Comment Jean-Luc Mélenchon a "ubérisé" la politique française

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Les outils numériques au sens large ne sont pas des gadgets de communication. C'est un choix technologique qui répond à un choix politique, insiste Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
"Les outils numériques au sens large ne sont pas des gadgets de communication. C'est un choix technologique qui répond à un choix politique", insiste Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. (Crédits : Reuters/Stéphane Mahe)
Derrière le coup de communication du meeting en hologramme, la campagne de Jean-Luc Mélenchon est pionnière en France dans l'emploi des outils numériques. De sa plateforme en ligne à sa chaîne YouTube, il a su mettre à profit la technologie pour servir sa stratégie : se présenter comme un candidat "hors système".

>> Article du 3 février 2017 à 19h - Mise à jour 5 février à 13h40

"Le 5 février, Jean-Luc Mélenchon à Paris en hologramme, à Lyon en meeting", peut-on lire sur l'affiche. Le trublion de la politique française dédoublé ? L'annonce ne pouvait faire que sensation et, en effet, les médias s'en sont donnés à cœur joie.

"Une prouesse technique" pour les uns, quand les autres s'extasient devant cette "première pour un homme politique en France", rappelant l'emploi du procédé pour faire "revivre" les figures populaires, de Dalida à Claude François, dans le monde du spectacle.

Les internautes aussi se sont appropriés l'annonce, avec une profusion de mèmes du candidat à la présidentielle croisé avec des scènes cultes de Star Wars, l'œuvre de pop culture par excellence.

Avant même la tenue de l'événement, Jean-Luc Mélenchon a réussi son coup de com'. Mais derrière l'artifice de l'hologramme (réalisé par un prestataire), la campagne du candidat de la "France insoumise" repose réellement sur des outils numériques et fait même figure de pionnière dans l'Hexagone. De la plateforme jlm2017, à sa nouvelle activité de Youtubeur, voici comment le digital est devenu une arme de choix dans sa bataille politique.

LYON

PARIS

Ouvrir la campagne

"Les outils numériques au sens large ne sont pas des gadgets de communication. C'est un choix technologique qui répond à un choix politique", insiste Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Face aux difficultés de nouer des alliances avec les Verts et de s'entendre avec les communistes, l'ex-figure de proue du Front de Gauche choisit de s'affranchir du carcan rigide de la politique traditionnelle pour lancer sa campagne sur la toile.

Fort de près de 4 millions d'électeurs à la présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon attire au-delà de la population militante classique. La solution est alors "d'ouvrir la campagne et de la rendre accessible à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les formes politiques traditionnelles, mais qui restent tout de même intéressés par la politique", explique Manuel Bompard. En revanche, comment faire pour que ces "intéressés" deviennent des engagés ? La réponse se trouve de l'autre côté de l'Atlantique.

De NationBuilder au "vin insoumis"

Aux États-Unis lors de la primaire démocrate en 2016, le paysage politique assiste à la montée progressive d'un vieux briscard, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, venu concurrencer Hillary Clinton. "On avait envoyé des gens voir sa campagne", confie Manuel Bompard. "Son objectif était d'associer les jeunes et les gens éloignés de la politique et il a réussi. C'est une source d'inspiration."

Bernie sanders ecarte l'idee qu'il devrait abandonner

Le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, en campagne pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine 2016. (crédits: Reuters)

Contrairement à Hillary Clinton, véritable apparatchik du Parti démocrate, Bernie Sanders est un indépendant qui a rejoint le parti pour porter plus haut ses idées. Pour lui, pas de troupes organisées et dévouées à travers le pays. Ainsi la technologie entre en jeu, avec le logiciel NationBuilder (*) -utilisé pour la première fois en France par Patrick Mennucci en vue des municipales 2014- repris par Jean-Luc Mélenchon avec le lancement, en février 2016, de la plateforme jlm2017. Les candidats de la primaire de la droite et Emmanuel Macron, avec En Marche, suivront après.

Le principe est de mobiliser ceux qui s'intéressent et veulent soutenir la campagne. En s'inscrivant, ils peuvent entrer en contact avec les autres inscrits près de chez eux. "L'idée est de rejoindre des groupes d'appui sans avoir de contacts préalables, sans avoir besoin de connaître un militant, et ça, c'est quelque chose de nouveau", souligne Guillaume Royer, développeur, en charge de la plateforme jlm2017. Aujourd'hui, le mouvement de la France insoumise revendique plus de 30.000 inscrits répartis dans environ 2.000 groupes d'appui.

Les groupes se créent sans validation a priori, puis se munissent du matériel de campagne disponible sur cette même plateforme via un onglet dédié. Autocollants, affiches, pin's, programmes, kits du volontaire... et même du "vin insoumis", tout l'attirail du parfait petit militant est disponible, mais payant.

jlm2017

Capture d'écran de la carte des groupes d'appui de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

"Aborder des sujets d'actualité trop peu traités par les médias"

Autre source d'inspiration des "insoumis", le parti espagnol né du mouvement des indignés, Podemos, et l'une de leurs devises : "deviens toi-même le média". Une fois encore, la technologie propose un outil pour répondre à cette problématique : la plateforme YouTube.

"La chaîne existe depuis janvier 2012, elle a été ouverte pour la dernière présidentielle, puis réanimée en 2015", rappelle Antoine Léaument, en charge de YouTube et des comptes de Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux. À l'origine, seuls les discours, les passages dans les médias et les interventions au Parlement européen du député figuraient sur la plateforme de Google, puis en février 2016 l'équipe a commencé à produire des contenus. Ainsi est né le premier homme politique "Youtubeur".

Un choix de communication très médiatisé. La chaîne connaît un réel succès, notamment avec le lancement en octobre dernier de "La revue de la semaine". "L'objectif est double, Jean-Luc s'exprime sur ce qu'il a fait dans la semaine, et aborde des sujets d'actualité trop peu traités par les médias", détaille Antoine Léaument. "Ça va des animaux pollinisateurs menacés d'extinction, à Donald Trump et sa dispute avec la Chine sur Taïwan."

Résultat, la chaîne a connu un pic d'abonnements en trois mois. De 23.000 abonnés, elle en compte désormais près de 195.000, soit plus que des Youtubeurs engagés comme Usul et Osons Causer.

"Frapper de ringardise les partis traditionnels"

Cette appétence pour le numérique chez Jean-Luc Mélenchon n'est pas de façade. "Il a une culture web poussée", confie Antoine Léaument, quand Manuel Bompard rappelle l'intérêt de l'ancien sénateur socialiste pour les radios libres et sa présence sur le minitel. "Il a toujours regardé comment les évolutions technologiques impactent la politique", selon son directeur de campagne.

Aujourd'hui, le numérique lui permet de mettre en place son stratagème. "Le génie politique de Jean-Luc Mélenchon est de se présenter comme hors système et de jouer sur cet aspect", analyse Francis Balle, politologue et directeur de l'Institut de recherche et d'études sur la communication (Irec). "Grâce au numérique, il fait croire qu'il l'est et se présente comme celui qui connaît la société de demain, celui qui utilise de la manière la plus pertinente les technologies de demain. Ce sont deux choses qui ne sont pas évidentes à concilier."

En s'affranchissant du Front de Gauche et en créant, non pas un parti, mais un mouvement, celui de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon sort en effet du cadre traditionnel. Cette nouvelle forme lui permet de s'adresser à ceux qui s'estiment lésés par les partis de gouvernement. Emmanuel Macron a d'ailleurs appliqué la même stratégie, la plateforme En Marche fonctionnant comme jlm2017 et le mouvement se présente aussi comme hors système. "La technologie est à la fois un moyen de mieux écouter et d'être plus attentif, de montrer qu'on est dans le coup. C'est un moyen de frapper de ringardise les partis politiques traditionnels", analyse Francis Balle.

En revanche, l'emploi du numérique n'assure en rien la victoire au scrutin. "Il ne faut pas prêter à ces technologies des vertus qu'elles n'ont pas", nuance le politologue. Les mythes de la victoire de John F. Kennedy due à la télévision et celle de Barack Obama en 2008 due à Internet, "sont faux" rappelle Francis Balle. "Ce qui fait une campagne, c'est la cohérence d'un programme et la pertinence d'un slogan."

____

(*) Francis Balle, NationBuilder : le big data et les campagnes électorales, La revue européenne des médias et du numérique, numéro 40 automne 2016.

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Commentaires
a écrit le 05/02/2017 à 23:20 :
Forum inondé de soutiens de JLM, aussi peu aimables que leurs idole vis-à-vis de tous ceux qui osent critiquer le maitre. Voilà pourquoi il ne sera jamais élu. Il n'a aucune capacité à fédérer, à trouver un consensus (un 'gros' mot dans son dictionnaire). Dommage car ce n'est pas ainsi que l'on fait avancer ses idées, surtout lorsqu'elles sont bonnes (cf la reprise de celle de Victor Hugo sur les droits d'auteur). Pour présider, pour gouverner, il faut savoir écouter et convaincre. Mépriser les autres ainsi ressemble à des partis infâmes, et surtout à un autre siècle, auquel JLM appartient, malgré ses hologrammes. Bon vent à Narcisse et à ses adeptes
Réponse de le 06/02/2017 à 11:25 :
"Forum inondé de soutien" il faut relativiser : en période électorale, les forum et réseaux sociaux sont envahis par les "petites mains" des différents partis. C'est quand même plus pratique que d'aller se cailler à distribuer des tracts au marché.
a écrit le 05/02/2017 à 20:25 :
Le problème de Mélenchon se niche bien plus dans sa haine de ceux qui pensent différemment de lui que dans ses propres idées. En effet, celles-ci sont parfois excellentes et ses remarques acerbes, mais comment faire confiance en quelqu'un qui méprise autant les 75% de personnes qui ont une autre opinion. Un président doit savoir convaincre, réunir, rassembler. Il n'est même pas capable de convaincre toute l'extrême gauche de le suivre, ni même les dirigeants du seul vrai parti qui le soutenait. Le discours révolutionnaire d'un professionnel de la politique, bien payé, qui n'a jamais connu le monde de l'entreprise est à l'image de l'hologramme de celui qui le prononce, un artifice sans âme et sans corps. Aucune crédibilité. Son discours laisse amer, transpire la colère. Quel talent caché, quelle agressivité mal placée chez cet homme qui ne fait plus que s'écouter et s'admirer en regardant son propre hologramme.
a écrit le 05/02/2017 à 16:29 :
Je ne vois pas trop le rapport avec l'ubérisation qui signifie surtout la fin du CDI et la précarisation au profit du financier...

Le système d'holographie utilisé, je doit avouer que je n'en ai rien a faire. Il sert avant tout a faire du buzz. Et je doit avouer que ça fonctionne. BFM et tout ça, même visiblement la tribune saute dans le tas de m***.

La forme ou l'individu n'ont pas d'importance. Seul le fond et ici le programme compte...
Réponse de le 05/02/2017 à 17:02 :
Mélenchon ne fait qu'utiliser, assez intelligemment il faut le dire, les outils de communication contemporains. Ça n'a rien à voir avec Uber.

A côté, Fillon avec son tract "trop c'est trop" fait peine à voir. On sent qu'il est resté coincé au milieu des années 80.... sans compter que le message risque fort de se retourner contre lui.
Réponse de le 05/02/2017 à 19:32 :
Il y a une génération (les baby boomers) qui ont bénéficiés a font du CNR, cette technologie vient de cette génération et M. Melenchon en est également.

Les Boomers, par ages sont plus nombreux que les autres tranches d'ages ils ont un poids électorale de choix pour les candidats. On le vois même cher les candidats, ils sont sur représentés. Bon avec Macron et Hamon ça commence a changer...

Je n'ai plus envie de parler de Les Républicains. Ce parti est une honte pour notre pays. M. Macron va très bien les remplacer, il a le même programme mais la corruption en moins (pour le moment).
Réponse de le 05/02/2017 à 19:44 :
uberiser est ici dans le sens d arriver sur le terrain de chasse de dinosaures et de les mettre a mort car incapable d évoluer. C est un peu ce qu uber essaie de faire avec les taxis. et melanchon veut faire de meme avec le PS
a écrit le 05/02/2017 à 14:16 :
Insoumis, belle alliance, démocrate chrétien, front national, tous les candidats se présentent hors système, sauf l'héritier du système en marche et sans programme, Macron.
a écrit le 04/02/2017 à 21:04 :
UNE CHOSSE ET SUR C EST QUE CES TROIS LA S IL NE SUNISSENT IL IRONT GALERAIS DAN S L OPOSITION 5ANS/ 5 ANS POUR MELANCHON C EST LA RETRAITE ALORS QU IL S EST BATTUE UNE VIE ENTIERE POUR EXPLIQUE CES IDEES QUI TIENNENT LA ROUTE ? PARS RAPPORT A HAMON QUI N ARRIVE PAS A CHIFRE SONT PROGRAME ILS N Y A PAS PHOTOS? ALORS QUE HAMON VAS DEVOIR SUPORTE CES FRONDEURS ET VALS AU PS JE LUIS SOUHAITE BIEN DU COURAGE 5ANS C EST LOMGT S IL VEULENT FAIRE GAGNIER LA GAUCHE MELENCHON DOIT ETRE LE CANDIDAT.DES ELECTIONS CONTRE MACRON ET MARINE? IL A L EXPERIENCE POUR DIRIGE LE PAYS???
a écrit le 04/02/2017 à 20:59 :
Un excellent harangueur (Démagogue/populiste de bas étage) de foule mais pour les idées c'est zéro. Un programme politique proche du néolithique et qui n'aurait que pour objectif de précipiter notre pays dans la faillite et le déclin (ne parlons même pas d'Hamon). La France va mal mais inutile d'accélérer sa chute avec ce genre de personnage (son modèle n'était pas Chavez ?).
Réponse de le 05/02/2017 à 11:28 :
Sans étayage, votre avis reste un avis assez primairement "anti-melenchoniste", en aucun cas un argumentaire permettant de comprendre en quoi son projet serait proche du néolithique ! qu'il vous dérange et que vous l'énonciez simplement comme tel serait plus audible;
Réponse de le 05/02/2017 à 19:37 :
Peut-être quand nous aurons touché le fond, nous pourront commencer a parler? Peut-être même avant. Avant le Hareng, il y a la Marine...
a écrit le 04/02/2017 à 16:58 :
Irréaliste? Populiste? Le programme de Mélenchon? Mais que dire alors de celui de Hamon? Son revenu universel, ses 32 heures?...Hamon, ouvrier de la 25eme heure, qui, naguère, encensait Hollande du haut de son ministère, aurait-il un quelconque droit d'aînesse sur l'électorat de gauche? Bizarre!
Réponse de le 05/02/2017 à 15:09 :
hamon/Mélenchon ? des programmes à jeter dans le même sac poubelle, effectivement. Pas un pour rattraper l'autre.
a écrit le 04/02/2017 à 16:41 :
Est-ce que l'auteur de cet article connait le sens des mots ? L'ubérisation, c'est le retour au temps des loueurs de bras, le salariat sans les droits sociaux qui vont avec. Qu'est-ce que Mélenchon a à voir avec ça, lui qui lutte au contraire pour donner plus de droits aux salariés ? Vous êtes complètement délirant !!!
a écrit le 04/02/2017 à 16:33 :
JLM n'a rien uberisé du tout ! Si vous aviez lu le programme de la France Insoumise, vous sauriez que rien n'est plus abhorré que ce concept économique.
L'impact de la candidature de JLM est minimisé, qu'il s'agisse de sondages, ou de programme.
Peut-être qu'il est difficile d'imaginer qu'on puisse concevoir la politique au sens noble, au vrai sens de son terme, à savoir les affaires de la cité, la vie publique. Comme le disait si bien Don Salluste : "Je suis ministre, je ne sais rien faire".
Réponse de le 05/02/2017 à 15:18 :
Le succès d'Uber, c'est d'abord celui de l'opportunisme. Souvenez-vous, le rapport Attali proposait, entre autres, d'ouvrir les professions réglementées comme les taxis. Hauts cris des intéressés qui, pour certains, et grâce à un système ubuesque (créé par l'état...) avaient dû acheter une fortune leur licence. Uber n'a fait qu'occuper le vide avec les VTC, qui échappent à la contrainte de licence. Le succès d'Uber, c'est celui d'un très insuffisant libéralisme dans notre pays.
a écrit le 04/02/2017 à 16:24 :
"Ce qui fait une campagne, c'est la cohérence d'un programme et la pertinence d'un slogan." ok on a tout ça, on "l'avenir en commun" (meilleure vente Amazon et fnac) plus 15 livrets thématiques. et nos slogans par ex : ils ont des millions, nous sommes des millions. et aussi je vote ils dégagent. j'ai le mien perso : serrez les fesses, on arrive à toute vitesse...!
a écrit le 04/02/2017 à 15:42 :
votre article est 'bizarre ' ! Nous sommes 230000 insoumis inscrits ,et pour beaucoup très politisés ! nous n'avons pas besoin de modèle de révolution ,ni espagnol ni autres pour savoir qu'il nous faut la nôtre pour que le Peuple se sorte de cette oligarchie mafieuse ,dont vous faites peut-être partie...Nous avons choisi notre leader ,et nous avons confiance en LUI seul ,nous irons jusqu'au bout de nos forces pour que cette politique de guignols change et que NOUS reprenions nos DROITS !
Réponse de le 06/02/2017 à 18:29 :
230 000 insoumis , c'est vraiment très peu pour soutenir l'homme du système ce professionnel de la politique . N'oublions surtout pas qu'il n'a pas le monopole de l'insoumission , n'oublions surtout pas qu'il ne fait que suivre une mode à la manière de FF .
a écrit le 04/02/2017 à 15:41 :
Etonnant que ce soit le plus âgé des impétrants, qui emploie le plus les techniques de communication actuelles. Cela dit la technique de « com » est une chose, le contenu du programme est plus important.
Celui de Mélenchon, on le connait depuis 2012, c’est un programme cohérent et humaniste, doté récemment d’une bonne dose d’écologie, parce que c’est la mode. Moi je ne suis pas contre, ce qui me chagrine, c’est le caractère impulsif du bonhomme. C’est amusant pour les débats, mais lorsqu’on est candidat au poste suprême, il faut quand même un minimum de retenue. Et je doute qu’à son âge, on change son caractère. Cela dit devant le grand désert de charisme des prétendants actuels,pourquoi pas lui. ..En attendant le messie qui tarde à venir !!
Réponse de le 04/02/2017 à 18:07 :
Moi j'adore son caractère. Il est authentique et il ne fait pas semblant. Sinon n'attendez pas le messie, prenez le pouvoir, c'est tout ce que JLM veut
Réponse de le 04/02/2017 à 19:42 :
exact...super Bonhomme!!
quand a l'ecologie ce n'est pas "parce que c'est la mode"!! c'est simplement car depuis quelques années on voit que ça va de plus en plus mal!!c'est tout!
Réponse de le 04/02/2017 à 22:07 :
@Myriam
L’écologie, celle qu’on nous sert à toute les sauces de la gauche a la droite, c’est l’écologie mercantile, assise sur les taxes, autrement dit une vaste fumisterie. La vraie écologie, celle qui devrait nous faire faire des économies, l‘écologie incitative d’accord ; exemple parmi d’autres ; les prix de l’essence et du diesel. Logiquement le prix de l’essence devrait s’aligner sur celui du diesel ; pas en augmentant les taxes sur le diesel, mais en diminuant les taxes sur l’essence… Le jour ou un politique nous proposera cette solution, on pourra considérer que nous allons dans la bonne direction.
Réponse de le 05/02/2017 à 15:21 :
on ne juge pas de la compétence sur l'usage pour sa comm' des gadgets technologiques.
a écrit le 04/02/2017 à 9:31 :
Mélenchon est bon pour le spectacle. Se mettre en scène est son point fort. Reste qu'il y a une telle déconnexion entre ses propos, son statut et ses "indemnités" que ça en devient incompréhensible.

Il ne suffit pas de dire "mes camarades, je me bats, je donne ma vie pour vous" et ne vouloir voyager qu'en classe affaire car la classe économique n'est pas assez bien pour lui.

D'accepter de toucher d'énormes indemnités et tous les avantages qui vont avec, en tant que député européen et d'être recadré pour un taux d'absentéisme record.

De se rapprocher des politiciens et événements étrangers lorsque les projecteurs et caméras sont là et les oublier ensuite.

Crier "camarades, je vous comprends" et être déconnecté des réalités du monde ouvrier/travail depuis des décennies (la pénibilité, les attentes et la vie de ministre, sénateur, conseiller générale ne sont pas du tout les mêmes que celles d'un salarié lambda).

Bref, Mélenchon roule avant tout pour lui. Mais, que le spectacle continue !
Réponse de le 04/02/2017 à 10:44 :
Non Jade. le point fort de Mélechon, c'est sa sincérité et la force inébranlable de ses convictions.
Ses indemnités sont celles de tous les députés européens, 6000 euros environ . Par contre, il est le seul à en avoir proposé une diminution devant le parlement européen (sans succès, on se demande pourquoi...).
Non , il n'a pas toujours voyagé en classe affaire. Il le fait depuis peu (à ses frais contrairement à d'autres) à cause de ses problèmes de dos.
Et il est l'un des députés les plus conscencieux et efficaces à Bruxelles.
Ma façon d'être député :
http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ma-facon-detre-depute/#1
Réponse de le 04/02/2017 à 11:52 :
Je trouve amusant que l'on reproche à Mélenchon ses indemnités qui sont les mêmes que celles de tous les députés européens . Au passage je signale qu'i aurait pu demander la liquidation de sa retraite et ne l'a pas fait !
Ceci dit commencez par vous pencher sur le programme des uns et des autres au lieu de critiquer ce qui n'est guère critiquable . Et écoutez les avis de Mélenchon sur ces programmes . M^me si vous êtes pour une raison à déterminer contre Mélenchon c'est toujours intéressant d'écouter ses analyses .
Réponse de le 04/02/2017 à 13:15 :
Un député européen touche 6259 € NETTE par mois (chiffres de 2014).
Auquel s'ajoute:
+ 304 € par jour travaillé en période d'activité en séances plénières et jours de commissions, ce qui peut faire jusqu'à 2500 € pour les plus assidus.
+ 4299 € par mois pour les frais d'élu (bureau, téléphone ...)
+ tous les déplacements remboursés sur justificatifs
+ 4243 € de frais de voyage par an en dehors de leur pays.
+ 21209 € par mois pour rémunérer jusqu'à 3 assistants maximum.

Pour la retraite: pension égale à 3,5 % de la rémunération annuelle sans dépasser 70 %.

Je comprends pas trop ceux qui proposent de quitter l' Europe, pour moi ils se tirent une balle dans le pied.
Réponse de le 04/02/2017 à 16:44 :
Mélenchon gagne ni plus ni moins que les autres députés européens. Je ne sais pas qui est le candidat ou la candidate que vous soutenez, mais sachez que Mélenchon a fait une proposition de loi pour diminuer les indemnités des parlementaires européens. Tous s'y sont opposés. La millionnaire blonde en premier.
a écrit le 03/02/2017 à 23:12 :
On fait décidément tout revivre virtuellement avec des hologrammes : Dalida, Claudre François, le marxisme-léninisme,...
Réponse de le 04/02/2017 à 0:42 :
Bruno renseignes toi sur le programme de la France Insoumise, il n'a rien de Léniniste... On veut juste rendre la vie du peuple meilleur, où est le mal ?
Réponse de le 04/02/2017 à 16:03 :
L'enfer est pavé de bonnes intentions : Chavez, l'idole de Mélenchon, aussi, disait vouloir rendre la vie du peuple meilleure. Résultat pratique, la vie du peuple s'est nettement améliorée... en Colombie où on applique une politique économique classiquement libérale. Alors qu'au Vénézuela, à part pour une nomenklatura bolivaurienne, elle ne cesse de se dégrader. S'il avait un minimum de décence, le désastre chaviste qu'il a bruyamment soutenu devrait interdire à Mélenchon d'ouvrir le bec et lui imposer de quitter la scène politique sur la pointe des pieds et en rasant les murs.
a écrit le 03/02/2017 à 22:11 :
Voter pour Mélenchon, c'est vouloir changer de modèle économique et forcément sortir de l'euro, voir plus. Il ne pourra appliquer son programme, tout comme M. Hamon, sans que l’Europe ne change profondément.

Je remercie La Tribune de me permettre de dire que je suis pour voter pour lui (cf un précédent post), mais je le fait avant tout par défaut. Aucun candidat n'offre une vrai alternative, mais il est vrai que son comportement est déplorable. N'en est-il pas ainsi depuis les débuts de la Veme?!

Les choses vont comme le vent souffle. Il est temps de passer à une vrai Europe. Pas cette choses qui ne passe sont temps qu'a servir les actionnaires. Je n'ai rien contre eux, cependant, ils n'ont pas le monopole de l'Europe comme n'aurais pas pu le dire l'autre en ces termes...

Qui a dit que les gauchistes sont des réacs?
Réponse de le 04/02/2017 à 14:56 :
Merci de voter pour Mélenchon car je serai sûr qu'un candidat de centre-droit va gagner l'élection présidentielle avec Fillon ou Macron !!
La logique aurait été qu'il se présente aux primaires de la gauche qui auraient désignées un seul candidat pour la gauche. Moi électeur de centre droit je suis ravi qu'il ait un ego surdimensionné cela va assurer la victoire des idées libérales !!
Réponse de le 05/02/2017 à 17:02 :
encore faudrait-il qu'il y ai une raison de faire front républicain pour cela
a écrit le 03/02/2017 à 21:32 :
""Ce qui fait une campagne, c'est la cohérence d'un programme et la pertinence d'un slogan.""... et de ne pas avoir mis la main dans le pot de confiture en salariant sa femme et ses enfants pour des emplois fictifs. C'est vrai aussi qu'un château ça coûte cher à entretenir...Ceci dit on n'est pas obligé de résider dans un château.
a écrit le 03/02/2017 à 20:50 :
Je ne sais pas si Mélenchon a ubérisé la politique, en tout cas il est en train de se faire atomiser par Hamon. Lol de lol !
Réponse de le 03/02/2017 à 22:33 :
on sen tape
Réponse de le 03/02/2017 à 22:33 :
on sen tape
Réponse de le 03/02/2017 à 23:37 :
Dans des sondages une progression irréaliste ah ouais c'est sûr que sur le terrain c'est le cas. Non sérieusement dans tous les cas les idées écosocialistes sont majoritaires à Gauche pour cette présidentielle. Se fier aux sondages c'est l'incarnation de la bêtise.

Voter Mélenchon c'est soutenir la véritable Gauche. Que le peuple se réveille et ne se laisse pas avoir. Mélenchon/ Le Pen au second tour retenez cela.
Réponse de le 04/02/2017 à 8:38 :
De 7 à 18% en 3 jours, cela fait un gain de 5 millions de voix, il faut être un peu naïf pour croire cette supercherie, statiquement impossible.
Les sondeurs manipulent que ceux qui veulent les croire
Réponse de le 04/02/2017 à 10:52 :
Vraiment Tartemolle ? ça semble vous réjouir. Vous allez déchanter alors si vous vous fiez aux bidouillages des deniers sondages.
Par rapport aux pronostics des instituts de sondages sur les scores des candidats à la présidentielle, l’audience sur le web et l’impact des candidats sur les réseaux sociaux sont des indicateurs précieux pour mesurer l’évolution de l’opinion politique. Au lendemain de la désignation de Benoît Hamon pour porter les couleurs du PS, cet article décrit l’état présent des données numériques pour les cinq principaux candidats.

À partir de l’adresse <https://theconversation.com/les-cinq-principaux-candidats-a-laune-du-web-et-des-reseaux-sociaux-72102?utm_medium=email&utm_campaign=Des>
Réponse de le 04/02/2017 à 16:34 :
C'est facile de nuire à JLM avec des sondages bidons, truqués, partisans dont les patrons sont les très riches qui ne veulent pas de JLM : on prête à JLM moins qu'a la dernière présidentielle, ce qui est impossible avec sa campagne actuelle sans faute qu'il fait depuis 1 an ... ces sondages sont du pipo ...
Les sondages essayent de justifier leur manipulation de l'opinion avec un facteur de modération lié aux autres élections : c'est du bidon car Macron n'a jamais été élu de sa vie et donc son facteur de modération devrait être 0 = 0% d'intention de vote, or on le voit haut dans les sondage.
Bref, vous avez envie de croire des sondages bidon qui prédisaient la victoire de Juppé et de Montebourg au primaire ... c'est votre droit, nous on a le droit de croire qu'on ne nous enfume pas avec du vent , du vide ...
Réponse de le 04/02/2017 à 16:51 :
Quand les gens se rendront compte que les candidats à la députation qui ont été investis par le parti de Benoît Hamon, sans qu'il s'y oppose, sont ceux contre qui Hamon a gagné la primaire (El Khomri, Valls, Le Roux, etc), croyez moi, la cote de Hamon va se dégonfler très vite.
Comme on dit : on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment.
Expliquez moi comment Hamon va pouvoir gouverner "à gauche toute" avec la même majorité ?
Réponse de le 04/02/2017 à 17:34 :
Hamon n'évoque rien à une écrasante majorité de Francais. La primaire a été très peu suivie, avec une faible audience lors des débats. Rien n'est joué, cette campagne nous réserve encore beaucoup de surprises.

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