La Tribune

Facebook en bourse : jackpot pour Zuckerberg et qui d'autre ?

Mark Zuckerberg, qui fêtera bientôt ses 28 ans, va empocher un joli chèque de près de 1 milliard de dollars. Copyright Bloomberg.
Mark Zuckerberg, qui fêtera bientôt ses 28 ans, va empocher un joli chèque de près de 1 milliard de dollars. Copyright Bloomberg. (Crédits : Bloomberg)
Delphine Cuny  |   -  553  mots
Le fondateur du réseau social va vendre l'équivalent de 1 milliard de dollars d'actions tout en gardant le contrôle à 58,8%. Les fonds Accel Partners et DST, Goldman Sachs et Microsoft vont aussi céder une petite part de leurs titres Facebook.

Un très gros chèque pour son anniversaire. Même pas la trentaine, Mark Zuckerberg, qui fêtera ses 28 ans le 14 mai, va empocher à l'occasion de l'introduction de sa société prévue le 18 mai la bagatelle de 1 milliard de dollars (avant impôts), si le prix est fixé en haut de fourchette (845 millions « seulement » si le prix est fixé au plus bas). En effet, comme le révèle le prospectus d'introduction de Facebook publié jeudi soir, le jeune homme va céder 30,2 millions d'actions. A l'issue de l'opération, il conservera 31,5% du capital en direct, mais contrôlera 58,8% des droits de vote. Le produit de la vente de ces titres servira pour l'essentiel à payer des impôts sur la levée de stock-options, selon le prospectus. Après l'introduction, les parts qu'il lui restera vaudront entre14 et 17,6 milliards de dollars. Dans le classement Forbes des plus grandes fortunes mondiales, « Zuck » pointe à la 35e place et à la 16e des milliardaires américains, juste derrière Larry Page et Sergey Brin de Google, qui ont dix ans de plus, ou Jeff Bezos d'Amazon, de vingt ans son aîné.

Sheryl Sandberg, Sean Parker ou Dustin Moskowitz s'accrochent à leurs actions
En revanche, ni le bras droit de Zuckerberg, la pétulante directrice des opérations Sheryl Sandberg, ni le directeur financier, David Ebersman, qui détiennent respectivement 1,9 et 2,4 millions de titres valorisés une soixantaine de millions de dollars, n'en cèdent. Idem pour Sean Parker, le fondateur de Napster qui fut le premier président de Facebook, dont les parts valent plus de 2 milliards de dollars, ou Dustin Moskowitz, l'un des co-fondateurs du réseau social qui détient 8,4% du capital (environ 4 milliards), ni Marc Andreessen, le fondateur de Netscape reconverti dans le capital-risque, qui siège au conseil de Facebook. A contrario, quelques investisseurs de la première heure en profitent pour s'alléger comme Peter Thiel, le fondateur de PayPal désormais capital-risqueur, qui a investi dès 2004 dans Facebook et siège aussi au conseil, va céder pour plus de 200 millions de dollars d'actions. Le fonds Accel Partners, au capital depuis 2005, un an après le lancement du réseau social, se déleste de 20% de ses titres, pour un montant de l'ordre du milliard de dollars. Le fonds russe DST de Yuri Milner vend aussi 28% de ses parts pour plus de 800 millions et la société Internet russe Mail.ru cède également pour 350 millions. La banque Goldman Sachs, qui était entrée au capital en janvier 2011, vend aussi une douzaine de millions d'actions.

Microsoft a quintuplé sa mise en cinq ans
Peut-être plus étonnant, Microsoft, qui avait acquis 1,6% du capital pour 240 millions de dollars en octobre 2007, va vendre 20% de ses parts et récupérer ainsi quasiment sa mise tout en conservant une participation valorisée plus de 800 millions ! La valeur de Facebook a en effet plus que quintuplé en cinq ans. Le fondateur de Zynga, le géant des jeux sur Facebook, Mark Pincus, cèdera également des titres pour une trentaine de millions de dollars. Le fonds Elevation Partners, qui compte le chanteur Bono de U2 parmi ses fondateurs, et qui était entré en 2010 au capital du "social network", va s'alléger de quelques millions de titres et encaisser environ 150 millions de dollars.
 

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Commentaires

Sacha  a écrit le 04/05/2012 à 22:20 :

pour comparer avec une fortune de chez nous : http://convertisseur.kingconv.com/v/liliane

Mimil  a écrit le 04/05/2012 à 21:06 :

C est incroyable
Quelle réussite. Le monde et le business va tellement vite.
Avec l activité de l industrie (lourd en investissements) il faut des générations pour accumuler un tel pactole.
Quand un français va t il créer une telle entreprise.

Aluk  a écrit le 04/05/2012 à 17:30 :

C'est noël!