La Tribune

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L'attachement des acteurs du monde de l'économie, de la politique, à La Tribune est bien réel. Ces témoignages le montrent. Ils montrent aussi à quel point la question du support (le papier) est fondamentale. Mais La Tribune continue, sous forme numérique...

La fin de la Tribune est d autant plus navrante que sa reprise par nextradio avait pour ambition de révolutionner l information économique. Aujourd'hui il ne reste de tout cela qu un immense gâchis! A qui la faute? Il est triste de voir disparaître une équipe qui avec exigence et compétence nous a apporté un regard incisif sur l économie des entreprises. Il va nous manquer...
Nonce Paolini, PDG de TF1


Au delà des questions de pluralité de la presse, je voudrais dire ma reconnaissance aux équipes de la Tribune qui n'ont jamais dévié du cap de la qualité. Merci ! J'espère que la nouvelle histoire du Journal s'inscrira dans la même exigence.
Christophe de Margerie, DG de Total


La disparition du quotidien économique La Tribune dans les kiosques chaque matin est une triste nouvelle dans l'absolu et bien sûr une triste nouvelle pour les lecteurs de ce journal de qualité.
C'est aussi une nouvelle inquiétante pour les citoyens qui aspirent à de la diversité, à du choix et à de l'indépendance dans l'information et son traitement.
En disparaissant en tant que quotidien papier, le choix se réduit encore un peu plus pour le lecteur attaché au journal traditionnel et la transition vers les nouveaux modes d'information n'est pas encore achevée.
En étant moins nombreux, les journaux risquent de subir une pression économique et financière de plus en plus forte en ces temps de crise.
La Tribune a fait preuve de professionnalisme, de liberté et de courage dans un monde où la communication prend souvent le pas sur l'information et l'analyse, espérons que cela continue.
Marwan Lahoud, directeur général délégué d'EADS


Le numérique réinvente sans cesse notre quotidien : accès à l'information et à la culture, relations sociales, travail, politique, éducation, santé... C'est violent, brutal, incertain. Il provoque deux effets contradictoires en ce qui concerne la pluralité de la presse : explosion sur Internet et diminution drastique sur les versions papiers...
Laure de La Raudière, députée d'Eure-et-Loir, secrétaire nationale de l'UMP, en charge du Numérique


La Tribune incarne depuis des années l'excellence et l'indépendance dans le traitement de l'information économique. Personne ne peut imaginer la fin de la Tribune. Au nom du pluralisme des opinions, au nom de la liberté de la presse, au nom de ces femmes et hommes dévoués à leur métier, nous commettons une faute collective en ne nous battant pas suffisamment pour sauver la Tribune
Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et de la Vie associative


J'aurais vraiment aimé que le mariage radio - TV - Presse papier évoqué à la reprise de la Tribune il y a quelques années aboutisse.
Xavier des Horts, directeur de la communication Nokia France

La Tribune c?est comme le café du matin : c?est la première chose que je fais en arrivant à l?étude à 6h30, et je ne peux pas m?en passer. Tous les jours il m?attend, glissé sous la porte. Si je ne l?ai pas, et cela s?est déjà produit une fois ou deux (à cause des grèves de Presstalis, ex NMPP ndlr) il me manque quelque chose.
J?arrive tôt pour cela, pour lire la presse. Je m?y informe. Dans La Tribune, je trouve de l?information qui nous concerne. C?est agréable à lire : de la manière dont est faite la maquette, on arrive tout de suite à ce qui nous intéresse. Ce n?est pas le cas dans tous les quotidiens. C?est remarquablement découpé.Ce qui est certain c'est que nous continuerons à aller sur latribune.fr. Le seul hic, c'est que je lis La Tribune précisément lorsque je ne suis pas à mon bureau : en déplacement, ou avant d'allumer mon ordinateur. Je ne confonds pas les deux, c'est un autre temps de lecture.
Je remarque que de fait, Le quotidien « Les Echos » va se retrouver en situation de monopole sur le créneau de l'information économique.
Christian Lefevbre, président de la Chambre des notaires de Paris Ile de France


Sorry that this rocket stays on the launch pad :-(
Xavier Niel, fondateur et principal actionnaire de Free


Un journal s'arrête. Un titre vacille. Avec quelle encre son histoire va-t-elle désormais s'écrire ? Il est peu de dire que le patron de l'AFP que je suis est triste, et avec lui tous ses collaborateurs. Parce que -et c'est une telle évidence que le dire relève presque de la litote- un journal tourne sa dernière page et un peu de démocratie et de débats d'idées s'éteint avec lui. Parce que, là encore, le dire relèverait de la banalité, une aventure humaine comme un journal n'est jamais une expérience comme une autre. Parce ce que, là où le pluralisme et le choix chancellent, c'est la perte d'un souffle de liberté.
Quel paradoxe à l'heure où jamais la demande, la soif d'information n'ont été aussi fortes ! Est-ce que cette crise sans précédent balaie seulement un modèle économique, une forme d'accès à l'information ou plus largement les valeurs de liberté, de critique que la presse porte et emporte avec elle ? La question est posée d'abord et avant tout aux hommes d'information que nous sommes. C'est le grand défi. Le bruit, si l'on n'y prend pas garde, peut remplacer l'information, la rumeur la vérité, l'anecdote l'histoire. Tout est à inventer, à réécrire. Les guerres de tranchées sont perdues d'avance, il faut inventer, bouger, aller de l'avant.
En responsabilité, avec l'ensemble des équipes de l'Agence qui, chaque jour, font l'information sous toutes ses formes, nous combattons pour une information rapide, vérifiée et indépendante, avec en tête la recommandation d'un homme qui sut gagner les plus grandes victoires, Winston Churchill : «pour s'améliorer il faut changer. Donc pour être parfait, il faut avoir changé souvent». Alors, oui, en changeant, l'information continuera à s'écrire avec l'encre de la liberté.
Emmanuel Hoog, président-directeur général de l'AFP


La Tribune papier a été un acteur de la liberté, de l'objectivité et de la pluralité de la presse. Je regrette que ce titre disparaisse des kiosques aujourd'hui alors même qu'en tant que nouvel actionnaire de MédiaKiosk je veux oeuvrer au développement d'un réseau et d'un maillage de proximité au profit de la presse en général et de la presse quotidienne en particulier
Jean-Charles Decaux, co-directeur général de JC Decaux


Il est difficile de croire et d'accepter qu'un quotidien diffuse son dernier numéro quand celui-ci fait partie du cercle de vos intimes.
La Tribune est depuis des années un des mes compagnons de début de journée. Je n'ai pas toujours été du même avis que les éditorialistes mais j'apprécie le travail rigoureux et le professRéonnalisme des équipes. J'ai suivi les évolutions de la maquette, du projet éditorial. Beaucoup de ceux qui ont développé ce titre sont mes amis. Je pense à eux.
Voilà pourquoi ce matin je suis triste en prenant dans les mains ma Tribune pour un dialogue qui doit être le dernier.
Mais qui sait....
Rémy Pflimlin, président de France Télévisions


La disparition de l'édition papier quotidienne de La Tribune est un jour noir pour tous ceux qui sont attachés à la diversité de la presse écrite. Cela démontre douloureusement que, malgré l'importance et les adaptations apportées au système de soutien de l'État à la presse en France, la presse écrite quotidienne trouve de plus en plus difficilement sa place dans la multiplicité des canaux d'information de l'ère numérique.
Patrice Martin-Lalande, député UMP, rapporteur spécial du budget médias


Moi, j'achète les journaux. Tous les matins, j'achète tous les quotidiens pour les lire dans un café. Je les dépiaute. Je découpe les articles. Je les annote. Et je les range dans des dossiers. Et comment je vais faire demain mardi ? Je n'aurai que Les Echos ? Mais, j'ai besoin de deux journaux économiques. Car La Tribune et Les Echos, c'est comme Ouest-France et le Télégramme, j'ai besoin des deux. J'ai toujours aimé les regards croisés. J'y ai toujours trouvé mon compte. Et La Tribune avait des choix éditoriaux et rédactionnels qui étaient différents, singuliers. La Tribune portait une autre paire de lunettes que celles des Echos.
Michel-Edouard Leclerc, président du groupement des centres E. Leclerc


Diriger une entreprise, c'est devoir comprendre en permanence les évolutions d'un secteur économique, mesurer les mouvements de ses concurrents, anticiper les capacités de ses fournisseurs, et se projeter dans l'avenir. Dans cet exercice quotidien, la Tribune, et en particulier son équipe média, était depuis toujours un compagnon matinal : richesse de l'information, qualité de l'analyse, justesse du ton. C'est donc avec regret que je la vois s'arrêter. Mais au-delà de mon attachement personnel à ce journal, je pense que la disparition d'un quotidien économique est une mauvaise nouvelle pour notre pays. Parce que l'économie et la finance se sont installées brutalement et pour longtemps au centre de la vie des gens. Du jour au lendemain ou presque, les notions économiques les plus complexes sont entrées dans le flot quotidien de l'actualité. La fin de la Tribune, c'est un éclairage en moins sur des temps qui en appellent davantage, en particulier en France, peu réputée pour sa culture économique. J'ajoute qu'il y a un paradoxe à voir un média disparaître quand l'appétit pour l'information, aiguisé par les nouvelles technologies, n'a jamais été aussi fort.Enfin, un journal qui s'arrête, c'est comme une voix familière qui se tait.
Bertrand Meheut, président du groupe Canal Plus


"La Tribune" a toujours porté un regard original et pertinent, sans complaisance, sur l'actualité. Elle éclaire notre compréhension du monde économique et social. Ce regard, je l'espère, ne s'éteindra pas.
Michel Boyon, président du CSA


Chacun se souvient de la formule savoureuse de François Mauriac : " J'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux ".Elle pourrait s'appliquer aussi à la presse économique : ceux qui, comme moi, l'aiment et la dévorent vont regretter de ne plus avoir deux titres à lire chaque matin. Deux angles, deux façons d'informer, d'expliquer. La disparition de "La Tribune", au moins dans sa version papier, n'est pas seulement triste parce qu'elle marque la fin d'une aventure, à laquelle ont participé tant de journalistes de talent. Elle n'est pas bonne pour la concurrence, le meilleur stimulant pour se dépasser chaque jour.
Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrence


Je suis très attaché à "La Tribune" qui était distribuée gratuitement à mon école lors de mes études en 1999-2001. Pendant 2 ans, je m'appliquais à en lire chaque ligne tous les jours, y compris les « franchissements de seuil ». Au final, une fois sur le marché du travail , pendant la crise de 2001/2002, cette lecture et cette accumulation d'informations m'ont autant servi que mon diplôme d'école de commerce pour trouver un CDI rapidement
Julien Codorniou, directeur des partenariats pour la France et le Benelux chez Facebook.

 

La Tribune, c'était pour moi une réelle éthique du journalisme, une vraie indépendance, l'absence de complaisance et une action pédagogique certaine auprès des entreprises et des décideurs sur le rôle des collectivités locales et les contraintes qui pèsent sur elles. »
Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France (UMP)


C'est une lourde perte que l'arrêt de parution d'un quotidien. Pour reprendre une image, c'est du même ordre que la fermeture d'une bibliothèque. La Tribune a été un espace largement ouvert à toutes celles et tous ceux qui ont fait la vie économique de notre pays au cours de toute cette période et un lieu sérieux d'analyse et d'étude qui va nous manquer
Philippe Marini, président de la commission des finances du Sénat (UMP)


La Tribune est un quotidien que je lis tous les matins et dont j'aimerais pouvoir continuer à lire tous les matins
Jérôme Cahuzac, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale (PS)

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Commentaires

nolan  a écrit le 05/02/2012 à 7:08 :

peu de réflexions, peu de remises en cause , La tribune c'est 80% des clients grands comptes en Baques ou Assurances, moyenne d'âge 35ans traders, ou autres tous sur iphones et très peu de particuliers,institutions ou le papier est encore religion;aucune remise en cause de ce modèle qui était confortable puisque 40000 des 65000 exemplaires édités etaient pré vendus sans connaître le lecteur individuel.le modèle s'est écroulé personne n'y a réfléchi.Le figaro lui si, les vieux sont de plus en plus nombreux vivent mieux la diffusion du Figaro progresse au pire stagne ce qui est toujours mieux que disparaître. il reste un avenir à moyen terme pour le papier .les hauts potentiels!!! de la Tribune ne l'ont pas vu .l'un d'entre eux quelle honte est même repris dans le nouvel organigramme,je vous invite à deviner l suite....