Données privées : la Cnil lance un ultimatum à Facebook

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Le réseau social dispose désormais de trois mois pour pallier les manquements repérés par la CNIL.
Le réseau social dispose désormais de trois mois pour pallier les manquements repérés par la CNIL. (Crédits : reuters.com)
Des contrôles ont révélé que le réseau social recueillait des données relatives aux opinions politiques ou religieuses ainsi qu'à l'orientation sexuelle sans le consentement exprès des personnes concernées. Le groupe américain a trois mois pour se mettre en conformité avec la loi.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a mis lundi en demeure Facebook de cesser de suivre les internautes ayant visité ses pages mais non enregistrés sur le réseau social et ce, dans un délai de trois mois.

Aucune suite ne sera donnée si Facebook se conforme à la loi dans le délai imparti., indique la CNIL. Dans le cas contraire, le groupe américain s'expose à une sanction.

Recueil de données à l'insu des internautes...

Cette mise en demeure intervient après des contrôles sur place, sur pièces et en ligne de cette autorité, qui lui ont permis de relever "de nombreux manquements" à la loi.

La Cnil reproche notamment au groupe américain de suivre la navigation des internautes sur des sites tiers à leur insu, même s'ils ne disposent pas d'un compte Facebook.

Il est aussi accusé de recueillir, sans le consentement exprès des personnes concernées, des données relatives à leurs opinions politiques ou religieuses, ainsi qu'à leur orientation sexuelle.

... à des fins publicitaires

Le réseau social se voit aussi reproché, dans une décision du 26 janvier 2016, de déposer sur l'ordinateur de l'internaute des cookies à finalité publicitaire sans en demander l'autorisation, de procéder à la combinaison de toutes les données personnelles des utilisateurs à des fins publicitaires mais aussi de transférer les données personnelles de ses membres aux Etats-Unis.

Ces pratiques sont pourtant interdites depuis une décision de la Cour de justice de l'Union européenne du 6 octobre 2015.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 11/04/2016 à 17:36 :
En parlant de contrôle par la CNIL, 108 mouchards sur cette page qui ralentissent considérablement la visite, c'est même pénible, et aucune information concernant les cookies. Vous n'êtes pas dans les clous, je pense ;)
a écrit le 09/02/2016 à 11:01 :
QUI, mieux que facebouk, peut récolter des données perso..? microsoft, en récupérant les fichiers utilisateurs, certainement. Notez, à partir du moment où Linux envoit vos données à gogole, on est plus à ça près... Là, facebouk va paraphraser un de nos célèbres hommes politiques : "Ca m'en touche une sans bouger l'autre." Trop d'argent à gagner.
a écrit le 09/02/2016 à 10:42 :
En parlant de données et la CNIL:

Branle-bas de combat chez les mormons. Après de nombreux mois de discussions, FamilySearch International, l’entreprise généalogique des mormons, a obtenu le feu vert de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour numériser et mettre en ligne une bonne partie des documents d’archive d’état civil français.
Alors que 70% de l’état civil français serait déjà dans le bunker de l’Eglise à Salt Lake City, suite à un accord conclu dans les années 60 entre les mormons et les archives nationales, l’accord de la Cnil ouvre un boulevard aux religieux en costard qui négocient en ce moment avec les archives départementales.

Objectif pour l’Eglise : obtenir les 30% d’états civils manquants, avoir le droit de les numériser et de les mettre en ligne… pour pouvoir baptiser ta grand-mère décédée. Le 25 avril dernier, la décision convoitée de longue date tombe enfin.Cet agrément n’est en fait qu’une première étape pour l’Eglise. En effet, la Cnil ne donne son avis que sur la partie technique du dossier. En clair, elle se charge seulement de vérifier que les données seront bien protégées et ne contiendront aucune information d’ordre privé. Delphine Carnel, en charge du dossier à la Cnil, explique :
« Nous ne pouvons pas leur interdire l’accès parce que c’est un organisme religieux, ce n’est pas de notre compétence. Ça, c’est du ressort des archives de France. »
Prochaine étape, donc, pour les mormons : convaincre les organismes publics de leur donner l’aval. Et pour ça, ils ont un argument de taille : des moyens financiers quasi illimités. Un fond alimenté par les 14 millions de croyants qui reversent à l’Eglise 10% de leurs revenus. Au total, un joli pactole estimé en 1997 par le Time Magazine à plus de trente milliards de dollars.Juin 2013
a écrit le 09/02/2016 à 10:26 :
Je pense qu'éduquer les gens sur ce qu'est internet serait bien plus approprié et surtout faire payer des impôts à toutes ces multinationales au lieu de leur courir après sur des faits qu'on peu difficilement leur reprocher.

Il existe un dessin qui montre Big Brother observant sur un écran la vie des autres et derrière lui un plus gros nommé Facebook qui lui dit" Petit joueur." Facebook a construit sa fortune sur la récolte de données, les gens qui y vont signent sans lire et ensuite se retrouvent coincés, difficile quand même de montrer facebook du doigt et de continuer encore et toujours à infantiliser le consommateur.

Par contre toutes ces multinationales ne payent pas d'impôts ce qui est dommage car les Etats pourraient s'en servir pour éduquer le citoyen, investissement intelligent à long terme, mais on préfère le prendre pour un benêt à qui il faut dire tout ce qu'il doit faire. Penser par soi-même c'est mal.

Hypocrites doublés de mauvais gestionnaires car incapables de penser plus loin que le court terme.
a écrit le 09/02/2016 à 10:19 :
Les problèmes se multiplient avec Internet, les réseaux sociaux,voire l'économie du net. Ce qui semblait une bonne idée est en train de virer au cauchemar. Mondialisé, le web est incontrôlable, (comme l'économie, la finance.) La question devrait se poser rapidement de savoir si on continue ou si on ferme les robinets des tuyaux qui l'alimente. Ce qui est en jeu n'est ni plus ni moins que la souveraineté nationale et finalement la démocratie.
Réponse de le 09/02/2016 à 13:18 :
Bonne question. Parce que si Facebook n'obtempère pas, que va faire la CNIL ? Leur taper sur les doigts avec une règle ? Infliger une amende symbolique par rapport à tout le pognon planqué dans les paradis fiscaux ? Les déchoir de leur nationalité ( :-) ) ?
Parce qu'à part les menacer d'une interdiction totale sur le territoire français (c'est possible ? c'est pas déjà la cas en Chine ?), je ne vois pas très bien comment les faire plier ...

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