Présidentielle 2017 : Macron veut faire basculer l'Etat dans l'ère numérique

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Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à la présidentielle, compte sur le numérique pour permettre la simplification de l'administration et l'amplification des dispositifs existants pour stimuler l'innovation.
Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à la présidentielle, compte sur le numérique pour permettre la simplification de l'administration et l'amplification des dispositifs existants pour stimuler l'innovation. (Crédits : STEPHANE MAHE)
Le candidat d’En Marche met le numérique au cœur de son programme. Et se pose en héritier -sans forcément l'assumer- de la politique menée par François Hollande dans ce domaine.

Que contient le programme d'Emmanuel Macron sur le numérique et les startups ? Sans surprise, le candidat d'En Marche! a été prolixe sur le sujet. Au moins 85 propositions (dans un programme qui en compte 588 d'après le think tank Renaissance numérique) concernent directement le numérique.

Un constat s'impose : si l'ancien ministre de l'Economie a "tué" le père Hollande pour devenir candidat, sa politique numérique s'inscrit dans la droite lignée de celle de son ancien mentor. Avec deux credo : la simplification de l'administration et l'amplification des dispositifs existants pour stimuler l'innovation. Et quelques idées nouvelles aussi, parfois très ambitieuses à défaut d'être facilement et rapidement réalisables. Revue de détail.

Startups et innovation : Macron, un Hollande-bis

Si l'ensemble des candidats critiquent le bilan de François Hollande, sa politique en ce qui concerne le développement des startups et de l'écosystème d'innovation est, au contraire, plutôt bien reçue. Tous les experts du secteur saluent l'initiative French Tech, le renforcement de Bpifrance, ainsi que les mécanismes fiscaux d'aide à l'innovation (Crédit Impôt Recherche, Crédit Impôt Innovation, dispositif Jeunes Entreprises Innovantes), qui ont contribué à placer la France sur la carte des pays les plus innovants au monde ces cinq dernières années.

Emmanuel Macron s'inscrit donc dans la continuité de ce bilan, qu'il partage en partie. Il promet ainsi de « garantir stabilité et visibilité » aux acteurs de l'innovation en matière fiscale, en « sanctuarisant » les dispositifs existants et en renforçant encore le rôle de Bpifrance pour gérer « l'ensemble des aides à l'innovation de l'Etat et de ses opérateurs ». Sa mission d'accompagner la transformation numérique des TPE et des PME sera également renforcée.

Un « Fonds pour l'industrie et l'innovation », doté de 10 milliards d'euros, servira à financer l'industrie du futur. Ces fonds proviendront de la vente d'actions d'entreprises possédées de manière minoritaire par l'Etat (mais lesquelles ?). Autre idée intéressante, un « droit à l'expérimentation », provisoire, permettra aux entreprises de « déroger aux dispositions en vigueur afin de tester de nouvelles solutions », « dans le respect des impératifs de sécurité, de protection du consommateur et de loyauté de la concurrence ». Un dispositif réclamé par de nombreux acteurs du secteur. Les PME disposeront également d'un « code du travail digital » pour mieux les accompagner dans leurs décisions. Elles auront aussi accès à « un site » contenant toutes les « obligations légales et conventionnelles à respecter » ainsi que « les conseils de l'administration ». Les travailleurs, eux, pourront consulter « l'ensemble des droits accumulés et la pension correspondante » sur une application smartphone et un site internet.

Création d'un ISFI à la place de l'ISF

Pour renforcer le financement de l'innovation, Emmanuel Macron a quelques idées. Tout d'abord, il veut instaurer un « prélèvement forfaitaire unique sur l'ensemble des revenus tirés du capital mobilier ». Et remplacer l'ISF, honni par la droite, par un ISFI, un impôt sur la fortune immobilière.

Conformément au diagnostic des experts du numérique, Emmanuel Macron souhaite aussi renforcer le rôle de l'Union Européenne dans le financement et l'organisation d'une véritable « Europe du numérique ». Le candidat poussera la création d'un Fonds européen de financement en capital-risque, doté de « 5 milliards d'euros au moins », pour « accompagner la croissance des startups européennes ». Il faudra toutefois qu'il précise ce qu'il adviendra de l'initiative franco-allemande lancée en décembre dernier, d'un fonds similaire doté d'un milliard d'euros.

Une Europe plus agressive face aux géants américains

Ses autres propositions numériques pour l'Europe incluent la volonté de créer un « Netflix européen » pour « exposer le meilleur du cinéma et des séries européennes ». Vincent Bolloré sera ravi : c'est le motif affiché du rapprochement entre Vivendi et le groupe italien Mediaset.

Emmanuel Macron souhaite aussi renforcer la biométrie pour sécuriser les cartes d'identité. Un choix à l'opposé de la politique de l'actuel gouvernement, qui a refusé le recours à la biométrie et vient de généraliser le méga-fichier d'identité TES, malgré la polémique. Plus difficilement faisable, le candidat veut aussi renégocier avec les Etats-Unis le Privacy Shield, l'accord qui régit le transfert des données transatlantique, et créer une « Agence européenne pour la confiance numérique », en charge de la régulation des grandes plateformes numériques, notamment les GAFA américains (Google, Apple, Amazon, Facebook). Mais la France ne pourra impulser seule de tels chantiers, qui ne semblent pas être une priorité pour l'Europe actuellement.

     | Lire. Le Privacy Shield, une jolie coquille vide ?

Sur le plan fiscal, Macron veut faire de la lutte contre l'optimisation fiscale des géants du numérique américains une « priorité en Europe ». Pour « éliminer les montages consistant à rapatrier les profits dans les paradis fiscaux », il propose une « taxe sur le chiffre d'affaires réalisé dans nos pays pour des prestations de service électronique ». Amazon, Facebook, Apple ou encore Google, qui paient très peu d'impôts en France et en Europe en général, semblent particulièrement dans le viseur.

Intelligence artificielle, très haut débit : quand Macron promet ce qui existe déjà

Emmanuel Macron est parfois si proche des idées de François Hollande qu'il ne résiste pas à annoncer des projets qui sont en fait déjà dans les cartons. Sur le très haut débit par exemple, le candidat d'En Marche ! promet une couverture sur l'ensemble du territoire. Mais il s'agit plutôt de respecter le déploiement du Plan France Très Haut Débit (PTHD), lancé par l'actuel président et qu'Emmanuel Macron a largement soutenu lorsqu'il était ministre de l'Economie. Ce plan ambitieux vise à couvrir le pays en très haut débit d'ici à 2022, pour un coût évalué au moins à 20 milliards d'euros.

     | A lire. Internet : la bataille du très haut débit pour tous

Autre vœu pieux : « définir une stratégie nationale pour l'intelligence artificielle ». Encore une fois, Emmanuel Macron pointe du doigt un enjeu majeur, puisque cette technologie va bouleverser l'emploi, le travail et impacter massivement la société dans les décennies à venir. Mais le leader d'En Marche! oublie que la France vient de lancer, sous l'impulsion de l'ex-secrétaire d'Etat au Numérique et à l'Innovation, Axelle Lemaire, sa stratégie pour l'intelligence artificielle. Sept groupes de travail, rassemblant des chercheurs, des représentants de startups et de grands groupes, ont été chargés de définir les orientations stratégiques de la France dans ce domaine, et doivent fournir leurs conclusions au mois de mars.

     | Pour aller plus loin. Faut-il vraiment avoir peur de l'intelligence artificielle ?

La « simplification », le leitmotiv de Macron pour l'administration

Sur la gouvernance, le candidat d'En Marche! fait le même constat que tout le monde : l'administration française est trop complexe et les procédures administratives, trop lourdes. Pour simplifier ce mille-feuille, il propose un grand coup de balai en s'appuyant sur le numérique pour « redéfinir l'action publique ».

Ainsi, 10 milliards d'euros issus de son grand plan d'investissement de 50 milliards d'euros, seront consacrés à « l'action des collectivités ». Concrètement, il s'agira de financer l'amélioration et la digitalisation des services publics locaux et de « déployer la transition écologique » dans les territoires. L'objectif à l'horizon 2022 est de pourvoir effectuer 100% des démarches administratives en ligne -sauf première délivrance des documents d'identité officiels.

Pour simplifier les démarches, Emmanuel Macron compte créer un « compte citoyen en ligne », qui rassemblera sur une même interface tous les droits du citoyen, notamment en matière de santé, de formation, de situation fiscale et de droits civiques. Une simplification qui permettrait d'économiser entre 5 et 10 milliards d'euros, mais qui relève du casse-tête. D'autant plus qu'il faudra l'articuler avec le dispositif France Connect, qui vise à permettre aux administrations de regrouper certaines données personnelles au cas par cas.

Service public numérique de la justice

La même logique prévaut pour la réforme de la justice et de la police. « La numérisation permettra de simplifier et d'automatiser des tâches répétitives comme les enregistrements, les convocations ou les demandes de transmission de pièces justificatives », est-il écrit dans son programme. Ainsi, un service public numérique de la justice sera créé sur le modèle d'impots.gouv.fr.

« Les citoyens et leurs avocats y trouveront toutes les informations pratiques. ils pourront se pourvoir en justice depuis leur ordinateur, transmettre une requête, des pièces, ou suivre leur dossier depuis leur smartphone ».

Autres idées : des « plateformes de règlement à l'amiable des litiges » tenues par des professionnels (avocats, huissiers, notaires). Les juges pourraient aussi bénéficier « d'outils numériques d'aide à la décision », dont les contours restent à préciser. Cela suppose toutefois des investissements logiciels massifs, et la formation du personnel à ces nouveaux outils.

Transparence de la vie démocratique, inclusion numérique

Actant la défiance entre les citoyens et leurs élites, Emmanuel Macron fait de la « transparence » une nécessité. A la fois pour les entreprises (transparence de l'usage des données personnelles par les acteurs du numérique) et pour l'Etat. Ainsi, des « outils numériques » seront créés pour recueillir l'avis de la population sur l'action de la police. Les parlementaires seront aussi davantage surveillés : des jurys citoyens permettront de contrôler l'action des parlementaires, qui devront publier des... comptes-rendus de mandat via les réseaux sociaux.

Cet effort de transparence s'accompagne d'une stratégie d'inclusion numérique pour les populations les plus démunies. Dans le domaine du handicap, une plateforme numérique collaborative permettra de généraliser les bonnes pratiques locales, et l'accès aux diplômes sera facilité par des « adaptations numériques ». Emmanuel Macron promet également un réseau d'accompagnement au numérique sur tout le territoire, pour proposer du soutien et des formations aux populations qui ne maîtrisent pas les codes d'internet. Une idée qui fait (beaucoup) penser à la stratégie d'inclusion numérique du gouvernement actuel, présentée par Axelle Lemaire en novembre dernier.

Pass Culture à 500 euros, e-santé, téléphone au collège : ses autres mesures phares

Dans le domaine de la défense, Emmanuel Macron veut créer une base de données centralisée au niveau européen, avec un échange obligatoire d'informations, accessible aux services de renseignement des différents Etats membres. Là encore, un projet de longue haleine...

Dans la santé, le candidat d'En Marche! compte consacrer 5 milliards d'euros à un plan d'investissement en soins primaires, dans l'innovation e-santé, dans le déploiement de la télémédecine et dans l'hôpital de demain. Un site national d'information sur les perturbateurs endocriniens sera mis en place.

Dans le domaine de la culture, en plus du « Netflix européen », Emmanuel Macron souhaite créer un Pass Culture de 500 euros destiné à tous les jeunes de 18 ans. L'objectif ? Leur permettre, via une application, « d'accéder aux activités culturelles de leur choix : musée, théâtre, cinéma, concert, livres ou musique enregistrée ». Une mesure cofinancée par les distributeurs et les grandes plateformes numériques

Enfin, proposition détonante : Emmanuel Macron ne veut pas de téléphones portables à l'école primaire et au collège. Leur usage sera « interdit » dans l'enceinte de ces établissements. Ce qui est déjà le cas dans le Code de l'éducation.

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Commentaires
a écrit le 11/03/2017 à 8:52 :
J'imagine déjà le coût et encore plus le coût technique, suffit de voir la caf, ça marche d'enfer... Dernièrement de gros bug on empêché les agents de voir mon dossier...
a écrit le 10/03/2017 à 12:48 :
comment croire que cela même qui vomissent hollande apres l avoir elu puissent voter pour son protégé .si vous voulez que vos enfants continus de se faire agresser ,violer et assassinés par ces sauvages importés par ces facistes de commissaires européens voté macron 30 millions seront importé dans les 10 prochaines années et il arrivent a partir du 21 mars.bonne et heureuse annees a tous.
Réponse de le 10/03/2017 à 15:26 :
"comment croire que cela même qui vomissent hollande apres l avoir elu puissent voter pour son protégé"

C'est pas le cas puisque lors de la primaire à gauche Hamon a gagné et celui -ci représente les frondeurs et il n'est pas vraiment favorable aux theses de Macron.Ceux qui rejoignent Macron sont de l'aile droite du PS ,Loi El Khomri, 49.3 , code du travail etc.. qui n'était pas dans le programme de Hollande d'ailleurs.
a écrit le 09/03/2017 à 22:34 :
Du socialisme numérisé pour faire moderne, mais des impôts en plus et la ruine de l'immobilier pour faire "gauche", finalement, le phénix du trafic d'influence qu'il prend pour de la banque d'affaire, refait le coup de Hollande avec un vocabulaire différent, mais la même impuissance à être autre chose qu'une machine à illusion pour finir en catastrophe. A éviter absolument. Il fait penser à ces produits de placement miraculeux qui promettent un rendement de 10 fois le taux sans risque avec une volatilité quasi nulle, et dont les promoteurs finissent souvent en prison. Macron devrait s'appeler "Margin Call".
a écrit le 09/03/2017 à 20:23 :
Ras le bol de Macron, ce petit bonhomme que l'on nous vend comme le sauveur de la France!
a écrit le 09/03/2017 à 20:17 :
Une societé de virtuel voila ce que propose macron ininteressant
a écrit le 09/03/2017 à 15:36 :
L'intelligence artificielle.... c'est marrant les sens opposés que peut prendre cette expression quand on regarde les debats politiques, les affaires en cours,.... ou quand on parle de techno...
a écrit le 09/03/2017 à 14:01 :
En général les candidats disent: "je veux", une fois élu: "il faudrait que" puis vient ensuite le: "on a tout essayé"
a écrit le 09/03/2017 à 13:23 :
Monsieur Macron porte comme un tatouage le socialisme: La discrimination positive de Macron en est une preuve supplémentaire. Il veut augmenter la CSG impôts injustes, alors que l'augmentation de la TVA est l'impôts le plus juste.
Réponse de le 09/03/2017 à 15:02 :
La TVA un impôt juste ? Certainement pas. C'est au contraire le plus inégalitaire des impôts. Elle touche proportionnellement plus celui qui dépense la totalité de son revenu. Il est bien connu que plus le revenu est élevé et plus le taux d'épargne est élevé. Des études ont prouvé qu'un smicard dépensait 2 fois plus en TVA en proportion de son revenu qu'une personne gagnant 15000 Euros par mois.
a écrit le 09/03/2017 à 13:10 :
ALORS Mr MACRON ISF OU PAS ISF au gouvernement vous etiez contre maintenant vous habillez votre reponse
Modernisation de l'etat et numerique . pourquoi AVEC CES FORMULES vous n'arrivez a supprimer que 50 000 fonctionnaires alors que vous demandez aux collectivites d'en supprimer 70 000.ALORS que par exemple vous leur imposez le periscolaire;

budget culture encore des fonds ou subventions deguisées pour les intermittants qui plombent les compteS chomage Nombre de ces écoles sans avenir devrait etre remplacées par un numerus plus important en MEDECINE
a écrit le 09/03/2017 à 13:08 :
L'ubérisation, on en veut pas ! José Bové au secours !
a écrit le 09/03/2017 à 12:51 :
Quand j'entends parler de la simplification de l'administration cela me fait sourire. Mon expérience est plutot négative. Exemple: l'assurance retraite. On ferme tous les points ou on peut se renseigner ou demander sa retraite. Dans mon département, le point le plus proche se situe à 60 kms. Pourtant j'habite à 15mn d'une ville de 15000 habitant et à 30 mn d'une autre ville plus importante. Certes il y a un site internet, ou la seule réponse qu'on obtient est d'appeler un n° de téléphone. A ce numéro, on n'a pas a faire avec un technicien de l'assurance retraite, mais par un employé d'un centre d'appel qui ne connait pas les règles d'attribution d'une retraite. Seule solution, prendre RV et faire les 60 kms pour rencontrer une personne de l'assurance retraite. Et là tout redevient simple. Mon dossier était bien préparé, l'employé m'a immédiatement dit quels étaient mes droits ce que l'employé du centre d'appel a été incapable de faire.
a écrit le 09/03/2017 à 12:46 :
On commence à comprendre la musique , à force de vendre le kit Macron clés en main.
On sait, Macron , c'est la modernité et les autres , l’archaïsme, voir l'obscurantisme.
Avec une telle publicité, nul doute que notre bébé Hollande va être élu dès le premier tour.
a écrit le 09/03/2017 à 12:36 :
Ya plus rien à attendre, de manière générale faut pas attendre mais c'est une expression, de ce pays. Les veaux vont voter macron! les ons.... meuhhhhhhhhhhh
C'est le salon de l'agriculture toute l'année ici.
L'état c'est essentiellement l'ile de france, neuilly auteuil passy, je propose de réduire drastiquement son périmètre d'intervention, la france c'est deja trop grand pour eux...
a écrit le 09/03/2017 à 12:20 :
Alors !!!
On attend toujours un article sur le patrimoine, ou plutôt l'absence de patrimoine de Macron alors qu'il a gagné près de 3 millions d'€ chez Rothschild...
Dit autrement : comment a t-il claqué 1smic/jour pendant 3 ans !
Info importante avant d'élire quelqu'un qui va gérer le budget de l'état...
Ce n'est pas dans le champ de compétences de La Tribune ?
a écrit le 09/03/2017 à 12:09 :
Nouvelle marotte pour des politiques qui se veulent "jeunes", un soit disant nouvel eldorado en terme d'emplois comme c'était le cas des fameux emplois de service il y a quelques années. Le numérique c'est le miroir aux alouettes, des milliards engloutis dans des start-ups pour au final très peu d'emplois, tout au contraire avec à la clé des centaines de milliers d'emplois supprimés. L'Etat n'a aucun intérêt à gaspiller notre argent dans ce secteur, la transition se fera d'elle même, mais plutôt à encourager les entreprises industrielles "matérialistes" car pourvoyeuses d'emplois justement (on aura toujours besoin de meubles, de se nourrir, de robots etc...)
a écrit le 09/03/2017 à 12:08 :
Pas sûr que dans une société vieillissante le tout numérique soit une solution. c'st peut être une solution technocratique qui permet de faire quelques économies en terme d'emplois de fonctionnaires mais c'est aussi une société déshumanisée qui coupe tout lien social réel pour en créer un de dépendance et qui est à la merci des hackers
a écrit le 09/03/2017 à 12:00 :
blabla tous azimuts. Pourquoi n'a-t-t-il pas travaillé quand il était ministre ?
a écrit le 09/03/2017 à 11:32 :
Difficile de ne pas être écoeure de votre soumission au télé évangéliste de pacotille .Il vous a promis quoi en Echange du fait que vous rampiez ?
a écrit le 09/03/2017 à 11:29 :
Le petit problème c est la non constitutionnalité du numérique en droit . Et j en discute sans savoir mais en me basant sur la logique .
Quant une des parties à le droit d effacer l autre se trouve totalement désarmé .!!!!
Réponse de le 09/03/2017 à 14:58 :
On peut toujours télécharger, c'est simple et réaliste.
Alors qu'avec les bouts de papiers actuels, vous connaissez beaucoup de monde qui a chez lui une copie de tous les documents le concernant dans toutes les administrations et organismes ?
a écrit le 09/03/2017 à 10:49 :
Si vous ne parlez pas de ce gars , il vous manque votre dose, mais attention à l'overdose !!! il est creux de chez creux......
a écrit le 09/03/2017 à 10:49 :
a les écouter !! la corbeille déborde....les memes se bousculent au portillon.. et encore 5 ans de perdus..... ha! NON
a écrit le 09/03/2017 à 10:49 :
a les écouter !! la corbeille déborde....les memes se bousculent au portillon.. et encore 5 ans de perdus..... ha! NON
a écrit le 09/03/2017 à 10:41 :
"Les PME disposeront également d'un « code du travail digital » pour mieux les accompagner dans leurs décisions". Les travailleurs, eux, pourront consulter « l'ensemble des droits accumulés et la pension correspondante ».

Et pourquoi,le salarié n'aurait pas ce même accès à ce code du travail digital pour voir si les décisions sont bien les bonnes ?
a écrit le 09/03/2017 à 10:28 :
Je me demande ce que vont faire les populations qui ne veulent pas d'internet pour diverses raisons.On va les obliger ?
Réponse de le 09/03/2017 à 10:48 :
Sélection naturelle. Néanderthal sera remplacé par cromacron.
a écrit le 09/03/2017 à 10:27 :
La France est un pays à l’aube d’un tremblement de terre historique en termes politiques et économiques ; en ce qui concerne l’économie, ce changement n’a déjà que trop tardé.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous ! ASSELINEAU et le Frexit vont renverser la table..https://www.insolentiae.com/8-graphiques-montrant-que-la-france-est-le-malade-de-leurope-ledito-de-charles-sannat/
a écrit le 09/03/2017 à 10:24 :
Macron a bien claqué un Smic par jour pendant 3 ans ! ( 25 questions à lui poser sur des bizarreries sur son patrimoine) (1/5)

https://www.les-crises.fr/macron-a-bien-claque-un-smic-par-jour-pendant-3-ans-20-questions-a-lui-poser-sur-des-bizarreries-sur-son-patrimoine/
a écrit le 09/03/2017 à 10:23 :
On veut nous faire croire que Hollande pourrait se présenter en cas de voix trop dispersées à gauche , en cas que son ovni se dégonfle dans l'opinion avant le 17 Mars, quelle joie cela serait pour lui donner sa note finale par les Français , même pas la possibilité d'espérer la plus basse .
Réponse de le 09/03/2017 à 12:01 :
Il n'aurait pas ses 500 parrainages !
a écrit le 09/03/2017 à 10:15 :
Où sont les réformes de la fonction publique et territoriale ? administration en doublon ou sans utilité, agents publics sans tâche de travail, faible productivité, sureffectif, absentéisme stratosphérique... Macron ne fait pas preuve de vrais courage pour réformer cette caste de fonctionnaire qui fait exploser la dette de la France. Macron beaucoup de blabla et finira par se dégonfler... Macron représente comme nombreux politiciens la politique de la République des petits camarades...
Réponse de le 09/03/2017 à 10:45 :
Euh...vous avez raté un épisode là : c'est pas pour défendre Macron (je peux pas blairer les néolibéraux) mais il promet la suppression des 37 régimes spéciaux et l'alignement du calcul des retraites du public sur le privé, ce qui d'ailleurs risque fort de lui coûter l'élection.
a écrit le 09/03/2017 à 10:14 :
a propos du numerique cela fais DIX ans qu on nous fais revez avec le numerique: alors que dans certainnes ecoles les eleves non jamais vue un ordinateur, aucun programes pedagogique valable n existe encore pour forme nos jeunes avec le numerique meme les professeurs acruel ne sont pas forme,: de plus dix millions de personnes ne pourrons jamais se paye un ordinateur donc cela fais beaucoup de pain sur la planche pour developpe le numerique???
Réponse de le 09/03/2017 à 12:59 :
Je suis devenu informaticien il y a longtemps : et les meilleurs cours se faisaient sur ... papier. A l'heure actuelle, programmer, pour eux, c'est créer des ...jeux. Ridicule.
Réponse de le 09/03/2017 à 15:05 :
"dix millions de personnes ne pourrons jamais se paye(r) un ordinateur" => un ordinateur d'occasion mais tout à fait performant coûte une centaine d'euros, je pense que "dix millions" ça fait beaucoup. De plus il est possible d'en mettre à disposition en lieu et place de certaines administrations, et il y a des cyber-cafés. Non vraiment la disponibilité des machines n'est pas un argument tenable.
Concernant la formation et l'accompagnement c'est autre chose, mais là aussi la force de travail libérée par la masse des utilisateurs numériquement autonomes serait disponible pour assurer un service efficace et humain. Certainement de meilleure qualité que ce qui se fait actuellement en tout cas.
a écrit le 09/03/2017 à 10:10 :
Le matraquage Macron reprend !
Mais toujours rien sur les "oublis" de sa déclarations à la HATVP (Haute Autorité de la Transparence de la vie politique).
Mais bon, ce n'est que presque 3M€...
Rien sur son absence de patrimoine après avoir gagné 3M€ chez Rotchild...
Bravo les journalistes !!!!
A propos vous vous questionnez réellement sur les raisons qui font que les Français n'ont plus confiance en vous ?
a écrit le 09/03/2017 à 10:07 :
Macron ne cesse de rabâcher des blas blas creux, des phrases sans fond,

le seul souvenir des Français, c'est que Macron a inspiré et mis en oeuvre la gestion calamiteuse de Hollande Valls ;
a écrit le 09/03/2017 à 10:05 :
C'est un programme qui n'est surtout pas fait pour les masses laborieuses , pas de référendum , une acceptation totale des règles du libéralisme, des hausses d'impôts sont à prévoir , il y aura pas de hausse du pouvoir d'achat , même plutôt une baisse des retraites pour pouvoir élargir cette couverture à des catégories sociales qui ne cotisent presque pas et faire un cadeau aux services financiers (assurances). C'est là un moment de vérité où les électeurs vont ouvrir les yeux sur le ralliement de socialistes et des centristes convaincus pour qui , ils ont voté par le passé. et comprendre pourquoi leurs situations ne s'est jamais améliorées .
a écrit le 09/03/2017 à 10:00 :
Ce qui me gène profondément dans le "clan" Macron, c'est que cela devient une vrai brocante d'anciens socialistes qui viennent se planquer en tentant de se refaire une image en vue des législatives. Macron, qui se veut "hors" système est en train de devenir une arche ou un zoo pour les portefeuilles d'incapables du Hollandisme. Avec un tel ramassis la France, ne pourra pas être ni gouvernée et encore moins réformée !
a écrit le 09/03/2017 à 9:59 :
Du bricolage tout simplement !!!!!!
a écrit le 09/03/2017 à 9:55 :
Il est temps

ce qui est incompréhensible c'est que ce ne soit pas déjà la cas.
c'est complexe et ça pose des problèmes importants mais que de retard
a écrit le 09/03/2017 à 9:51 :
Les soutients de Macron les momies du liberalisme Parisot Madelin Hue Brahouzec Atalie tout ceux qui avec l'union europeenne ont conduit le pays ou il en est
a écrit le 09/03/2017 à 9:51 :
Qu'il commence par expliquer où sont passé les 3 millions qu'il a reçu de Rothschild et qui n'apparaissent plus dans son patrimoine!
Il dit vouloir faire de la politique autrement, mais qu'il a-t-il de neuf? Perclus de conflits d'intérêts avec le milieu financier, financé par la City, et porté par une opération médiatique sans précédent de création et façonnage de l'opinion publique.
Les médias sont en train de confisquer notre démocratie et cet homme n'est qu'une marionnette d'intérêts qui ne sont pas ceux des français.
Réponse de le 09/03/2017 à 10:03 :
Chut !! Dans sa déclaration de patrimoine, il a même déclaré un prêt immobilier de 2011 pour 180 mois avec des remboursements de 2333euros. Quel dépensier !!
a écrit le 09/03/2017 à 9:46 :
Pendant que la presse tente de relancer le feuilleton Fillon, c’est un tonnerre de silence qui a accueilli la révélation, ce week-end, du scandale Macron-Servier. Le laboratoire commercialisant le Mediator, et connu pour ses techniques occultes de lobbying, s’avère être l’inspirateur principal du volet « santé » du programme d’Emmanuel Macron, via un « expert » grassement rémunéré.
Réponse de le 09/03/2017 à 9:56 :
Sauf qu'il a été mis hors de cause immédiatement....
a écrit le 09/03/2017 à 9:36 :
C' est du blabla; Macron et le numérique ne redresseront pas l' intégrité du candidat Macron...

Paul Mumbach, candidat des Maires en colère à la présidentielle, a saisi le Pôle financier à propos de la sincérité des déclarations de patrimoine d'Emmanuel Macron. Alors que la justice ne se hâte pas de réagir, M. Mumbach parle à Sputnik de l'équilibre nécessaire, et qu'à cette fin il faut faire la lumière sur ce cas négligé jusqu'ici.

Ayant découvert à l'époque que le candidat d'En Marche ! Emmanuel Macron aurait des actifs présumément non déclarés et étonnés par la lenteur de réaction des instances qui auraient pu s'intéresser à ce cas particulier, un trio de citoyens a décidé d'en référer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Ce sont Paul Mumbach, candidat des Maires en colère à la présidentielle, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté et Serge Grass, président de l'Union civique des contribuables citoyens.

Le Pen s'attaque à BFM TV: «Vous soutenez Macron de manière éhontée»
Ainsi, Paul Mumbach vient de saisir le Pôle financier pour lui suggérer d'investiguer à propos d'une éventuelle sous-estimation par Emmanuel Macron de sa fortune dans sa déclaration de patrimoine du 24 octobre 2014 lorsqu'il arriva au gouvernement.

La requête a été déposée le 14 février, mais depuis rien ne s'est produit, se désole le candidat à la présidentielle et maire d'une commune de quelques 2 000 habitants en Alsace, Dannemarie, dans un entretien à Sputnik. Pour lui, c'est une affaire de vérité, d'équilibre et d'équité vis-à-vis de tous les candidats. « Ce qui est vraiment navrant dans cette affaire, c'est que tous les candidats ne soient pas traités de la même façon », déplore-t-il.
https://fr.sputniknews.com/france/201703071030365963-patrimoine-nondeclare-macron-justice/
Réponse de le 09/03/2017 à 13:14 :
Avant de vous intéresser à l'Occident, allez donner à manger aux pauvres Babouchkas de Sibérie!...
a écrit le 09/03/2017 à 9:31 :
Le 14 février 2017, Paul Mumbach (1), Jean-Philippe Allenbach (2) et Serge Grass (3) signalaient à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) que les revenus de 3 010 996€ d’Emmanuel Macron n’ont pas été déclarés à la Haute Autorité.
Le 1er juin 2016, le Canard Enchaîné révélait que Macron aurait remis une fausse déclaration de patrimoine à la Haute autorité, que cette fausse déclaration a été transmise au fisc, et que depuis… silence radio. Affaire étouffée ? Venant du poulain de Hollande, cela semble vraisemblable.
a écrit le 09/03/2017 à 9:27 :
C'est la première fois que je vois un homme politique reprendre l'idée de taxe sur la CA. Il vient de gagner mon vote...
a écrit le 09/03/2017 à 9:25 :
L'ère numérique est plutôt une guerre, une dépendance, une incertitude mais nullement un bonheur qui peut faire rêver! On nous a raconté la même chose quand on a voulu nous vendre (imposer) l'UE de Bruxelles puis l'euro!
Réponse de le 09/03/2017 à 9:33 :
Le numérique, c'est comme la mondialisation, impossible d'y échapper. Pourquoi alors vouloir en faire un objet de débat politique ?
Réponse de le 09/03/2017 à 15:10 :
Entièrement d'accord avec vous. L'histoire se répète : ça a commencé avec la mode de faire du feu, puis se servir d'outils, y'en a même qui se sont sédentarisé pour faire de l'agriculture et de l'élevage. Sans parler de la fameuse roue, du travail du métal etc.
Moi j'ai su me passer de ces futilités, je ne suis jamais sorti de la savane, je mange cru.et je m'en porte très bien.
a écrit le 09/03/2017 à 9:19 :
ROMARIC reviens !
a écrit le 09/03/2017 à 9:10 :
Nous savons tous qu'il n'y a aucune sécurité sur internet ces fixettes liés à l'obsession oligarchique de la baisse des fonctionnaires et des services publics sont en train de nous jeter dans les bras des millions de hackers travaillant pour eux-mêmes ou plus souvent pour des pays, la mafia, des communautés et-c...

ET ça n'hésitera pas à nous parler de "sécurité" à tout bout de champs.

Élections piège à gonds.
Réponse de le 09/03/2017 à 14:32 :
Absolument. En cas de crise "informatique" majeure, tout sera bloqué et on n'aura plus qu'à bouffer nos smartphones ! Si les politiques avaient un tant soit peu de jugeote, ils commenceraient par se préoccuper sérieusement de l'agriculture française, ce qui éviteraient d'avoir des agriculteurs qui se suicident par dizaine chaque année, nous assurerait un ravitaillement minimum en cas de crise majeure, voir nous assurerait partiellement un approvisionnement en énergie (biogaz).
Mais bon, si nos dirigeants avaient un peu de jugeote, ça se saurait depuis longtemps, hein ?
Réponse de le 09/03/2017 à 17:17 :
Disons rien que de la bonne volonté, de l’honnêteté, suffirait pour au moins un peu avancer...

Mais ils n'ont rien, ils sont vides ils sont creux, de parfaites marionnettes.

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