Facebook veut connecter les cerveaux pour communiquer par la pensée

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Regina Dugan, responsable du laboratoire Facebook Building 8, présentait le projet de capteurs du réseau social lors de sa conférence annuelle, qui se déroulait le 18 et 19 avril 2017 à San José (Californie).
Regina Dugan, responsable du laboratoire Facebook "Building 8", présentait le projet de "capteurs" du réseau social lors de sa conférence annuelle, qui se déroulait le 18 et 19 avril 2017 à San José (Californie). (Crédits : Reuters/Stephen Lam)
Le réseau social a annoncé mercredi travailler sur un projet de "capteurs non invasifs" pour permettre la retranscription des pensées en message écrit, sans avoir à parler ou utiliser un clavier. Objectif : 100 mots à la minute.

Les moments de vie partagés par les internautes ne suffisent plus à Facebook. Le réseau social veut aussi connaître leurs pensées, sans même avoir besoin de les écrire. "Et si vous pouviez taper directement depuis votre cerveau ? Cela semble impossible, mais c'est plus proche que ce que vous pouvez imaginer", a assuré Regina Dugan lors de la conférence annuelle F8 de Facebook pour les développeurs, qui se déroulait mardi et mercredi à San José (Californie). Cette ancienne de Google est responsable depuis un an de "Building 8", le laboratoire de Facebook dédié à la recherche pour créer de nouvelles technologies.

Après avoir annoncé mardi son offensive sur la réalité augmentée, Facebook présentait mercredi son projet visant à retranscrire directement des pensées en message écrit, sans avoir à parler ou utiliser un clavier. Objectif visé : pouvoir retranscrire 100 mots par minute. Une vitesse cinq fois plus rapide que le temps actuellement nécessaire pour écrire sur un smartphone, selon l'entreprise de Mark Zuckerberg. En collaboration avec plusieurs universités américaines, dont Berkeley, Facebook travaille sur ce projet depuis six mois seulement. Le géant américain a constitué une équipe de plus de 60 scientifiques et ingénieurs, spécialisés dans les technologies d'intelligence artificielle pour comprendre le langage, les systèmes d'imagerie cérébrale et les prothèses neurologiques.

Développer "une prothèse de langage"

La méthode employée pour y parvenir reste floue, mais Facebook dément vouloir utiliser des électrodes implantées dans le cerveau. Il mise sur des "capteurs non invasifs", qui doivent encore être inventés. "Un jour ou l'autre, nous voudrons le transformer en une technologie portable, qui puisse être produite à grande échelle", a écrit sur son profil Facebook le fondateur et P-dg Mark Zuckerberg. Il y voit la possibilité de "rendre des choses, comme la réalité augmentée, beaucoup plus naturelles". De son côté, Regina Dugan a aussi évoqué la possibilité de développer "une prothèse de langage pour les personnes souffrant de troubles de la communication".

 "Il ne s'agit pas de décoder des pensées aléatoires, se défend auprès de TechCrunch Regina Dugan. Il s'agit de décoder les mots que vous avez déjà décidé de partager en les envoyant au centre de discours de votre cerveau."  Selon le site spécialisé, Facebook serait en train de créer un comité d'éthique pour superviser les recherches.

Avant l'annonce de Facebook, l'homme d'affaires Elon Musk, à la tête du fabricant de voitures électriques Tesla notamment, avait expliqué fin mars lui aussi travailler sur des implants ou des électrodes pouvant être greffés directement sur le cerveau. Cela permettrait, selon lui, de traiter des maladies incurables, comme l'épilepsie.

>> Lire aussi Avec Neuralink, Elon Musk veut transformer le cerveau en machine

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/04/2017 à 19:31 :
Ces gens sont complètement cinglés et dangereux.

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