La Tribune

En Allemagne, Google s'efforce de rallier les internautes à sa cause

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Adeline Raynal  |   -  324  mots
En Allemagne, le projet de loi instaurant des droits voisins sur les contenus éditoriaux sera une nouvelle fois examiné par les parlementaires jeudi. Or, le moteur de recherche refuse de payer pour indexer des contenus éditoriaux. Pour faire valoir sa position, il se présente comme incontournable pour une recherche complète et pertinente.

Nous sommes indispensables à vos navigations sur Internet, défendez-nous ! Voilà en substance le message qu'adresse Google aux internautes allemands dans une vidéo mise en ligne le 26 novembre et invitant à signer une pétition pour s'opposer au projet de loi du parlement allemand visant à instaurer des droits voisins pour utiliser les contenus éditoriaux à des fins lucratives. Déjà visionnée par plus de 67.100 personnes, la vidéo comptabilise largement plus de "j'aime" que de votes hostiles. Le signe d'un soutien des internautes ? En mars dernier, des acteurs du web allemand s'étaient fait les soutiens de Google. "Ce projet est totalement rétrograde", s'était indigné Bernhard Rohleder, directeur général du Bitkom, fédération allemande des professionnels de l'informatique.

Reprise de contenus "inacceptable"

Le moteur de recherche américain prétend que le projet nuit à l'économie allemande, à la diversité de l'information et aux médias innovants. De son coté, la ministre de la Culture allemande avait qualifiée d'"inacceptable" la reprise de contenus gratuitement dans un but lucratif par Google, notamment dans sa rubrique "Actualités".

En France, deux mois pour s'entendre

Google lancera-t-il le même type de campagne de communication en France? L'éventualité n'est pas à exclure puisque dans l'Hexagone aussi, l'entreprise fait face à la volonté du gouvernement d'instaurer le même type de législation.

François Hollande, qui recevait Eric Schmidt - le patron de Google - le 29 octobre à l'Elysée, lui a donné jusqu'à fin décembre pour se mettre d'accord avec les éditeurs de contenus. Le magistrat à la Cour des comptes Marc Schwartz, a été nommé médiateur à cette fin.  Dans un communiqué publié à cette occasion, le président de la République arguait que "le développement de l'économie numérique appelait une adaptation de la fiscalité afin de mieux appréhender le partage de la valeur ajoutée et le financement de la création de contenus sur chaque territoire".
 

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Commentaires

caminel  a écrit le 28/11/2012 à 15:05 :

La supression de l'outil Google News serait vraiment dommageable pour le presse . Il n'y a pas que les grands poids lourds du marché. Pensez aux petites publications dont l'audience provient pour l'essentiel de cet outil.
Un article sur ce sujet dans un petit mais excellent site web : ITespresso.fr
http://www.itespresso.fr/allemagne-google-lance-appel-defense-web-59240.html

Theo  a répondu le 28/11/2012 à 15:47:

Avant Google, la presse était là... Après Google, la presse restera... Les gens adaptent leurs comportements en fonction du progrès. Puis Google à plus besoin de Google et des acteurs de l'économie réel que la presse les autres acteurs de l'économie réelle ont besoin de Google. Enlevez les des listes d'indexation de Google et Google sert plus à rien car plus de contenus. Je pense pas que les français abandonnent la tribune ou lemonde pour Google news par Google lol

xxx  a répondu le 01/12/2012 à 19:01:

moi c'est grâce a google que je vais sur les sites d'infos. "Après Google, la presse restera."!!! j'ai un gros doute, si google actualités n'existe plus, les sites de presse risque de perdre des visites!!!

stoppeur  a écrit le 28/11/2012 à 15:01 :

Le succès rencontré en Allemagne par Google,ça n'est que le haut de l'iceberg!Il n'est pas
dit que l'Espagne,l'Italie,la Belgique ou les Pays-Bas,la Grèce se rallient à la position alle
mande(pour peu qu'elle n'évolue dans les mois à venir)...Là encore,l'Europe communautaire
doit montrer de quoi elle est capable,en aussi peu de temps que possible...Ceux qui s'y
opposent sont ceux qui ne conçoivent l'économie qu'à court terme...pour éviter les réac
tions intempestives de l'oncle Sam...!Si l'Europe ne crée pas sa propre économie numé
rique,c'en sera fait de l'Europe communautaire et de son indépendance économique(dé
jà bien assez à la remorque de Wall Street!)...Entre les partisans inconditionnels du
"tout-Google" et le citoyen européen lambda,il y a tout un monde...!Beaucoup d'entre
eux ont à l'esprit que"La liberté n'a pas de prix" et ont déjà imaginé s'inscrire dans un
univers numérique européenne...Les Chinois faisant eux aussi diversion en Asie...et l'
Inde dans un autre monde...Google fait aujourd'hui de la résistance...face à la "spécifi
cité" française...Elle a plus à y perdre qu'à y gagner,y compris face à ses "consoeurs"
américaines...

Theo  a écrit le 28/11/2012 à 15:01 :

Ils se gavent sur le dos des acteurs de l'économie réelle en associant la marque de PME et de grandes entreprises à d'autres entreprises en partenariats avec eux, pour générer de la pub, sans payer de droits aux titularises des marques en questions. En plus, ils veulent pas payer d'impôts dans les pays ou les citoyens en question consomment leurs services. Et tout ça sous prétexte qu'ils sont leader... Que l'Europe autour de France telecom et deutsche telecom lancent un Google servants les interets de l'économie réelle et numérique des acteurs européens et on verra si Google restent leaders chez nous. Pas un voilà, je dis un Google avec une visée européenne , voire mondiale. pareillement, metro et carrefour peuvent s'associer et créer un grand amazon européen. bougez vous a Bruxelles bordel......

@Theo  a répondu le 28/11/2012 à 15:14:

>> Ils se gavent sur le dos des acteurs de l'économie réelle en associant la marque de PME et de grandes entreprises à d'autres entreprises en partenariats avec eux, pour générer de la pub, sans payer de droits aux titularises des marques en questions

Il serait intéressant que vous nous expliquiez ce que vous croyez percevoir des activités de Google.

>> En plus, ils veulent pas payer d'impôts dans les pays ou les citoyens en question consomment leurs services. ..

Toutes les entreprises implantées en Europe le font. Il n'y a qu'a changer la loi ou harmoniser les législations européennes. Pas de raison de s'attaquer plus particulièrement à Google.

>> Que l'Europe autour de France telecom et deutsche telecom lancent un Google servants les interets de l'économie réelle et numérique des acteurs européens et on verra si Google restent leaders chez nous.

Déjà fait. Ca s'appelle Quaero, un echec qui a coûté beaucoup d'argent.

>> metro et carrefour peuvent s'associer et créer un grand amazon européen.

On touche le fond...

ephw  a écrit le 28/11/2012 à 14:37 :

Google a bien raison car il participe au pluralisme démocratique.

Theo  a répondu le 28/11/2012 à 14:55:

Vous me faites rire, et comment ?

stoppeur  a répondu le 28/11/2012 à 15:07:

Dans un autre domaine,Coca-Cola a un budget supérieur à la nation américaine...!Faut-il
continuer dans le même sens avec l'économie du numérique...?Et mettre les économies
des nations à l'index de Google...?