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Liberté sous haute surveillance pour le patron de WikiLeaks ?

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Julian Assange, sous les verrous depuis une semaine, a obtenu de la justice britannique sa libération sous caution. Il restera quand même en prison ces prochaines 48 heures car la Suède a fait appel de cette remise en liberté.

Les avocats de Julian Assange, le patron du désormais célèbre site Internet WikiLeaks sont parvenus à obtenir la remise en liberté sous caution de leur client incarcéré depuis la semaine dernière à Londres. Cet australien de 39 ans est poursuivi  pour agressions sexuelles présumées en Suède; accusations qu'il rejette.

Une liberté toute relative car la Suède a décidé de faire appel de la décision, appel sur lequel les juges britanniques devront statuer dans les prochaines 48 heures.

En outre, la liberté décidée ce mardi oblige Julian Assange à porter un bracelet électronique, se présenter quotidiennement au commissariat de police et s'abstenir de sortir à la nuit tombée et ce jusqu'à la prochaine audience fixée au 11 janvier. Le juge Howard Riddle, qui a pris la décision de libérer Julian Assange, a exigé qu'il réside dans le Suffolk, un comté de l'est de l'Angleterre.

Il a en outre dû verser une caution de 200.000 livres sterling (235.000 euros) à la cour. Compte tenu de la difficulté de recueillir en quelques heures la somme réclamée, a indiqué son avocat britannique, Geoffrey Robertson, son client devrait passer la nuit de mardi à mercredi en prison.

Mark Stephens, l'un des avocats de l'intéressé, a déploré les conditions d'incarcération qu'a connues son client, enfermé 23h30 par jour. "Il est à l'isolement. Il n'a pas accès aux journaux, à la télévision ou à d'autres médias. Il ne reçoit aucun courrier, il fait l'objet de la plus mesquine des formes de censure", a-t-il dit.

Appel à protéger son travail

En dépit de son séjour en prison, Julian Assange n'est pas resté silencieux. Dans un communiqué, transmis à sa mère puis diffusé ce mardi sur la chaîne de télévision australienne Network Seven, l'ancien pirate informatique déclare: "Mes convictions n'ont pas changé. Je reste fidèle à mes idéaux. Ils ne vacilleront pas malgré ces circonstances". "(...). J'appelle le monde entier à protéger mon travail et mes proches de ces attaques illégales et immorales", ajoute-t-il écorgnant au passage Visa, Mastercard, Paypal. "Nous savons maintenant que Visa, Mastercard, Paypal et d'autres sont des instruments de la politique étrangère américaine", a-t-il lancé.

Ces derniers ont en effet décidé de cesser d'assurer le transfert de dons au site WikiLeaks. Des défenseurs de WikiLeaks ont alors décidé de pirater les sites internet des deux plus grands gestionnaires de cartes de crédit.

Spécialisé dans la divulgation d'informations confidentielles, WikiLeaks transmet en effet depuis fin novembre via des quotidiens nationaux dont "Le Monde" des télégrammes diplomatiques américains. Il en revendique en détenir 250.000, qu'il entend lâcher au compte-goutte. Il a annoncé qu'il diffuserait les 250.000 documents en sa possession.

 

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Commentaires

Lennart  a écrit le 18/12/2010 à 7:08 :

Pourquoi défendre la divulgation de courriers et câbles de diplomates dont la profession à justement été inventée il y a très longtemps pour éviter que les seigneurs et monarques se tapent sur la gueule pour un oui ou pour un non. C'est beau la liberté d'expression mais doit on approuver la liberté d'expression d'un ami qui à divulgué à tous ses amis de Facebook une vidéo compromettante d'un de ses amis de Facebook.
Ouvrez la boite de pandore sous prétexte de liberté d'expression, notre monde n'est guère chouette mais cela sera pire, et dites vous bien qu'avec internet ce que vous dites et faites à 15 ans peut très bien vous revenir en pleine figure plusieurs années plus tard.

mesopinions  a écrit le 16/12/2010 à 16:34 :

Mobilisons nous pour la liberté d'expression :
Contre la fermeture de wikileaks, rejoignez les signataires !
http://www.mesopinions.com/Contre-l-interdiction-de-Wikileaks-petition-petitions-490d836c34fa7f081804316262fc56a7.html