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Musique

Le marché français du disque a rechuté en 2010

Source : La Tribune.fr - 24/01/2011 | 12:33 - 444 mots  | 
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Le marché de la musique enregistrée a encore baissé de 6% en 2010 pour les éditeurs. Le ralentissement de la chute en 2009 (-3,2%) et l'embellie du début d'année n'ont pas été durables.

L'année avait bien commencé. Ellle n'a pas tenu ses promesses. Les ventes de musique enregistrée avaient bondi de 8 % au premier trimestre,. Elles s'affichaient encore en hausse de 4,1 % sur le premier semestre 2010. Et c'était la première fois depuis 2002 que le chiffre d'affaires (gros hors taxes) des éditeurs de musique enregistrée progressait sur un semestre.

Mais 2010 s'achève sur une chute de 5,9 % a annoncé lundi matin au MIdem par le SNEP (Syndicat national des éditeurs phonographiques). Le chiffre d'affaires gros hors taxes des éditeurs s'établit à 554,4 millions d'euros. Depuis 2002, il a donc été quasiment divisé par trois (1,3 milliard d'euros). La tendance au net ralentissement observé en 2009 (-3,2 % ) après des chutes à deux chiffres ne s'est donc pas confirmée. Et le piratage continue.

Plusieurs explications à cette rechute :

- l'effet Michael Jackson. En 2009 son décès avait dopé les ventes. Hors effet "Michael Jackson",  le marché n'aurait chuté que de 2,5 % calcule le Snep. 

- une moindre fréquentation des magasins en fin d'année, avec la neige notamment. Or un disque vendu sur deux est destiné à un cadeau. Le marché de détail des ventes de disques a reculé en un an de 12,7 % selon le panel de magasins Gfk.

Le numérique à nouveau en hausse

Bonne nouvelle pourtant : le marché du numérique (sonneries, téléchargement, abonnement en ligne) enregistre une croissance de 14,1 % à 88,1 millions d'euros soit 16 % du chiffre d'affaires des maison de disques. En 2009. il avait baissé de 1,9 %. 

Le recul des ventes de sonneries téléphoniques continue ; mais le téléchargement est en forte hausse (+ 29%) et les revenus issus des modèles d'écoute en streaming ont explosé (+ 60 %) . L'abonnement à Deezer adossé à Orange depuis cet été en est sans doute le principal vecteur. Il annonce plus de 500.000 abonnés à son service "premium". 

Le streaming audio est le mode consommation de la musique en ligne utilisé par 61 % des consommateurs de musique en ligne et par 77 % des 15 - 24 ans, selon un sondage IFOP pour le SNEP.

Les majors produisent moins

Conséquence de ces huit années de déclin du marché : la production est en baisse. EMI , Sony, Unversal et Warner Music , en France ont commercialisé 946 albums contre 2.065 en 2005.

Toutefois, elles ont signé avec un peu plus d'artistes qu'en 2009 (88 contre 70) et rendu un peu moins de contrats (63 au lieu de 88). Ainsi après deux ans de solde négatif, le nombre de nouvelles signatures dépasse le nombre de contrats rendus. 

Mais année après année, le chiffre d'affaires généré par des nouveautés s'érode. Elles généraient près de 800 millions d'euros en 2003 pour les quatre majors. Moins de 250 en 2010. Les investissements en promotion et marketing ont, il est vrai, été divisés par trois depuis le milieu des années 2000.

Isabelle Repiton à Cannes - 24/01/2011, 12:33  | 
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Commentaires sur l'article

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  • jeff3151 a écrit le 25/01/2011 à 15:26 :

    • c'est étonnant, le salaire de hauts responsables de la SACEM, ont augmenté...cherchez l'erreur.

  • jeanlouis69 a écrit le 24/01/2011 à 18:28 :

    • Et si c'était plus simplement ce qui nous est proposé actuellement comme musique qui ne plait pas vraiment aux français !

  • nOon a écrit le 24/01/2011 à 18:15 :

    • Est ce que les ventes dematerialise sont prise en compte dans le calcul??? Parce que sur les jeux PC par exemple elle ne le sont pas et aujourd'hui une plateforme comme steam regroupe plus de 50% des ventes. Mais il est tellement plus facile de dire que c'est la faute des pirates plutot que de comprendre qu'on est des vieux dinosaures qui n'ont pas su evoluer. Ensuite a force de produire du star ac forcement ca ce vend moins bien

  • toccata a écrit le 24/01/2011 à 17:43 :

    • Ce n'est qu'une question de génération. Je suis trentenaire, et pour moi le CD est déjà un support obsolète.

  • Bastien a écrit le 24/01/2011 à 17:11 :

    • Quand je discute avec mes amis, aucun ne pirate et aucun n'achète non plus de disques ou de morceaux en ligne. Ils me répondent tous que les titres actuels, je cite, "c'est de la merde". Pourtant, ils achetaient des disques tout comme moi il y a 20 ans en arrière mais nous n'avons plus aucune raison de dépenser de l'argent pour des trucs nuls.

  • Eilean a écrit le 24/01/2011 à 13:51 :

    • La vente de disque baisse et néanmoins un chanteur Français multinational aurait empoché 3 800 000 euro pour l'année 2010. Ces gens gagnent beaucoup trop d'argent facilement alors que les patrons du CAC40 sont toujours en première ligne des critiques.

  • WalqueManne a écrit le 24/01/2011 à 13:11 :

    • Bigre... Avez-vous beaucoup de smartphones et de lecteurs de poche équipés de lecteur de rondelles plastique non biodégrable ces derniers mois ??? Je cherche, je n'ai toujours pas trouvé :-)

  • avi a écrit le 24/01/2011 à 12:53 :

    • il faut arrêter de prendre les consommateurs pour des gogos; à 20 euros, un album, quelle est la marge de la maison de disque et du distributeur ????? et de l'artiste ?

      • Auteur a répondu le 24/01/2011 à 13:16 :

        • 5% du prix de gros pour l'artiste, en plus des éventuels droits d'auteur/compositeur s'il l'est... soit une fourchette comprise entre 50cts et 1 euro, pour la grande majorité des artistes.... Le reste ??? et bien , c'est juste l'économie parasite qui s'est greffée a coup de marges successives sur le pressage dont certaines se sont arrogées le droit exclusif.... Si on supprimait ce support physique devenu inutile depuis un certain temps, un album pourrait être commercialisé autour de 2 a 3 euros en forme virtuelle, sans changer d'un poil l'économie de la chaine de production du contenu par lui-même... Bien sur, nombre de parasites de la distribution se retrouveraient brutalement sans justification d'existence ... ce sont justement ceux qui se battent pour leur survie en ce moment.

      • Isabelle Repiton a répondu le 24/01/2011 à 15:04 :

        • Selon le type de contrats, un artiste en contrat d'artiste dans une maison de disque qui assume les cout de production et de marketing perçoi 8 à 10 % du prix HT. S'il est en contrat de licence, c'est à dire qu'il se produit lui-même et que la maison de disques assure la promo, il touche entre 15 et 20%. S'il est en simple contrat de distribution, c'est à dire que la maison de disques ne fait que mettre le CD dans les bacs, il touche 70 à 80 %. Mais doit assumer le cout de production et de marketing.

      • Plop a répondu le 24/01/2011 à 15:20 :

        • Et le distributeur se prend la part du lion

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    • c'est étonnant, le salaire de hauts responsables de la SACEM, ont augmenté...cherchez l'erreur.

      par jeff3151 le 25/01/2011 à 15:26

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