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Présidentielle: le patron de Twitter reçu comme une star par les candidats

Jack Dorsey et François Bayrou - Copyright AFP
Jack Dorsey et François Bayrou - Copyright AFP
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Jack Dorsey, créateur de Twitter est la nouvelle coqueluche des candidats à la présidentielle. François Hollande puis François Bayrou ce mercredi matin, Nicolas Sarkozy dans l'après-midi... L'entrepreneur américain a fait une tournée très politique à Paris.

Le patron de Twitter, Jack Dorsey, s'invite dans la campagne présidentielle... française. Et, de toute évidence, il est accueilli à bras ouverts. "Welcome to France, Jack!", " a gazouillé lui même Nicolas Sarkozy (122.000 abonnés sur twitter) en signant NS, avant sa rencontre avec le créateur du site de micro-blogging dans l'après-midi.

Le co-fondateur du réseau social, 35 ans, faisait d'ailleurs partie des sujets les plus "tendance" de son propre réseau social ce mercredi. Jack Dorsey (1,8 million d'abonnés sur son compte) s'est montré peu disert sur ces rencontres. Il s'est contenté de se réjouir d'une "très belle matinée à Paris", de proposer à sa communauté de poser des questions aux candidats du PS et du Modem qu'il rencontrait ce mercredi et de publier une photo de la capitale légendée "en route pour l'Elysée". Peut-être sera-t-il question, avec le président-candidat, de sa proposition de taxer en France "les géants du Net".

Rencontrer un président en exercice n'est pas une nouveauté pour Jack Dorsey. Ce dernier avait en effet été invité à la Maison-Blanche en juillet dernier, pour s'y entretenir avec Barack Obama (13 millions d'abonnés sur Twitter).

Pour le camp Hollande, "l'Internet n'a pas besoin d'être surveillé"

Au programme de ces rencontres: l'économie numérique. François Hollande (195.000 abonnés à son compte) a eu la primeur de cette tournée parisienne. Le chef d'entreprise américain a évoqué avec lui son expérience et les "enseignements à en tirer afin de favoriser le développement des entreprises innovantes françaises, la place du numérique dans la transition technologique, la création d'emplois et la sortie de crise, la fiscalité et les pratiques concurrentielles des acteurs de l'internet, et l'implantation éventuelle de Twitter en France", détaille Fleur Pellerin, responsable du Pôle économie numérique auprès du député de Corrèze. François Hollande estime "que l'exemple de Twitter démontre que l'internet n'a pas besoin d'être 'civilisé', surveillé ou filtré", ajoute-t-elle dans un communiqué.

Bayrou veut avantager les "business angels"

Le candidat du Modem, avait quant à lui dédié une grande partie de la journée au numérique. François Bayrou (95.000 followers sur Twitter) s'est en effet rendu dans les bureaux de Dailymotion à Paris avant de rencontrer Jack Dorsey. Auprès des fondateurs français du deuxième hébergeur de vidéos derrière YouTube, il a fait la promotion de son programme pour le développement du secteur. Parmi ses propositions : créer "une zone autonome dans le monde internet" pour y expérimenter des règlementations, "un Haut Commissaire aux systèmes d'information de l'État" ou bien encore donner des avantages aux "business angels" pour les aider à financer l'économie numérique.

Sarkozy lui propose de s'installer en France

Quant à Nicolas Sarkozy, il a carrément proposé à Jack Dorsey d'ouvrir un bureau en France, a rapporté l'Elysée. Lors de cette conversation, le chef de l'Etat a "encouragé Twitter à ouvrir un bureau en France, comme l'ont fait de nombreuses entreprises internationales du secteur d'internet qui ont choisi d'implanter leurs activités européennes dans notre pays. Jack Dorsey a répondu positivement à cette invitation", a indiqué la présidence dans un communiqué.

A l'appui de sa proposition, M. Sarkozy a plaidé que la France "ne devait pas seulement être une terre de consommation de produits numériques, mais également une terre de production de technologies numériques et d'usages innovants". Il a également rappelé que les géants Google et Microsoft s'étaient récemment installés sur le territoire français.

La question de l'installation en France de Twitter a également été évoquée à cette occasion par François Hollande, selon un communiqué de son état-major de campagne.

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Commentaires

MarcoPolo  a écrit le 15/03/2012 à 13:55 :

Ils n'ont rien de mieux à faire, pour paraître dans le vent, que de favoriser l'impérialisme américain et d'encourager l'analphabétisation des gens?