Un logiciel qui devine ce que pense la "twittosphère"

 |   |  321  mots
Iosquare analyse sémantiquement tous les textes du Web.

Depuis le mois dernier, le site du courtier en ligne Saxo Banque (filiale française de la banque danoise Saxo) propose de savoir en temps réel ce que pense la "twittosphère". Ce service analyse automatiquement tous les "twitts" publiés sur quatre sujets (le CAC 40, l'or, le pétrole et la parité euro/dollar), détermine s'ils reflètent un sentiment haussier ou baissier, et aboutit à un chiffre.

L'analyse automatique de ces milliers de twitts est effectuée par le logiciel de la start-up française Iosquare, qui est capable de classer automatiquement des textes. Il peut aussi être appliqué à la modération de forums, en déterminant si des commentaires sont licites ou non. Ou encore à l'"e-réputation", en devinant si des citations d'une marque ou d'une personnalité sur Internet sont favorables ou non - l'agence LSF Interactive utilise ainsi Iosquare dans ce but. Dernière application : la publication d'articles sur Internet, où Iosquare détermine automatiquement les sujets abordés afin de "tagger" les pages web. Ce dernier service proposé en option par le logiciel de gestion de contenu eZ Publish.

Pour arriver à ce résultat, le logiciel doit initialement "apprendre" à classer automatiquement les textes. Pour cela, l'utilisateur lui fait ingurgiter d'abord plusieurs milliers de pages, en précisant dans quelle catégorie les classer. Une fois cet apprentissage effectué, le logiciel classera lui-même automatiquement avec un taux d'incertitude très faible. "Notre logiciel utilise des technologies d'intelligence artificielle comme l'apprentissage automatique et l'analyse sémantique. Ce sont des algorithmes mathématiques très complexes que notre logiciel permet d'utiliser très simplement", explique le président Maxence Bernard.

La société, créée en 2009, a reçu le label de Jeune Entreprise Innovante. Elle emploie aujourd'hui une dizaine de salariés, et compte passer à 25 d'ici un an. Après avoir réuni 150.000 euros auprès de "business angels", elle lève actuellement 1 million d'euros.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :