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Sandrine Cassini | 29/10/2012, 21:08 - 402 mots
Une main de fer dans un gant de velours. Telle a visiblement été l’impression qu’a voulue donner François Hollande à l’issue de son rendez-vous avec Eric Schmidt, le président exécutif de Google. Sujet le plus attendu, même s’il est loin d’avoir été au coeur de la rencontre, la Lex Google, qui consisterait pour le moteur de recherche à rémunérer les éditeurs de presse qu’il indexe. Le président de la République a souhaité voir Google entamer des négociations avec les éditeurs et trouver une solution d’ici la fin de l’année. Sans quoi une «loi» pourrait intervenir, comme en Allemagne.
Une position qui rejoint celle défendue par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui a eu droit plus tôt dans l’après-midi à une entrevue en tête-à-tête avec le dirigeant de Google. Egalement présente au rendez-vous avec François Hollande la ministre déléguée au numérique Fleur Pellerin, qui s’était prononcée en faveur d’une solution négociée la semaine dernière dans une confidence faite à la presse américaine. En déflorant à cette occasion l’agenda d’Eric Schmidt à Paris, et par voie de conséquence la rencontre avec Hollande, la ministre avait d'ailleurs suscité l’ire à la fois de l’Elysée et des dirigeants de Google.
La difficile équation d’une solution négociée
Une solution négociée avec les éditeurs peut-elle aboutir? En dépit des apparences, tous les éditeurs de presse ne sont pas sur la même ligne. Si l’IPG, qui réunit la presse d’information politique et générale (quotidiens et magazines), défend la Lex Google, par la voix de sa présidente Nathalie Collin (patronne du Nouvel Observateur), le Syndicat de la presse indépendante d’informations en ligne (Mediapart, Atlantico, Slate, Rue89, Arrêt sur image...) s’est prononcé contre. La raison: un tel dispositif renforcerait la dépendance vis-à-vis de Google, et placerait la presse «sous sa tutelle quasi-exclusive».
François Hollande évoque la fiscalité
D’autres thématiques ont été abordées, à commencer par la fiscalité du numérique, qui doit être «adaptée afin de mieux appréhender le partage de la valeur ajoutée et le financement de la création de contenus», indique le communiqué de l’Elysée. Pour le moment, Google qui génère environ 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en France emploie seulement 500 personnes et n’a payé que 5 millions d’euros d’impôts sur les sociétés en 2011.
Les propositions d’Eric Schmidt
En échange, Eric Schmidt s’est engagé à «renforcer la présence de Google en France, «à travers notamment un appui au développement numérique des PME et l’installation de l’institut culturel à Paris».
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ephw a écrit le 31/10/2012 à 14:38 :
encore faut il qu'elle soit votée ! car il s'agit ici d'une grave régression de la liberté
ephw a écrit le 30/10/2012 à 18:18 :
Vive Google, à bas toute réglementation et taxation du net ! Les socialistes ne pensent qu'à instaurer de nouvelles taxes, pour éviter de faire des économies structurelles....indispensables au redressement de la dette et de l'économie; honte à eux !
haha a écrit le 30/10/2012 à 11:05 :
Vous n'en manquez pas une pour critiquer le gouvernement, ça aurait été la droite et les même décisions à prendre, vous auriez enterrez votre haine.
Rouge a écrit le 30/10/2012 à 09:47 depuis un Iphone :
Et la presse devrait rémunérer Google pour lui faire de la publicité en la référençant! Pour que les marques soient référencées dans les catalogues des hypermarchés, elles doivent bien payer!!
Euhh a répondu le 30/10/2012 à 11:01:
Drôle de concept Rouge, on pourrait aussi dire que Google se fait de la valeur ajouté en s'octoyant gratuitement du contenu > moi perso j'aimerai bien ouvrir un supermarché et qu'on me file les produits gratuitement. Dans ce cas là google n'à qu'à payer le coût de production des contenus : salaire des journalistes, pigistes, coût serveur, coût technique... NB: Google a généré 1,4 Milliards de $ sur les contenus medias qu'ils référencent
Miloo a écrit le 30/10/2012 à 09:07 :
La presse française, dont le métier est de pomper des dépèches AFP, tout en étant d'un conformisme affligeant se plaint de la concurrence du net. Du coup, elle cherche à gratter encore plus de fric là où elle le peut. C'est pitoyable!! Le jour où nous aurons une presse intéressante, pluraliste (quelle est la différence entre le Figaro, le Monde et le Nouvel Obs, sinon quelques nuances?), libérée du syndicat du livre (vous savez, les types qui prennent leur retraite à 50 ans), les gens l'achèteront. Regardons la presse anglaise (Guardian, FT, Times Daily Telegraph...) et pleurons!
On peut en dire autant a répondu le 30/10/2012 à 11:07:
dans d'autres secteurs comme la musique, résultat même en faisant de la m..... ils ont mis du monde au chomage les boite de téléchargement illégal. faut il encore mettre du monde au chomage avec l'edition. A quand le prochian secteur... le votre ?
Miloo a répondu le 30/10/2012 à 11:54:
La presse anglaise est pluraliste et de qualité (regardez les suppléments du week end, et regardez leur prix), pourquoi pas la française? C'est un peu facile de pleurer alors qu'on sort des produits chers, sans intérêt et qui donc ne se vendent plus.
Rouge a écrit le 30/10/2012 à 08:10 depuis un Iphone :
On ne parle de main de fer pour Hollande que lorsqu'il s'agit de taxer....
Jojo a écrit le 29/10/2012 à 23:53 :
Je ne sais pas. Mais je crois que je regrette Eric Besson. Ouais, je sais.
Rodrigo a écrit le 29/10/2012 à 23:49 :
Je suis ravi de voir Fleur Pellerin se battre pour créer un nouveau droit voisin. Comme si on n'avait pas assez de droits d'auteur en France. A propos, elle nous avait pas promis de déployer la fibre en France ? On doit attendre que Filippetti s'occupe de ce dossier ?
LolCat a répondu le 30/10/2012 à 00:22:
Ah, vous aussi vous vous êtes bercé d'illusions sur l'action potentielle de Fleur Pellerin ? Bienvenu au club. Nan, Filippetti ne s'occupe pas des dossiers, c'est ces conseillers qui font le travail. Elle, elle fait des séances photos, elle apprend son texte co-écrit notamment par Pascal Rogard et Nathalie Collin, et elle donne des interviews biographiques - des commandes - où elle nous parle de ses ascendants. On va éviter de lui passer un dossier sérieux comme la fibre. Et prier ensemble pour son départ au plus tôt du gouvernement. Amen. :P
Fred a écrit le 29/10/2012 à 23:11 :
Depuis quand les impôts sur les sociétés sont liés au chiffre d'affaire?
kiki88 a écrit le 29/10/2012 à 22:59 :
Etonnant sur cette photo de voir Fleur Pellerin aussi éloignée du Président. La règle ne veut pas que les ministres entourent le président. Pourquoi l'avoir mise comme cela en fond de salle ?
LolCat a répondu le 30/10/2012 à 00:26:
Fleur Pellerin est assise au fond pour qu'elle ne puisse pas parler, elle risquerait de dire quelque chose d'intelligent, faudrait pas contredire Filippetti n'ont plus...
Ce n'est pas parce que a répondu le 30/10/2012 à 11:37:
c'est une fille brillante et d'origine asiatique qu'il faut la critiquer ainsi, c'est limite quand même vos propos. A mon avis elle est loin d'être bête, en tout cas bien au-dessus de la bassesse de vos critiques à son sujet. Ha oui ce n'est pas du racisme, si ça avait été l'UMP au temps de Rachida Dati alors dans ce cas on ne critique pas...