WeWork accuse le chinois UrWork d'usurper son identité

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La start-up spécialisée dans le coworking Wework porte plainte pour usurpation d'identité de la part de UrWork, son rival chinois.
La start-up spécialisée dans le coworking Wework porte plainte pour usurpation d'identité de la part de UrWork, son rival chinois. (Crédits : REUTERS/Bobby Yip)
La start-up américaine de partage de bureaux veut mettre un terme à l'expansion rapide de son concurrent chinois UrWork, et protéger l'identité de sa marque.

WeWork et UrWork ne sont pas près de partager des bureaux. D'après les informations de Bloomberg, le géant du coworking américain WeWork a porté plainte ce mardi à New York contre la société chinoise, elle aussi spécialisée dans la mise à disposition de locaux et de services partagés pour les indépendants et les entreprises. Les dirigeants de WeWork, valorisée à près de 20 milliards de dollars, dénoncent une violation des droits d'auteur, et accusent leur rival chinois d'avoir copié leur marque. Ils affirment que les consommateurs auraient du mal à différencier l'entreprise chinoise de l'américaine.

C'est ici l'identité même de la marque WeWork qui est remise en cause selon ses dirigeants. La société américaine affirme que son nom, mais aussi son logo, ont été reproduits presque à l'identique par UrWork. La plainte devrait ainsi s'attarder sur le fait que les caractéristiques qui définissent la marque WeWork ont été usurpées, en particulier le nom, ici composé d'"un mot à deux syllabes commençant par un pronom à deux lettres se joignant au mot travail". Son porte-parole a indiqué à Bloomberg que leur rival n'avait "pas de présence physique aux Etats-Unis", et qu'ainsi il n'y avait "aucune raison pour qu'ils rentrent sur notre propre marché avec un nom aussi confusément similaire".

Dans un communiqué adressé au site spécialisé dans les startups asiatiques e27, la compagnie chinoise s'est défendue en soutenant que "Ur" était l'identité "centrale" de la marque, et que "Work" était un mot anglais très répandu dans "de nombreux contextes commerciaux". Elle a également affirmé que "les institutions, les entreprises ou les particuliers ne possèdent aucun droit de propriété sur l'utilisation du mot, encore moins pour leur propre propriété intellectuelle". Pour la marque chinoise crée en 2015, il n'y aurait "pas de preuve légale ou de sens commun" soutenant les réclamations de WeWork.

Qui de WeWork ou de Urwork dominera le monde ?

Alors que WeWork reste le leader mondial du secteur, UrWork s'est imposé comme le premier fournisseur d'espaces de travail en Chine. Il envisage maintenant d'arriver dans des villes comme Londres, Singapour, Los Angeles ou New York. Une expansion similaire à celle de WeWork, qui a débuté aux Etats-Unis avant d'attaquer les pays asiatiques.

Avec l'aide d'une importante levée de fonds, la jeune pousse américaine a enclenché une poussée expansionniste à grande échelle, qui l'a déjà amenée dans pas moins de quinze pays. L'entreprise a également annoncé un investissement de 500 millions de dollars avec SoftBank et Hony Capital pour étendre son activité en Chine.

Pour UrWork, les financements sont également au rendez-vous : l'entreprise a récolté près de 236 millions de dollars au cours des derniers mois, afin de financer un plan visant à créer 160 sites dans 32 villes du monde entier, et tout cela en l'espace de trois ans, d'après son site web. En Chine, l'entreprise reste bien plus présente que son concurrent américain, et compte 78 bureaux dans 20 différentes villes du pays, lorsque WeWork exploite seulement quelques sites à Shangaï et Pékin. Une lutte entre deux géants qui devrait encore continuer pour un certain temps à travers le globe.

>> Aller plus loin Coworking : WeWork, les secrets d'une expansion hors du commun

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