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L'introduction de Facebook, déjà gros succès ou flop annoncé ?

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Delphine Cuny | 11/05/2012, 19:22 - 482 mots

Des rumeurs contradictoires circulent sur le placement des actions du réseau social. L'offre serait déjà largement sursouscrite selon Reuters, la demande plus faible qu'attendu selon Bloomberg. Les perspectives de croissance du géant de l'Internet font débat.

« L'introduction record de Facebook est déjà un succès, la demande des investisseurs institutionnels dépassant le nombre d'actions disponibles » affirme l'agence Reuters vendredi au petit matin, citant « une source proche du dossier. » Le placement serait donc déjà, une semaine avant la fixation du prix définitif prévue le 17 mai, sur-souscrit. Quelques heures plus tard, l'agence rivale Bloomberg assure au contraire que la demande provenant des institutionnels s'est avérée jusqu'ici « plus faible que prévu, du fait d'inquiétudes sur les perspectives de croissance. » Il reste encore près d'une semaine aux banquiers introducteurs pour convaincre les investisseurs.

Un relèvement du prix d'envisagé ?
Bloomberg s'appuie notamment sur les résultats d'une enquête qu'elle vient de réaliser auprès de 1.50 investisseurs, analystes et traders : 79% des sondés estiment que Facebook ne mérite pas une valorisation de 96 milliards de dollars, qui correspond au plus haut de la fourchette de prix annoncée par le réseau social le 3 mai, soit entre 28 et 35 dollars. Seuls 7% des sondés considèrent que la société est correctement valorisée. Facebook aurait lui-même prévenu des analystes qu'il n'atteindrait peut-être pas leurs projections trop optimistes de ventes, affirme l'agence Bloomberg. Vendredi après-midi, CNBC a rejoint le camp de Reuters : depuis son compte officiel sur Twitter, la chaîne de télévision a publié un « exclusif » selon lequel « l'IPO de Facebook serait de nombreuses fois sursouscrites » et que le réseau social « pourrait relever la fourchette de prix la semaine prochaine. » Le livre d'ordres devrait être clos mercredi soir.

Le tassement de la croissance inquiète
L'introduction de Facebook, qui fête ses huit ans d'existence, sera la plus importante jamais réalisée par une entreprise Internet, tant en montants levés qu'en valorisation, loin devant celle de Google en 2004 (un peu moins de 2 milliards levés et 23 milliards de capitalisation à l'entrée en Bourse). Le moteur de recherche pèse actuellement 199 milliards de dollars, pour un chiffre d'affaires dix fois supérieur à celui de Facebook. Or le prix en haut de fourchette reflète un multiple de 20 fois les ventes, contre 5 fois pour Google et Apple. En outre, la croissance de Facebook se tasse : elle s'est élevée à 44,7% au premier trimestre mais en termes séquentiels, par rapport au quatrième trimestre 2011, le chiffre d'affaires de 1,05 milliard de dollars a en fait reculé de 6,5%, ce qui s'explique en partie par la saisonnalité ; la marge opérationnelle a aussi décliné (de 53% à 36% en un an). De quoi faire tiquer Wall Street, qui attend des chiffres explosifs pour justifier une valorisation aussi ambitieuse. Pour autant, Facebook apparaît comme la valeur incontournable pour un investisseur voulant jouer les réseaux sociaux. Et LinkedIn, son équivalent, en plus petit, pour les professionnels, est lui-même très généreusement valorisé : 89 fois ses bénéfices de l'an prochain, contre 30 à 40 fois pour Facebook en haut de fourchette.

 

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Commentaires

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de passage a écrit le 21/05/2012 à 20:21 :

je ne parierai même pas un kopec, ni aujourd'hui ni demain

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bob a écrit le 14/05/2012 à 09:23 :

fb ou power rangers, meme combat. qui mise sur un public jeune, hyper volatile, certe tres rentable mais qui a oublié en 2ans MySpace lors de la sortie de fb. MNS aussi valait beaucoup avec sa base d'utilisteurs... Je paris donc sur un gros succes PUIS un flop.

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NicoGA a écrit le 14/05/2012 à 08:59 :

Même si certaines menaces planent sur l'avenir de Facebook, à commencer par le développement de l'Internet mobile ; de nombreuses opportunités s'offrent à lui et l'annonce ces dernières semaines de nouvelles fonctionnalités montre sa volonté de diversifier ses revenus. (cf. http://blogs.lesechos.fr/internetactu-net/la-fin-du-telephone-a10524.html )

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Plic plouc a écrit le 12/05/2012 à 23:40 :

Facebook est parti pour durer, tout comme Google. FB ne monétise pas encore sur le mobile or cela représente une grosse part des connexions. FB ne vaut peut être pas 100 Mds aujourd'hui mais demain c'est fort probable

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Inkoi a écrit le 12/05/2012 à 12:53 :

fb n'est pas destiné à durer.

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delaguy a écrit le 12/05/2012 à 07:30 depuis un Iphone :

Il convient d'agir et non pas de subir les grands de ce Monde qui ont le pouvoir de décision  ne  font rien pour empêcher ces banques Multinationales de spéculer ils mettent a terre   l'économie Mondiale  et l'argent des déposants  c'est le peuple qui ensuite paye l'addition par  des cures d'austérité et ensuite ces mêmes Banques se refont  une santé sur notre dos  avec l'aide des états complices qui les recapitalisent et ensuite avec l'argent obtenu facilement ses mêmes banques prêtent à des taux d'intérêts prohibitifs aux pays endettés il faut revoir et réformer dans les meilleurs délais le système bancaire mondial et le réguler mais la on rêve car il ni aucune volonté Politique des états !

Seb a répondu le 14/05/2012 à 08:29:

On sent une rancune tenace ... Mais je ne vois pas ce que ça vient faire avec FB ! Libre aux investisseurs d'investir et non spéculer.

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Monc Cul a écrit le 11/05/2012 à 20:52 :

Ce sera un flop, parce que les pages blanches à l?américaine ça ne vaut pas 100 milliards d'euros, ce qui doit correspondre à la capitalisation de tout le système bancaire français+Renault+PSA et en prime + un tas de boites performantes dans les technos en France ou en Europe.

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Patrickb a écrit le 11/05/2012 à 20:48 :

Dans le spays anglo-saxon, on rêve depuis longtemps de créer un "big brother", mais je suis pas sûr que les autres pays soient sur la même longueur d'ondes, malgré la boule puante de Guéant avavnt son départ.

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yvan a écrit le 11/05/2012 à 20:23 :

Amusant, néanmoins. Car comme montré en 2000, faut y croire... Si nous poussions un peu plus loin que la bêtise habituelle, nous pourrions d'ailleurs aussi montrer qu'un simple humain non milliardaire peut construire son site ou son habitation sans le besoin des banquiers. Malaise.......

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