Pigeons : le gouvernement recule pour éteindre le feu

 |   |  667  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : dr)
Pierre Moscovici a annoncé trois mesures en faveur des entrepreneurs et des fonds de capital risque, mécontents des augmentations de taxe sur les plus values de cession. Une façon de mettre fin à la polémique qui l'oppose depuis plusieurs jours à l'entreprenariat français.

Sur le fond, le gouvernement ne recule pas. C'est le préambule qu'a tenu à faire Pierre Moscovici en présentant les aménagements qui seraient fait sur le projet de loi de finances 2013 (PLF), qui a suscité un vent de colère chez les entrepreneurs et dans le monde du capital risque. «Il est hors de question de remettre en cause ce principe de justice. Beaucoup de chiffres ont été donnés, sans qu'ils soient toujours exacts», a indiqué le ministre de l'Economie et des finances, avant d'en venir à l'objet de préoccupations des entrepreneurs.

«Il y a eu une émotion sur les plus-values de cession des entreprises. C'est la rémunération du travail, des efforts. Le risque doit être récompensé. On souhaite taxer la rente, pas le risque. La politique du gouvernement a toujours été d'appuyer le développement des PME», a assuré le ministre, en sortant d'une table ronde où étaient présents à la fois des investisseurs comme Marc Simoncini, Geoffroy Roux de Bézieux ou France Digitale, mais aussi des fédérations professionnelles comme le Syntec numérique (SSII, éditeurs de logiciels et start-ups) et l'Afdel (éditeurs de logiciels), sans oublier des organisations allant au delà du numérique comme Croissance Plus ou la Confédération Générale des PME.

Trois types d'évolution

Tous ont eu gain de cause: le dispositif de taxation des valeurs mobilières, qui doit être aligné sur celui du travail, subira des aménagements par rapport à la version initiale. «Il y aura trois natures d'évolution», a indiqué Pierre Moscovici. Tout d'abord, il y aura une amélioration du système d'exonération des entrepreneurs qui réinvestissent les plus-values de cession dans des nouvelles activités. L'exonération sera calculée à la hauteur de son investissement, «soit 100% s'il réinvestit la totalité», a précisé le ministre. Autre aménagement: s'il ne réinvestit pas sa participation, l'entrepreneur qui cède ses parts sera taxé au niveau actuel, soit 19% sur les plus-values (hors CSG-CRDS). Reste maintenant à donner une définition exacte de la notion l'entrepreneur.

Enfin, les fonds d'investissements n'ont pas été oubliés, puisque «le carried interest» - ces bonus spécifiques que touchent les managers des fonds lorsqu'ils cèdent une entreprise à des conditions particulières (calculés en fonction de la vitesse de sortie et du niveau de la culbute), fera aussi l'objet d'une modification. Mais dans un cadre plus général, et lors du Projet de loi de finance sur la sécurité sociale (PLFSS). Karine Berger a ainsi été mandatée pour mener une mission plus générale sur le capital risque.

A l'origine, la polémique n'a pas été lancée par des entrepreneurs mais par le représentant du fonds ISAI, Jean-David Chamboredon, qui a signé une tribune sur les start-ups publiée sur notre site. Il a notamment été suivi par Marc Simoncini, devenu lui aussi investisseur. Effectivement, le PLFSS, qui modifie substantiellement les prélèvements sur le secteur financier, a jeté un vent de panique dans le milieu du capital investissement. L'Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) s'est alarmée des conséquences des réformes: «Il s'agirait donc de taxer le carried interest au taux marginal de 95%!», a-t-elle indiqué dans une note. Selon nos informations, elle a ainsi demandé au gouvernement à ce que ces rémunérations, actuellement exclues de l'assiette des cotisations sociales, ne soient pas considérées comme des revenus du travail mais du capital.

Le gouvernement espère que ces décisions éteindront une polémique qu'il n'a pas réussi à anticiper. Signe de retombée du mouvement, les Pigeons ont annulé la manifestation prévue dimanche devant l'Assemblée nationale. Présente au côté de Pierre Moscovici, la ministre déléguée au numérique Fleur Pellerin n'a pu s'empêcher une pique contre les Pigeons : «Le traitement médiatique du mouvement était disproportionné par rapport à sa sincérité».

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/10/2012 à 10:10 :
Alors que la famine sévissait dans le T'sai ,le gardien des singes de la ménagerie ducale se vit obligé de réduire les rations.
Il leur dit:
"Désormais, vous aurez deux châtaignes le matin et trois le soir".
Fureur des singes, qui menacent le gardien.
Il leur répondit :
"J'ai compris, désormais vous recevrez trois châtaignes le matin et deux le soir!".
Satisfaits,les singes se congratulèrent .
a écrit le 06/10/2012 à 12:56 :
Détrompez-vous, le gouvernement ne recule pas sur la taxation à 60%
C'est de la poudre aux yeux.
Si vous réinvestissez alors vous serez détaxé, ce qui revient à dire, vous êtres taillable et corvéable à merci
Ras le bol de cet état voleur
Réponse de le 07/10/2012 à 11:55 :
Si vous gagnez de l'argent ou en avez un peu : investissez ailleurs ici desormais ça craint !! bienvenue chez les soviets ..
a écrit le 05/10/2012 à 18:22 :
La France dépense à un point tel qu'elle détruit ses entreprises dont le taux de faillite est le plus élevé du monde. La Cour des Comptes précise que les charges salariales représentent 15% du pib ce qui indique clairement que le travail est surtaxé. Pour améliorer les choses il était donc nécessaires de réduire les charges pesant sur les entreprises et surtout sur le travail. Les choix de ce gvt sont de maintenir et d'augmenter les charges qui pèsent sur les entreprises et le travail tout en augmentant les autres prélèvements. Après nous avoir fait rire avec un numéro sur la croissance on nous sert une salade grecque! Bravo l'artiste!
Réponse de le 07/10/2012 à 13:38 :
la France a le taux de faillite le plus élevé du monde ...... ????
Indiquez les sources officielles qui vous permettent d'affirmer cela .....

Tout le monde comprendra alors que votre pseudo démonstration est avant tout démagogique et dogmatique.
a écrit le 05/10/2012 à 15:59 :
Cet article a le mérite de mettre en perspective le profil ambigu des agitateurs qui composent le mouvement contestataire des Pigeons. A la lecture de ce dernier je suis tombé de haut je l?avoue car je n?ai pas reconnu parmi les intervenants présentés le profil d?Entrepreneur au sens où je l?entends. A mes détracteurs qui auront pris le temps de me lire, je précise travailler dans le secteur de la finance de marché depuis 10 ans. Avec le temps et l?expérience, j?ai fini par mesurer la nocivité du système financier actuel qui a été mis progressivement en place en France depuis les années 80 voire depuis la récupération par la bourgeoise de la révolution française de 1789.

Je conçois avoir une vision très personnelle de ce qu?est un entrepreneur. Mon père a eu une entreprise de transport avec 28 personnes pendant 35 ans. Je pense avoir un peu de légitimité pour dénoncer l?imposture des principaux protagonistes qui s?animent derrière le mouvement des Pigeons. Pour mesurer l?arnaque encore faut-il connaitre la personnalité de ces manants auxquels se réfère l?article. Quelles étaient donc les forces en présence lors de cette table ronde : des représentants de sociétés d?investissement, des SSII et des éditeurs informatiques !! Un conglomérat de petits financiers spéculateurs et d?esclavagistes des temps modernes tous unis sous la bannière du capitalisme prédateur, animés du désire louable de la réussite sociale. Désire qui se limite malheureusement au seul objectif de l?accumulation importante d?unité de richesse.

Des hommes et des femmes solidaires dans leur avidité de pouvoir. Pouvoir qui se doit de n?être partagé que par ce petit nombre d?ayant droits. Leur motivation est une et indivisible. Elle s?attache principalement à se garantir un enrichissement rapide pour un risque mesuré. L?accumulation doit être rapide afin de leur donner la possibilité de pouvoir jouir le plus tôt possible du confort matériel quitte à ne rien laisser aux autres, n?hésitant pas à justifier leur domination matérielle et sociale par le fallacieux concept du mérite.

Mérite de quoi ? Mérite d?avoir entrepris ? Oui et après, ils ne sont ni les premiers ni les derniers. Ne perdons pas de vue qu?ils le font avant tout pour le gain et par la nécessité qu?ils s?imposent à eux-mêmes.

Mérite d?avoir pris des risques ? Prennent-ils vraiment des risques lorsqu?ils réalisent une allocation de leurs actifs afin de diversifier leurs risques ou se séparent du risque dans un laps de temps très court. Il est vrai que ce dernier point concerne plus particulièrement les fonds d?investissement et autres capital risk.

Je vois dans ces agitateurs du web des spoliateurs de l?outil de production commun et du détournement à leurs profits des idées novatrices et des ressources humaines et financières. Des gens qui grâce à leur réseau bénéficient d?un avantage concurrentiel fort par rapport au plus grand nombre des entrepreneurs. Ne nous y trompons pas nous sommes ici en présence de la nouvelle Aristocratie, celle fondée sur les Diplômes et les Réseaux de Pouvoir. Diplômes qui mesurent selon les préceptes du collectif la Valeur, le Mérite et la Probité d?un Homme.

L?article supra fait également référence aux SSII, ces esclavagistes des temps modernes qui font venir du Maghreb, d?Inde, de Chine de la main d??uvre qualifiée et bon marché. Méthode efficace dans la mesure où elle permet d?entretenir ce que Marx appelait l?armée industrielle de réserve ; implicitement une pression à la baisse sur les salaires. Des sociétés qui se revendiquent Entrepreneur et prétendent assumer des risques alors qu?elles sont coutumières des licenciements abusifs (les ouvriers ne sont pas les seuls à souffrir en France) à la première difficulté venue. Pour ces sociétés qui connaissent un fort turnover de leurs effectifs (moins de trois ans d?ancienneté) un licenciement est de fait très peu onéreux au regard du coût relatif à une période d?inter contrat prolongée. Ces sociétés rejettent leurs difficultés sur le salarié à 100% sans omettre de rendre ce dernier responsable de sa propre situation. Toutefois les premiers responsables restent les donneurs d?ordre c?est-à-dire les Banques/Assurances et les Telecom. En effet ces agents économiques responsables de la majorité des dernières crises qui ont secoué l?économie jouissent également en toute impunité de cette flexibilité du marché du travail. Flexibilité qui permette de dissimuler du travail derrière le fallacieux concept d?achat de prestations.

Ces SSII qui se présentent ici comme des entrepreneurs, sont la parfaite résultante de la volonté politique qui a guidé la construction européenne à travers la libre circulation des personnes. L?objectif inavoué restant de favoriser la mise en relation offre et besoin de main d??uvre afin d?accroître la flexibilité des travailleurs. La résultante étant en France de faire voler en éclat les acquis sociaux depuis 1936.



Dans ma conception très personnelle de l?entrepreneur, je vois un homme/femme qui s?investit dans un projet sur le long terme, qui porte le risque réellement à travers des responsabilités et des engagements dont il ne se défait pas via un simple clic. Je pense aux artisans commerçants, aux pme régionales dont l?activité nécessite d?importants investissements et donc fortement capitalistiques. Ceux sont ces entreprises qui vont souffrir le plus de la réforme fiscale avancée par le gouvernement. Ces entreprises qui doivent d?adapter en permanence à l?évolution graduelle des impositions et taxes en tout genre dans des secteurs sensibles à l?évolution des prix.

J?espérai que le mouvement des Pigeons soit avant tout animé par ces chefs d?entreprises et non par les escrocs présentés dans l?article. Mais peut être n?y a-t-il plus en France cette race d?Entrepreneur.


Réponse de le 05/10/2012 à 16:55 :
"faire voler en éclats les acquis sociaux depuis 1936...Fichtre! Les deux principales décision de Blum en 1936 on été les 40 heures, et les congés payés. A ma connaissance, ces deux "acquis" n'ont pas encore été supprimés, bien au contraire.
Quant à ces subtiles distinctions entre les bons et les mauvais entrepreneurs, les bons et les mauvais spéculateurs (votre assureur vie est un spéculateur, ne l'oubliez pas), les bons et les mauvais français, elle est inepte et typique de ce pays.
Fichons la paix à ceux qui risquent leur capital, et taxons les raisonnablement (la moyenne européenne doit être autour de 25%), vous verrez que tout ira mieux.
Réponse de le 05/10/2012 à 18:26 :
De nos jours, celui qui s'engage pour un crédit immobilier sur 30 ans cours plus de risque qu'un entrepreneur.
Réponse de le 07/10/2012 à 0:53 :
Oui, sauf qu'à l'inverse du chef d'entreprise qui risque de perdre sa boite tous les jours, lui retrouvera son bien à la fin
a écrit le 05/10/2012 à 12:00 :
Madame PELLERIN a une carrière exceptionnelle : l'ESSEC, l'IEP, l'ENA, magistrate à la Cour des Comptes à 26 ans, et ministre à 39 ans. C'est probablement une femme brillante. Elle doit avoir une parfaite connaissance du système, et ferait probablement une formidable ministre de la fonction publique. Malheureusement, au jour d'aujourd'hui, la France traverse une crise de grande envergure. Pour surmonter cette difficile épreuve, la France n'a pas besoin de fonctionnaires, mais d'entrepreneurs, qui créent de la valeur, et de l'emploi. Les entrepreneurs sont des gens qui prennent des risques considérables, tant à titre professionnel qu'à titre personnel. C'est un véritable chemin de croix. Les sacrifices que font les entrepreneurs dépassent l'entendement : il faut l'avoir vécu pour le croire. Comme elle n'a jamais créé d'entreprise, Madame PELLERIN ne peut pas comprendre quelles peuvent être les problématiques rencontrées par les entrepreneurs. Elle n'a vraiment pas sa place en tant que ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique.
a écrit le 05/10/2012 à 11:48 :
Au delà des vrais problèmes de fond français soulevés par ces mesures, décisions et autres aménagements à la va-vite politicienne et irréfléchie, un autre souci apparait dans ces commentaires: ils volent très bas et parfois plus près des pâquerettes que les pigeons !
Pauvre France, t'en es pas sortie...!!!
a écrit le 05/10/2012 à 11:03 :
je suis écoeuré par toutes ces réactions de pigeons, des entrepreneurs qui se font pigeonnés par des fonds d'investissement.
OK pour protéger les entrepreneurs mais les vrais ceux qui créent leur entreprise, la font fructifier et poursuivre cet effort le plus longtemps possible. Mais pas pour ceux qui ont bénéficié d'une période favorable ou la réussite est plus liée à cette opportunité qu'à leur mérite d'entrepreneur. Je pense à toutes ces startup du numérique. Et surtout pas de cadeaux pour ceux qui connaissent une réussite rapide et revendent leur entreprise après quelques années. En général, on crée une entreprise pour la faire durer, éventuellement pour la céder à ces descendants
je crois d'ailleurs que la loi prévoit des mesures qui sont favorables aux vrais entrepreneurs
ras le bol de ces fonds d'investissement qui achetent et revendent des entreprises uniquement dans le but d'obtenir une plus value conséquente et qui entre temps ont mis la pression sur le chef d'entreprise et ses salariés. Souvent la revente est réalisé au profit d'un autre le fond d'investissement qui lui aussi réclamera des performances à la hauteur de son avidité. Qui est plumé? le pigeon qui a créé cette entreprise sur la base d'une belle idée et qui doit jouer l'équilibriste pou afficher des résultats favorable aux investisseurs. Et tout cela, au détriment du développement de l'entreprise.
Réponse de le 05/10/2012 à 11:33 :
@ gerard71 : Je suis partiellement d'accord avec vous. Cependant, je ne crois pas que la durée de détention d'une entreprise soit un élément à considérer de manière générale. Pourtant je suis entrepreneur ET créateur de PMEs que je conserve depuis plus de 20 ans. Il y a plusieurs "races" d'entrepreneurs et pamis eux des petits génies créatifs à l'origine de belles inventions mais alors pas du tout à l'aise dans la gestion et l'organsiation d'une entreprise. La pérénité de cette entreprise est alors très souvent de passer la main à des gestionnaire par vente ou dilution du capital (apports de fons de développement...). Doît-on jeter ces gens en pature aux loups?
a écrit le 05/10/2012 à 11:02 :
Après SOS cocu (http://www.cocus.org/), il va falloir créer SOS pigeons !
a écrit le 05/10/2012 à 10:57 :
Les pigeons se sont fait pigeonner.

Exclure de l'impôt les sommes réinvesties ne revient il pas à être taillable et corvéable à merci ?

Ras le bol de ce pays communiste, la seule solution c'est de quitte mon cher pays à regret et d'aller investir ailleurs, sous des cieux moins hostiles aux vrais entrepreneurs et non aux fonctionnaires avides de conserver leurs privilèges au mépris d'une solidarité qui n'existe pas.
Réponse de le 05/10/2012 à 11:09 :
Mickael Vendetta on vous a reconnu
Réponse de le 06/10/2012 à 13:03 :
Et alors, je ne suis donc pas à priori comme vous qui vous cachez derrière votre écran.
On est en liberté ou pas ?
Quel mal à dire sa vérité. Serait-on dans un état totalitaire où les entraves à la liberté sont le fondement de son existence ?
Réponse de le 07/10/2012 à 13:47 :
@ JMN
Les fonctionnaires avides de conserver leurs privilèges vous signalent que leur action quotidienne favorise la croissance et les développement des entreprises.
Message d'un enseignant d'IUT qui intervient dans 3 licences professionnelles en alternance, créées avec de vrais entrepreneurs ayant l'esprit ouvert et conscient de l?intérêt du service public d'éducation.

François
a écrit le 05/10/2012 à 10:21 :
Un élément essentiel dans la réussite des "start-up" est oublié : les salariés qui n'ont pas ménagé leur peine, leur temps et qui ne retirent généralement (sauf exception) RIEN, ABSOLUMENT RIEN, de ces ventes d'entreprises. Tout le bénéfice va à l'investisseur initial, qui en plus, le + souvent (là aussi à quelques exceptions), a un apport modeste et a surtout réussi à débloquer des crédits, des subventions ou des aides matérielles (locaux financés par les collectivités par exemple).
Ou comment la propagande renverse là aussi les valeurs.
Réponse de le 05/10/2012 à 10:53 :
Un boulot et un salaire c'est rien, cher camarade soviétique ?
Créez d'abord et après on en reparle
Réponse de le 05/10/2012 à 10:54 :
Oui mais l'investisseur initial a non seulement eu l idee, mais les C.......S de le faire, il a pris un risque sur ses biens et sa famille , pas vous à priori!
de plus il a cree des emplois, les collectivites y trouvent leur compte aussi
Réponse de le 05/10/2012 à 14:27 :
Pourquoi prendre des risques, faire des semaines de 7 jours, alors qu'il y a des pigeons pour le faire à votre place. vous êtes finalement plus malin qu'eux. le rêve d'un monde peuplé de fonctionnaires a existé par le passé : ça s'appelait URSS, République populaire de Chine, Corée du nord, etc. Vivement que nous rejoignons les rangs des survivants.
a écrit le 05/10/2012 à 10:20 :
Camarade patron, bosses, bosses, bosses....pas pour toi et ton profit mais pour la Patrie, citoyen Patron tu ne pourras pas t'enrichir sur le dos des classes populaires, du devras bosser et payer car MOSCOU....VICI a l'oeil sur toi, ne l'oublie pas !
a écrit le 05/10/2012 à 10:13 :
Les pigeons ne seraient-ils en fait que des Anes? Une simple petite réunion avec monsieur le Ministre et hop on rentre au pigeonnier? Qui s'est fait pigeonner finalement? Pour moi le mal est fait, la confiance entre patrons, entrepreneurs et gouvernement est rompue, la nouvelle génération de futurs entrepreneurs regardera à deux fois avant de se lancer en France. Beaucoup ne créeront pas tout court.
a écrit le 05/10/2012 à 9:55 :
Curieusement je ne crois pas du tout à ces pseudos aménagement fait pour les entrepreneurs. Il semble que de toute manière les investisseurs seront taxés... sans investisseurs pas de création d'entreprise... et les mécanismes d?exonération seront encore une machine bien compliquée
Je suis un vrai pigeon qui prend des risques, crée une activité en France très high tech et je suis franchement éc?uré.. les impressions qui en ressortent sont:
1. La France n'aime pas les entrepreneur et encore moins la réussite
2. La prise de risque n'est pas récompensée
3. Un entrepreneur qui réussit est un salop qui s'est enrichi sur le dos des autres, s'il a un échec c'est un blaireau incompétent...et attention aux fourches caudines de l'URSAAF et du fisc
4. Il n'est plus possible de faire quoi que ce soit de grand en France (jamais Google, Apple, twitter.. ne seront français)
5. Ce gouvernement ne comprend rien à l'entreprise et encore moins aux entrepreneurs
6. C'est bien de participer à l?effort national, commençons à réduire VRAIMENT les dépenses publiques pour arriver par exemple au niveau de l' Allemagne...

Le mal est fait.
Réponse de le 05/10/2012 à 10:11 :
... mais sans ''investisseurs'', pas de spéculation et c'est ce qui nous coûte une crise depuis 4 ans !!!
Je suis d'accord avec vous, nous avons besoin de créateurs de richesses... mais pas ''d'investisseurs spéclulateurs'' hors notre libéralisme actuel ne fait que fabriquer ce genre de Golems.
Réponse de le 05/10/2012 à 11:05 :
Pour que les spéculateurs ne puissent agir, il faut des investisseurs à long terme et nombreux : la politique fiscale actuelle n'est pas prêt d'attirer lesd français vers l'investissement en entreprise !!!
Réponse de le 05/10/2012 à 11:12 :
Ce n est pas la speculation qui est la cause de la crise mais bien le laisser aller dans la gestion des comptes publiques sur plus de 30 ans. Les politiques se croient surpuissant et imaginent qu'ils controlent les populations, qu'avec l'arme fiscale ils peuvent tout faire. Or il n'en est rien. Le mouvement des Pigeons est un cri d'alarme sur une pression fiscale devenue si forte qu'elle anihile toute envie de construire, creer des entreprises, qu'elles encouragent les gens à ne rien faire , voir à profiter des dernieres aides sociales encore en place mais pour combien de temps encore ?????
L'impot ne devrait servir qu'a financer les fonctions regaliennes du pays, tout le reste devrait s'autofinancer tout seul.
Réponse de le 05/10/2012 à 12:28 :
@Le sage : "libéralisme" nous dites vous. Mais avec l'état qui bouffe 56% du PIB (record du monde derrière le Danemark) on en est très loin.
Le libéralisme, c'est l'état réduit au minimum, ça n'est pas la France d'aujourd'hui.
Renseignez vous avant d'utiliser des mots qui vous dépassent...
Réponse de le 05/10/2012 à 15:00 :
Danemark juste devant mais ils gèrent la situation beaucoup mieux que nous pour leur peuple !!!
a écrit le 05/10/2012 à 9:47 :
Dans une économie il n'y a pas des entrepreneurs sans investisseurs, pas de créateurs sans investisseurs qui les accompagnent financièrement. Il n'y a pas d'investisseurs qui s'enrichissent en dormant. Veut-on que les entreprises françaises soient détenues par les fonds de retraite anglo-saxons? Pourquoi la dette de la France n'a pas encore été affectée par la speculation? Parce qu'elle esrt détenue en majorité par des investisseurs français. Souvenez-vous de Péchiney, Usinor, etc.! Qu'en rest-t-il?
a écrit le 05/10/2012 à 9:29 :
Fleur Pellerin : elle est adorable cette Ministre, elle me ferait même rigoler tellement elle est à côté de la plaque !!! A la nuance près qu'elle n'y connaît rien à l'entreprise...et là je ne ris plus du tout. Elle n'a pas conscience que c'est nous : les entrepreneurs qui payons en partie son indemnité ministérielle...
a écrit le 05/10/2012 à 5:59 :
Avec ce "gouvernement" de pieds-nickelés, Il va y en avoir des pigeons....voyageurs !
a écrit le 05/10/2012 à 0:20 :
Gouvernement de guignols, Les pigeons ont gagné une bataille. Mais ce n'est que partie remise, notre cher gouvernement fraichement élu nous sucera jusqu?à la moelle pour une idéologie bien pensante. La France, un pays d?assistés qui sont devenus majoritaires et nos politiques savent très bien que pour conservé leurs avantages il faudra s'enfoncer de plus en plus dans ce sens. Donc si tu as droit au rsa, a la cmu et autres aides en tous genres, tu as raison, travailler c'est trop dur. Et pourquoi ce faire chier a ce lever tous les matins alors que avec ta rente mensuelle plus un peu de travail au noir quand tu as le temps tu gagnes le doubke qu'un smicard !!
Réponse de le 05/10/2012 à 9:23 :
Pourquoi se lever? Mais pour apprendre l'orthographe très cher...
Réponse de le 05/10/2012 à 11:08 :
ça c'est de l'argumentaire !!
a écrit le 04/10/2012 à 22:41 :
C'est bien tout ça et les moustiques AE, ils se sont bien fait pigeonner par les pigeons.
Réponse de le 05/10/2012 à 9:31 :
J'adore votre titre... sans l'avoir vu je l'ai utilsé également dans une publication sur le site des Pigeons. Désolé, je ne voulais pas faire du plagiat...
Quant au x AE j'espère également que nos technocrates vont faire machine arrière... Ils n'ont vraiment rien compris...
a écrit le 04/10/2012 à 22:37 :
Les rentiers dans ce pays , c' est la fonction publique qui les rassemble ! énarques en tête ils sont les gros bénéficiaires de notre système féodal . Le statut , c'est le droit de corruption et de détournement du bien commun .
Réponse de le 05/10/2012 à 9:16 :
Les rentiers dans ce pays, c'est la fonction publique... tout court ;)
Réponse de le 05/10/2012 à 10:24 :
Vous oubliez que la fonction publique c'est la police qui nous protège, les greffiers du tribunal de commerce (sans greffe, pas de jugement), les enseignants y compris à HEC et Sciences Po
Réponse de le 05/10/2012 à 11:10 :
... et les nombreux scribouillards !! car chacun sait bien que ce ne sont ni les infirmières, ni les policiers qui sont mis à l'index ! Quand aux enseignants: quand passent-ils aux 35h ? quand adhèrent-ils au régime GENERAL des retraites ?
Réponse de le 05/10/2012 à 11:19 :
@stoplapub: l'Education Nationale recrute en masse, allez y et vous aurez vos 18H et leur régime de retraite...
Réponse de le 05/10/2012 à 15:27 :
Il faut des policiers (et davantage !) (pas comme à Marseille !!!);Il faut une Justice ,ET, avec les moyens nécessaires :la justice devrait être le premier droit des Français ,et gratuite !!! mais les condamnés devraient être vraiment ""contraints""à payer les dégâts qu'ils ont causés et,laissés en prison jusqu'à ce qu'ils aient payé entièrement leurs frais de justice et versé ce qu'ils doivent car il n'y a pas de raison que les victimes ne soient pas indemnisés !!! Pour les collecteurs des impôts et autres ,le progrès a bien facilité leur tâche (on nous invite même à leur simplifier encore la besogne en utilisant Internet !!! Quant à l'Education Nationale (qui oublie de + en + notre Nation-- voire néglige notre "Histoire" !) il paraît que l'effectif est de 1 fonctionnaire pour 10 scolarisés (tous compris) cela pourrait faire des classes de 10 élèves en moyenne si TOUS se mettent à enseigner réellement ! Quant à tous les autres de la profession(!!!) on se demande bien souvent pour quoi faire ??? Bye,Bye !
a écrit le 04/10/2012 à 22:24 :
Alors ce gouvernement de lâches n a plus
Qu un mouton a tondre :Moi, Salarié du privé ...
Pathétique ...et révoltant
a écrit le 04/10/2012 à 22:08 :
A vouloir faire la chasse aux sorcières et monter les Français les uns contre les autres cette
bande d'incapables va bientot devoir se sauver en courant .....De leurs bureaux il ne se rendent même pas compte de la vitesse à laquelle le pays s'enfonce .....pour eux tout va bien !!!
a écrit le 04/10/2012 à 22:03 :
Les pigeons ont peut-être oublié que 147 multinationales contrôlaient 40% du PIB mondial. Soit, les miettes nous reviennent... En effet, nous sommes des pigeons avec ou sans pression fiscale.
a écrit le 04/10/2012 à 21:53 :
37 des 38 membres du gouvernement n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise privé. Ca fait peur hein? Et ce sont ces jambons qui gouvernent/coulent notre pays... Il n'y avait aucune competence au ps... Un desastre
Réponse de le 04/10/2012 à 22:14 :
Et il y aurait une quelconque compétence en dehors du PS...?? Je me marre, là...
Réponse de le 05/10/2012 à 0:30 :
c'est qui, le 38ème ?? parce que j'avais lu que PAS UN ministre actuel n'avait travaillé dans une entreprise privée ...!!?
a écrit le 04/10/2012 à 21:51 :
Une telle reculade de Moscovici sur la juste fiscalisation du carried interest est proprement lamentable. Il suffit donc de lancer un micro-buzz pour faire reculer ce ministre? Est-il si influençable pour abandonner une mesure clé de votre programme pour que cesse le pillage économique et que les investisseurs s'attachent enfin plus à développer qu'à défiscaliser.
Arnaud! à l'aide! Ne laissez pas le lobby des fonds infléchir les bonnes mesures de votre programme.
Réponse de le 04/10/2012 à 22:07 :
Bien dit !
Réponse de le 05/10/2012 à 0:57 :
reflexion parfaitement stupide !!!
si vous fiscalisez les investisseurs, ils n'investiront plus en France mais partiront à l'étranger !! est-ce vous avec vos petits ? qui financerez les starts-ups ??
Réponse de le 05/10/2012 à 7:47 :
Le carried-interest n'est rien d'autre qu'un salaire déguisé. Pourquoi devrait-on laisser les gérants de fonds tranquillement défiscaliser leurs revenus personnels à la différence de tous les autres acteurs économiques? Ce type d'exonération conduit à tous les abus et détournements dans lequels les financiers se précipitent goulument pour en faire leur principal arbitrage.
Vous n'êtes sans doute pas stupide, vous, mais vous êtes un brin aveuge ou crédule. Regardez-bien comment les fonds frençais et étrangers ont comme principale activité de transférer massivement la valeur ajoutée des entreprises qu'ils acquièrent dans la poche de leurs associés par le biais du carried interest en totale défiscalisation (plus value et carried) Est-ce stupide de dénoncer ces privilèges aussi inutiles que néfastes?
a écrit le 04/10/2012 à 21:46 :
Mosco le Grand Truqueur !
A la façon De Gaulle, "Je vous ai compris" !!!!
a écrit le 04/10/2012 à 21:23 :
Bravo, comme quoi il faut savoir se faire entendre dans ce pays dirigé par des incompétents.
Ceci illustre bien le grand n'importe quoi de ce budget.
Réponse de le 04/10/2012 à 21:41 :
le grand n'importe quoi ça vient d'ou a t'on avis?
a écrit le 04/10/2012 à 21:05 :
pourquoi les entrepreneurs auront-ils droit à un aménagement de la fiscalité sur les plus values et pas tous les épargnants?

C'est une rupture flagrante du principe d'égalité devant l'impôt.
Qui plus est la mesure est rétroactive au 1er janvier 2012.

Moutons de tous bords, unissez-vous !!!
Réponse de le 04/10/2012 à 21:45 :
Pourquoi ? Pour le mérite... Celui de créer de l'activité génératrice de rentrées fiscales (TVA, IS, cotisations patronales...) et d'emploi plutôt que de faire "dormir" ses sous chez un banquier qui spéculera sans bénéfice pour l'économie.
Voilà pourquoi...
Réponse de le 04/10/2012 à 23:14 :
J'aurais pas répondu mieux !
Réponse de le 05/10/2012 à 8:06 :
Le mérite revient aux investisseurs de ces fonds pas à leurs gestionnaires !
Or le carried-interest est exonéré pour les gestionnaires alors que ça n'est rien d'autre qu'un salaire déguisé (c'est d'ailleurs le principal argument d'embauche de ces fonds pour attirer leurs jeunes recrues)
Donc zero mérite.

Moscovici doit passer la main s'il cède au premier quarteron de golden PE boys
a écrit le 04/10/2012 à 20:52 :
Difficile de continuer la lecture quand le charlot de l'économie déclame d'entrée sa "justice" fiscale, qui n'est rien d'autre que de l'idéologie pathétique. Les placements financiers sont érodés par l'inflation, il n'est donc aucunement "juste" de les imposer comme le travail. Donc j'aimerais bien que le gouvernement arrête de se fouttre de la gueule des gens dans sa com, et qu'il assume ses choix.
Réponse de le 05/10/2012 à 8:29 :
Une fiscalité sur toute plus value est justifiée y compris d ailleurs sur les résidences principales qui n est pas plus 'morale' que les autres à la seule condition que cette fiscalité tienne compte de l érosion monétaire et qu elle soit introduit dans l IR par un système de décote dans le temps sinon c est un impôt sur l inflation ou tout simplement du racket fiscal .
Réponse de le 05/10/2012 à 9:41 :
L'mposition (la loi fillon) des +values immobilières pour 1 revente avant 30 ans est aussi du racket! Gsg, rds, ir, 7% de taxes, tva sur la commission d'agence immo, une fois le prêt remboursé : boum on nous demande de recasquer. Que reste t'il fruit du travail? Des yeux pour pleurer! Tt cela parce que la classe politique s'est vendue depuis 1973 via Pompidou -ex Rothchild- aux banquiers créateurs d'une dette artificielle qui endette chaque BB français dès son 1er cri à hauteur de 26.000 €
Réponse de le 05/10/2012 à 10:01 :
Je m'enrichis en dormant grâce à mon héritage d'un bel immeuble parisien et d'une collection d'oeuvres d'art. Je remercie les socialistes qui ont adouci la fiscalisation des plus values immobilières et qui considèrent qu'un tableau à plusieurs centaines de milliers d'euros n'a pas à entrer dans la base ISF. Les socialistes ont compris que les petits pigeons d'entrepreneurs étaient bon à plumer tous les ans : ils ne peuvent pas s'arrêter de travailler car ils ne sont pas assez riches pour vivre de leurs rentes et car ils ont en perspective une retraite minable. Dommage pour eux : ils n'avaient qu'à bien naître !
Réponse de le 05/10/2012 à 10:53 :
Bien dit !
Que l'on mette tous la clef sous la porte, avant de se faire plumer d'avantage, comme ça les politiciens au pouvoir comprendront peut être qui fait vivre qui...
Il faut arrêter de toujours taper sur la bête qui tire... au risque de la voir tomber !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :