Les éditeurs de logiciels vent debout contre le rapport Co (l) lin... et toute forme de taxe sur le numérique

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L'AFDEL, qui s'insurge contre la « diabolisation » de l'économie numérique, publie un livre blanc remettant en cause le bien-fondé d'une taxe sur les données personnelles. Elle appelle le gouvernement à suspendre tout projet de fiscalisation sectorielle, qui pénaliserait un secteur fortement créateur d'emplois.

Taxes sur la publicité, le commerce en ligne, la bande passante, et maintenant les données personnelles avec le rapport Colin et Collin, les industriels commencent à sortir du bois pour dire tout le mal qu'ils pensent de ces tentatives pour fiscaliser un secteur d'avenir. L'Association Française des Editeurs de Logiciels et Solutions Internet (AFDEL), qui réunit 330 entreprises du numérique dont Dassault Systèmes, Cegid ou Salesforce, a décidé de tirer la première. D'autres pourraient suivre. Dans un « livre blanc » dont la Tribune a eu connaissance, l'AFDEL s'insurge contre la « diabolisation » de l'économie numérique, qui n'est pas « sans rappeler celle dont l'électricité faisait l'objet » à son apparition.

L'AFDEL rappelle que le numérique « revendique plus d'un million d'emplois directs en France, et a permis la création de 700.000 emplois en 15 ans ». Ainsi, d'après l'association, si les géants du Net réussissent, ce n'est pas uniquement parce qu'ils ne paient pas d'impôts mais aussi parce qu'ils sont très innovants.

Moratoire fiscal
Plutôt que de voter une fiscalité sectorielle, l'AFDEL demande au gouvernement de « développer l'attractivité du territoire ». Comment ? Par exemple, en favorisant « l'implantation de datacenters », comme en Islande ou en Chine, un pays qui « prévoit même le financement de grandes citées cloud ». Elle supplie aussi les autorités d'attendre « l'adoption de règles harmonisées au niveau de l'OCDE » et appelle « à suspendre toute mesure nationale ».

Double peine
Les divers projets de taxe, qui ont émergé ces deux dernières années, n'ont qu'un objectif : celui de fiscaliser les fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) qui échappent à l'impôt sur les sociétés, voire à la TVA. Problème : si ces dispositifs aboutissaient, ils retomberaient aussi sur des entreprises françaises, qui paient déjà des impôts. Une double-peine en quelque sorte. Ainsi, la taxe sur la publicité en ligne, que le sénateur Philippe Marini (UMP) devrait bientôt représenter au Sénat, toucherait peut-être Google mais surtout d'autres régies publicitaires comme PagesJaunes; la taxe sur les données du rapport Col(l)in concernerait d'autres d'entreprises comme les banques ou des sites de commerce en ligne; celle sur la bande passante frapperait YouTube (mais aussi Dailymotion) qui réalise un chiffre d'affaires 10 fois moins élevé. L'AFDEL rappelle ainsi que l'optimisation fiscale n'est pas « l'apanage exclusif de l'économie numérique », mais que ces pratiques sont aussi « le fait de grands groupes ». Au Royaume Uni, les cafés Starbucks ont fait scandale, tandis qu'en France, les magasins Ikéa ont des dispositifs de contournement très évolués.

Le rapport Co(l)in émet un « jugement de valeur »
L'Association conteste notamment le rapport Colin et Collin, qui propose de taxer les sur-exploiteurs de données personnelles en s'appuyant sur le « principe du polleur-payeur ». Pour les Col(l)in, Google, Facebook et Amazon s'enrichissent sur le dos des internautes, qui leur livrent des informations personnelles, dont la valeur est bien supérieure à celles des outils mis à leur disposition gratuitement (moteur de recherche, réseau social...). De ce constat, a émergé le concept de « travail gratuit ». L'AFDEL remet en cause ce principe en arguant que les outils et les applications utilisées ont « pu demander des années de recherche et développement » et reposent « souvent sur des infrastructures réseaux coûteuses ». Affirmer que l'internaute donne plus qu'il ne reçoit est un donc « jugement de valeur ». De fait, le modèle publicitaire est très répandu dans les médias - journaux, télévision, radio - qui ne se privent pas de faire de nombreuses études sur les lecteurs, téléspectateurs, auditeurs.

Le transfert de la valeur en question
L'AFDEL revient aussi sur la question du « transfert de la valeur », l'argument phare des éditeurs de presse, du monde de la musique, et des opérateurs télécoms lorsqu'ils demandent de l'argent à Google. Le moteur de recherche capterait l'essentiel des revenus du Web, en dépensant un minimum, dans la mesure où il ne produit pas de contenus et participe peu au financement des réseaux. Ayants droit et opérateurs subiraient donc une forme de spoliation. L'AFDEL conteste aussi cette analyse. Selon l'Association, le Web a créé de nouveaux usages, qui bouleversent les habitudes des utilisateurs et remettent en cause les modèles économiques traditionnels. Ainsi, l'internaute préfère avoir accès à une multitude de contenus, sans les posséder. En matière de biens culturels, la location est  en train de prendre le pas sur la propriété. Une fois ce constat dressé, les entreprises doivent trouver les modèles économiques adéquats. Mais, pour l'AFDEL, il s'agit d'une affaire entre acteurs privés, qui ne relève pas du législateur.


 

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Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 18:07 :
Je ne vois pas le rapport avec la création d'emplois. Que vient faire ce paramètre exogène dans l'affaire?
a écrit le 19/02/2013 à 16:18 :
quelqu'un peut m'expliquer c'est quoi Co(l)in et Col(l)in, et pourquoi ces parenthèses?
Réponse de le 19/02/2013 à 16:54 :
Les deux auteurs du rapport
Réponse de le 20/02/2013 à 12:29 :
Ca aurait du etre Coll?in
a écrit le 19/02/2013 à 16:09 :
Les technologies, les outils, les usages, le commerce changent . De nouvelles entreprises apparaissent et elles remplacent des anciennes. Ainsi va le monde.
Les taxes doivent être collectées sur les gens et sur les entreprises , pour l'instant on n'a pas trouvé d'autres modèles pour financer les biens et outils collectifs comme les hôpitaux ou les écoles. Certains voudraient tout privatiser , c'est une idée mais c'est un peu comme tout collectiviser , on a bien vu que cela ne marchait pas. Alors le législateur doit faire évoluer les textes !
Plus l'industrie , la technologie changeront vite et plus il faudra revoir souvent les assiettes et périmètres fiscaux. Ainsi change le monde. Il n'est donc pas anormal que de plus en plus on parle de collecte d'impôt. On voit bien que les gouvernements de droite ou de gauche y travaillent de la même manière. La technologie c'est comme la démographie , c'est pas facile à maîtriser.
Donc : nouvelle démographie : nouvelle façon d'organiser le travail dans sa vie , nouvelle assiette de cotisation...
Nouvelles technologies : nouvelles taxes , puisque le vieux business ne finance plus il faut bien faire avancer les choses et gérer les recettes et les dépenses.
Le net créé beaucoup d'emplois : c'est très bien , c'est donc un secteur en croissance qui va attirer des investissements et c'est donc normal qu'il finance l'impôt comme toute activité sur la base du CA d'un côté (taille) et sur le résultat de l'autre (marge).
Celles qui investissement beaucoup auront du crédit impôt recherche et c'est très bien. Bien d'accord pour dire qu'il ne faut pas de double peine mais cela va de soit et pour les politiques aussi je pense !
Les investissements vont partir à l'étranger : pas du tout ; c'est un film. C'est trop simpliste. L'équation est plus complexe. Dans les autres pays aussi il y a des impôts , des choses qui vont et aussi des choses qui ne vont pas.
Il faut donc maîtriser les dépenses des administrations (dans la mesure des évolutions démographiques) , faire évoluer les taxes avec les évolutions du monde et favoriser l'investissement sous toutes ses formes : CIR, infrastructures , enseignement, services sanitaires , écologie .... Notre représentation démocratique est là pour ça et fait de son mieux (de gauche ou de droite - c'est pas simple ) .
Les vrais soucis commenceront quand le parlement ne légiférera plus , les hommes politiques ne testeront plus de nouvelles idées ou quand l'impôt ne sera plus collecté correctement ! A bon entendeur !
Réponse de le 19/02/2013 à 17:21 :
Ce qui est faussé dans votre raisonnement, c'est la perception de la substition du moderne à l'ancien. Ce dernier est toujours présent, pour encore longtemps. On a donc effectivement une accumulation de taxes, en surplus. Voilà qui n'est pas acceptable. D'autant que le seul et unique impôt qui devrait être supporté collectivement est l'impôt sur le revenu, quel que soit le revenu, à titre de foyer fiscal. Quant aux entreprises, le seul impôt sur les BIC devrait suffire. Or, là encore, l'Etat a multiplié les impôts, et même quand disparaît l'IFA, il en revient un autre par la porte de derrière ! A noter également : L'enseignement, les services sanitaires et l'écologie ne sont pas des domaines d'investissement mais des charges d'Etat, que ce dernier a partiellement délégué aux collectivités territoriales sciemment. Ne pas confondre investissement et dépenses d'entretien (par exemple, réfectionner un collège n'est pas un investissement). Enfin, croire que les politiques au pouvoir ne légiféreront plus un jour est une utopie : Ils sont atteints par la maladie (influencés en celà par les lobbies divers et variés) et la multiplication des textes de lois ne s'arrêtera que lorsque l'Etat bureaucrate aura disparu, et ce n'est, hélas, pas demain la veille !
Réponse de le 19/02/2013 à 18:56 :
J'entends votre réponse pourtant ... quelques exemples:
Les mines , la sidérurgie , le textile , la chimie , bientôt l'automobile ... tout cela disparaît de notre paysage français. Et d'autres secteurs apparaissent : les logiciels, le web , l'aéronautique le TVG , ... d'autres mutent comme l'édition ... ce sont des cycles assez longs mais définitivement certaines sources de financement de l'impôt disparaissent et d'autres apparaissent au cours du temps et le législateur doit adapter son outil et donc de façon incessante il faudra trouver de nouvelles sources pour appliquer des taxes.
Le total de l'Impôt prélevé augmente oui : les gens vivent plus vieux , peuvent être soignés quand ils sont malades ; plus d'enfants d'une classe d'age vont à l'école , la pollution est de moins en moins acceptée, il faut des vétérinaires pour vérifier si c'est du cheval ou du boeuf . Tout cela coûte et pourtant la justice est lente , la police pas assez présente , il y a le terrorisme à combattre , dans nos villes et parfois loin de notre pays ... Vivre au 21 ème siècle coûte beaucoup plus cher que vivre au 20 ème siècle c'est indéniable donc il faudra bien financer d'une manière ou d'une autre cette façon de vivre qui nous va bien à tous.
Il ne faut pas trop imposer les entreprises : je vois ... alors on fait comment ? Les revenus (on arrive à 75 %) , la TVA , la CSG , la CRDS , les taxes locales , l'ISF ... faut il en ajouter une nouvelle sur les individus pour arrêter de taxer les entreprises ???
Les entreprises comme les particuliers utilisent les infrastructures (au sens large) d'un pays il est donc logique qu'elles financent ces infrastructures comme les individus. L'attractivité de la France (pour les investissements étrangers) se mesure à ses infrastructures , son système hospitalier , son positionnement géographique et la maîtrise de ses transports, son système scolaire , ses banques , son art de vivre , ses restaurants, son patrimoine .... et j'en passes ... , Aux usa les ponts se cassent la figure , les centrales thermiques tombent toujours en panne et l?électricité est coupée , il faut mettre en marche sont groupe électrogène en marche , si on en a un . C'est tous les jours ... les routes sont vraiment de mauvaise qualité , en France on n'accepterait pas des routes aussi pourries , allez y faire un tour pendant vos vacances , c'est pas terrible , je vous promets.
L'enseignement n'est pas une charge pour un pays mais une ressources. Demain (dans moins de 15 ans) les Chinois vont être plus d'un milliard à avoir un salaire égale ou supérieur aux français pour un job équivalent. J'espère que nos écoles seront au niveau car sinon, cela va être difficile pour trouver un job pour vos enfants ! L'école est une vrai priorité pour un pays comme la France et cela commence à 4 ans et dure 20 ans ! les jeunes canadiens se sont levés contre l'augmentation du coût de l'enseignement . Ce n'est pas pour rien; aux usa les jeunes qui ont la chance de faire des études supérieures sont très endettés ... Il faut cultiver nos jeunes , nos startup, notre environnement , notre cadre de vie , et ça va coûter un peu d'impôts ...
L'écologie n'est une charge que si vous considérez que l'on peut décider froidement de passer à nos petits enfants un monde très pollué gratos ! c'est un vrai scandale d'écrire des trucs pareils !
Je me suis mal exprimé mais je n'ai jamais pensé que les politiques vont arrêter de légiférer. Ils vont continuer , j'espère bien. C'est leur mission. Adapter la loi au monde qui change en respectant un certain nombre de principes qui fondent notre communauté .
L'état bureaucrate ne disparaîtra pas , il faut comme tout le moderniser , l'adapter au monde , gagner en productivité , être courageux dans les réformes et rester visionnaire. Il faut discuter , rédiger , rentrer dans les détails , voter et revoter ... il faut bien une bureaucratie pour rédiger tout ça sinon, vous serez le premier à vous plaindre qu'on décide des trucs sans rien vous demander .
Mais tout doit changer toujours et toujours . On avance en pédalant (et donc en dépensant de l'énergie) mais on ne tient en équilibre que parce qu'on continue d'avancer !
Réponse de le 19/02/2013 à 21:29 :
Je répondrai comme vous, je reçois votre argumentation. J'en reste cependant assez éloigné car mon point de vue n'est pas traditionnel. Je vois chaque jour ce pays être agressé, meurtri, assailli par des normes, des lois, des réglementations fort éloignées du bon sens. Encore aujourd'hui, j'ai appris, de la bouche d'un chef d'entreprise ami, une monstruosité légale que j'ignorais et qui fait froid dans le dos, et l'a poussé à arrêter son entreprise... Nous marchons complètement sur la tête car, à force de vouloir absolument l'équité, on s'en éloigne à chaque nouvelle légifération (le coeur de ce débat est malheureusement hors sujet ici). Quelle que soit l'évolution du monde économique en France, sa transformation, sa mutation, il reste que le seul impôt recevable est l'impôt sur les revenus ou les BIC (ou IS), point barre... Quand on aura compris, et appliqué, cela, on aura enfin une once de raison.
a écrit le 19/02/2013 à 15:34 :
Il faut nourrir l'état quoi qu 'il se passe et qu'il en soit . Donc on va inventer des principes de pollueur -payeur sur internet ( on aura tout lu ! ). Dites plutot que vous avez besoin d'un max de fric et que toutes les recettes de taxation de la consommation , de l essence , des clops, du nutella , et du coca sont largement exploitées et qu'il faut en trouver d'autres , toujours , encore et encore...
a écrit le 19/02/2013 à 13:16 :
Encore des taxes. Au lieu de réformé en profondeur, on choisit la facilité: les taxes.
Mais le problème est comment taxer une entreprise numérique qui se trouve à l'étranger sans filiale en France ?
Ils sont tellement incompétent qui n'y ont pas pensé. Si vous rajoutez une taxe, toutes les entreprises numériques quitteront la France. C'est simple.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:17 :
Tout à fait. Le problème posé est la fiscalité des grandes entreprises, pas celle du numérique. Mc Do ou Star Bucks utilisent les mêmes systèmes mais ne sont pas dans les nouvelles technos...
a écrit le 19/02/2013 à 12:52 :
Le numérique est VITAL, mais je veux vivre sans. Toutefois, et c'est le paradoxe, il m'apporte beaucoup dans la vie. Il est aussi important à mon sens que l'automobile.
Je pars du principe qu'il est un joyau (avec ses qualités et ses défauts) qu'il faut patiner, mais il est à la source de bienfaits pour l'homme, à la hauteur du livre depuis Gutenberg. Les preuves pleuvent.
Maintenant, à nos gouvernants de faire preuve de DISCERNEMENT, d'écoute véritable et de compréhension TOTALE.
Un sage à dit: "on n'est pas là pour changer le monde, mais pour changer dans le monde".
Une loi qui tuerait le futur et le présent serait à mon sens l'occasion de modifier profondément les structures des entreprises. Elles pourraient très bien s'installer dans des contrées o^ces lois n'existent pas, on en serait à des départs hors France, à faire de ce pays, un pays sous développé, ce qu'il est en train de devenir.
a écrit le 19/02/2013 à 12:20 :
Quand va-t-on enfin reconnaître qu'internet ne peut rester "gratuit" plus longtemps?
Réponse de le 19/02/2013 à 13:17 :
Pourquoi ? La télévision est toujours gratuite grâce à la publicité. Et pourtant c'est un media plus ancien.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:16 :
Gratuit ? Vous ne payez pas votre abonnement vous ?
a écrit le 19/02/2013 à 11:24 :
Les entreprises numériques sont une vaste fumisterie destinés aux adolescents boutonneux qui derrière leur écran se croit les maîtres du monde. On fait du neuf avec du vieux. Sur les moteurs de recherche on est loin de Diderot et d'Alembert le plus recherché : comment perdre quelques kilos et comment vendre' des chaussures à prix cassés. Enfin cela sert surtout à l'industrie américaine de vendre des films les plus débiles possibles et de piéger les naïfs en leur vendant à prix d'or des téléphones "intelligents". Oui on peut taxer à mort les entreprises numériques puisque c'est du vent.
Réponse de le 19/02/2013 à 12:14 :
Le colonel Olrik, le vrai, même si'l était un bandit, était certainement plus intelligent que vous.
Si vous réduisez le numérique à la vente de chaussure en ligne, c'est que vous êtes complètement largué. Salut!
Réponse de le 19/02/2013 à 13:19 :
J?espère que c'est ironique sinon vous devriez retourner à l'école.
a écrit le 19/02/2013 à 11:00 :
Et pour l'open source ?????
Réponse de le 19/02/2013 à 13:20 :
L'open source s'appuie aussi sur la publicité. Exemple simple: Firefox, la page d'accueil affiche Google.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:39 :
pas forcement .... suffit de modifier les paramètres !
Réponse de le 20/02/2013 à 0:11 :
@pmxr

Firefox intègre une barre Google PAR DEFAUT dans sa configuration tout comme Windows intègre PAR DEFAUT Internet Explorer (concurrence faussée). C'est de la publicité intégrée au sein des applications. C'est bien pour cela que Google est le principale actionnaire (les gourous chez Mozilla préfèrent parler de contributeur) de la fondation Mozilla. Avec le développement de son propre navigateur Chrome, il est possible qu'à l'avenir Google renonce à sa collaboration avec la fondation Mozilla actuellement en perte de vitesse dans la course au navigateur.
a écrit le 19/02/2013 à 11:00 :
Une solution extremement simple : Vous vous augmenter les recettes fiscale de 10 ou 15MDS d'euros. Baissez l'IS a 14,5%. toutes ces entreprises qui paye en Irlande a 15% car c'est le taux le plu bas d'europe, viendrons les payé en France.... Pas si compliqué!
Réponse de le 19/02/2013 à 12:51 :
Moi j'ai une meilleure solution .... Pour tous ces pays qui sont des paradis fiscaux, à qui nous vendons de l'électricité par exemple... Vendons leur plein tarif vous verrez que les impôts vont directement augmenter et les 15% vont vite grimper ! Fini la concurrence déloyales de ces pays qui vivent de combines !
a écrit le 19/02/2013 à 10:58 :
d'accord sur le fait qu'il ne faille pas compenser l'évasion fiscale des grands, sur le dos de tous..... il y a une limite.....ceci étant, je note que comme tout le monde, l'AFDEL demande la "=facilitation" (dit autrement des aides) a la création de data center et à l'essor du numérique...... bref, "il faut nous aidé à développer le numérique..... " financer les formation ds futurs personnels etc etc.......

question stupide: l'état sort l'argent de ou??????
a écrit le 19/02/2013 à 10:40 :
allez, encore un coup de propagande pour la route.... le principe du pollueur payeur n'a absolument rien a voir!!!! ca vise a traiter les pb d'externalites!!!! s'ils veulent colmler une taxe vu que l'industrie cree encore des emplois qu'ils le fassent ( mais qu'ils ne viennent pas gemir dans 5 ans)
a écrit le 19/02/2013 à 10:12 :
Les socialistes du PS et de l'UMP font une grave erreur de timing historique : l'avenir est à la baisse des impôts, plus à leur hausse.
a écrit le 19/02/2013 à 10:06 :
L'enarque dans toute sa splendeur..
Pourtant il n'est pas difficile de faire payer toutes ses sociétés comme Apple et amazon qui utilisent les paradis fiscaux pour eviter de payer les impots en france et en europe.
Réponse de le 19/02/2013 à 14:06 :
Ah. Sous Sarko1, il y a eu baisse d'impôts et ça n'a pas été très efficace.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:16 :
Une baisse d'impôts sous Sarko ? Où ça ?

Le gouvernement fait une erreur. La question ce n'est pas le numérique. La question c'est de taxer tous ces grands groupes car Star Bucks utilise la même filouterie que Google mais n'est pas dans les nouvelles technos ! Il faut taxer selon la taille de l'entreprise, point barre.
a écrit le 19/02/2013 à 10:02 :
L'état considère que les données personnelles des internautes français sont une sorte de "minerai" qui lui appartient et que les opérateurs Internet, qui font du "data mining", doivent le payer. Il s'agit de la récupération la plus honteuse que l'état ait pu imaginer en matière de dépersonalisation des citoyens.
Réponse de le 19/02/2013 à 10:42 :
l'idee est excellente! le fisc et l'urssaf font du datamining d'une precision redoutable vu que leur churn est a zero et que l'ensemble des prospects concretisent leur ' panier' ( sous peine de lettre avec ar les menacant de penal) .... taxons donc le fisc, l'ursaff, les collectivites diverses et variees, sivoms, sivus, vu qu'ils exploitent les donnees pour generer de l'argent
a écrit le 19/02/2013 à 9:45 :
Dès qu'un secteur est un peu créatif, ce gouvernement lui tombe dessus comme un vautour. Ces incompétents et dogmatiques, eux, ne savent créer que taxes et impôts. Donc France = croissance ZERO
a écrit le 19/02/2013 à 9:27 :
ya les SCOP de monsieur Hamon, l avenir pour la France!
a écrit le 19/02/2013 à 9:00 :
La délocalisation est encore plus simple pour une entreprise de l'immatériel, il suffit de mettre le centre en Irlande, la France est un petit marché 64 millions d'habitants c'est petit à l'échelle de l'immatériel mondial. On peut faire confiance à l'immatériel, ce n'est pas palpable, cela n'a pas d'odeur et les traces disparaissent, c'est comme l'argent......
Réponse de le 19/02/2013 à 13:23 :
Pourquoi l'irlande ? Autant partir hors de l'europe, c'est beaucoup plus intéressante et la taxe numérique, hollande ne pourra rien faire. Il n'a encore rien compris celui la.
a écrit le 19/02/2013 à 8:49 :
Nous sommes gouvernés par des arriérés irresponsables, on serait au 19e siècle ils essaieraient de sauver la diligence alors que le chemin de fer est l'avenir, la bougie et la lampe à pétrole alors que l'avenir est à l'électricité. Avec eux la France ne sera bientôt qu'un pays vieux et économiquement arriéré.
Réponse de le 19/02/2013 à 11:01 :
cela en devient pathétique, ils n'ont pas d'idées..........
Réponse de le 19/02/2013 à 11:53 :
Vous oubliez une chose, ce sont les américains qui ont également remis le sujet sur la table lors du G20 de fin de semaine dernière. L'OFCE aborde égalemnt ce sujet de la taxation des netreprises du net. Tous les pays sont confrontés à des problèmes de fiscalité avec ces netreprises. Ce n'est pas un problème franco-Français.
Réponse de le 19/02/2013 à 19:46 :
Vous avez raison, mais nos socialistes veulent agir tout de suite et seuls au lieu d'agir dans le cadre que décidera l'OCDE. Dans le premier cas la France agrave sa réputation méritée d?enfer fiscal, dans le second cas elle garde toutes ses chances car tous les pays de l'OCDE sont concernés.
a écrit le 19/02/2013 à 8:29 :
" Pour les Col(l)in, Google, Facebook et Amazon s'enrichissent sur le dos des internautes, qui leur livrent des informations personnelles, dont la valeur est bien supérieure à celles des outils mis à leur disposition gratuitement (moteur de recherche, réseau social...). De ce constat, a émergé le concept de « travail gratuit »." Une telle analyse ne peut germer que dans l'esprit de gens qui n'ont pas encore compris qu'une création de valeur provient d'un déséquilibre entre un acheteur et un vendeur. Si GAFA s'enrichissent, eh bien tant mieux pour eux. Aux autres d'essayer de trouver des idées pour les imiter, et non pas aux autres de vouloir systématiquement profiter du gâteau en réclamant "et moi, et moi" sans arrêt, et surtout sans effort de création. Comportement,de hyènes...
a écrit le 19/02/2013 à 8:21 :
Pourquoi stigmatiser la nouvelle économie ? Pourriez-vous nous rappeler le montant des impôts payés par Total et Starbuck en France ?
Messieurs les politiques, ne faites pas de si hautes études pour solutionner un budget uniquement en rajoutant des taxes à tire-larigot.... Et pour au final ne pas tenir votre propre budget.
a écrit le 19/02/2013 à 8:09 :
Taxe, taxe, taxe, taxe, taxe... Voilà le son de la machine à taxer Hollande ! Quand on n'a aucune idée, on taxe. Lamentable, pitoyable, minable (ce dernier qualificatif qu'utilise certain 1er sinistre)...
Réponse de le 19/02/2013 à 10:50 :
vous avez la mémoire courte, l'équipe sarko sur le plan des taxes, était très inventive..... mutuelles, edf, assurances, telecom et j'en passe.......
Réponse de le 19/02/2013 à 11:40 :
@curieux37 - Sarko a hérité du non-vouloir chiraquien en matière d'impôts, puisque Le Grand n'avait qu'une idée (électoraliste), celle de ne pas augmenter l'IR... en laissant le soin aux collectivités territoriales et aux indirects de combler le manque. Dans ces conditions, NS a dû "faire avec" à un moment où une première crise est tombée sur la tête de la France (et d'autres pays, bien sûr). Ses "inventions" en matière de taxes ont été compensées, entre autres, par des incitations à travailler plus pour gagner plus. Saine attitude, qui se voulait équilibrée (même si elle ne l'a pas été du tout au final). Tandis qu'avec Hollande, dont la première des tâches a été de supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires (ce qui l'a rendu extrêmement impopulaire auprès d'une classe ouvrière qui en bénéficiait, croyez-moi, j'ai des quantité de témoignages !), donc de rétrécir le porte-monnaie des classes sociales concernées, l'avalanche de taxations nouvelles démultiplie l'effet négatif. Par rapport au Petit Nicolas, velléitaire mais malhabile, Hollande fait figure de super champion de la taxe et de "bourrin" sans imagination. Ce qui va ravir nos débiteurs de l'investissement souverain puisque la propension française à lever des taxes nouvelles à tour de bras va les rassurer sur la capacité du pays à (commencer de) payer sa colossale dette... Conclusion : FH, soi-disant ennemi de la finance, est en train de devenir un de ses meilleurs et plus serviles clients !!!
a écrit le 19/02/2013 à 8:01 :
un problème = une taxe. Pauvre France et ses hommes politiques incompétents, tu dégages un relent nauséabond !
a écrit le 19/02/2013 à 7:25 :
Les trusts et la filialisation financière sont un cancer pour toutes les économies mondiales, cela concerne tous les grands groupes et pas seulement ceux de l'internet, c'est à dire concrètement qu'on sous-évalue les bénéfices de l'entreprise en France en lui faisant acheter à une filiale à l'étranger( dans un paradis fiscal) qui elle va aller acheter les matières premières, ainsi presque toute la marge bénéficiaire se retrouve à l'étranger, il n'y a donc plus d'impôt à payer en France, et de plus cela peut justifier des plans sociaux pour délocaliser avec l'argent stocké à l'étranger( pour pas qu'il dorme et devienne productif), vous comprenez la logique, c'est implacable.
Ce que je trouverais regrettable c'est que le gouvernement toujours avide d'argent aille taxer des entreprises qui font de la recherche et augmentent leurs emplois( et leurs employés) en France, bref, réinvestissent leurs bénéfices.
Réponse de le 19/02/2013 à 8:58 :
Vous avez une vue un peu schématique de la planification fiscale...Mais il est exact que la France étant un enfer fiscal, la tendance des multinationales est de s'installer ailleurs,mais pas forcément das les paradis fiscaux, des pays comme les Pays Bas ou la Grande Bretagne ou... la Roumanie taxent moins les bénéfices. gageons qu'avec les génies qui nous gouvernent, il va y avoir de nouveaux départs.
a écrit le 19/02/2013 à 7:24 :
presqu'un nouvel impot/taxe cree tous les mois ... belle moyenne.
Réponse de le 19/02/2013 à 9:58 :
Si vous suivez bien l'actualité, c'est une nouvelle taxe tout les jours en ce moment !!
a écrit le 19/02/2013 à 6:40 :
Ce dont on a besoin avant tout c'est d'une fiscalité qui cesse de faire la courbette aux grands groupes et qui cesse de taper sur les petites entreprises. Le problème part de là. Il faut moins taxer les petites entreprises et plus les grosses. Le grosses exploitent les failles de notre fiscalité.
a écrit le 19/02/2013 à 6:38 :
Hollande veut une croissance double zéro. Au lieu d'aider le secteur à se développer, il va le couler comme les autres !
Réponse de le 19/02/2013 à 11:04 :
arrêtez de taper sur hollande....... Sarkosy a fait largement aussi bien......... telecom, edf ,mutuelles, assurances et j'en passe........et 1 million de chômeur en plus......

ceci étant, sur le fond.... je serais hollande, j'aorganiserais un front commun avec les pays qui s'en snetent capable... de telle manière de taxer directement et localement les entreprises qui font du boeteau fiscal....... qui tte à assumer u nnbb

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