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Aurélie Filippetti veut "renforcer l'indépendance" du CSA

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Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui désignera prochainement les PDG de l'audiovisuel public, va passer de neuf à sept membres. Leur nomination associera davantage le Parlement afin de "renforcer l'indépendance" de cette autorité de l'audiovisuel, a annoncé ce lundi la ministre de la Culture et de la Communication. Ainsi, le président de la République ne nommera plus que le président de l'institution contre trois membres actuellement.

Plus d'indépendance pour le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). C'est dans ce but que "le président de la République ne nommera (plus) que le président de l'institution au lieu de 3 membres actuellement. Le collège passera de 9 à 7 membres, dans le respect des mandats en cours", écrit la ministre de la Culture et de la Communication dans une tribune à paraître mardi dans Les Echos et mis en ligne ce lundi sur le site du quotidien.

Comme promis, Hollande revient sur la méthode de Sarkozy

Concrètement, "l'avis conforme des commissions des affaires culturelles à la majorité des trois cinquièmes sera nécessaire pour les 6 membres nommés par les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. L'opposition sera ainsi associée au choix des gardiens de la liberté audiovisuelle", a expliqué la ministre. Sachant que l'Assemblée nommera trois membres, et le Sénat les trois autres.

Pour rappel, Nicolas Sarkozy avait décidé qu'il appartenait au président de la République de choisir les PDG des entreprises publique de l'audiovisuel, dénonçant à l'époque "l'hypocrisie" du mode de désignation par le CSA. Une méthode à laquelle François Hollande avait promis de mettre fin pendant la campagne présidentielle. 

Un changement radical ?

De son côté, Aurélie Filippetti estime que "l'audiovisuel a trop souvent été considéré en France comme un jouet dans les mains du pouvoir. Ce gouvernement veut marquer une étape décisive pour en finir avec cette conception étriquée de la liberté de communication et du pluralisme". Après cette première loi réformant la nomination des patrons de chaînes et la composition du CSA, la ministre a annoncé pour l'an prochain "un deuxième train de mesures législatives" qui concerneront notamment "la régulation des contenus audiovisuels diffusés sur internet", mais aussi la diffusion hertzienne, "la taxation des reventes de chaînes" de la TNT ainsi que "le financement de la création audiovisuelle" et la présence de la pubiclité. En attendant, les Assises de l'audiovisuel se tiendront le 5 juin prochain.

Lire aussi: Audiovisuel: le CSA propose d'assouplir les seuils de concentration

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Commentaires

Aurélo  a écrit le 06/05/2013 à 22:19 :

Tiens, elle est revenue de vacances ?

Pierre  a écrit le 06/05/2013 à 21:03 :

Une très bonne nouvelle pour retrouver une certaine indépendance dans les nominations. Il faudrait faire plus que revenir a la situation avant Sarkozy.