La Tribune

Facebook, Twitter et Google+ assignés en justice par l'UFC Que Choisir

Mounia Van de Casteele  |   -  327  mots
L'association protégeant les droits des consommateurs demande aux réseaux sociaux de respecter la loi française concernant le respect des données personnelles.

Ce sera à la justice de trancher. Facebook, Twitter et Google+ sont assignés ce mardi devant le tribunal de grande instance de Paris par l'UFC Que Choisir. L'association française de consommateurs reproche aux trois réseaux sociaux de ne pas respecter le code de la consommation ni la loi Informatique et libertés.

"Des icônes espions"

Citée par le site de France Info, Camille Gruhier, de l'UFC, explique par exemple que les icônes de partage d'article ou de message via Twitter, Facebook ou Google+ "sont des icônes espions, qui permettent de savoir que vous avez visité la page et qui suivent votre comportement sur internet. Cela favorise la publicité ciblée".

En outre, l'association plaide pour une amélioration de la "lisibilité" des contrats pour l'internaute car, comme l'UFC le déplorait en juin dernier, les conditions contractuelles sont pour l'heure, soit pléthoriques soit elliptiques.

Des conditions contractuelles opaques

La juriste de l'association, Amal Taled, qui avait décortiqué tous les contrats, précisait ainsi que les conditions d'utilisation et les règles de Twitter s'étalaient sur trois textes et 21 pages format A4, dans une police d'écriture particulièrement petite (Tahoma 6,5 points) donc difficile à déchiffrer, renvoyant vers pas moins de 65 liens hypertextes renvoyant parfois eux-mêmes vers d'autres pages internet, parfois en langue anglaise.

Ce n'est guère mieux pour Facebook dont les conditions s'étendent sur 21 pages et 80 liens, contre 10 pages et 53 liens pour Google+. Autant d'obstacles qui empêchent les utilisateurs d'aller au bout de leur lecture, et ainsi, maintenir le flou autour de l'utilisation de leur données.

L'UFC Que Choisir avait alors prévenu. L'association de défense des droits des consommateurs avait mis en demeure Facebook, Twitter et Google+, leur donnant 21 jours pour se conformer au droit français en matière de protection des données personnelles. Faute de quoi, l'UFC se réservait le droit d'agir en justice. Voici chose faite.

Réagir

Commentaires

legolfeur46  a écrit le 26/03/2014 à 9:39 :

Bravo à l' UFC qui est capable de s'attaquer à Facebook, Google, Twitter mais mais qui est est incapable de s'occuper des nombreux propriétaires de Volkswagen insatisfaits de leur propre véhicule suite à des manques de fiabilité et vice caché et une gestion par le Service Relations Clientèle déplorable.

bloize  a répondu le 26/03/2014 à 19:11:

Parfaitement d'accord avec votre analyse.
Même sur les problèmes identifiés par leurs juristes, l'association ferme les yeux.
Serait-ce lié à des intérêts croisés : financement de pages publicitaires, fourniture de véhicules ?
Un jour, l'UFC que Choisir nous apportera peut être une réponse.

fabi1  a écrit le 25/03/2014 à 13:47 :

je tiens à signaler qu'un profil sur facebook apparemment n'est jamais détruit donc ni ses données puisque je viens récemment de voir apparaître dans ma liste d'amis un de mes profils datant d'il y a des années maintenant! Cela provoque une curieuse sensation... revoir ainsi ses nom et prénom alors que justement on avait demandé la fin de ce profil pour des raisons d'anonymat: choquant!