Rachat de WhatsApp : Bruxelles inflige 110 millions d'euros d'amende à Facebook

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Le 3 octobre 2014, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait donné son feu vert à l'acquisition pour 22 milliards de dollars de WhatsApp par Facebook.
Le 3 octobre 2014, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait donné son feu vert à l'acquisition pour 22 milliards de dollars de WhatsApp par Facebook. (Crédits : Dado Ruvic)
La Commission européenne a estimé que Facebook lui avcait fourni des informations trompeuses en présentant son projet de rachat de la messagerie mobile pour 22 milliard de dollars en 2014.

Bruxelles avait prévenu. La Commission européenne a décidé d'infliger jeudi une amende de 110 millions d'euros au réseau social Facebook car la société américaine a fourni des renseignements inexacts pendant l'enquête de l'UE concernant son rachat de l'application mobile WhatsApp. Cette décision intervient à l'issue de six mois d'enquête et devrait représenter un sérieux avertissement pour les autres sociétés susceptibles d'avoir le même type de pratiques.

"La décision d'aujourd'hui envoie un signal fort aux entreprises, montrant qu'elles doivent respecter tous les aspects du règlement de l'UE sur les concentrations, y compris l'obligation de fournir des informations exactes", a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.

Le 3 octobre 2014, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait donné son feu vert à l'acquisition pour 22 milliards de dollars de WhatsApp par Facebook.

Facebook plaide la bonne foi

Facebook a aussitôt réagi à l'annonce de jeudi: "Nous avons agi de bonne foi depuis nos premières rencontres avec la Commission européenne et nous avons cherché à fournir des informations exactes à chaque fois".

"L'erreur que nous avons faite dans les documents fournis en 2014 n'était pas intentionnelle et la Commission a confirmé que cela n'a pas eu d'impact sur le résultat de l'examen de la fusion", a dit un porte-parole de Facebook, Aled Williams, à l'AFP. "L'annonce d'aujourd'hui clôt l'affaire", a-t-il ajouté.

En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) vient de prononcer mardi une sanction de 150.000 euros à l'encontre de Facebook et de sa filiale européenneFacebook Ireland pour n'avoir pas protégé les données des utilisateurs contre une utilisation publicitaire.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 18/05/2017 à 14:47 :
SVP faute de frappe dans le titre :
estimé que Facebook lui ---avcait--- fourni

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