Rencontre avec Henri Seydoux : "Quel avenir pour les drones ? "

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Henri Seydoux, cofondateur et président de la société Parrot.
Henri Seydoux, cofondateur et président de la société Parrot. (Crédits : Reuters)
A l'occasion du Drone Paris festival organisé par la Ville de Paris aux côtés de la préfecture de police et la direction générale de l'aviation civile et qui aura lieu dimanche dès 15h en haut des Champs-Elysées, La Tribune diffuse l'émission ORLM sur la rencontre exclusive avec Henri Seydoux, Pdg de Parrot.

Cette semaine, Henri Seydoux, patron et fondateur de Parrot est l'invité d'ORLM. 
Rencontre avec ce génial géo trouve tout inventeur du drone grand public. Retour donc son son parcours, sa culture geek, ses inspirations, le futur de la tech et des drones, sa vision d'Apple bien sûr, de la French tech encore, dont il est l'un des plus brillants représentant. Les rencontres de la Tech d'ORLM avec Henri Seydoux !

"Paris Drone Festival", un festival pédagogique

Des drones vont survoler dimanche les Champs-Elysées à l'occasion du premier festival de drones organisé par la Ville de Paris, qui annoncera à cette occasion l'ouverture dans la capitale de deux sites dédiés à la pratique de ce loisir, de plus en plus prisé mais très règlementé. Le "Paris Drone Festival" accueillera de 14h à 18h une course, des démonstrations et des stands dédiés à ces engins volants commandés à distance, de plus en plus utilisés à des fins utilitaires et de loisirs, pour la surveillance, la prévention, la photo aérienne, etc.

"Il y a une démocratisation du drone de loisirs. C'est l'objet qui a été le plus vendu à Noël l'an dernier", a indiqué Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme de la maire PS de Paris Anne Hidalgo. Mais "il faut absolument que les gens comprennent que ce n'est pas un jouet, que la règlementation est très stricte pour de bonnes raisons. On n'a pas le droit de faire voler un drone au Bois de Boulogne comme on joue au badmington", a-t-il ajouté.

Avec une dimension pédagogique mais aussi ludique, le festival, gratuit, démarrera par une course mettant aux prises huit pilotes français et internationaux qui feront voler leurs engins sous des filets tendus à huit mètres de hauteur pour former une immense volière sur 2.000 m2.

Des stands expliquant la réglementation de la pratique du drone, ses différents usages, seront également ouverts, ainsi que des ateliers d'initiation, pour enfants et adolescents, à la fabrication et la programmation.

paris drone festival

Deux sites à Paris pour les amateurs

Le festival a également pour but de valoriser le savoir-faire des entreprises et inciter les plus jeunes à découvrir ce secteur. "C'est une filière industrielle extrêmement importante", a indiqué M. Missika, "Paris est un des lieux où il y a le plus de start-up dans le domaine des drones".

La France est leader mondial dans le commerce de drones civils avec 300.000 engins vendus l'an dernier, un chiffre qui a triplé en un an. Environ 1.300 PME et 3.000 personnes travaillent aujourd'hui dans le secteur du drone civil pour un chiffre d'affaires global estimé à 300 millions d'euros (dont 60 millions pour la filière de drones professionnels). De nombreux opérateurs feront ainsi des démonstrations de l'usage qu'ils font de leurs engins. Pour la première fois, la Poste fera découvrir ses drones de livraison.

Par ailleurs, Mme Hidalgo annoncera la sélection de deux sites où les amateurs pourront le dimanche, et sous la responsabilité de la fédération d'aéromodélisme, faire voler leurs engins à Paris.

"Nous voulons que les gens s'habituent à pratiquer le drone comme on pratique l'aéromodélisme, dans des lieux spécifiques, sécurisés et sous la responsabilité d'une association sportive", selon M. Missika.

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Commentaires
a écrit le 05/09/2016 à 8:41 :
Je suis tombé sur un article lamentable de l'express se moquant de Onfray qui affirmait que les adultes n'étaient plus que des enfants se faisant amis avec leurs propres enfants plutôt que de les éduquer.

Voilà ma foi un fort bel argument que devrait lire le journaliste, enfin du moins si on peut l’appeler comme cela, qui a commis cet article.

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