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Le patron de WikiLeaks finalement relâché

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Julian Assange, sous les verrous depuis une semaine, a obtenu ce jeudi de la justice britannique sa libération sous caution. Mais sous haute surveillance puisqu'il devra notamment porter un bracelet. Le montant de la caution a été relevé.

Cette fois, c'est bon, Julian Assange est hors des barreaux. Les avocats de Julian Assange, le patron du désormais célèbre site Internet WikiLeaks sont enfin parvenus ce jeudi à obtenir la remise en liberté sous caution de leur client incarcéré depuis la semaine dernière à Londres. Cet Australien de 39 ans est poursuivi  pour agressions sexuelles présumées en Suède; accusations qu'il rejette.

Les juges de la haute cour de justice de Londres ne sont pas revenus sur la décision prise mardi après que la Suède, à l'origine d'une demande d'extradition , a fait appel. "La cour ne considère pas que dans ce cas elle a affaire à un fugitif essayant d'échapper à la justice, ou cherchant à se soustraire à un interrogatoire et à des poursuites", a expliqué le  juge Duncan Ouselay.

Caution revue à la hausse

Les conditions de sa libération restent quasi-inchangées à celles décidées mardi. Une liberté toute relative en réalité puisque Julian Assange reste contraint de porter un bracelet électronique. Assigné à résidence chez l'un de ses amis à quelques 200 km de Londres, il devra respecter un couvre-feu et se présenter régulièrement au commissariat de police le plus proche. 

La caution, initialement fixée à 200.000 livres sterling (235.000 euros) augmente et passe à 240.000 livres (283.000 euros) dont 200.000 en liquide. Une partie de cette somme devrait être réglée par des célébrités comme le réalisateur américain Michael Moore ou le cinéaste britannique Ken Loach, défenseurs de Julian Assange.

Spécialisé dans la divulgation d'informations confidentielles, WikiLeaks transmet en effet depuis fin novembre via des quotidiens nationaux, dont Le Monde, des télégrammes diplomatiques américains. Il en revendique en détenir 250.000, qu'il entend lâcher au compte-goutte. Il a annoncé qu'il diffuserait les 250.000 documents en sa possession.

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