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Référencement Google, est-ce vraiment nécessaire ?

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Alors que la France est en plein bras de fer avec Google, qui menace de ne plus référencer les médias français en cas de taxe sur le moteur de recherche, les journaux brésiliens affirment ne pas regretter d'avoir quitté Google news.

Google a menacé de retirer la presse française en cas de mise en place de la "taxe Google" par le pays. Une vraie crainte pour les concernés. Et pourtant.  L'Association nationale des journaux (ANJ) brésiliens a affirmé ne pas regretter d'avoir poussé ses adhérents à se retirer de Google News en 2011.

"Nous sommes parvenus à la conclusion que notre présence sur Google News ne contribuait pas à l'augmentation de nos audiences digitales", a déclaré le président de l'ANJ, Carlos Fernando Linderberg Neto, dans une interview au Knight Center for journalism in the Americas. Au contraire, "avec le retrait des journaux de Google News, la plupart des internautes qui cherchaient de nouveaux contenus sur ce moteur de recherche ont commencé à chercher directement sur les sites web des journaux", a-t-il parailleurs assuré.

Perte de trafic

La décision avait été prise l'an dernier par les 154 titres que compte l'ANJ (90% des journaux brésiliens). Ce parce que le géant américain refusait de les rétribuer pour l'utilisation d'une partie de leurs contenus. "L'ANJ défend cette politique. Et même si nous reconnaissons qu'il y a eu une perte de trafic de lecteurs internautes, d'environ 5%, c'est le prix à payer pour la protection du journal et de sa marque", a déclaré samedi le secrétaire général du Comité des stratégies digitales de l'ANJ, Carlos Müller.

La décision des journaux brésiliens a été adoptée en deux étapes, a expliqué Carlos Müller. "Ils ont d'abord conclu que la plupart des lecteurs se contentaient des trois premières lignes des articles publiés sur Google News" et ne cliquaient donc pas sur le lien vers leur site. Ils ont donc essayé de limiter leur présence à une seule ligne, en gros le titre de l'article. "Mais ils se sont rendus compte que les lecteurs se sentaient également satisfaits et ont donc quitté Google. 

L'ANJ continue toutefois de plaider pour une solution négociée avec Google. Car le retrait des journaux brésiliens de Google News concerne surtout les contenus de leurs versions imprimées. La plupart des sites de grands journaux, comme celui du quotidien O'Globo, continuent d'être référencés sur Google.

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Commentaires

Pascal Lopez  a écrit le 24/10/2012 à 0:17 :

Bonjour,

niveau info je préfère de très loin Yahoo, même si au niveau recherche je continue à utiliser Google, ce n'est qu'une question d'habitude. Et puis le référencement ce n'est pas Google qui le fait, mais le créateur de la page Web, dans son header. Et il est tout à fait possible de ne pas être référencé par Google, et même de choisir soi même son moteur de référencement.

pmxr  a écrit le 21/10/2012 à 17:50 :

Des outils informatiques permettent de se passer du référencement .... je n'en dirais pas plus !

Lou_Papet  a répondu le 21/10/2012 à 18:13:

Lesquels ? Eclairez nous, nous qui ne sommes pas tous des experts du web...

Pulse  a répondu le 22/10/2012 à 9:59:

L'application Pulse sur tablette par exemple qui récupère les flux RSS qui vous souhaitez

HS  a répondu le 22/10/2012 à 10:35:

comparer un agrégateur de flux rss avec Google c'est e la naïveté ou de l?incompétence... au choix !

Pulse  a répondu le 22/10/2012 à 12:15:

Pour ma revue de presse, seule utilisation que j'ai de Google actu, je préfère largement mon agrégateur de flux RSS, au moins je ne retrouve pas la moitité des résultats qui servent à rien! D'autres préfererons avoir 50 pages de résultat, alors qu'ils ne liront pas un seul article entièrement...

Lennart  a écrit le 21/10/2012 à 16:22 :

Le terme "presse en ligne" est vaste, ne sont pas inclus les sites et blogs d'information qui relaient des articles pompés à droite et a gauche. Ca serait quand même gros de les voir rémunérés pour des articles et que leurs "sources" ne le seraient pas.
Ainsi beaucoup de sites prétendus d'information technique, récupèrent une certaine visibilité à bon compte pour le plus grand bonheur de la régie pub qui voit ses annonces vues.

ca ne se fera pas  a écrit le 21/10/2012 à 15:41 :

Ça ne se fera pas. Pourquoi ? Parce ce que google a investi des projets et des ronds en France.... Comme nos politiques sont lâches, ont le trouillometre à zéro, accessoirement craignent l?éventuelle perte d'un google de France, ca ne se fera pas. "Discussion" = enterrement de 1ere classe. Si il y'a une mobilisation européenne, surement mais on y est pas ... Pour ma part, je considère que Google vit des sites qu'il référence, il a d'ailleurs le référencement sélectif quand il s'agit des plateformes qu'il administre ou des Ads. jJ ne suis pas sûr qu'un déreferencement fasse perdre de l'audience de "qualité" (celle qui revient et qui clique) aux éditeurs, au contraire, ça inciterait les gens à rester plus longtemps sur le site et à consommer moins, mais mieux .... Quant au fond, Yahoo a aussi un aggregateur et je suis sûr que Marissa (ou un autre) se ferait un plaisir de rémunérer les éditeurs français ou allemands sur une plateforme e-presse. Qui existe déjà, d'ailleurs...

zaknaster  a écrit le 21/10/2012 à 15:35 :

Bah voilà, très bien. Que la presse FR se désindexe de Google et le problème est réglé.
Qu'ils portent un peu leur cou**** et arrêtent de vouloir taxer Google pour des raisons aussi grotesques.

ped puc  a écrit le 21/10/2012 à 14:48 :

Les médias français veulent le beurre et l'argent du beurre, Veulent tout taxer une mentalité bien française! alors que Google est devenu le géant qu'il est grace aux services gratuits.

Rutabaga  a répondu le 21/10/2012 à 15:06:

Google n'est gratuit qu'en apparence, en l'utilisant massivement les utilisateurs acceptent de payer chacun environ 50 Euros par an, via le coût de la publicité des objets payants dont la publicité passe par Google. Peu de gens en dehors du milieu, comprennent comment Google fait de l'argent.

@rutabaga  a répondu le 21/10/2012 à 15:17:

C'est évident, le modèle de base est simple : si c'est gratuit, c'est vous le produit...

sourire  a répondu le 21/10/2012 à 16:22:

exact...... c'est simple et clair.....

Lennart  a répondu le 21/10/2012 à 16:31:

"Peu de gens en dehors du milieu, comprennent comment Google fait de l'argent."

Sans blague !

Caporal  a répondu le 22/10/2012 à 9:58:

Hum donc @Rutabaga pour vous les pubs sont payés par nous utilisateurs? Je remet en cause votre dire et je vous explique pourquoi: les applications sur mobile (android & ios) sont parfois gratuite on est bien d'accord cela signifie qu'on ne paye rien mais on est bien d'accord que ceux qui dirige ces applications gagnent de l'argent (encore heureux) j'en conclu par cet exemple simple et concret que les pubs ne veulent pas dire forcement payement par l'internaute et quand je parle par payement je parle d'argent car forcement quand on dit qu'il gagne de l'argent faut se demandé comment et qui paye? Et bien je dirait que c'est les entreprises qui font de la pub pour mieux se faire connaitre et ainsi finance les applications car elle obtient des bénéfices.

@rutabaga Je suis d'accord sur le faite que en quelque sorte le produit c'est nous mais c'est bien normal après tout, toute pub qu'elle soit à la télévision ou pas, considère que le produit c'est nous et que nous nous devons achetez leur produit en gros : on vous offre un service gratuit en échange vous accepter d'afficher des pubs qui doivent vous pousser à consommer nos produits. Après dire que nous somme qu'un produit sur google c'est un peu exagéré, allez donc voir facebook et vous comprendrait vite que là bas le produit c'est nous et pas que visiblement, facebook utilise nos informations personnels pour nous offrir des pubs qui pour lui faire gagné de l'argent doit être appréciés et au mieux attirer le client et pour cela c'est les entreprises diverse qui finance en contre-parti facebook. Mais j'ai était agréablement étonner du faite que google propose : "Google Dashboard" et cela me permet de savoir ce que je partage après bien évidement tout n'a pas du être dévoilé mais je trouve que c'est bien, c'est pas facebook qui va faire sa.
Bon revenant au message d'origine de ped puc: Oui google est devenu le géant qu'il est avec des services gratuits vers l'internaute/l'entreprise et des services payants aux entreprises souhaitant attirer la clientèle.
Après c'est vrai ce que vous dite, les médias gagne des lecteurs grâce à google (soit de l'argent, c'est dut gagnant-gagnant) mais en voyant que google vie bien alors que eux n'arrivent pas à trouvé un bon système économique, ils se sont dit et si on allez faire payé google? Je trouve cela très arrogants pour ma part car en gros: google gagne de l'argent en offrant un service aux médias et en voyant que google fait du bénéfice sur ce qu'il leur offre et bien il se sont étonné mais cela est tout à fait normal ! Après tout c'est normal que celui qui offre le service gagne de l'argent non? Après certaines personnes pensent que c'est les médias qui offre le service à google et pas le contraire; et bien j'ai trouvé une explication simple: c'est pas google qui demande de mettre leur site mais plutôt le site qui veut être sur google et s'il ne sont pas content google leur a laissé le choix de se retirer, ainsi je considère que la question n'a plus à se reposer.

raffardeux  a écrit le 21/10/2012 à 12:47 :

Si les journaux en ligne veulent garder leurs lecteurs, ils pourraient commencer par utiliser un correcteur orthographique ou les faire relire : cet article est bourré de fautes ce qui affaiblit considérablement sa portée. Sinon, je suis d'accord avec yvan.

+1000  a répondu le 21/10/2012 à 14:38:

+1, Je ne vise pas la tribune, car c'est général : les articles en ligne sont souvent baclés, aussi bien sur le fond que sur la forme. fautes orthographes en pagaille, et souvent de grosses bêtises parce que l'auteur manque de culture ou de connaissance. Sur ce dernier point, un exemple tout bête : un article parlait des noms de marques qui, une fois traduit en français devenait moins glamour. L'un des exemple était la marque "milky way" traduit par "le chemin laiteux". Sauf que "Milky way" désigne la voix lactée, (la galaxie dans laquelle évolue la Terre , mais notre journaliste ne savait peut être pas que la terre évolue dans la voie lactée ? ).

Lennart  a répondu le 21/10/2012 à 16:37:

L'éducation nationale va embaucher, alors si cela intéresse nos deux "lettrés" ils pourront prendre le problème en amont.

@raffardeux  a répondu le 21/10/2012 à 18:07:

C'est dommage, votre commentaire était intelligent... jusqu'à la dernière phrase.

yvan  a écrit le 21/10/2012 à 12:06 :

Qu'attend donc la presse française pour faire la même chose..?? Pour ma part, je n'utilise jamais leurs services (voir concurrents et métamoteurs tel Ixquick) et de plus en plus de personnes autour de moi font de même.

C'est Pareil  a répondu le 21/10/2012 à 13:19:

Cher Yvan, que vous utilisiez Google ou n'importe quel autre moteur, c'est pareil. Une loi ne peut pas s'appliquer a une seule victime, donc la loi s'appliquera a tous les moteurs. Si maintenant les Media ne veulent pas se faire indexer, il leur suffit d'ajouter un petit fichier robots.txt interdisant toute indexation, et basta. Mais non, ce qu'ils veulent c'est au contraire forcer les moteurs a les indexer, et a les payer. C'est du racket mafieux, tout simplement.

yvan  a répondu le 21/10/2012 à 13:55:

Mafieux, d'accord, mais surtout volontaire. Vous avez vu le nombre de sites agrégateurs de presse..?? Je dis : que la presse française fasse comme au Brésil. Goole a une politique d'hégémonie dont ils ne se cachent MEME pas. (honnêtes AU MOINS sur ce point...)

Tout dépend lequel apporte le plus à l'autre  a répondu le 21/10/2012 à 14:31:

Je ne vois pas en quoi c'est du racket mafieu. L'un possède un contenu d'information, l'autre fourni un service. Les deux possèdent une valeur marchande, après la question est de savoir lequel à le plus besoin de l'autre. Sans contenu, Google perd de sa valeur marchande et pourra moins facturer ses services publicitaires. Sans référencement, les médias sont moins visibles, donc moins de lecteur, moins de valeur sur leur contenu publicitaire. Ensuite, chacun essaie de valoriser son apport pour être celui qui engrange les bénéfices. Pour ma part j'utilise beaucoup google, mais jamais pour aller sur un site de presse, sauf si je cherche une information évenementielle en particulier, sinon je vais tous les jours directement sur la-tribune, ou sur les infos de Yahoo. Donc ici c'est la presse qui n'a pas besoin de google. Par contre si un média français veut avoir une visibilité globale, alors là il lui faut une édition en anglais et se faire référencer par Google. Tout dépend aussi du marché visé.

Win-Win  a répondu le 21/10/2012 à 15:22:

En effet, Google a besoin d'indexer les contenus, tout comme les contenus ont intérêt a être indexé. C'est un deal win-win d'entreprise a entreprise. Si les contenus ne sont pas contents du modèle économique, ils n'ont qu'a empecher l'indexation de leur contenu par Google , ce que ces derniers feront automatiquement conformément aux instructions robots.txt. Ensuite, c'est une négociation B2B sur la valorisation de chaque coté. Mais là, l'action des media consiste a forcer Google a indexer leur contenu, et aller se plaindre a la maitresse pour se faire payer.

Troll  a répondu le 21/10/2012 à 20:59:

<a href="http://www.commentcamarche.net/contents/web/robots-txt.php3">Disallow</a> et c'est réglé. Bonne nuit.