Filtrage de la pub : la polémique en trompe-l'oeil lancée par Free s'amplifie

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La ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, va recevoir lundi les acteurs concernés par la décision du fournisseur d'accès d'introduire par défaut un dispositif de blocage des publicités en ligne dans sa Box. Le gendarme des télécoms a écrit à Free pour lui demander des explications, sur fond de bras de fer avec Google.

Anti-pubs, chantres de la gratuité, apôtres d'un Web libertaire, experts du numérique et autres défenseurs de la liberté d'entreprendre : le débat sur le filtrage de la publicité en ligne introduit par Free par défaut (en test) dans la mise à jour de sa Box a suscité un déferlement de commentaires en tous genres sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites d'actualité. Dès jeudi soir, la ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, a réagi en se déclarant « peu fan de la pub intrusive, mais favorable à une solution du type "no opt out" par défaut. A discuter avec les éditeurs (de sites NDLR) et Free. #FreeAdGate. » Derrière cette formulation peu limpide, la ministre a voulu exprimer sa préférence pour une option à choisir par l'abonné et non activée par défaut. « C'est la piste la plus simple, la solution la plus rapide pour régler le problème : elle sera évoquée lundi par les acteurs concernés lors d'une réunion à Bercy », confie son entourage. Free est convoqué, des éditeurs de sites et des représentants des régies publicitaires seront reçus lundi matin pour "trouver un compromis" indique la ministre dans une interview au Figaro. Son entourage évoque aussi « les gens qui s'estiment lésés », c'est-à-dire peut-être Google.

Affaire de gros sous avec Google

« Nous avons constaté les mesures prises par Free et sommes en train d'analyser la situation », a stoïquement réagi le moteur de recherche, qui vit quasi-exclusivement de la publicité, et se trouve déjà en conflit avec le fournisseur d'accès qui se plaint de la bande passante trop importante utilisée par YouTube, le site de vidéos de Google. Le gendarme des télécoms, l'Arcep, a ouvert une enquête administrative sur les « conditions techniques et financières de l'acheminement du trafic entre Google et Free » et les causes des lenteurs de YouTube sur le réseau de l'opérateur. « Je ne sais pas si les deux choses sont liées. Si elles le sont, je pense que c'est de cela qu'il faut qu'on parle (...) pour avoir une solution d'ensemble », a commenté Fleur Pellerin vendredi sur i-Télé. Une banale affaire de gros sous, de tarifs d'interconnexion, derrière cette initiative applaudie par les anti-pubs, aux discours volontiers anticapitalistes, quelle ironie !

Les propos de la ministre sur la publicité « intrusive » ont été jugés démagogiques par certains, comme l'entrepreneur du Net Frédéric Montagnon, cofondateur d'Overblog et d'Ebuzzing : « Vous n'avez pas, dans votre fonction, à vous prononcer sur ce qui est bon ou non en matière de publicité. Ce n'est simplement pas votre rôle », s'est-il emporté sur son blog, ajoutant que « la "publicité intrusive" finance l'accès de manière démocratique à des services et une base de savoir que jamais aucun Etat n'a été capable de mettre en place dans l'histoire. » L'entourage de la ministre, « qui n'est pas du tout contre la pub », souligne qu'effectivement « il faut éviter que tout le modèle économique des sites internet gratuits reposant sur la publicité tombe à l'eau parce qu'un acteur change une règle. » Mais certains se désolent de ce débat sur la publicité qui ne serait qu'un écran de fumée.


Une initiative légale ou pas ?

De son côté, Free observe un silence radio total après avoir confirmé jeudi la mise en place de ce dispositif tout en soulignant que ces « adblockers » (bloqueurs de publicité) sont légaux : il existe effectivement de nombreux logiciels à télécharger ou extensions de navigateurs à paramétrer, dans une démarche volontaire, pour bloquer les publicités indésirables (bandeaux, pop-ups, etc). S'ils existent, pourquoi Free éprouve-t-il le besoin de mettre le sien en place ? La question de la légalité est soulevée par certains. « S'il est prouvé que la mesure a pour objectif de nuire à une entreprise précise, ça ne l'est probablement pas (légal), parce que c'est une entrave à la concurrence libre et non-faussée », observe sur son blog Benjamin Bayart, le président du fournisseur d'accès FDN, défenseur patenté de la liberté d'expression et de la neutralité du Net. Le juriste Cédric Manara, interviewé par PC InPact, relève également que l'on peut considérer qu'il y a discrimination et abus de position dominante si certains prestataires de publicité seulement sont bloqués, comme cela semble être le cas. Il rappelle aussi que « la publicité relève de la liberté d'expression », il pourrait donc y avoir violation de l'article 1er de la Loi pour la confiance en l'économie numérique (LCEN).

Enfin, il remarque que le blocage par défaut peut « flirter avec la pratique commerciale trompeuse » s'il y a une modification significative du service ou bien la « dissimulation d'information » si l'option est difficile à désactiver. « Ce nouveau dispositif n'est ni visible pour l'utilisateur ni transparent », réagit Edouard Barreiro, de l'UFC Que Choisir, interrogé par Le Monde : « Free prend en otage les consommateurs et des acteurs économiques qui vivent de la pub pour arriver à ses fins dans ses négociations avec Google. » Quant à l'Arcep, elle a annoncé vendredi que son directeur général venait d'envoyer un courrier à Free « afin de l'interroger sur la finalité et les modalités détaillées du dispositif mis en place », attendant sa réponse « pour le milieu de la semaine prochaine. » L'autorité de régulation des télécoms se dit « attentive aux conditions de mise en œuvre de ce dispositif et à la légalité de ce dernier au regard du droit des communications électroniques. »


La neutralité du Net au cœur du débat avant la table ronde du 15 janvier

Quid de la neutralité du Net, ce principe de non-discrimination des contenus et services au fondement du Web, que certains voudraient voir inscrit dans une loi ? Le gouvernement va d'ailleurs organiser une table ronde sur le sujet qui tombe à point nommé, le 15 janvier. La ministre Fleur Pellerin estime que "ce point fait débat" mais qu'il semble difficile de conclure à une atteinte dans cette affaire. Stricto sensu, aux yeux de Benjamin Bayart, « ce n'est pas une atteinte à la neutralité des réseaux. D'abord parce que le filtrage n'est pas fait par le réseau, mais par un équipement de périphérie », en l'occurrence la Freebox Révolution (un peu moins de la moitié du parc de 5 millions d'abonnés ADSL de Free selon certaines estimations). Cependant, c'est, selon lui, une forme d'atteinte « à la neutralité des intermédiaires techniques », parce qu'il n'est pas simple de changer de boîtier et de « reconfigurer tout le réseau de la maison », même si cela reste sous contrôle de l'utilisateur. Le fait que le FAI s'arroge le droit de choisir ce qui est montré à l'internaute a cependant ulcéré de nombreux abonnés Freebox brandissant des menaces de résiliation sur les réseaux sociaux.

Pour certains défenseurs de la Net neutralité, la démarche de Free est la porte ouverte à d'autres dérives, le blocage, voire la censure d'autres contenus, des résultats de recherche, etc. « Cette fois, il s'agit de couper des publicités, mais pourquoi pas, prochainement les remplacer par d'autres, et en prendre le revenu ? », avance également Frédéric Montagnon. Certains soupçonnent en effet Free de vouloir à terme ajouter ses propres pubs à la place des existantes, pourquoi pas pour financer un accès à Internet moins cher, voire gratuit.

« Une méthode de voyou » voire « du racket » ?

A part les réfractaires à la publicité les plus radicaux, peu d'observateurs ont apprécié la façon dont Free a introduit ce dispositif, jugée sournoise. Benjamin Bayart n'est pas tendre avec le numéro deux français de l'ADSL dont il critique la démarche sur le plan moral. « Sortir ça, sans l'annoncer, dans un contexte tendu voire belliqueux entre Free et Google, sans expliquer ce que ça fait, et en l'activant par défaut, c'est une méthode de voyou », s'emporte le président de FDN sur son blog. « Ce n'est pas nouveau, ils sont coutumiers du fait. Si c'est fait pour faire plier Google dans une négociation en cours sur le financement des interconnexions privées, c'est tout simplement du racket », juge-t-il.

Une expression que Xavier Niel lui-même avait utilisée au sujet de certains forfaits mobiles proposés par ses concurrents lors du lancement de Free Mobile il y a un an. Champion du buzz et des formules à l'emporte-pièce, le fondateur de Free avait-il rêvé d'un climat aussi détestable pour célébrer le premier anniversaire de son arrivée fracassante dans le mobile jeudi prochain ?

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Commentaires
a écrit le 08/01/2013 à 4:40 :
Une majorité de sites web n'ont rien a faire sur la toile si leur vie ne dépend que de la pub. Bientôt comme la TV publique on va nous obliger à payer une redevance pour soutenir soit disant le secteur de la création plus ou moins minable même si on veut pas la regarder !!!
Demandez vous pourquoi les produit des éditeurs ne sont pas vendable sur le net contrairement au e-commerce qui explose lui. C'est simple les jeunes générations ne lisent presque plus que ce soit du papier ou du numérique à part les infos de caniveaux à scandale (comme disais Murdock le pape des médias anglo-saxons il faut un scandale par jour pour alimenter mes médias...) alors pourquoi payerait t'il pour de l'infos à très faible voire aucune valeur ajoutée...Payer quoi...de l'info inutile réchauffée stéréotypée sans aucune innovation...Les éditeurs essayent des moyens douteux pour faire du buzz et du trafic sans causes sérieuses...
a écrit le 06/01/2013 à 14:55 :
@Fred : Vous ne pouvez obliger les internautes à payer pour un service web. S'ils ne paient pas pour c'est qu'ils ont des alternatives et que cela ne représente pas forcément un besoin vital.
D'un autre coté vous ne pouvez pas les obliger à regarder la publicité que vous affichez sur vos sites web c'est un principe de liberté. De la même manière que vous pouvez couper le son ou zapper à la TV lorsqu'il y a de la pub.
Forcément cela vous oblige à réfléchir sur la pertinence de votre business model.
Le monde, les gens et les habitudes changent et de la même manière le business et les entreprises s'adaptent. De votre coté vous ne montrez aucune flexibilité à ce niveau c'est une erreur en tant qu'entrepreneur.
Réponse de le 07/01/2013 à 8:31 :
Si tu veux du pratique, décrit nous un peu plus le site que tu proposes. Après si les gens ne veulent plus payer pour de la qualité c'est un autre sujet mais je ne suis pas convaincu. Sinon comme tu as l'air d'avoir de l'expérience dans le web, tu peux aussi trouver un boulot dans une boite en mettant en valeur ton expérience, faut s'adapter très vite dans ce milieu...
a écrit le 05/01/2013 à 18:11 :
J'avoue être inquiet. Qu'une ministre se permette de prendre partie sur ce qui est bien ou mal en matière d'économie sans penser aux conséquences pour ceux qui en vivent sur le Web ou dans les magasins applicatifs (Apple, Android, Microsoft). Bloguer n'est pas incompatible avec un minimum de réflexion ... Cela étant, elle y a peut-être réfléchi et cela m'inquiète encore plus.

Je développe une application GRATUITE sur plusieurs magasins applicatifs et je vis donc de la publicité, enfin j'essaie ... Coupez-moi mes revenus et je deviens chômeur.

Alors oui, dans un premier temps je me défendrai en indiquant à mes utilisateurs qui n'affichent pas la publicité que l'usage de l'application n'est possible que s'ils l'autorisent. Dans le cas contraire, l'application se refermera. C'est techniquement très facile à faire, mais je prends probablement un risque en faisant cela. Maintenant posez-vous la question : souhaitez-vous des applications et des sites gratuits financés par la pub ou bien souhaitez-vous que tout soit payant ?
Réponse de le 06/01/2013 à 12:38 :
QUE TOUT SOIT PAYANT !!!
Réponse de le 06/01/2013 à 12:52 :
j'aime bien les gens bipolaires... ya un juste milieu pour tout et les internautes ne sont pas protéger contre cette publicité de plus en plus envahissante , c'est un moyen de défense c'est tout.
Réponse de le 08/01/2013 à 4:37 :
Payer quoi...de l'info inutile réchauffée stéréotypée sans aucune innovation...Les éditeurs essayent des moyens douteux pour faire du buzz et du trafic sans causes sérieuses...90% des sites web n'ont rien a faire sur la toile si leur vie ne dépend que de la pub. Bientôt comme la TV publique on va nous obliger à payer une redevance pour soutenir soit disant le secteur de la création plus ou moins minable même si on veut pas la regarder !!!
Demandez vous pourquoi les produit des éditeurs ne sont pas vendable sur le net contrairement au e-commerce qui explose lui. C'est simple les jeunes générations ne lisent presque plus que ce soit du papier ou du numérique à part les infos de caniveaux à scandale (comme disais Murdock le pape des médias anglo-saxons il faut un scandale par jour pour alimentater ses médias...) alors pourquoi payerait t'il pour de l'infos à très faible voire aucune valeur ajoutée...
a écrit le 05/01/2013 à 17:37 :
DES PISTES
regarder la T.V sans pub c est peut etre pour bientot ou alors sans redevance ?
a écrit le 05/01/2013 à 17:19 :
il y a 3 type de pub.
la premiere, simple est non intrusive, ne collect pas d'info sur mon compte ou mes habitudes, c'est la pub dans le journal, la pub a la tele ou celle dans le metro, on en a plein le net. Elle fait est un element saint de l'economie.
La deuxieme, sournoise, collecte des info sur mes habitudes sans me le demander, c'est la plus rependu sur le net avec les fameux cookies. C'est la pub ciblee.
La troisieme, c'est la pub incontournable dans la DVD ou BlueRAY. il faut la voir pour acceder au contenu. Le proprietaire de Marvel et STARWAR est le maitre du monde an la matiere.

La premiere est de bonne guere, mais la deuxieme, parce qu'elle use des infos prives, ne devrait etre possible que si l'utilisateur le souhaite (opt in) et en acceptant l'utilisateur ne d. La derniere devrait etre interdite.
a écrit le 05/01/2013 à 15:24 :
Le vrai sujet évoqué par c'estpasnouveau et sub, c'est d'avoir un business model du réseau qui tienne la route indépendamment du contenu de ce qu'il véhicule. Il va donc falloir vendre le réseau en tant que tel et proposer de véritables offres de retail en IP sec qui puissent financer réellement la conso de bande passante en video ou cloud...et qui finance aussi la desserte des zones non denses car la péréquation est une vieille habitude "PTTouillesque" qu'il va nous falloir abandonner. He oui, Free découvre que le réseau ça coûte : bienvenu au club !
a écrit le 05/01/2013 à 15:10 :
Bonjour,

J ne peux deviner quels sont les desseins de FREE concernant la mise en place de cette option. Probablement peser sur la négociation avec Google sans doute mais il existe probablement d'autres raisons que nous ignorons.
En tout cas force est de constater que bon nombre de sociétés et d'entrepreneurs vivent de ce business modèle qui ne peut normalement constituer une fin en soi.
Vivre aujourd'hui uniquement de la publicité sur internet si on ne s'appelle pas Google, Bing, Baidu ou Yahoo me semble illusoire et dangereux à moyen terme.
LA raison en est simple les usagers dont je fais partie sont lassés de la publicité intrusive et qui ralentit leur navigateurs donc nous nous munissons de bloqueurs de publicité et nous nous abonnons à des listes d'informations payantes pour beaucoup même si nous ne représentons pas encore la majorité.
Les gens étant de mieux en mieux informés il y aura de moins en moins de clics sur les publicités et de plus en plus de blocage ce qui tuera à terme ce business model. L'avenir est à la diversification dont la publicité ne sera qu'une composante parmi d'autre. Nous arrivons dans les 10 prochaines années à la limité de ce modèle publicitaire. Google l'a compris et se diversifie depuis 5 ans à présent. (Android, tablettes, appliance de recherche aux entreprise ...)
a écrit le 05/01/2013 à 10:47 :
Abonné FREE, je viens de remettre la PUB sur Google, cela m'a pris à peine 2 minutes.
FLEUR ferait mieux de s'occuper de la fibre optique, où FREE a un énorme retard.
A lire les news, de nombreux Abonnés FREE y compris votre serviteur, dont on a promis par Email l'installation de la fibre depuis plusieurs années, attendent toujours alors que le NRO existe et fonctionne, et que la fibre FREE est posée jusqu'à l'étage de l'immeuble, et alors que tous les autres FAI ont déjà fibré l'immeuble.
a écrit le 05/01/2013 à 10:36 :
On parle de racket d'un coté et de prélèvement obligatoire de l'autre ou de coopération...!
Pour l'usager du net ce n'est pas la publicité qu'il recherche...!
a écrit le 05/01/2013 à 10:32 :
Comme une chaine de télé, le FAI pourrai vivre sur la publicité, permettant de baisser les tarifs aux usagers! La concurrence doit elle être encore faussé par des directives de Bruxelles?!
Réponse de le 05/01/2013 à 12:07 :
Baisser les tarifs..?? Arrêtez de rêver avec votre pseudo concurrence. Vous n'avez pas suivi l'arrivée de Free dans la téléphonie mobile, apparemment. Avant cela, y-a-t'il eu concurrence..?? La pub devient insupportable et la réaction du public est justifiée.
Réponse de le 05/01/2013 à 20:15 :
Si l'on doit subir la publicité, il est juste de donner au FAI les moyens de couper la pub, cela fait parti d'une offre concurrentielle!
a écrit le 05/01/2013 à 9:49 :
Fleur Pellegrin est notre ministre et elle ignore la Loi ? La loi imposant la traduction des termes techniques en Français n'a pas été abrogée, si ? Alors elle doit pouvoir trouver un équivalent intelligible pour une solution du type "no opt out" par défaut. En France, on est vraiment les plus forts, même certaines de nos entreprises ont honte d'être françaises et mettent leur site par défaut en anglais (type Archos qui a une époque faisait ses vidéos de démo exclusivement en anglais, ils ne connaissent pas leur langue maternelle orale...).
Réponse de le 05/01/2013 à 10:43 :
Entièrement d'accord , ça fait ridicule . Ça donne l'impression qu'elle vient d'apprendre cette expression (que personne ne connait) et qu'elle la ressort pour faire expert.
Réponse de le 05/01/2013 à 11:43 :
Absolument d'accord avec vous, on a vraiment l'impression que le français est en train de mourir lentement mais sûrement et que personne ne s'en offusque .... Alors oui apprendre une langue étrangère permet de s'ouvrir à une autre culture (enfin perso, c'est ce que j'ai fait en apprenant l'anglais) mais il y'a des limites ...
a écrit le 05/01/2013 à 9:41 :
C'est connu....sous un gouvernement socialiste c'est difficile d'être Free...
a écrit le 05/01/2013 à 9:35 :
Bravo Free. Il serait intéressant de savoir quel % d'internautes réactiverait l'option d'affichage de pubs si le filtrage / box adsl était généralisé... l'internaute n'est pas demandeur de ces publicités qui exploitent dans certains cas votre historique de navigation !
a écrit le 05/01/2013 à 9:35 :
Bravo Free. Il serait intéressant de savoir quel % d'internautes réactiverait l'option d'affichage de pubs si le filtrage / box adsl était généralisé... l'internaute n'est pas demandeur de ces publicités qui exploitent dans certains cas votre historique de navigation !
Réponse de le 05/01/2013 à 10:06 :
Le problème vient de site QUI, EUX, RESPECTENT la non "intrusivité" des publicités, et vivent chichement avec la pub et rien d'autre (et j'en connais quelques uns !).... sans publicité, plus d'argent.... donc ces boites vont mourir....
Le "gratuit total" c'est bien beau, mais même au pays des bisounours, ça ne peut pas exister !!!!
a écrit le 05/01/2013 à 9:35 :
Bravo Free. Il serait intéressant de savoir quel % d'internautes réactiverait l'option d'affichage de pubs si le filtrage / box adsl était généralisé... l'internaute n'est pas demandeur de ces publicités qui exploitent dans certains cas votre historique de navigation !
a écrit le 05/01/2013 à 9:31 :
Ca fait bien longtemps que j'ai téléchargé l'extension Adblock sur mon navigateur. Plus aucune pub!! c'est génial. Les pires pubs sont celles qui s'ouvrent sur une nouvelle page: vraiment insupportable. Après, de nombreuses entreprises vivent en France grâce à la pub sur Internet, entre les régies publicitaires et les sites d'informations (dont surement la Tribune)
Réponse de le 05/01/2013 à 12:04 :
Si on paye un abonnement à un FAI il n'y à aucune raison d' avoir de la Pub
Quand vous regardez TF1 M6 etc.. on paye rien ils se rattrapent sur la pub que vous
pouvez ou non regargder
Réponse de le 05/01/2013 à 13:44 :
1. sachez que nous payons les abonnements Internet les moins chères d'Europe, voyagez donc un peu et vous verrez la différence!
2. vous mélangez tout. Free est un FAI, ils fournissent la connexion, pas le contenu! Quand vous visitez un site d'information, ce n'est pas Free qui paye ses journalistes, les webmasters et l'hébergement. Ce sont 2 métiers différents. Qu'on supprime la pub, et vous ne pourrez plus aller sur un site comme la Tribune, car il n?existera plus!
3. France Telecom prélève environ 7 euros tous les mois sur chaque abonnement Internet, demandez donc leur de baisser ce tarif
Réponse de le 06/01/2013 à 12:36 :
pour ceux qui veulent un peu "respirer", la pub étant devenu endémique sur internet, utiliser adblock sur firefox ou chrome , en 2 clics vous n'aurez plus de pub, c'est à la portée de tout utilisateur.
a écrit le 05/01/2013 à 9:29 :
Le web va enfin devenir payant...
a écrit le 05/01/2013 à 8:51 :
C'est un simple fait de concurrence, les monopoles n'en sont pas favorable et les lobbies sont a la rescousse!
a écrit le 05/01/2013 à 8:27 :
Wikipedia qui doit être parmi les cinq premiers sites au monde en terme d'audience, vit sans publicité, comme quoi c'est facile de s'en passer. Il n'y a que les propositions de très faibles valeur qui ont besoin de la pub pour vivre, les autres n'ont aucun mal. Malheureusement les médias vivent tous de la pub et contrôle l'information, donc on va avoir un déluge d'injonctions du genre "les gens raisonnables sont pour la pub en ligne".
Réponse de le 05/01/2013 à 9:26 :
Wikipédia vit grâce aux dons. Allez sur leur site, vous verrez les demandes de dons dans la bande en haut. Ils menaçaient même récemment de fermer le site en cas de manque de dons. Je crois que vous ne connaissez rien à cette économie
Réponse de le 06/01/2013 à 12:42 :
il est tout à fait possible de vivre d'un site avec peu de pubs, d'ailleurs je suis pret à payer ou faire un don pour un site qui a du contenu de qualité. la pub c'est has been ;) sinon rien n'empeche de faire un site d'informations à but non lucratif ( blog etc ).
a écrit le 05/01/2013 à 8:26 :
si le gouvernement pouvait arreter de se méler des affaires des entreprises cela irait mieux. Free propose une option c'est au consommateur de décider pas au gouvernement. Qu'il s'occupe de mettre de l'ordre dans ses finances . de diminuer ses dépenses faramineuses et qu'il s'occupe de nombre de députés, sénateurs et élus de tout genre
a écrit le 05/01/2013 à 7:45 :
Face au progrès qui les dépassent les socialistes ne savent que réunir des tables rondes (internet, gaz de shiste...)
Pour le reste, la valeur des sociétés en publicité sur internet et en revente d'adresses d'internautes a baissé de moitié au de ces dernières heures.
a écrit le 05/01/2013 à 5:43 :
toccata
a partir du moment ou c'est un choix proposé par le fai et que l'internaute a la possibilté de revenir en arriere, il n'y a pas de problème.
Free s'engage surtout contre goog , pour que goog finance une partie du transport de ses vidéos , et que ce transport ne soit pas a la charge des FAI et des internautes.. Car goog profite d'une infrastructure sur le net completement abusive à leur profit , en s'octroyant une bonne partie de la bande passante, sans débourser le moindre kopeck, ou presque.
a écrit le 05/01/2013 à 5:10 :
Avec cette initiative, Free lance un pavé dans la mare du pactole de la pub gratuite qui échappe aux opérateurs au quasi seul profit du géant américain Google.
On l'aura tous compris, Free n'est pas un "antipub", mais un "antipub dont les revenus lui passent sous le nez".
L'opérateur français, par cette action, vise à redéfinir les règles (il est par ailleurs étrange que la ministre de l'économie numérique s'en offusque au lieu de la soutenir, elle a peut-être des actions Google - petite boutade - :)
En clair si Google veut que les abonnés de Free (les fameux "Freenautes") voient ses pubs, il va falloir passer à la caisse, et de même pour tout autre annonceur puisque Free contrôlerait ainsi en quelque sorte la diffusion de la pub sur ses canaux comme le fait France Télévision sur ses chaînes.
C'est peut-être un coup de maître de la part de Xavier Niel, car s'il le réussit, il y a fort à parier que les Orange, Bouygues, SFR et autres pourvoyeurs de Box voudront eux aussi leur part du gâteau (l'état devrait s'en réjouir, lui qui voit la taxe sur les bénéfices du géant Google en France lui échapper en grande partie, il y aurait là en effet un moyen de mieux la recouvrer).
Bravo à Free qui marque "one point" dans la bataille contre la suprématie des géants alericains du web.
Réponse de le 05/01/2013 à 11:55 :
C'est comme si TDF ou un opérateur de multiplex TNT voulait une part du gâteau publicitaire des chaînes qu'il transporte, c'est n'importe quoi. Free n'a qu'a investir et faire payer ses abonnés en conséquence ou alors créer et vendre des contenus. Ne pas confondre les métiers de transporteur et d'éditeur ou hébergeur.

Je demande à un FAI de me fournir une connectivité IP point barre. Rien a battre de la TV ADSL ou du téléphone sur la box. D'ailleurs je refuse d'avoir une box et nous avons maintenant la preuve qu'un FAI peut filtrer sur sa box, voila qui va faire plaisir aux ayant droits et à l'Hadopi...
a écrit le 05/01/2013 à 2:43 :
Très bon article. En espérant en lire plus souvent dans La Tribune.

Sur le fond, reprocher au méchant Free d'abuser de sa position face au gentil Google, juridiquement c'est peut-être vrai mais c'est quand même un peu gonflé.
a écrit le 05/01/2013 à 2:02 :
Il y a une question technique. Cette question est de savoir si une bannière publicitaire fait parti d'une page à afficher, ou bien est un élément en sus, non sollicité. Il y a des arguments dans les deux sens. De plus, il faut être prudent car cela peut créer des jurisprudences sur des contenus différents de la publicité. Mais, dans la première hypothèse, à savoir que la bannière ferait partie intégrante de la page à afficher, Free est dans l'illégalité absolue puisque la commission européenne interdit formellement aux fournisseurs d'accès de filtrer le contenu. Et dans la seconde hypothèse, la légalité reste très discutable...
a écrit le 04/01/2013 à 23:53 :
Free a raison, la pub intrusive par le web doit respecter la loi comme pour la pub intrusive par mail : l'utilisateur doit accepter OPT IN pour que le publicitaire puise le spammer. Donc par défaut il faut que l'utilisateur soit protégé ! Donc arrêtez vos délires de lobbies, c'est légal et c'est une bonne chose pour les utilisateurs. Bien sur que vous défendez votre bifteck les journaleux...ce modèle v'est plus viable. Mare de ces pub en plein ecran que les non technophile se font avoir et clique dessus pour se retrouver avec un truc indésirable...
ADBLOCK PLUS doit être OBLIGATOIRE POUR TOUS et SUR TOUS LES SUPPORTS pour survivre sans spyware sur Internet.
Réponse de le 05/01/2013 à 18:16 :
Je fournis une application gratuite et je vis de la publicité (en faisant attention à ce qu'elle ne casse pas l'expérience utilisateur. Sans publicité, je pointe au chômage directement. J'en déduit que vous êtes prêt à renoncer à tout ce qui est gratuit et êtes prêt à payer pour accéder à tous les sites Web et toutes les applications que vous utilisez ?
Réponse de le 06/01/2013 à 12:45 :
Si ton application vaut le coup, tu peux la faire payante, après tout n'a pas besoin d'avoir une valeur marchande sur internet, il y a encore des sites sans ou avec très peu de pub heureusement.
a écrit le 04/01/2013 à 23:29 :
Bravo Free
Ras le bol de toutes ces pubs et autres popups
Google engrange des milliards sur le dos des fai sans vouloir débourser un centime, c'est de bonne guerre !
Réponse de le 05/01/2013 à 9:32 :
De très nombreuses entreprises en France (dont les régies publicitaires) existent grâce à ce système de la pub payante.
a écrit le 04/01/2013 à 21:15 :
C'est de bonne guerre. Personne n'ose toucher à Google qui se fait un fric monstrueux à partir des requêtes des internautes. Le "pornographe", comme le nommait l'ancien President, montre en tout cas qu'il en a. Que l on soit d' accord ou pas avec ses initiatives, la France mériterait bien quelques dizaines de ce type d'entrepreneur à la place de nos élites si bien installée dans nos administrations et dans nos belles entreprises du CAC 40....
Réponse de le 04/01/2013 à 23:44 :
de GOOGLE qui est un excellent moteur de recherche
Réponse de le 05/01/2013 à 8:29 :
Le coût de Google pour un internaute, c'est un surcroit de 50 Euros par an payé en terme de coût publicitaire. Par ailleurs si vous avez connu les débuts de Google, vous avez constaté que le moteur de recherche est bien moins performant aujourd'hui qu'à sa naissance en 1998. Etrange non?
a écrit le 04/01/2013 à 20:43 :
Bravo Free ; combien de fois des fenetres de pub nous empechent de voir normalement les pages web consultées ; les navigateurs n'offrent pas cette possibilité ou ne le font que partiellement ; quand à la pub mensongère sur le web celà fait bien longtemps qu'elle n'est pas du tout sanctionnée , sans parler des mouchards qui nous fliquent à longueur de temps ; en tous cas bravo aux techniciens de free qui nous disent : 'yes we can'
Réponse de le 05/01/2013 à 18:12 :
Indépendamment du côté intrusifs de certaines publicités qui casse complètement l'expérience utilisateur, j'en déduit que vous êtes prêt à payer pour accéder aux contenus des sites web et des applications que vous utilisez ?

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