Les Millennials, un casse-tête pour les marques

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Une publicité de Pepsi est devenue virale en avril dernier, pour les mauvaises raisons. « Ils ont tenté d'être cool, de mettre en scène l'insouciance présumée des Millennials, mais ils n'ont rien compris à cette génération.», selon Marjolaine Grondin, la cofondatrice et Pdg de la startup française Jam
Une publicité de Pepsi est devenue virale en avril dernier, pour les mauvaises raisons. « Ils ont tenté d'être cool, de mettre en scène l'insouciance présumée des Millennials, mais ils n'ont rien compris à cette génération.», selon Marjolaine Grondin, la cofondatrice et Pdg de la startup française Jam (Crédits : DR)
La cible hyper-connectée des 18-34 ans, les « Millennials », pose des problèmes inédits aux marques, qui peinent à adapter leur communication et leur marketing à cette génération qui ne consomme pas comme les précédentes. Leur défi : réapprendre « l’art de la conversation » et s’adapter aux nouveaux usages, notamment les chatbots, ces robots intelligents de plus en plus populaires sur Facebook Messenger, et les assistants personnels.

« Indécente », « pathétique », « complètement à côté de la plaque »... En avril dernier, l'américain Pepsi voulait devenir viral sur internet pour inciter les Millennials à consommer ses sodas. L'objectif a été en partie rempli : sa vidéo de 2 minutes 30 a bien tourné en boucle sur les réseaux sociaux. Mais le buzz fut un « bad buzz », dévastateur pour son image de marque.

Le producteur de boissons pensait pourtant avoir coché toutes les cases pour faire rêver les 18-30 ans, sa cible prioritaire. Le clip met en scène le mannequin Kendall Jenner, icône de la jeune génération. La jeune femme participe à un shooting photo glamour lorsqu'elle remarque la présence d'une manifestation. Ni une ni deux, le regard ténébreux d'un protestataire l'incite à arracher sa perruque blonde et à se joindre spontanément à la lutte... pour tendre une canette à un policier. « L'effet Pepsi » transforme alors la manifestation en joyeuse fête, tout le monde riant ensemble en parfaite harmonie.

Diffusée alors que de nombreuses manifestations contre le racisme ou pour les droits des femmes se tenaient aux Etats-Unis, la publicité a totalement ringardisé Pepsi. « Les protestataires ont déjà tenté de donner des boissons à la police, ça n'a rien changé », a tweeté le journal anglais The Independent, avec une vidéo de violences policières. « Qui a validé l'idée d'utiliser les problèmes raciaux pour vendre du faux Coca ? » se demandait, perplexe et indignée, une internaute française.

L'erreur fatale de Pepsi ? « Ils ont tenté d'être cool, de mettre en scène l'insouciance présumée des Millennials, mais ils n'ont rien compris à cette génération. Aucun Millennial n'a certainement participé à l'élaboration de ce clip », tranche Marjolaine Grondin, la cofondatrice et Pdg de la startup française Jam, un bot conversationnel au service des marques sur Facebook Messenger.

Vendre des « valeurs », le nouveau défi des marques

Communiquer avec les Millennials (un terme qui désigne la génération née entre 1980 et 2000, et plus précisément les 18-34 ans) est un vrai challenge pour les marques. Ces « digital natives », qui ont grandi avec la révolution numérique, ne pensent ni ne consomment comme aucune autre génération avant elle. La France compte 16 millions de Millennials, le monde 2,3 milliards. Cette génération représentera 75% des actifs en 2030, et donc une grande partie du pouvoir d'achat.

Au-delà des clichés, les comportements communs des Millennials ont été analysés par de nombreuses études. Ils révèlent en réalité davantage un état d'esprit, que d'autres consommateurs plus âgés peuvent partager, qu'une classe d'âge. Leurs valeurs : l'éthique et la technologie. Leur paradoxe : boulimiques du digital, un smartphone greffé à la main, ils rêvent aussi de déconnexion totale en pleine nature. Leurs idoles sont Steve Jobs et Bill Gates, des entrepreneurs qui ont changé les usages avec l'idéal -soumis à débat- d'améliorer la société.

Pour 62% d'entre eux, il est primordial de travailler dans une entreprise ou une institution dotée d'un « fort impact social et environnemental ». Les Millennials s'exposent sur les réseaux sociaux, communiquent via les applis de messageries comme Facebook Messenger, Snapchat et WhatsApp, désertent la télévision traditionnelle et bloquent les publicités en ligne. Surtout, ils veulent consommer différemment, qu'il s'agisse d'alimentation (plus sain, avec des circuits courts) ou de produits et de services.

« Nous sommes une génération en quête de sens dans le travail et dans notre manière de consommer », explique Marjolaine Grondin. Les marques doivent incarner des valeurs, nous ressembler, car les Millennials achètent une identité, un style de vie ».

A l'image de Pepsi, les marques sont pourtant totalement désorientées. Elles doivent repenser leur stratégie d'acquisition et surtout, de fidélisation de ce public volatile, en abandonnant leurs vieux réflexes de communication et de marketing, qui se révèlent spectaculairement inefficaces - la faute, aussi, à un manque de renouvellement générationnel dans les grandes entreprises.

Ainsi, d'après une enquête YouGov pour GT Nexus publiée en janvier 2017, 72% des 18-34 ans n'hésitent pas à changer de marque si celle-ci ne correspond plus à leurs « valeurs » : la qualité des produits bien sûr, mais aussi leur disponibilité, les conditions de travail des employés qui les produisent et la démarche éco-responsable de l'entreprise.

Ce qui n'est pas sans paradoxe : Apple, l'une des marques préférées des Millennials d'après Accenture, n'est pas réputé pour les excellentes conditions de travail des ouvriers qui assemblent ses produits en Chine. Et Coca-Cola, autre pensionnaire du Top 10, incarne davantage la malbouffe que le bio. Mais les deux marques touchent les Millennials car elles vendent un "style de vie" et communiquent sur des valeurs, notamment Coca-Coca qui axe toutes ses campagnes non pas sur son produit, mais sur la convivialité.

Les messageries instantanées, une « rupture culturelle » pour les marques

Julien Nicolas, le directeur France de Voyages-Sncf.com, confirme. « Nous ne sommes plus dans l'ère de la proposition mais dans celle de la conversation », estime-il. Pour survivre, les marques doivent donc accompagner la mutation des usages et « se positionner là où sont les clients d'aujourd'hui et de demain », c'est-à-dire sur les plateformes de messageries comme Facebook Messenger (1 milliard d'utilisateurs mensuels dans le monde), Instagram (600 millions), Twitter (319 millions) ou encore Snapchat (161 millions, mais utilisé par un jeune de moins de 30 ans sur deux aux Etats-Unis). C'est sur ces plateformes que les marques doivent être pertinentes si elles veulent recruter et fidéliser les Millennials.

L'arrivée, depuis avril 2016, de plus de 50.000 bots sur Facebook Messenger, c'est-à-dire des robots conversationnels qui discutent de manière organique avec les utilisateurs, est perçue comme une opportunité majeure pour les marques, qui y voient l'occasion de réinventer « l'art de la conversation » avec leurs clients. Grâce aux bots, le consommateur pourra bientôt effectuer un achat, réserver son train, son taxi, son billet de cinéma, sa chambre d'hôtel, placer ses paris en ligne ou gérer son abonnement en énergie en quelques questions-réponses, non pas avec un agent humain, mais avec un logiciel dopé à l'intelligence artificielle, enrichi et supervisé par l'homme, capable de répondre à n'importe quelle question 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

« Les messageries instantanées sont une rupture culturelle qui ringardisent le service client, le marketing ou encore le merchandising, et change tous nos métiers », explique Julien Nicolas. Si leur efficacité et leur capacité à s'intégrer de manière naturelle dans une conversation peine encore à être satisfaisante, les bots, tout comme la commande vocale, les assistants personnels comme Alexa d'Amazon, Google Home ou le futur HomePod d'Apple, sont la prochaine révolution du service client.

Maîtriser « l'art de la conversation », un impératif

Problème : encore faut-il maîtriser ces nouveaux usages. Adapter son ton, fournir le bon service, au bon moment, à la bonne personne. C'est le créneau de la startup Jam, avec son bot conversationnel intégré à Facebook Messenger au service des marques. La startup, créée et dirigée par des Millennials, revendique plus de 100.000 utilisateurs, répartis parmi sa dizaine de clients, dont Airbnb, Accor Hôtels, la Maaf ou encore la SNCF. « La conversation est la nouvelle interface, mais maîtriser l'art de la conversation pour s'adresser aux Millennials est plus complexe qu'il n'y paraît », indique Marjolaine Grondin, la Pdg et cofondatrice.

Marion Mauduit, la responsable du marché Jeunes à la direction du marketing de la Société Générale, l'admet sans détour : « En tant que banque, on a du mal à parler aux jeunes, qui nous perçoivent comme « chiants », synonyme de contrainte et de complications ». La banque a adopté il y a quelques mois les services de Jam.

« On teste un chatbot pour les démarches simples des clients afin de désengorger les conseillers, poursuit la jeune trentenaire. Mais c'est compliqué, car on a besoin d'un outil très mature, que nous pouvons raccrocher à nos systèmes d'information, de traitement des données personnelles, qui soit totalement sécurisé... »

Pour l'heure, Jam aide surtout la Société Générale à « sensibiliser » les jeunes sur les sujets bancaires (prêts, gestion de l'argent...) et à « les accompagner de manière plus naturelle » sur les sujets en lien avec les besoins financiers, comme le logement, l'emploi ou un départ à l'étranger.

« J'espère que cela nous rendra plus agiles et nous permettra de mieux comprendre leurs besoins et ce qu'ils attendent de l'institution bancaire, car la concurrence est rude, y compris avec les Fintech, et les Millennials sont les gros clients de demain », poursuit-elle. Avant de conclure :

« La rigidité et la déconnexion de nombreuses grandes entreprises les ont fait rater la nouvelle génération de consommateurs, laissant le champ libre à des acteurs plus souples et numériques. Après les avoir mis dehors, nous devons maintenant les faire revenir. »

Une autre étude récente, réalisée par Kantar Media et Kantar Millwardbrown, révèle aussi que 75% des Millennials estiment que les marques ont tellement peu de sens qu'elles finiront par disparaître. Il y a urgence.

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a écrit le 07/07/2017 à 17:04 :
Tous les médias qui utilisent le mot "millénial" au lieu d'utiliser "Génération Y" devrait directement avouer qu'ils ne sont que les paillassont des publicitaires !

La manipulation de masse passe principalement par le langage, c'est pas pour rien que les euphémismes et le politiquement correct se sont autant installer (ou plutôt ont été forcé petit à petit dans nos vies). Si ça intéresse quelqu'un George Carlin en parle très bien et de manière très drôle dans un de ses spectacles (facilement trouvable sur "ton tube", anglophobes s'abstenir).
a écrit le 05/07/2017 à 18:12 :
Le mot "Millenials" n'est qu'un slogan, un produit vendu par les consultants en marketing. Avant on parlait de "génération X ou Y", mais c'est passé de mode semble-t-il, on a simplement fait du "rebranding". C'est utile pour raconter de jolies histoires aux décideurs des grosses boites, mais ça ne décrit en fait de précis: rien de commun entre un jeune bourgeois branché de centre ville qui fait des études en Angleterre et part en vacances faire le tour de l'Amérique du Sud, le jeune fils d'ouvrier qui a grandit dans une petite ville ou une banlieue pavillonnaire lointaine et met de coté pour partir au camping une fois par an et le jeune sans diplôme qui vit dans une cité et n'en bouge guère que pour aller au bled une fois tous les 3 ans. Je caricature, mais il y a bien une hétérogénéité sociale et culturelle très forte au sein d'une même génération, qui va bien au delà des éléments communs. "De mon temps", il n'y avait que 5 chaines gratuites à la télé, on regardait tous les même trucs et on avait tous les mêmes références. Aujourd'hui avec l'offre pléthoriques, deux voisins de paliers peuvent grandir dans des univers parallèles.
Par ailleurs la perte d'attachement aux marques a peut-être quelque chose à voir avec les marques elles-mêmes, qui veulent de moins en moins dire quelque chose. Prenons l'exemple des voitures: aujourd'hui le design est tellement normé que toutes les voitures se ressemblent, elles sont toutes vendues "suréquipées" (donc pleines de trucs superflus) avec des accessoires et des pièces fabriqués par les mêmes sous-traitants, leurs caractéristiques supposées (consommation, pollution) ont été bidonnées et elles ne peuvent même plus être rattachées à un pays en particulier tant leur capital comme leur production sont internationalisés. Donc logiquement ceux qui n'ont pas été fidélisés il y a 20 ans sur une marque en particulier n'en n'ont rien à faire de rouler en Peugeot, Ford ou Volkswagen, pour eux tout ça c'est kif kif.
a écrit le 05/07/2017 à 17:33 :
Réduire 2,5 milliards de personnes à leur seule date de naissance est réducteur à l'extrême. Je doute que les jeunes Africains subsahariens rêvent de donner un sens à leur vie, s'ils arrivent à survivre, c'est déjà pas mal.

En fait, les Millenials que vous décrivez, ce sont des diplômés sortis d'écoles de commerce ou d'ingénieur qui se payent le luxe d'hésiter dans leur choix de carrière parce que leurs parents leur payent encore leur loyer. Très loin d'englober la totalité de la jeunesse française.
a écrit le 05/07/2017 à 14:32 :
"Nous sommes une génération en quête de sens dans le travail et dans notre manière de consommer"
Je suis de cette génération, et le seul sens que je donne au travail, c'est de gagner de l'argent. Je me fiche des conditions de travail, tant que c'est bien payé. Voilà, voilà... :)

Je rappelle que cette génération vote plus que la moyenne nationale en faveur du FN. Alors pour ce qui est de hippies peace and love, je me marre :D
Réponse de le 06/07/2017 à 9:02 :
Tiens, j'ai un boulot au fond d'une mine super bien payé, mais avec des conditions difficiles. Je t'embauche. LOL.
a écrit le 05/07/2017 à 13:21 :
Prendre la nouvelle génération pour des hippies "peace & love", c'est confondre l'anniversaire des 50 ans de la fin du mouvement et l'actualité. S'il y a bien une chose que les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas, c'est idéaliste et fleur bleue. Désabusé, sûrement, contestataire peut-être même pas, malgré leur âge.
a écrit le 05/07/2017 à 12:57 :
Les publicitaires devraient plutôt se dire que leurs publicités sont nazes pour toutes les générations , au lieu de croire qu'ils étaient bons avant l'ère du numérique.
Le numérique change une chose et pas des moindre, maintenant , on a la possibilité de regarder un film en entier sans être coupé par une publicité idiote.
a écrit le 05/07/2017 à 12:16 :
"Nous sommes une generation en quete de sens" Cette affirmation evoque le largage total de ces gens qui se pretendent #, veulent "consommer #. Des mots et slogans vides, a l'image de leurs souhaits existentiels.
Le bonheur, est dans le pre, les montagnes, pas dans un Iphone dernier cri qui aliene l'esprit, reveillez-vous.
Réponse de le 05/07/2017 à 15:55 :
La génération des millenials est toute aussi consumériste que la vôtre ou les autres, les produits statutaires ont simplement un peu changé.

Qu'auraient dit vos parents des berlines allemandes dans lesquelles votre génération dépense des fortunes ?
a écrit le 05/07/2017 à 10:42 :
Autrefois, les marques servaient de point de repère aux consommateurs, pour distinguer rapidement les produits de bonne ou de mauvaise qualité.

Mais maintenant toutes les mauvaises marques mentent (ou presque) sur leur qualité avec la pub, et les bonnes finissent toujours par délocaliser leurs produits en Chine et produire à terme de la mauvaise qualité.

Autrement dit, les marques ne servent plus à rien aux yeux des consommateurs, notamment des millenials qui ont grandi avec la pub omniprésente.

Quant à la pub, elle servait autrefois aux yeux des consommateurs à les informer de l'existence de nouveaux produits.

Mais avec internet, n'importe qui peut maintenant chercher sur toute la planète via les forums, les vidéos d'essayeur ou les fiches techniques le produit qui correspond le mieux à son besoin.

Autrement dit, la pub ne sert plus à rien aux yeux des consommateurs, et leur fait perdre du temps. Elle ne sert plus guère aujourd'hui qu'à financer les contenus gratuits.

Ça ne sert donc à rien de "réinventer l'art de la conversation" si cette conversation n'est pas utile et qu'on n'a plus le temps pour elle...

Les millenials sont simplement des gens qui ont grandi avec la prospérité et le mensonge (des annonceurs, des politiciens, des dirigeants d'entreprise, et même des associations).

Autrement dit, ils sont exigeants et sans trop d'illusions.

Ils veulent simplement un discours honnête et des solutions qui marchent. Ils ne sont certainement pas les seuls.
a écrit le 05/07/2017 à 10:07 :
"...réinventer « l'art de la conversation » ...Avec un Robot? Réinventer l'"art de la conversation, je ne vois pas ce que ça veut dire! Enfin, si, c'est manipuler, orienter, désinformer pour faire adhérer, déclencher un acte d'achat, culpabiliser...Je ne pense pas que les jeunes soient totalement naïfs et en cela, ils ne sont pas beaucoup différents des jeunes des années 68. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile pour eux de se situer, la zone grise est plus grande, les moyens de communication plus élaborés, plus vicieux. Beaucoup s'en rendent compte, pour lutter, il ne leur reste qu'à s'organiser. Nul doute qu'ils le feront quant ils redécouvriront qu'il est beaucoup plus enrichissant de parler de la "vraie vie"avec de "vrais gens".
a écrit le 05/07/2017 à 9:47 :
Bah, ils sont intelligent nos marketeux surdiplômés : les "millénnials" (d’où sort ce nom ridicule ?) n'ont pas besoin de rêve ni de symboles qui n'ont plus de signification pour eux car ils savent bien que ces symboles sont utilisés pour essayer de les manipuler... Donc leur objectifs, CARPE DIEM, au juste prix : tout le monde sait maintenant que les marques fabriquent en Asie ou Afrique du Nord à des prix très bas, donc pourquoi payer cher un produit acheté 3 euros par une "grande" marque ? Eh oui, tout le monde se mondialise, croire que nos enfants n'ont rien compris aux "arcanes" du commerce et de la VA, c'est les prendre pour des idiots et ça se retournera contre ceux qui ne communiquent pas avec eux : qui a créé des groupes de consultation rémunérés ? personne, aucune marque. Pourquoi ? parce que nos marketeux "intelligents" préfèrent payer très cher des analyses plutôt que de côtoyer directement la cible, chercher l'erreur. Et tout travail mérite salaire (oublier cet adage qu'ils s'appliquent à eux mêmes... c'est prendre les jeunes pour des c...NS)
Réponse de le 05/07/2017 à 12:22 :
Pour bcp, helas c'est ce qu'ils sont. Consommer, frimer, ca "ils" savent faire et avec zele. Des devoirs, ils en ignorent l'existence, le respect des valeurs, quezaco ? Boire, fumer, se defoncer au hash et aux alcools melanges le samedi soir. La portion de responsables avec un projet futur est infime.
Réponse de le 05/07/2017 à 15:48 :
@ matins calmes :

Vous devez être vieux pour avoir une vision aussi caricaturale.

Les millenials sont tellement nombreux que, sur le nombre, il y a évidemment de tout : Des responsables, des irresponsables, des bêtes, des intelligents, etc. Simplement ils sont jeunes, et ont des activités de jeunes.

Les soixante-huitards n'ont pas été non plus connus pour se tenir loin des drogues, et l'état du pays qu'ils nous laissent ne témoigne pas d'une "responsabilité" excessive...

Je vous rappelle que les start-up, qui n'ont jamais été aussi nombreuses dans notre pays qu'aujourdhui, sont fondées pour la plupart par des millenials.
Réponse de le 05/07/2017 à 18:15 :
N'importe quoi la consommation d'alcool par habitant a été divisée par deux depuis les années 60.
Quand au cannabis, réveillez vous, ça fait bien longtemps que ce n'est plus qu'un truc de jeune. Le fumeur moyen a certainement dépassé la quarantaine.
a écrit le 05/07/2017 à 8:59 :
"Maîtriser « l'art de la conversation »"

A sciences politique sous une autre appellation bien entendu on donne des cours pour savoir parler pour ne rien dire, ils ont donc, selon les codes néolibéraux, "l'art de la conversation".

Maintenant est-ce que ce n'est pas ces conversations artificielles permanentes qui révulsent les nouvelles générations ? Un marque que n'a pas besoin de nous parler on sait très bien que son but c'est de nous vendre un truc, le ridicule est déjà là.

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