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Que s'est il passé mardi soir au dîner des Pigeons? Un coup de force du Medef

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Sandrine Cassini  |   -  882  mots
Bercy a très mal pris l'injonction patronale lui demandant de retirer le texte sur l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. Pour les participants à la réunion de mardi soir, Laurence Parisot, la présidente du Medef, a voulu récupérer le mouvement des Pigeons et servir ainsi les intérêts de l'organisation patronale. La CGPME, qui représente les PME, a dénoncé violemment auprès de ses membres cette ligne jusqu'au-boutiste.

« Etat d'urgence entrepreneurial ». Le communiqué coup de poing publié tard dans la soirée de mardi par les organisations patronales, comme le Medef, Croissance Plus, et l'AFEP, les représentants du numérique comme France Digitale ou la Fédération Syntec (ingénierie, éditeurs de logiciels, SSII...), des fonds d'investissement (l'AFIC) et le porte-parole des Pigeons, Jean-David Chamboredon, a mis le feu au ministère de l'Economie et des Finances. Selon nos informations, l'appel au retrait du texte sur l'alignement de la taxation du capital sur le travail a braqué Bercy, permettant aux tenants de la ligne fiscale la plus dure de reprendre la main et de revenir sur les concessions déjà faites sur le texte.

Si au lendemain de ce coup de force, les signataires du texte affichaient une belle unanimité, la rencontre de la veille au soir avait en réalité été plutôt houleuse. Parmi la trentaine de participants, certains ont eu le sentiment d'être pris en otage par un Medef  pressé de récupérer un mouvement qui donnait une image positive des entreprises dans l'opinion. Seul à se démarquer officiellement du communiqué patronal pour dire ce que beaucoup pensent tout bas, la CGPME (qui représente les PME). Non seulement, son président, Jean-François Roubaud, s'est déclaré favorable aux propositions d'aménagement du texte obtenues dans la journée, mais il a aussi violemment condamné la position radicale adoptée par les autres associations.

La CGPME s'emporte contre les organisations patronales
Dans un texte obtenu par la Tribune et envoyé aux membres de la CGPME, Jean-François Roubaud écrit :« En clair, le gouvernement, au vu des documents dont nous disposons, s'est engagé à revenir sur les dispositions concernant la taxation des plus values de cession que nous avons combattues avec vigueur ». Et de s'emporter : « le communiqué « Etat d'Urgence Entrepreneurial » risque de ruiner nos efforts en braquant les parlementaires et en faisant échouer les amendements pourtant salutaires pour les entreprises et leurs dirigeants ».

Laurence Parisot débarque
Au départ, rien ne préjugeait d'une issue si brutale à cette  réunion, même si plusieurs convives redoutaient un traquenard. Invités à l'initiative de Marie Ekeland (France Digitale) et de Croissance Plus  pour déterminer comment « agir de concert » ou « coordonner les messages et la communication » face au texte gouvernemental, certains participants ont été très étonnés de voir débarquer Laurence Parisot en personne. Un premier tour de table a eu lieu, chacun exprimant ses positions. Ainsi, les propositions d'aménagement faites par Bercy dans la journée aux uns et aux autres n'ont d'ailleurs pas été discutées. En revanche, très vite, une ligne de fracture est apparue entre les tenants de la poursuite des négociations avec les services de Jérome Cahuzac et la demande pure et simple du retrait du texte. Partisane d'une attitude virile vis-à-vis de Bercy, Laurence Parisot a lancé qu'il fallait avoir « une ligne maximaliste ! », selon des propos rapportés.

Selon un convive, le Medef "demande la convergence de lutte"
Présent à la réunion, un témoin décode : « le Medef est venu demander aux Pigeons la convergence de lutte ». De fait, certains représentants du numérique ont fait valoir la spécificité des entrepreneurs, et de leurs bailleurs de fonds, dont la réussite est fondée sur la prise de risque. En réponse, les organisations patronales ont expliqué qu'il ne fallait surtout pas diviser les entrepreneurs. Qu'il n'y avait pas que les entreprises de croissance (les start-ups), mais aussi les industriels. Autrement dit, pour le Medef ou pour l'AFEP, un actionnaire de Total ou de L'Oréal vaut autant qu'un business angel.

Soucieux de ne pas donner l'impression d'avoir été instrumentalisé, Jean-David Chamboredon justifie son ralliement : « J'étais sceptique en me rendant à ce dîner, ne connaissant pas trop les problématiques des grosses boîtes. J'ai réalisé qu'elles subissaient à long terme le même préjudice que nous. Cela ennuie par exemple l'AFEP (Association française des entreprises privées, ndlr) qu'à terme les actionnaires des entreprises puissent tous devenir des non résidents ».

Exercice d'équilibriste
Dubitatif sur la ligne jusqu'au-boutiste dure, le Syntec numérique, une division de la fédération Syntec, a attendu mercredi pour rejoindre le mouvement. Se prévalant d'une attitude modérée, son président Guy Mamou-Mani justifie les raisons qui ont poussé le syndicat à soutenir le patronat : « La réunion que nous avions eue dans l'après-midi à Bercy s'était très bien passée. Mais j'ai réalisé que malgré la bonne volonté du cabinet, la situation était inextricable et que l'on ne pourrait jamais clarifier les définitions d'investisseur et de créateur. Que ce serait une usine à gaz ! ». Le Syntec Numérique ne souhaite pour autant pas rompre avec les services du ministère. Trois autres fédérations professionnelles, l'Afdel (éditeur de logiciels), le Comité Richelieu (Association des PME innovantes) et le SNJV (Syndicat des jeux vidéos) tentent aussi cet exercice d'équilibriste, qui consiste à rester solidaire des signataires tout en poursuivant les négociations avec le ministère de l'Economie et des Finances. A une différence près, elles n'ont pour le moment pas encore signé le texte de mardi soir.

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Commentaires

point de salut  a écrit le 12/10/2012 à 22:02 :

MEDEF - CGT point de salut ... que des invectives et de la haine . Laissons la CFDT et la CGPME travailler ensembles.

jmlp  a écrit le 11/10/2012 à 20:37 :

plutot que de taxer le capital comme le travail, pourquoi ne pas taxer le travail comme le capital?

Bercy défend sa rente  a écrit le 11/10/2012 à 16:45 :

"Bercy a très mal pris l'injonction patronale" : normal, lorsque les dépenses publiques baisseront massivement, Bercy sera le principal service public touché par les réductions d'effectifs inutiles.

Le MEDEF a raté le train...  a écrit le 11/10/2012 à 16:43 :

Comme d'habitude, le MEDEF a raté le train car cela fait longtemps qu'il ne représente plus les entrepreneurs mais les grandes entreprises du CAC40 gouvernées par des actionnaires et des managers.
Du coup, pris de panique, ils ont essayé de récupérer le train en marche. Malheureusement c'est complètement raté.
Malin par contre, l?attitude de la CGPME qui passe du coup pour l'acteur sérieux et réaliste !
Bref, le MEDEF devrait rencontrer plus souvent des entrepreneurs plutôt que de rester cloitré avenue Bosquet.

Ahbon  a répondu le 12/10/2012 à 21:59:

+1 , en fait la CFDT et la CGPME devraient se rencontrer pour des réunions de travail afin de trouver une solution pendant que le MEDEF et la CGT s'envoient des invectives stériles !

Question.  a écrit le 11/10/2012 à 16:25 :

non mais des fois y en a qui sont obtus: le constat est simple le poid de l Etat, de l assistanat a tous les etages (desifiscalisation, apl, RSA.... meme panier) est TROP LOURDDDDDD! c est a reduite des 2/3 au minimum!!! Concernant la fiscalite on va prend un exemple simple X le patron, Y un salaire et Z un chomeur. X verse 100 a Y qui lui apres charge touche grosso modo 70, en plus X paie environs 200 en charge pour que Z touche 60. C est si difficile a comprendre que si X n avait que 100 de charge tout en employant Y et Z a qu il verserait chacun 100, mecaniquement les charges de Y et Z diminueraient aussi pour que chacun tout 80????? Donc au lieu d avoir un chomeur "oisif pour certains" et un patron "voleur" qui n embauche pas, on aurait 2 salaries qui toucherais plus donc consommeraient plus et un patron au charges allegees qui pourraient investir, donc creer de la croissance et de l emploi........ C est ce qu on fait les Scandinave, les Allemands, plus loin les Australien et Canadien...... Ah mais oui j oubliais en France on a une cohorte de fonctionnaire du service payé par le public et un systeme ou on prefere entrenire la rente capitalistique ou publique........ suis je bete.......Et on se contente tour a tour de subventionner/taxer les uns et les autres pour creer l illusion d'un equilibre, d une equite, d une justice et cohesion sociale........ En attendant le reste du monde avance et nous on sera bientot dans la situation de la Grece...... Je me demande que feront tous ces Allocataire public quand le FMI/la Troika/l UE leur dira bah ecoutez vous avre joue et perdu maintenant c est X fonctionnaire en moins avant 2015, c'est X% de reduction des salaires de la fonction publique et des retraites...... A force de bloquer toute reforme.......

cliquet  a écrit le 11/10/2012 à 15:48 :

Il serait intéressant de connaitre la tendance sur ce sujet lors du prochain diner du Siècle

Mon travail vaut combien?  a écrit le 11/10/2012 à 14:21 :

@Jean
Enumérez les lieux communs n'a jamais fait une analyse. Votre myopie en devient pitoyable.
Imaginons un sytème libéral où une banque d'investissements (a priori au service de l'entreprenariat) trouve normal de dépenser 100 000 dollars de rénumérer un ancien président de la république pour une conférence de 45 mn. Y-a rien qui choque ?
Est-ce un travail rénuméré éthiquement? Est-il normal que cet homme (peu importe sa couleur politique) continue de perçoivoir des indemnités de son état pour vivre très largement si ces anciennes fonctions lui ouvrent des revenus très confortables?
Les mandarins et autres privilégiés intoxiquent parfois l'Etat mais aussi largement l'entreprise.

Ethique  a répondu le 11/10/2012 à 14:43:

Une rémunération est éthique dès lors que celui qui la finance le fait volontairement. Le niveau de la rémunération n'entre pas en jeu pour savoir si elle est éthique ou pas. Est-ce si difficile à comprendre ou seulement à admettre la différence entre contrainte et volontariat ? En revanche, les indemnités versées à l'ancien chef d'Etat sont immorales si elles sont financées par la contrainte fiscale imposée à la population. Encore une fois, cela n'a rien à voir avec le niveau mais avec la méthode.

Ton travail vaut...  a répondu le 11/10/2012 à 14:45:

... ce que les marchés, autrement dit nous tous qui formons la société, consentent à rémunérer. Rien d'autre, ni plus ni moins.

Jean  a écrit le 11/10/2012 à 13:50 :

Les salariés et les chômeurs soutiendront le soulèvement contre la bureaucratie, mandarins de l'Etat et autres prévôts d'ancien-régime qui démantèlent les entreprises, réduisent la population en esclavage, sèment la misère et le chaos et font de ce pays un désert d'entreprises. Les comptes de l'Etat sont faux, ils ne savent même pas compter le nombre des fonctionnaires. Ce n'est pas un régime de démocratie, c'est un régime de dictature de type nord coréen. La moitié des citoyens a rejetté. le régime aux dernières législatives, nous devons organiser des résistances. On a des strates d'administration en couches les unes par dessus les autres, le fonctionnaire a le privilège de ne pas travailler, ils construisent des ponts qui ne mènent nulle part, l'éducation? Une farce, la police? Voyez les affaires, Air France? voila une entreprise qui marche! C'est un régime funeste et oppressif! On emploie les gens n'importe comment: des ingénieurs sont forcés de faire des cours au collège.

tataouine12  a écrit le 11/10/2012 à 13:36 :

On dirait des discussions entre CGT, CFDT, Unsa et autres sur une ligne commune. C'est assez savoureux : allez les pigeons, une manif Bastille-Nation avec les sandwichs merguez !!

Manif  a répondu le 11/10/2012 à 13:52:

Une manif, pourquoi pas ? En tout cas, elle ne ressemblera pas aux hordes de sauvages incultes et ivres de violence auxquelles les syndicats marxistes français nous ont habitué.

claudus  a répondu le 11/10/2012 à 15:01:

ceux qui critiquent les pigeons n'ont rien compris a force de plumer les independants voila ce qui arrive et ce n'est pas fini on est qu'au debut ........................... les affaires quelles quelles soient aujourd'hui ne rapportent plus ...........................................les entreprises n'investiisent plus car pas d'argent pour le faire l'inegalite en public et privé est immense .........................cela va se finir dans la rue ................................

Jean Leonguy  a répondu le 11/10/2012 à 15:46:

Malgré son pseudo il ne semble pas que Manif ait jamais justement participé, même du trottoir, à une manif !
On croirait lire, au XIXe une dame du Faubourg Saint Germain témoignant, dans son salon, de sa peur du peuple et des ouvriers. La haine du peuple est vraiment une donnée essentielle de notre droite

rb  a écrit le 11/10/2012 à 13:31 :

Les pme/tpe qui ont des problematiques tout autre que le medef,sont entrain de se faire torpiller par ce meme medef,qui pourtant promouvoit le dialogue devant les cameras et derriere c niet.

Le medef se decredibilise de jours en jours et cette action coup de poing des nantis ne fera que stigmatiser le monde patronnal,entrainant les patrons vertueux avec eux

Nantis  a répondu le 11/10/2012 à 13:50:

Les nantis sont ceux qui consomment sans produire, autrement dit les rentiers de la manne publique brutalement spoliée aux producteurs. Le MEDEF gagnera en crédibilité s'il agrège autour de lui tous les spoliés de l'Etat providentiel socialiste obèse, entrepreneurs ou particuliers.

pipolino  a répondu le 11/10/2012 à 14:01:

Nantis ,excusez moi, c'est peut être plus subtile....et ce n'est peut être pas juste...je pense que les nantis sont ceux qui produisent sans consommer !

Alextocrate  a répondu le 11/10/2012 à 14:19:

@Nantis. Vous avez au moins ceci en commun avec les communistes : la volonté de voire l'Etat s'éffacer devant d'autres instances...

@pipolino  a répondu le 11/10/2012 à 14:27:

Merci pour ce message édifiant. Vous venez de nous expliquer de façon concise ce qu'est le parasitisme.

@ Alextocrate  a répondu le 11/10/2012 à 14:48:

Vous n'avez rien compris au communisme. Les communistes n'ont jamais voulu effacer l'Etat, même s'il le font croire. Ils veulent soumettre l'Etat à leurs délires meurtriers. Ils veulent être l'Etat.

pipolino  a répondu le 11/10/2012 à 15:14:

Merci pour votre commentaire éclairé...Mais....Le parasitisme ,c'est comme le lierre qui attaque un arbre en pleine forme ...au début c'est une touffe verte agréable a la vue et en plus ça fait beau !(pour les non daltonien) après l'arbre atteint d'anorexie meure ...il semble que le virus socialiste c'est un peu comme ça...

jola  a répondu le 11/10/2012 à 22:09:

J'adore ici cette haine du fonctionnaire faite des des gens prompts a crier au scandale quand, au choix : leur passeport pour les maldives n'arrive pas au bout de deux jours, quand le remboursement de la sécu se fait attendre, quand l'enseignant de leur enfant n'est pas remplacé, quand il faut attendre 3h aux urgence, etc, etc, etc... Les fonctionnaires ont toujours bon dos, et au final ce sont toujours sur eux qu'on tape, surtout quand on a besoin d'eux. Si certains d'entre vous ont pu faire des études, c'est aussi grace a ces "parasites" de fonctionnaires...mais de là à exprimer une quelconque gratitude, hein....?

Miloo  a répondu le 12/10/2012 à 12:10:

La plupart du temps, le problème n'est pas la qualité des fonctionnaires ni leur conscience professionnelle.
Le problème vient de leur nombre.
Auquel problème il faut rajouter tous les organismes, placards, agences et autres empilements qui ne servent à rien mais auront tué ce pays.
Sans me lancer dans une énumération fastidieuse, une question pour la route : pourquoi avons nous près de 700 députés, soit 5 fois plus qu'aux USA?

Loic  a répondu le 15/10/2012 à 12:23:

Miloo, comparez ce qui est comparable, le systeme américain est basé sur une décentralisation au profit des Etats, ce qui veut dire que l'administration qu'ils n'ont pas au niveau national est en fait présente au niveau local. Simple, non? Ensuite, quand on prend un pays en exemple, prenons tout son systeme, dans son ensemble pas seulement une mesure ou une caractéristique parmi d'autres!!

Aldo  a écrit le 11/10/2012 à 12:53 :

On peut toujours crier haro sur les patrons. La réalité c'est que les commissaires priseur croulent de travail pour les entreprises mises en faillite. Cette tendance explose. Les redressements judiciaires, les liquidations, les mises aux enchères se sont multipliés. Des tas de boites ferment et fermeront. D'où encore plus de chômage. Et si on écrase d'impôts ceux qui entreprennent il n'y aura que des chômeurs, des assistés, des fonctionnaires et rien d'autres.

UIMM  a écrit le 11/10/2012 à 12:44 :

Le Medef est hélas plus un problème qu'une solution, comme souvent... Alors que ce mouvement des pigeons avait jusqu'à présent une certaine spontanéité et fraîcheur qui lui conféraient une force plutôt inédite.

Révolte fiscale  a répondu le 11/10/2012 à 13:54:

Pas la peine d'essayer de diviser le mouvement : Bercy a déjà échoué. Les révoltes fiscales sont les plus efficaces pour faire tomber les gouvernement immoraux.

UIMM  a répondu le 11/10/2012 à 14:11:

@Révolte fiscale : pas sûr que vous ayez bien compris l'objet de mon mail précédent... En tout cas, méfiez-vous des effets pervers de ce type de coalition.

@UIMM  a répondu le 11/10/2012 à 14:49:

Si on ne comprend pas votre message, c'est qu'il manque de clarté. Expliquez-vous mieux !

UIMM  a répondu le 11/10/2012 à 15:35:

@@ UIMM : bah, non, il y a une autre possibilité : réfléchissez bien, ce n'est peut-être pas "on" mais juste vous... ;-)

Bercy enrage  a écrit le 11/10/2012 à 12:22 :

Les politiciens, fidèles à leur habitudes, cherchent à diviser mais pour l'instant, ils échouent : Bercy enrage. Les pigeons et le MEDEF, s'ils veulent gagner cette bataille éminemment politique contre le socialisme, doivent rester unis et, au-delà, fédérer les particuliers victimes comme eux de la spoliation fiscale. Le message doit être clair : l'effort de réduction du déficit doit se traduire par une baisse générale des dépenses publiques sans aucune hausse d'impôts. Il ne suffit pas de s'opposer aux impôts sur le capital : il convient de s'opposer à toutes les hausses d'impôts. Les politiciens doivent comprendre que plus personne ne consent à l'impôt abusif anticonstitutionnel. Le message doit être suffisamment fort pour monter jusqu'au conseil constitutionnel. Français productifs, entrepreneurs ou particuliers, le moment est venu de faire de la vraie politique : cessez de vous faire tondre sans réagir, unissez-vous et agissez contre le socialisme !

un chat un chat!  a répondu le 11/10/2012 à 13:11:

la vraie solution n'est pas effectiveent de toujours dire 50/5O quand c pas 80 % dimpots en plus et 20 % d'économie, mais de dire halte au feu ! et en conséquence faire 100 % d'économie pour arriver facilement à l'équilibre, celà est facile a faire et claculer,mais politiquement incorect car bdans ce cas plus d'électeurs socialo gaucho communistes, on se croirait revenu 40 ans en arriere au tant de DUCLOS et de la bande à Bader.

Cassis  a écrit le 11/10/2012 à 11:59 :

La CGPME a raison !

A vouloir faire plus de buzz que d'être constructif, cela est contre-productif. Et comme d'habitude, les TPE/PME sont les plus réalistes, pragmatiques et constructifs. Eux, sont réellement confrontés aux réalités, prennent des risques et sont pertinents.

Francesco  a écrit le 11/10/2012 à 10:59 :

Allons allons il ne suffit pas créer le fameux buzz qui meurt toujours après quelques jours. Cela les gouvernants l'ont très bien compris. Il n'y a plus de luttes de longue haleine parce que cela prend du temps et de l'énergie. Le monde va vite. Cette information est déjà dépassée par des millions d'autres. Une fois l'attention retombée, les politiques peuvent faire passer comme une lettre à la poste tout ceux qu'ils veulent. Les nouvelles technologies sont également un formidable allié puisque la parole est démultipliée à des millions de voix. Il n'y a jamais un NOUS fort. Les égos resurgissent vite et les divisions aussi.

Un salarié en colère  a écrit le 11/10/2012 à 10:58 :

Ça suffit. Si ces "pigeons" qui présentent la création d'emploi comme un sacerdoce disent vrai et qu'ils font ainsi preuve d'abnégation et de dévouement envers la nation, alors ça ne doit pas les déranger de payer des impôts. Un peu de logique. Ils ne comptent pas leurs heures ? Leur argent, en tout cas, on dirait bien qu'ils le comptent soigneusement, et pas comme le salarié de base qui le fait pour savoir combien de paquets de pâtes il peut acheter pour finir le mois.

Tim  a répondu le 11/10/2012 à 11:30:

Salut, je suis un pigeon, et la moyenne de mon salaire mensuel lissé sur ces 5 dernières années s'élève à 500? net.

Je suis pourtant "patron" de ma start-up, j'ai une dizaine d'employés, tous bien mieux payé que moi (stagiaires y compris), je ne compte pas mes heures et si je compte mon argent en fin de mois, c'est sans doute parce que je vous croise au rayon des pâtes...

Je travaille pourtant probablement (beaucoup) plus que vous, je n'ai pas le droit au chômage en cas d'échec de l'entreprise, et si par hasard un groupe me fait une proposition de rachat, 60% de la somme qu'il est prêt à verser ira d'emblée à l'État.


Dites-moi : accepteriez-vous une hausse de 100% de vos taxes, maintenant tout de suite? Parce que pour moi, c'est ce dont il s'agit.

halley  a répondu le 11/10/2012 à 11:42:

@Tim ... pas la peine de dépenser votre énergie à expliquer. En France, nous sommes encore à l'âge de la lutte des classes. Vous : patron = méchant exploiteur de gentils salariés. ça n'est pas une question d'argent, mais de statut social.
C'est affligeant, mais c'est le résultat de centaines années de bourrage de crâne et je dois dire que la campagne démagogique menée par Hollande n'a pas arrangé les choses.

M92  a répondu le 11/10/2012 à 11:43:

Pourquoi leur cracher dessus avec autant de haine? Si vous avez du travail, c'est grace a eux, alors ne l'oubliez jamias!

Alain34  a répondu le 11/10/2012 à 11:59:

Avez vous monté votre boite pour manger des nouilles pendants des années ?
Pensez vous qu'un groupe va spontanément de vous racheter une fortune alors que votre entreprise n'est même pas capable de vous payer un salaire décent ? Oui, bien sur, je sais que ça existe, donc, c'est possible. Mais ce sont des exceptions. peut être qu'avant de penser à la revente il faudrait faire en sorte de pouvoir vivre correctement de son travail sans être noyer sous les taxes et autres impôts... ce qui permettrait aux société de se développer sainement et sereinement...

Mike  a répondu le 11/10/2012 à 12:08:

M92, il faudrait être reconnaissant à beaucoup de patron de trimer pour rien pour qu'ils s'enrichissent ? Tous ne sont pas dans le même panier, mais quand on voit le salaire de certains employé par rapport au gain de certains entreprises...

Militant communiste  a répondu le 11/10/2012 à 12:09:

Halley, je vous suggère fortement de relire Marx. Le monde n'est pas manichéen, et vous le savez très bien. Mais oui, nous en sommes à l'âge de la lutte des classes, que ça vous plaise ou non.

Si ce que vous dites est vrai, Tim (et j'en doute; j'en connais, des petits patrons, et ils mangent pas de pâtes, eux), je vous signale quand même que les salariés vivent pas mieux que vous. Faire la queue à Pôle Emploi, le stress, les fins de mois qui commencement dès le 15 du mois, nous savons nous aussi ce que c'est.

Enfin, M92, faudra un jour m'expliquer pourquoi nous devons remercier nos patrons de nous fournir du travail. Nous sommes spoliés d'une partie de notre travail, nous devrions en plus lécher la main qui nous bats? Non, merci!

OUi mais...  a répondu le 11/10/2012 à 13:00:

Militant commubiste, une question, quelle profession exercez vous ?

Loic  a répondu le 11/10/2012 à 13:34:

Au dela de la lutte des classes au sens classique du terme, il y a et aura toujours des luttes pour des intérets différents. Tout n'est donc pas Manichéen, et comme le dit Mike, les patrons de PME ne sont pas tous des travailleurs acharnés qui gagnent 500 euros par moi.
Mais comme dit dans certains commentaires sur d'autres articles, il n'y a jamais de demi-mesure en France. Au famaux patrons=exploiteurs, on peut opposer le tout aussi fameux "employé=fainéant et assisté". Tant que tout le monde n'aura pas compris que l'entente patrons/employés est primordiale, nous n'avancerons pas.

Cependant, tout ce buzz me semble exagéré, le gouvernement que vous critiquez a accepté de faire machine-arriere et de discuter avec les entreprises, il ne s'est pas arc-bouté sur ses idées comme d'autres l'ont fait avant.

rb  a répondu le 11/10/2012 à 13:38:

Les patrons du cac et du medef qui veulent bien toucher des subventions publics(n'est ce pas anti liberal?) mais ne veulent pas payer l'impots proportionnel a leurs revenus....
Remercier les patrons de creer des emplois....Remercier les salaries de develloper leur activitee?non?! Bon c toujours la meme rengaine. Comme si on devait dire merci aux patrons,si ils creent sa boite ce n'est pas par philantropie,vous n'arretez pas de repeter cela m92,et maintenant ca serait le cas?....C un peu le bordel dans votre tete?!
Bien que pour le coup je penses qu'une boite se cree avant tout sur un projet t pas une forte remuneration.Les patrons qui pensent ainsi ne sont pas des patrons

Motrdrakheen  a répondu le 11/10/2012 à 16:24:

militant communiste : si vous pensez que votre travail a tant de valeur et que vous êtes encore à l époque de Germinal , qu est qui vous empeches de créer votre sociétée meme en nom propre si vous ne voulez pas "exploiter vos camarades" Ah oui mais c est vrai faut savoir prendre des décisions ,ne pas tout critiquer tout et n importe quoi , avoir des idées ...ah mince laissez tomber continuez a mordre la main qui vous nourrit Moi je suis qu un petit employé mais je me crois pas aux pays des bisounours

inréconciliables  a répondu le 12/10/2012 à 21:56:

Les patrons exploiteurs et les salariés fainéants ne s'entendront jamais! Et pendant ce temps là l'Allemagne innove , fait de la qualité et pense marketing , elle arrive même a vendre ses produits de qualités bien que chers à des salariés français qu'elle considère comme ... ses clients!

cgt-medef même combat  a écrit le 11/10/2012 à 10:22 :

Comment négocier avec Laurence Parisot qui "a lancé qu'il fallait avoir « une ligne maximaliste ! »" ? Si on refaisait les jeux du cirque en mettant Parisot et Thibault dans l'Arène ?

Pastekos  a écrit le 11/10/2012 à 10:20 :

"J'étais sceptique en me rendant à ce dîner, ne connaissant pas trop les problématiques des grosses boîtes. J'ai réalisé qu'elles subissaient à long terme le même préjudice que nous."


Mais c'est du fouttage de gueule pur et simple, ou comment ^prendre les gens pour des cons doublés d'abrutis, triplés d'imbéciles.

Si c'est comme cela que le gouvernement les envoie tous chier. VITE

irith@orange.fr  a écrit le 11/10/2012 à 9:25 :

Bonjour Madame,

J'ai 61 ans, et suis tout juste retraitée, de qq mois. j'ai acheté un appartement en banlieue parisienne (ds le 93, par erreur) à l'âge de 32 ans, et j'ai à mon compte les économies de toute ma vie de travail (150 KE). En tout, mon capital, est d'environ 300 KE.
Estimez-vous normal, que ces économies de toute ma vie d'employée, soit fiscalisées?
Je précise, que mes revenus étaient ordinaires, et que ayant un salaire très moyen ( 1 500 euros à mon départ), je n'ai malgré tout jamais bénéficié d'aucune aide, et n'est pu emmené que 3 fois mes enfants en vacances. Par ailleurs, les colonies de vacances étaient trop chères, pour que je puisse y inscrire mes 2 fils?

DRRW  a répondu le 11/10/2012 à 10:19:

Merci de ce temoignage car il permet de mieux comprendre. Ainsi si l'on considere que notre pays est endette a 90%PIB on doit accepter l'idee qu'il faudra augmenter les impots (pcpe) puis se pose la question de la repartition de la charge (modalites) et l'on voit ici l'apport des pigeons a une repatition equitable, Cela ne signifie absolument pas que nous devions oublier de reformer en profondeur la sphere publique, mais que simplement les 2 seront necessaires.

DerRichter  a répondu le 11/10/2012 à 15:11:

Arrêtez, vous allez nous faire pleurer.

L'Etat taxe les flux, point.

Ce n'est pas VOUS qui paierez les droits de succession mais vos HERITIERS.

Ceux-ci percevront un revenu tombé du ciel et il n'est donc pas illégitime qu'ils soient taxés pour celà (à moins que vous ne soyez favorable à la reproduction sociale et la rente ?)

La taxation des salaires à plus de 20% suivie d'une TVA à 19,6, ça ne vous choque pas ?

Allégeons la fiscalité du travail et plombons la rente.

MikeB  a écrit le 11/10/2012 à 9:10 :

Je comprend pas pourquoi ils gueulent?! Quand on possède une entreprise, qu'on l'a fait vivre, prospérer, on n'a pas à penser à la cession!! Ceux qui gueule, les fameux Pigeons, c'est des gars qui ne s?intéressent pas à l'entreprise. Eux ils achetent une compagnie, la revendent au prix fort et encaisse la plus-value. Et certains abusaient de ce système. C'est pourquoi le gouvernement a pris cette mesure. On les a pris la main dans le sac, et ils l'ont mauvaise!

Mobbyf  a répondu le 11/10/2012 à 9:28:

On pense à la cession au moment de la retraite, au moment où un nouveau concept arrive et on souhaite exploiter ce nouveau concept. Très peu de Pigeons, achètent et revendent en faisant une plus value sans apporter une plus value d'abord à l'entreprise rachetée. Je t'invite à regarder les entreprises qui se vendent et à essayer de monter une opération de type, tu verras que c'est loin d'être si simple.

legal  a répondu le 11/10/2012 à 9:32:

De l'artisan au grand patron, la motivation est la même. L'emploi n'est que le moyen de développer l'entreprise. A moins d'être un saint.

fredgy  a répondu le 11/10/2012 à 9:40:

dans le même esprit, je serais curieux de connaitre les sentiments de tous et toutes les ouvriers les employés qui par leur savoir faire, leur technicité, leur conscience professionnelle, leur inventivité, ont fait la fortune de monsieur LVMH et le voient quitter la France pour organiser sa succession et payer moins d'impôts au moment ou les leurs augmentent.

mobbyf  a écrit le 11/10/2012 à 9:09 :

Il me semble qu'il faut distinguer les grands patrons qui touchent 400 fois l'ouvrier qui représentent absolument l'exception (moins de 1% des patrons) et l'immense majorité des patrons qui essayent de faire fonctionner leur entreprise pour en vivre et qui souvent doivent se sacrifier certains mois pour payer leurs salariés en espérant se payer sur le bénéfice. Il y a à ce moment une prise de risque qui doit être rémunérée et pas surtaxée. C'est la majorité des patrons et c'est cela qu'il faut prendre en compte. Eliminons également les autoentrepreneurs qui font des missions d'appoint et qui sont en fait salariés bien souvent dans leur métier principal. Ne perdons pas de vue que sans les patrons décrits plus haut, pas de salariat. Au lieu de s'opposer les uns les autres, mettons les conditions qui permettent de réconcilier salariés et patrons !!!!

Pastekos  a répondu le 11/10/2012 à 10:23:

Oui ça on a compris qu'au travers de Parisot le 1 % cherche à récupérer les 99 tout en les piétinant.

DRRW  a écrit le 11/10/2012 à 9:09 :

On commence a y voir clair. A lire cet atricle on a franchement le sentiment que les pigeons c'est la tendance dure du MEDEF. Ami liberateur comptez vous. Merci a la tribune pour tous ses bons articles sur les pigeons qui ont en tout objectivite permis de faire avancer les lobbies a defaut du debat

pigeonne  a répondu le 11/10/2012 à 10:29:

detrompez vous au moins 20000 chefs d"entreprises ont signés la petition de la CGPME

J ai crée ma boite en 2007 aprés 24 ans en tant que salariée du privé, je peux parler des deux et je peux vous dire que je regrette parfois le confort d'avoir une paie qui tombe tous les mois, tel un métronome, le confort de rentrer chez soi le soir sans les soucis de l'entreprise, le confort d'avoir des week end 100% pour soi et sa famille etc. J'ai 50 ans et je voudrais pouvoir me dire qu'un jour je pourrais revendre mon fonds de commerce et que le produit de la vente permettra de financer ma retraite et compenser ces années ou je ne me suis pas payée ou que trés partiellemment au regard de ce que je gagnais avant en tant que salariée.

plus value  a répondu le 11/10/2012 à 10:40:

je vous comprends je viens de cloturer ma société sans pouvoir vendre le petit fonds, donc je continue un peu a la sauvage dans une société d'un copain, je viens d'aider a deux ventes de fonds de commerce de pharmacie l'une une création donc aucun achat 800 000 euros de plus values sans import sauf la CSG j'en ai une autre qui va vendre son fonds de commerce 2 000 000 plus values 1 500 000 en départ à la retraite aussi Plus value ZERO sauf la csg, sa fille pharmacienne n'a pas voulu venir en région parisienne autrement on aurait éviter la CSG.... donc certain sytémes sous sarkosy sont inégalitaire mon boucher par contre n'a pas pu vendre son fonds perte totale

Bernier  a écrit le 11/10/2012 à 8:53 :

j'espere me tromper : "diviser pour regner".

Pigeonne salariée  a écrit le 11/10/2012 à 8:44 :

Et les salariés qui sont les pigeons du patronat, on y pense ? !!!

Il n'y a aucune raison de ne pas taxer le capital autant que le travail ! Stop à la reculade du gouvernement !

Mobbyf  a répondu le 11/10/2012 à 9:24:

Si c'est si simple, prenez des risques, créez votre entreprise !!! Prenez des risques, si vous perdez c'est pour vous, si vous gagnez c'est 60 % pour l'Etat. Sans compter le temps passé.

Sans avenir  a répondu le 11/10/2012 à 9:29:

Aucune raison que vous compreniez. Il vous manque juste l'honnêteté de l'avouer ou d'avouer que vous haïssez votre patron. Ce n'est peut-être pas le cas de chacun. Posez vous la question pourquoi vos grands parents posaient leurs économies dans un bocal au dessus de l'armoire il y a 100 ans (difficile à taxer celui là). En cas de coup dur... elles étaient là. Aujourd'hui, l'inflation décrétée par les pouvoirs publiques à 2% (minimum) rendrait cette méthode suicidaire. En vingt ans, le capital mis de côté vaut la moitié! Taxer les économies, c'est détruire la société civilisée. Bonjour la qualité des emplois à l'avenir!

violaine  a répondu le 11/10/2012 à 10:32:

oui mais quand les entrepreneurs iront créer leurs boîtes en Belgique, ce sera nous, les pigeons qui n'auront plus de boulot...

Mobbyf  a répondu le 11/10/2012 à 13:41:

Si c'est si compliqué, devenez salarié, si l'entreprise gagne et que vous travaillez dur vous n'avez rien de plus, si l'entreprise perd, vous etes dehors

Loic  a répondu le 11/10/2012 à 15:16:

@ Mobbyf Si c'est si compliqué, devenez salarié, si l'entreprise gagne et que vous travaillez dur vous n'avez rien de plus, si l'entreprise perd, vous etes dehors

(PS: il y a eu erreur dans le dernier commentaire, c'était une réponse a mobbyf, non lui/elle qui s'exprimait!!)

legal  a écrit le 11/10/2012 à 8:43 :

En tout cas, le mal est fait.

les pigeons  a écrit le 11/10/2012 à 8:05 :

bof on atrouvé des pigeons, non on pourra gérér la question, personne ne se préoccupe des autres pigeons qui ont hérité d'un bout de terre agricole devenu Terrain a batir detenu depuis 40 ans qui vont payer des plus values sans que l'on tienne compte de l'inflation, ni de la correcdtion des droits de succession payés, la c'est un vrai scandale qui fausse l'égalité et on veut que lon construise des logements;....

mrfunkedelik  a répondu le 11/10/2012 à 9:15:

Eh bien vendez! Garder un terrain juste pour dire "je possède des terres" ne sert pas franchement à grand chose, vous payez 40 ans de paralysie de vos terrains...

Missdoo  a répondu le 11/10/2012 à 9:34:

Bonjour,
Je ne suis pas agricultrice, mais partage votre avis;
Quant ma mère (80 ans) décèdera, j'hériterai des économies de toute sa vie d'employée (150 KE d'appart et 50 KE sur un compte. Je serai imposée sur la moitié.
Je viens également d'écrire, car comme je l'explique j'ai 2 enfants majeurs (j'ai 61 ans), et la totalité de mes biens s'élève à 300 KE. Si je mourrai demain, chacun de mes enfants serait fiscalisé sur 50 KE, alors que franchement pour le travail de toute une vie...
Par ailleurs, je vais moi même payer des impôts, sur le résultat de toutes mes années de travail. J'avais un salaire modeste (1 500 euros à mon départ), donc franchement je ne trouve pas cela JUSTE (slogan socialiste pour la présidentielle).
Cordialement.

Erreur  a répondu le 11/10/2012 à 10:02:

Les droits de successions n'ont strictement rien en commun avec la taxation du capital... Il est normal qu'ils soient élever, cela permet un augmentation de la circulation des capitaux et évite une explosion des prix de l'immobilier...
Si vous pensez que taxer l'héritage est une mesure d?extrême gauche regarder la loi sur cette taxation aux USA. Le capital n'est que très peu taxé mais les droits de succession sont très importants...
Cordialement

terrain  a répondu le 11/10/2012 à 10:35:

je ne sais pas trop a qui je répond, mais la vente des terrains au départ agricole n'est pas facile, la mairie et son bras armé (socialiste) veut me les acheter presque ZERO donc le peu de fermage percu me satisfait ... et en plus j'équilibre la faim dans le monde.... la spoliation des terrains devenus terrains à batir relve de l'arnaque pure et simple donc j'attends l'expropriation je bloque tout le monde, la prise en compte de l'inflation meme réduite par des calculs bizantins parait normale l'avantage de ne pas avoir besoin d'argent les enfants vendront... ou on attendra ou alors j'autorise 150 roms a planter leurs caravanes à 10 euros mois.....comme ce n'est pas loin du centre du village......... je pense que le maire va changer d'avis

Gsp  a écrit le 11/10/2012 à 7:35 :

Il n,y a plus d'entrepreneurs !
Que crée t on aujurd,hui? Des systèmes se substituant aux produits ou services déjà existants,rares sont les veritables innovations
les entrepreneurs n'ont qu'une idée en tête, revendre leur création le plus vite possible à la société établie qu'ils concurrencent.
société qui va,après avoir acheté,remplacer un système par un autreon ne crée aucune richesse,on fait de la productivité au sens large, c'est tout.

résultat,les entrepreneurs actuels ne crée pas de croissance,ni de travail.mais le diminué et ne pense qu'à s'enrichir à court termes,d'où les réactions de type pigeons

n importe quoi Gsp  a répondu le 11/10/2012 à 8:01:

Créer son outil de travail est déjà de l'entrepreneuriat!.. ................meme si ce n'est pas une technologie innovante! meme si c est du service , meme si c est des produits que l'on utilise depuis des siecles....

En Passant  a répondu le 11/10/2012 à 8:33:

@ Gsp : Vous voulez certainement dire qu'il n'y a plus d'Inventions et non pas d'innvoations?

gsp  a répondu le 11/10/2012 à 8:48:

C'est exactement ce que je dis!
Rares sont aujord.hui les entrepreneurs qui ont l'intention de construire dans le temps en créant de la croissance,ils prennent le travail des autres avec des structures plus petites et moins coûteuses .c.est par exemple le problème des autoentrepreneurs qui concurrencent deloyalement les autres .
ttout cela ne crée aucune croissance

les véritables créateurs de croissance ne crée pas dans l'unique espoir de revendre

gsp  a répondu le 11/10/2012 à 8:56:

Non.je maintiens.
la recherche progresse bien elle.
mais il est beaucoup plus difficcile et coûteux de développer des applications innovantes que de simplememtfaire de la productivité dans l'unique but de revendre

les pigeons  a répondu le 11/10/2012 à 8:57:

il y a beaucoup de vrai dans ce qui est dit, mais ayant été longtemps dans l'industrie je constate que le travail au jour le jour de maintenir une petite PME un commerce de proximité, conduit à des différenrces impportantes je connais quelques anciennes pharmacies vendues récemment plus d'un million totalement exonérées de plus values (sauf la csf) pour départ à la retraite.... d'autres métiers ou le fonds de commerce est ZERO alors qu'il a été achete parfois fort cher... oui certains plus values de sociétés internet machin chose devrauiet etre taxés normalement en intégrant l'indexation sur l'évolution de l'inflation, car calculer sur des francs meme de 6 à 7 ans cela fait aux alentours de 15 à 20 % d'inflation je ne parle pas des terrains à batir détenus depuis 35 ans avec une inflation de 200 % la c'est du vol organisé, l'assasinazt de l'héritier qui en sus peut payer l'isf depuis 20 ans dessus.... en surtaxant et en volants les propriétaires de terrains à batir ceux qui n'ont pas besoin de vendre vont attendre que l'on change la loi..... je me demande comment ils vont construire leurs 500 000 logements sans terrain sur le marché;...

Drwong  a répondu le 11/10/2012 à 9:30:

S'il vous plait arrêtez, je vais me mettre à pleurer !!!!
Et les gens qui crêve de faim et ceux qui perdent leur emplois pour que vous puissiez rouler en BMW ou en Mercedes, je n'ai rien contre les créateurs, j'en ai 3 et je suis actionnaire dans une quatrième, il est normal de payer des impôts, et vos divers salariés eux, ils ont bossé toute leur vie dans votre entreprise, c'est eux votre valeur ajouté, sans eux votre entreprise vaudrait 0 !!!! et eux ils partent avec quoi un % des 25 meilleurs années de leur bon et loyaux service et une gentille poignée de main de votre part ?
Mais où va t'on !!!! alors oui il y a des choses qui sont mauvaises dans cette loi, mais pour l'instant nous avons un effort COMMUN à faire pour combler des trous et une crise, nous reviendrons sur ce projet quand ce sera possible.

@DR WONG  a répondu le 11/10/2012 à 10:13:

Avec vos 3 entreprises vous n' allez pas nous faire croire que si vous 'aviez des deficits dans une seule vous essairiez pa tous les moyens de couper dans certains postes deficitaires.
Alors les depenses publiques c'est pareil, il y en a des tres utiles et il y en a d'autres qui relevent de privileges du passé qui peuvent etre coupés! et des services telles que les fameuses agences qui ne servent à rien aussi

Le Collectif "des silencieux"  a écrit le 11/10/2012 à 7:25 :

Il n'y a pas que les pigeons et les entrepreneurs : il y a actuellement une pétition qui circule en ligne, strictement apolitique, sur le thème "Avant de prendre nos économies et le fruit de notre travail, abolissez les privilèges d'Etat et stoppez les gabegies publiques".
http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N29325

Militant Communiste  a répondu le 11/10/2012 à 12:13:

Milton Friedman n'est pas mort, ses fils idéologiques rôdent encore.

Le nivellement par le bas, voilà tout ce que vous proposez. Opposer les salariés entre eux, ça vous savez faire!

partage  a répondu le 11/10/2012 à 13:06:

Militant communiste, vous soulecvez ici le probleme de base du partage du gateau : nous partageons le gateau, ou nous le faisons croitre et nous partageons les fruits, partager le "gateau existant" cela s'apelle manger son fonds de commerce, c'est agréable quelques années , après on fait quoi? c'est simple ca s'apelle nivellement par le bas sur ce qu'il reste.

Bernard  a écrit le 11/10/2012 à 7:24 :

Ce n'est pas faire preuve d'extrèmisme que de constater que pour la gauche et l'extrème gauche, qui n'ont pas encore réussi à briser le concept ringard et mortifère de lutte des classes, le patronat (pourtant seul créateur d'emploi) est une race à éliminer. On dit que la CGT a évolué... ses amis du gouvernement n'ont qu'à le prouver.

Jean Leonguy  a répondu le 11/10/2012 à 8:43:

Lutte des classes je ne sais pas mais intérêts divergents c'est sur. Hier un patron (grand) gagnait 40 fois plus que son plus modeste employé aujourd'hui c'est 400 fois. Et ce serait un scandale de lui demander de contribuer "un peu" !
Enfin heureusement que la France est pleine de " braves gens " qui prennent fait et cause pour lui.
Ils applaudissent quand ils voient le salaire de nos amis grecs diminuer de 25 %, ils s'indignent quant le taux d'imposition des plus riches, en France passe de 40% à 41 %

Drwong  a répondu le 11/10/2012 à 9:17:

Tout à fait d'accord M. LEONGUY, aujourd'hui on concidère que tous les tords, sont du aux chômeurs qui ne veulent pas travailler, ... OK y'en a, mais personne ne gueule sur les voyous qui parce qu'on va les taxer sur les plus values ne pourront pas être rentier !!! non mais où on va ? qu'est ce que c'est que cette façon de penser de certains patron français !!!! qui demandent à leurs salariés de se serrer la ceinture mais qui se donnent des primes, où va t'on ?

klopagyt  a répondu le 11/10/2012 à 9:27:

Ily a longtemps que les patrons, les riches ont gagné la lutte des classes...

democrate  a répondu le 11/10/2012 à 12:01:

je ne suis plus en age de jouer à la lutte des classes,au capitalisme ou au neo liberalisme...pas plus qu'au jeu droite/gauche...je constate simplement que les pays emergents ont des croissances fortes...dumping social pour nous,efforts necessaires pour eux ,pour rejoindre notre niveau de vie,de protection sociale,de richesse,etc...la "lutte des classes" pour ces populations,ils vont la gagner au détriment de nos"modeles"(?) sociaux ou sociétaux...humainement(pour l'ensemble des humains de la planete)cela ne me choque pas
ce qui m'ennuie c'est qu' a force de tergiverser(debats sans queue ni tete,commissions lambda etc...)on n'avance pas plus,voire ,on s'enfonce dans le marasme en se divisant...serions nous les lievres de la fable???
la democratie peut elle se nourrir de débats moraux et/ou philosophiques??sans aspect pragmatique?
pericles n'est-il pas la réaction à "la république" de platon(le tyran "éclairé"),le siecle des lumieres n'etablit-il pas un "metre étalon"?gustave mesureur doit il rester dans l'ombre(nul n'a de pouvoir psychopompe!)
ceux qui flattent notre égo en félicitant notre "culture"(chinois/quataris) ne sont ils pas les renards de la fable??

pipolino  a écrit le 11/10/2012 à 7:02 :

pourtant c'est simple à comprendre sans faire HEC ...le capital c'est l'oxygène et le travail l'outil de transformation en richesse ...pourquoi bloquer le système en surtaxant la richesse,le capital et le travail...? cela n'a pas de sens ,d'autant que c'est fabriquer la machine a créer plus de pauvreté...

whynot  a répondu le 11/10/2012 à 11:41:

Merci Pipolino. Derrière un pseudo "light", enfin du bon sens loin de la bassesse des commentaires sur "les riches / méchants patrons de start-up qui n'ont qu'à payer" ? de gens sans recul / vision globale de la situation qui se tirent une balle dans le pied au passage à penser comme çà.

L?enjeu est de trouver un équilibre qui là, est en passe d'être tout simplement cassé, car surtaxer, c'est finir par faire fuir / vider les caisses des riches, comme des pauvres en cascade. Jamais il n?y a eu autant d?appartements de luxe détenus pas des français en vente en France (cf article FEAU récent). Ils appartiennent à des patrons qui n?en peuvent plus et quittent la France. Le bouclier fiscal qui a sauté était là pour nous protéger de çà. Des milliers d?emplois vont être perdus à cause de la sur-taxation. Trop (75% en tranche haute), c?est trop, quelles que soient les sommes en jeu, ce n?est pas difficile à comprendre, et le maire de Londres, lui, l?a tout à fait compris (cf messages récents).

SURTOUT, il n'y a pas que les patrons de start-up qui ont bien du mérite de prendre tous ces risques, créer des nouveaux projets et emplois (sur lesquels il faut rester flexible autant à l'embauche qu'au licenciement pour ne pas asphyxier le système) à être touchés: n'importe qui ayant des pauvres actions dans un portefeuille boursier qui, à 90% pour les particuliers tout à fait lambda comme moi ont PERDU pas mal dessus (-25% en moyenne?) déjà ces 10 dernières années doit maintenant subir une taxation inégalitaire en cas de gains: la tranche haute de son IR.

C'est normal que les quelque investisseurs, comme patrons de start-up qui s'en sortent après avoir pris des risques et s'être investis complètement (10 ruinés _souvent par la fiscalité et inflexibilité du marché du travail_ pour 1 qui y arrive doit être bien optimiste déjà comme vue d'ensemble) puissent profiter du fruit de leur efforts et risques pris.

Ce mesure que veut prendre le Gouvernement est tout simplement DEBILE, inégalitaire, et va faire fuir l'oxygène d'investissement, de développement, de génération du travail.

Espérons juste que le Gouvernement retrouve raison et que ces négociations leur donnent une porte de sortie sans que leur égo soit trop amoché, car c'est un facteur _malheureusement_ peut-être plus important que le bien des citoyens et de notre économie dans leurs préoccupations :-(