"Fake News" : des professeurs américains lancent la résistance

 |   |  412  mots
L'enjeu est d'autant plus important que les jeunes sont particulièrement crédules face aux informations qu'ils consultent en ligne.
L'enjeu est d'autant plus important que les jeunes sont particulièrement crédules face aux informations qu'ils consultent en ligne. (Crédits : © Mike Segar / Reuters)
De l'école primaire à l'université, des enseignants ont décidé de consacrer tout ou partie de leur cours sur la consommation de l'information, en particulier sur internet. Aujourd'hui, une partie non négligeable des jeunes ne savent pas distinguer les vraies des fausses sources d'information.

Après les géants de l'Internet, la bataille contre les "Fake News", ces fausses informations qui circulent en particulier sur la toile, se poursuit dans les salles de classe. Aux Etats-Unis, des enseignants de l'école primaire à l'université ont décidé d'inscrire dans leur cours une éducation à l'information, rapporte l'Associated Press (AP). L'idée est d'apprendre aux élèves, futurs consommateurs d'actualité, à distinguer les faits de la fiction.

Pour l'instant il ne s'agit que d'initiatives individuelles, mais le phénomène pourrait s'étendre. Un membre de l'Assemblée de Californie a proposé un texte en janvier, visant à introduire dans le code de l'Education de l'Etat la mise en place d'un cours de "civic online reasoning" ("critique civique en ligne", en français). L'enseignement s'adresserait au élèves du collège à la terminale.

Les jeunes ont des difficultés à identifier ce qui relève de l'information

"Un agent du FBI enquêtant sur Hillary Clinton retrouvé mort", "le pape François soutient la candidature de Donald Trump à la Maison-Blanche"... la propagation d'informations fausses durant la présidentielle américain a fait polémique au lendemain de la victoire du candidat républicain.

L'enjeu est d'autant plus important que les jeunes sont particulièrement crédules face aux informations qu'ils consultent en ligne. Une étude réalisée par des chercheurs de la Stanford Graduate School of Education a démontré par exemple que plus de 80% des collégiens interrogés se sont révélés incapables de distinguer une publicité native d'un véritable article de presse, malgré la présence de mots-clés comme "contenu sponsorisé" en tête de page.

De même, près du tiers des lycéens interrogés ont déclaré faire plus confiance à un article publié sur Facebook par un compte imitant Fox News qu'à un article du compte Facebook "vérifié" à cause d'éléments graphiques. Pourtant le premier est faux alors que le second est authentique.

Une éducation civique à la consommation de l'information

Il semble ainsi nécessaire de mettre en place une éducation civique autour de la consommation de l'information, qui ne doit pas concerner que les aspirants journalistes mais bien l'ensemble des élèves.

Aux Etats-Unis, l'université Stony Brook (New-York) plaide depuis plus d'une décennie pour l'introduction de ce type d'enseignements dans les programmes scolaires. Son école de journalisme vient d'établir un partenariat avec l'université de Hong-Kong pour lancer un cours en ligne gratuit sur ce sujet.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/02/2017 à 18:20 :
Big Brother is watching you... Tout cela ne vous rappelle pas "la police de la pensée "
Et bien ça y est nous y sommes !

Pour mémoire:
1984 de George Orwell
À lire et à relire !

Résumé, pour ceux qui auraient oublié :
George Orwell écrit 1984 en 1948 ( l’inversion des 2 derniers chiffres serait une des explications du titre) et le publie l’année suivante.

Ce roman d'anticipation se déroule, à Londres, capitale de la première région aérienne de l’Océania, puissance mondiale avec Eurasia et Estasia.
Ces trois empires sont constamment en guerre. Oceania a connu plusieurs révolutions depuis 30 ans et également un conflit atomique.

Océania vit sous une dictature.
Le Parti unique est commandé par un chef invisible dont les portraits sont partout : Big Brother.
Ce dernier surveille cependant les moindres faits et gestes de chacun, d'où le slogan « Big Brother is watching you !» (Big Brother vous regarde), qui symbolise le régime.

Trois slogans régissent cet univers :
" La guerre c’est la paix ",
" La liberté c’est l’esclavage ",
" L’ignorance c’est la force " ;

Quatre ministères l’organisent :
– Vérité,
-- Paix,
-- Amour,
-- Abondance -,

et la population est répartie en trois classes
– le Parti intérieur (les dirigeants),
-- le Parti extérieur (les subalternes),
-- les prolétaires (les ouvriers et les travailleurs vivant dans les taudis).

Winston Smith, le personnage principal du roman , travaille au ministère de la Vérité.
Il a pour tâche de retoucher les journaux déjà parus pour corriger les erreurs du Parti ou de son leader, Big Brother.
Car le Parti ne se trompe jamais.
Une fois l'Histoire réécrite, les erreurs ayant été gommées, on a donc la certitude qu’elles n’ont jamais existé

Le roman se déroule en trois temps: la lente marginalisation de Winston, qui devient progressivement "criminel par la pensée", "rebelle aux politiques du Parti", son aventure amoureuse avec une jeune femme, Julia. Winston Smith et Julia tentent de s'aimer, mais cette forme de résistance se heurte à l'énigmatique O'Brien, l’un des espions du régime.

Finalement Winston est arrêté et torturé avant d’être remis en liberté, totalement brisé.
« Dans cette contre-utopie cinglante, Orwell propose une réflexion sur la ruine de l’homme par la confiscation de la pensée et la prolifération de la technocratie ».

Écrit par Chloé de Soligny
a écrit le 14/02/2017 à 16:54 :
Les plus grosses "fakes news" qui existent ce sont les religions.

A partir du moment où on laisse ces mastodontes raconter n'importe quoi en en faisant des paroles de vérité, s'attaquer aux multiples impostures devient de suite bien plus difficile.

Quel est le plus grand mensonge que dieu ?
Réponse de le 15/02/2017 à 8:42 :
Et pourquoi pas l inverse.
La thèse de l évolution reste une thèse rien à était prouve et pourtant elle est enseigné partout.
Pour les religions c est qu'elle n appliqué pas sur quoi leur croyance réponse la bible par exemple
Elle préfère ce mélange à la politique et avoir du pouvoir. Si j étais dieu je ne pense pas que vour ce qui ce passe sur terre me plairait.
Mais bon c est vrai les humains sont les êtres les plus intelligent de l univers et il savent ce qui est bien mal.
On en a la preuve tout les jours
Réponse de le 16/02/2017 à 14:53 :
Bon je vois que ma réponse n'a pas été validée je vais donc faire bien plus simple: Soyez sérieux je vous prie, merci.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :