"Fake news" : Facebook participe à un fonds de 14 millions de dollars

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Selon une étude de Pew Research publiée en juillet 2015, 63% des utilisateurs américains utilisent le réseau social Facebook pour s'informer.
Selon une étude de Pew Research publiée en juillet 2015, 63% des utilisateurs américains utilisent le réseau social Facebook pour s'informer. (Crédits : Reuters)
Un fonds vient d'être créé aux Etats-Unis pour lutter contre la désinformation et aider les internautes à repérer les "fakes news" sur les réseaux sociaux. Facebook figure parmi les membres fondateurs.

Facebook fait une incursion de plus dans le monde des médias. Le réseau social participe à la "News Integrity Initiative", un fonds de 14 millions de dollars pour lutter contre la désinformation. Piloté par l'école news-yorkaise de journalisme The Cuny, le projet rassemble une vingtaine d'entreprises, d'universités et d'organisations à but non lucratifs : le moteur de recherches Mozilla, l'UNESCO, Jimmy Wales (fondateur de Wikipédia) ou encore l'école de journalisme de Sciences Po Paris...

"L'initiative abordera les problèmes des fausses informations, de la désinformation et des opportunités offertes par Internet pour s'informer de nouvelles façons", assure Facebook dans un communiqué publié dimanche.

Si le projet reste flou, le fonds sera dédié à la "recherche appliquée, des projets et des réunions avec des experts de l'industrie", avance l'école de journalisme The Cuny sur son site Internet. "La ligne de fond est de trouver des moyens d'améliorer la conversation publique et de comprendre pourquoi les choses se propagent comme elles le font", a expliqué au Financial Times Jeff Jarvis, professeur de journalisme à The Cuny. Celui-ci espère travailler sur les données de Facebook avec des chercheurs, afin de comprendre comment les articles se diffusent sur le réseau social aux 1,86 milliard d'utilisateurs dans le monde.

Facebook ne peut pas "résoudre seul" la désinformation

Depuis l'élection présidentielle américaine, Facebook est régulièrement critiqué pour permettre la diffusion de "fake news" sur son réseau social et pour son manque de réponses adaptées à un phénomène qui s'est largement développé ces derniers mois.

 "Nous pensons que la culture de l'information est une préoccupation mondiale. Il est important pour les gens d'être capable d'identifier des contenus trompeurs et de discerner les nouvelles qui apparaissent sur Facebook et partout ailleurs", a déclaré au Daily Mail Campbell Brown, responsable de la section médias de Facebook.

"Ce n'est pas un problème que nous pouvons résoudre seul."

Le réseau social a été accusé d'avoir favorisé la victoire de Donald Trump par le biais de ses algorithmes, qui mettent en avant les publications populaires. Selon une étude du Pew Research Institute publiée en juillet 2015, 63% des utilisateurs américains utilisent Facebook pour s'informer, contre 47% en 2013. Alors que Facebook s'est toujours revendiqué comme étant un simple réseau social, son PDG a commencé à fléchir en décembre dernier. "Facebook est un nouveau genre de plateforme. Ce n'est pas une entreprise technologique traditionnelle. Ce n'est pas un média traditionnel", a ainsi exposé Mark Zuckerberg.

      | Lire Pour Mark Zuckerberg, Facebook est désormais plus qu'un réseau social

Facebook multiplie depuis les initiatives : partenariats avec les médias en France, développement d'un outil de fact checking... En janvier, l'entreprise de Mark Zuckerberg a ainsi lancé le "Facebook Journalism Project" pour renforcer sa collaboration avec les médias.

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Commentaires
a écrit le 05/04/2017 à 16:45 :
Bonsoir touts monde..........
a écrit le 03/04/2017 à 16:52 :
Rien ne vaut la bonne propagande officielle...

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