous ces commentaires négatifs et destructeurs. Comme si c'était un parti pris de critiquer systématiquement toutes initiatives. Ce n'est pas comme cela que nous devons vivre ensemble.
Réponse de le 17/12/2014 à 14:31 :
Ce qui change surtout entre la silicone Valley et la France c'est le taux d’impôt sur les entreprises, avant de commencer à vouloir aider, comme si on était des enfants en détresse qui attendions des aides de notre Etat Gentil Bienfaiteur Chéri, il faudrait nous laisser faire, entreprendre, innover, investir tout ca.

Par exemple, le crédit d'impôt qu'ils ont mis en place pour le jeu vidéo c'est une blague, bien sur que c'est gentil mais il faudrait surtout baisser les impôts et pas commencer à bidouiller des trucs.
Réponse de le 17/12/2014 à 22:56 :
Vous oubliez une chose Rodolphe: il ne suffit pas d'innover, encore faut il savoir imposer ses propres innovations.!.
Et à ce niveau là, la Côte Ouest a beaucoup a apprendre à des français qui ne croient en rien, et les exceptions confirment les règles.
ils ne croient en rien, particulièrement au niveau de tout le tissu qui fait une grande part de l'économie: les banques, plus stupides que jamais dans ce pays.
Et je ne vous parle pas du "seed money" ou du "love money" aujourd'hui destiné à survivre plutôt qu'à croire à l'innovation, et plus encore l'innovation éthique.!.
a écrit le 10/12/2014 à 4:11 :
Mais comme d'habitude nous avons des lecons a donner.. Quelle arrogance, quelle tristesse.
Elle a produit quoi exactement notre "sillicon valley" a la francaise ?
a écrit le 09/12/2014 à 23:01 :
"Elle se spécialise en droit international (maîtrise, DEA à l'Université Panthéon-Assas et master au King's College de Londres) avant d’enseigner le droit à l’université et d’intégrer un cabinet d’avocats. Elle a travaillé notamment pendant quelques années auprès du député travailliste Denis MacShane à la chambre des communes"
No comment. Au moins elle ne pollue plus la profession d'avocat.
a écrit le 09/12/2014 à 22:55 :
" Nous n'avons donc pas de leçon à recevoir de la Silicon Valley.
La Silicon Valley risque de rater le train du développement numérique raisonné, éthique, en croyant être le centre du monde."
On croit rêver. Non, c'est un cauchemar.
a écrit le 09/12/2014 à 20:19 :
Mais quelle prétention!!!
a écrit le 09/12/2014 à 19:53 :
C'est plutot elle qui devrait se taire...pff la french tech, pitoyable, vraiment
a écrit le 09/12/2014 à 18:28 :
Dans la technologie, il n'y a pas d'entreprise fraçaise ou américaine, il n'y a que des multinationales qui ont de la R&D ou de la production partout dans le monde. Et s'ajustent en fonction des coûts et des compétences des différents sites. Rien n'est statique, tout se déplace en permanence donc ce débat me semble inutile. Google et autres ont de la R&D partout sur la planète et ne sont pas vraiment américains
a écrit le 09/12/2014 à 18:27 :
une française arrogante, c'est tout ce que l'on déteste de nous à l'étranger.
elle pourrait sans doute s'exprimer autrement.
a écrit le 09/12/2014 à 17:27 :
A la seule différence que la France n'a aucune industrie informatique mondiale, comme Apple, Microsoft, Facebook, Google, aussi bien le hardware que le software et tous les réseaux sociaux sont américains, oui lot de consolation le minitel rose, on rigole !
a écrit le 09/12/2014 à 17:20 :
Sachant que La Californie est à elle seule la 12éme puissance mondiale...
a écrit le 09/12/2014 à 17:04 :
Mais on va encore passer pour des peintres!! Notre brave ministre du haut de son plan à 200 millions (soit un millionième de la capitalisation boursière des entreprises de la Silicon) annonce fièrement qu'on va concurrencer les ricains sur leur chasse gardée... La France peut s'enorgueillir d'être une pépinière pertinente mais dès que la rentabilité est avérée, ses start-up fichent le camp avant d'être pressurées. On met 200 millions sur la table et on se prend pour des champions du monde, tout cela est finalement... Très français!
a écrit le 09/12/2014 à 16:05 :
Je voks difficilement comment on peut dire ce genre de chose. Tout ce que cela prouve c'est que les français vont de nouveau être la ellisés "arrogants"...c'est peut etre ça la différence?
a écrit le 09/12/2014 à 15:55 :
les français exilés en californie sont plein de talents...
a écrit le 09/12/2014 à 15:17 :
La silicon valley n'a jamais voulu donner de leçon à la France elle s'en fout royalement.
Qui se sent morveux se mouche.
a écrit le 09/12/2014 à 14:45 :
Ah la sempiternelle phrase des politiques français quand il merdoient "pas de leçon à recevoir", et pourtant il y a tellement de domaines dans lesquels on aimerait que nos arrogants politiciens aillent prendre des leçons ailleurs : l'économie, les taxes, la législation du travail, le gâchis de la sécurité sociale, le 1% formation squatté par les syndicats, l'administration pléthorique, et les 57% de dépenses publiques financées par les 43% restants.
a écrit le 09/12/2014 à 14:34 :
Par contre pour les IMPÔTS et TAXES il y a des leçons à recevoir. Et d'ailleurs ils continuent avec leur taxe d'abris de jardin. ILS SONT FOUS. Ils nous piquent notre fric et le dépensent sans (savoir) compter. Il faudrait faire faire aux politiques qui veulent etre élus des examens de lecture, écriture et savoir compter
Réponse de le 09/12/2014 à 14:51 :
faut taxer les grincheux qui freinent le pays.
la dette est effacée en moins de deux.
Réponse de le 09/12/2014 à 21:48 :
On ferait mieux de taxer les jaloux qui ne pensent qu'à taxer ceux qui réussissent, épargnent et font des efforts au nom d'une pseudo "égalité" qui ne profitent en réalité qu'à eux : le gisement de recettes est monumental !
a écrit le 09/12/2014 à 14:10 :
La France n'a pas de leçon à recevoir de quiconque, c'est vrai. Elle sait exactement ce qu'elle a à faire depuis longtemps, c'est également vrai. Pourtant, elle ne le fait pas... C'est ça le problème. Alors ce genres de petits mots, c'est vraiment minable et démagogique. Si la ministre croit pouvoir développer les starts up en surfant c'est l'antiaméricanisme...
a écrit le 09/12/2014 à 14:03 :
Quand j'entends des réflexions telles que celles de cette ministre, j'ai honte d'être Français... vraiment...
Réponse de le 09/12/2014 à 14:14 :
il est là le drame français. pas de fierté, le défaitisme, la faiblesse, la frilosité...
les Français ont un sacré savoir-faire, sont inventifs/créatifs.
mais ce sont aussi des veaux, comme dirait l'autre.
Réponse de le 09/12/2014 à 17:19 :
Vous confondez confiance en soi et arrogance. Le drame français ce sont bien les personnes dans votre genre. La silicon valley a t elle critiqué la French tech ? Absolument pas ! Quel besoin de tomber dans la critique de ceux qui réussissent mieux ? Au lieu de ça on ferait mieux de s' en faire des amis. Mais pour ça il faut une lueur d'intelligence.
a écrit le 09/12/2014 à 13:55 :
Franchement il fallait oser l'écrire et vouloir faire croire aux Français. Demandez plutôt au pôle de compétitivité "Eurasanté" pourquoi l'AWI-Glucowatch finira dans des mains étrangères ? On est en plein show web santé si je ne m'abuse !
a écrit le 09/12/2014 à 13:43 :
Effectivement, la France n'a pas de leçon de médiocrité et d'orgueil stérile à recevoir, elle est déjà leader mondial.
En attendant, les Google, Mcrosoft et autres Amazon ne sont pas des sociétés françaises, que je sache.
a écrit le 09/12/2014 à 13:19 :
Ouaf ! Ouaf ! La France égal technologique de la Silicon Valley !!!
a écrit le 09/12/2014 à 13:13 :
Avec l'hiver mes lèvres se gercent...au bout de deux ans, si elles existent encore, la "FrenchTech" sera rattrapée par l'urssaf, le RSI, la cipav, le TS, l'IS, l'IFA, etc...comparer avec la silicon valley, on est loin d'être gagnant. Alors les gesticulations de notre sympathique secrétaire d'état n'y change rien.
a écrit le 09/12/2014 à 13:12 :
Elle a raison. D'ailleurs, nous avons inventé et lancé Google, Microsoft, Apple, Amazon, Facebook, twitter... J'en oublie peut-être? Pauvres Américains.
a écrit le 09/12/2014 à 13:08 :
Encore une qui parle beaucoup mais qui a part de la politique n'a pas fait grand chose de sa vie.
Nous en avons assez de tous ces politicards qui se permettent de parler que des choses qu'ils ne connaissent pas et de juger les gens qui les font vivre par leur travail !
a écrit le 09/12/2014 à 13:04 :
La France n'a de leçon à recevoir de personne mais en revanche, le monde à des leçons à recevoir de la France. Tout cela est tellement dérisoire.... Va-t-on ressortir le Minitel 2.0 ?
Être Français, c'est être ridicule.
Réponse de le 09/12/2014 à 13:26 :
j'comprends pas.
la France a un Internet moins cher et plus rapide que US, UK ou germanie.
encore une fois, nous cartonnons au Deloitte Fast 500.
les Français sont très influents à la City ou en Californie.
nous sommes plus modernes que les US tout en étant extrêmement riches en culture, histoire, patrimoine, traditions, gastronomie... (les Français sont aussi très riches, avec un patrimoine médian bien plus élevé qu'aux US).
pas très ridicule tout ça. :-)
aux Français de s'affirmer.
Réponse de le 09/12/2014 à 18:24 :
Entre s'affirmer et dire "la France n'a pas de leçons à recevoir de la Silicon Valley", il y a quand même un monde qu'une politique professionnelle se devait de franchir pour faire parler d'elle... et passer pour l'arrogante de l'année. Sachant qu'elle représente notre pays sur ce sujet, nous passons encore une fois pour des bouffis d'orgueil à l'étranger... Super.
a écrit le 09/12/2014 à 11:05 :
Magnifique, ce genre de petite critique. Mais chère madame qui ne venez de nulle part, dans ce cas, évitez de prendre des photos comme une pimprenelle de bas étage en affichant sur votre mobile des phrases en anglais...
a écrit le 09/12/2014 à 10:58 :
Comme d'hab, 99 % des commentaires sont toujours aussi constructifs.
France : éternel pays de râleurs.
C'est sûr qu'avec de tels comportements on va s'en sortir.
Réponse de le 09/12/2014 à 13:30 :
@Delenda: Bien d'accord avec vous. Tous ces commentaires négatifs ne font qu'accréditer l'image déplorable que les français donnent à l'extérieur du pays.
Travaillant en Suisse, je peux vous dire que nous sommes vraiment pris pour des rigolos. Toujours à râler et à dénigrer, mais jamais à participer et à construire.
Alors à tous les commentateurs négatifs que je lis ci dessous, je vous dis clairement et simplement "allez vous faire voir", car le french bashing, c'est vous seuls qui le portez. Les pays étrangers ne font que colporter vos mauvaises habitudes...
Réponse de le 09/12/2014 à 17:23 :
Ce qui est critiqué dans la très grande majorité des commentaires c'est le ton de la ministre pas la France. A quoi sert de se mettre à dos les boîtes de la silicon valley qui n'ont pas pipé mot? A part servir une politique démagogique qui use toujours des mêmes ficelles anti Us. Un peu de bonne foi quand même !
a écrit le 09/12/2014 à 10:54 :
Décidément la culture de l'arrogance est bien un spécialité française. D'ailleurs, on se demande pourquoi tant de jeunes français quittent leur pays pour aller créer des entreprises ailleurs et notamment dans la SV. Mais cette pimprenelle membre d'un gouvernement qui chasse tout ce qui entreprend ou gagne de l'argent, pense qu'avec quelques propos ronflants, elle pourra continuer à nous faire croire au père noël...!
Réponse de le 09/12/2014 à 11:47 :
Il y a des -jeunes- français qui quittent le pays (avec une grande proportion qui le quittent que temporairement) en effet. Seulement, je vous invite à regarder les chiffres et comparer à d'autres pays pour voir que 1) ce phénomène est minime et plutôt favorable à la France (comme aux autres pays, retour d'expérience etc) 2) les allemands et britanniques par exemple sont bien plus nombreux à s'expatrier (et la-bas il n'y a pas eu de "crash économique à ce propos)... Mais c'est normal de regarder uniquement en France sans voir ce qu'il se passe ailleurs... ;)
a écrit le 09/12/2014 à 10:48 :
d'où elle sort cette incompétente ! quelles sont ses expériences personnelles à l'international ? ce gouvernement socialo est tellement nul qu'il nous avait déjà collé une ministre du commerce extérieur qui ne parlait pas anglais , tout ça parce c'était une "Vert" qu'l fallait recaser après ses bourdes au ministère de l'écologie
a écrit le 09/12/2014 à 10:25 :
Ce genre d'article s'insère totalement dans le climat de bêtises qui précède les Fêtes de fin d'année. Je propose donc qu'on y fasse un "Bêtisier 2014 des célébrités du PAF", cela nous ferait aussi marrer...
Réponse de le 09/12/2014 à 10:47 :
Mais notre "gouvernement" de collégiens ferait bien de retourner à l'école pour apprendre ses leçons d'économie...
a écrit le 09/12/2014 à 10:19 :
Paris 1ère métropole mondiale en capital intellectuel/innovation pour PWC.
la France domine le Deloitte Fast 500 EMEA depuis quelques années.
Tech City UK qui imite la french Tech, avec un franco-anglais à sa tête semble t-il.
cela confirme ce qu'elle dit a priori.
maintenant, est-ce que les Anglos sont prêts à laisser la France s'affirmer ?
Réponse de le 09/12/2014 à 13:08 :
La France modèle des "Anglos" en matière technologique? Il faut comprendre que le socialo-étatisme interdit tout espoir et tout progrès donc la France n'est plus rien. Il lui reste ses acquis qui fondent comme neige au soleil.
a écrit le 09/12/2014 à 9:59 :
Si je comprends bien le tissu économique est tellement défavorable aux TPE/PME qu'on va appeler à la rescousse les grands groupes de carriéristes pour qu'ils montent des filiales innovantes dans lesquelles ils pourront refaire de l'optimisation fiscale. A aucun moment l'Etat français se dit qu'il pourrait lâcher la grappe à tout le monde et laisser les acteurs se débrouiller. Mais non, on va handicaper l'un, avantager l'autre, parce que sinon nos énarques n'auraient plus de raison d'être. La mondialisation a le mérite de nous montrer à quel point ces réflexes colbertistes sont déconnectés de la réalité.
a écrit le 09/12/2014 à 9:20 :
la poudre aux yeux et le laxisme, c'est ça les Anglos.
Jerzy Gangi ou Peter Thiel ont dénoncé le manque d'innovation de la SV.
a écrit le 09/12/2014 à 9:12 :
C est sur les socialistes sont les meilleurs ils n'ont pas de leçon à recevoir.
Un peu de modestie c'est ce qui manque à nos politiques
a écrit le 09/12/2014 à 9:07 :
C'est connu. On est les meilleurs.

C'est pourquoi cela si bien!
Réponse de le 09/12/2014 à 9:30 :
Paris est la 1ère métropole mondiale pour innovation/capital intellect. d'après PWC.
et nous dominons de nouveau le classement Deloitte Fast 500 EMEA.
le problème c'est que nous avons aussi énormément de pleurnicheurs comme toi qui nous freinent.
Réponse de le 09/12/2014 à 12:07 :
Bravo Effix, excellent résumé
a écrit le 09/12/2014 à 9:02 :
Marrant qu'elle affiche le sigle britannique sur son téléphone...
a écrit le 09/12/2014 à 8:31 :
Pas si sûr que le mot french fasse un tabac aux Etats Unis quand j'y étais, on avait:air France= Air chance !!!
Réponse de le 09/12/2014 à 10:07 :
Non sans oublier les French fries pour Freedom Fries !
a écrit le 09/12/2014 à 8:25 :
Des titres racoleurs, des propos qui frôlent le ridicule…. la comparaison démesurée ce n'est pas la bonne manière de présenter un domaine où la France encore balbutie. Heureusement (et pour le bien de tous) que la réalité virtuelle poussée à outrance qu'on voit dans nos médias n'emballe pas ceux qui sont sur le terrain et qui connaissent de près la réalité, le délire parfois peut être mortel.
a écrit le 09/12/2014 à 8:18 :
Des paroles bien précieuses,venant de la part d'une personne n'ayant jamais foutu les pieds dans une entreprise....
a écrit le 09/12/2014 à 7:59 :
Quel propos dérisoire.... Pathétique ! Cette socialiste dont le parti fait la guerre aux actionnaires, aux investisseurs, aux créateurs, au succès, au modèle américain, à la liberté et qui rêve d'égalitarisme, de fonctionnariat, d'assistanat depuis des décennies devrait se cacher voire s'anéantir. Les jeunes Français rêvent de la Silicon Valley et je leur souhaite d'y réussir. Ces foutaises comme les French Tech sont du jus de fonctionnaires français gauchiste. Les contribuables en seront pour leurs poches et c'est tout. La suite est connue d'avance: FLOP !
Réponse de le 09/12/2014 à 8:40 :
En terme de capacité à paralyser une economie par la saturation d'impôts et taxes pour les entreprises et particuliers et enfin d'aides aux non productifs ( nouveaux étrangers, syndicats, associations etc ..) la France n'a pas de leçon à recevoir !
Réponse de le 09/12/2014 à 9:02 :
Vous serez digne de figurer dans ce gouvernement ou de celui de Sarko au vu de votre propos. Vous êtes à priori bon à rien mis à part critiquer. Aucune valeur ajouté dans vos commentaires. Pauvre France avec des individus comme vous nous ne sommes pas prêt d'avancer.
Réponse de le 09/12/2014 à 14:41 :
Je n'avais pas perçu la valeur ajoutée ni l'optimisme de vos propos. Je partage votre avis sur la Pauvre France. Nous méritons les politiques que nous avons. Nous devrions proposer que chaque gouvernement ne dépense pas plus que les recettes de l'état, cela changerai surement la mentalité française et la rendrai progressivement optimiste. Seul l'effort paye. La critique alimente et optimise l'effort.
a écrit le 09/12/2014 à 7:50 :
La seule différence c'est que la Silicon Valley ne cherche à donner de leçon à personne car ses entreprises ont autre chose à faire (innover, développer, vendre... par exemple...), ce qui n'est pas le cas des dirigeants français en général et de cette gentille mais un peu simplette ministre en particulier.
Réponse de le 09/12/2014 à 13:35 :
La silicon Valley ne veut pas donner de leçons ? C'est une blague j'espère...
a écrit le 09/12/2014 à 7:38 :
Voilà une parole de visionnaire...
Réponse de le 12/12/2014 à 3:05 :
En réponse à l’article je dirai:
- Les initiatives du gouvernement Français de promouvoir et de valoriser l’entreprenariat au niveau des français est une excellente chose
-Parler de « leçons » que donnerait la silicon valley au monde, est de la médiatique antagoniste contre-productive. La silicon valley ne cherche pas à « donner de leçons ». Il se trouve qu’elle forme un écosystème (qui a fait boule de neige depuis plus de 20 ans) qui concentre investisseurs, entrepreneurs, et une grande concentration de toutes les compétences nécessaires, et disponible de façon fluide, pour la réussite de sociétés innovantes. Enfin l’accès a 50% du marché mondial, pour celles qui sont dans l’IT. C’est évident que des investisseurs habitues a la Silicon Valley vont être hésitants en comparant avec l’écosystème Français, qui est, il faut l’admettre moins porteur.
-Au lieu de jouer l’investisseur (ce n’est pas l’état américain qui a fait le succès de la silicon valley. Il l’aurait probablement tuée s’il s’en était mêlé directement !), l’état français devrait plus se concentrer sur mettre en place l’infrastructure qui faciliterai le développement de startups (pour les jeunes startups fiscalité et règles comptables hyper allégées permettant des stock-options attrayantes, motivant les investissement prives, récompensant la réussite du capital investi en argent et en temps par les fondateurs, complète souplesse de l’emploi, relations avec l’administration réduites au minimum, charges quasi inexistantes, etc…Essayer de faire mieux dans ce sens que la silicon valley et l’entreprenariat décollera !

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