Primaire : Sarkozy, NKM, Copé et Poisson, bonnets d’âne dans le numérique

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Si le numérique n'est toujours pas perçu une priorité, il sera tout de même l'un des thèmes de l'élection présidentielle. Et même s'ils en parlent peu, les candidats à la primaire de la droite et du centre ont formulé des propositions.
Si le numérique n'est toujours pas perçu une priorité, il sera tout de même l'un des thèmes de l'élection présidentielle. Et même s'ils en parlent peu, les candidats à la primaire de la droite et du centre ont formulé des propositions. (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
Alain Juppé, Bruno Le Maire et François Fillon sont les candidats qui se sont le plus emparés des enjeux du numérique. Nicolas Sarkozy et Nathalie Kosciusko-Morizet se distinguent davantage par leurs paroles que par leurs propositions concrètes. Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson apparaissent très déconnectés.

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En 2012, le numérique était le grand absent de la campagne présidentielle. Depuis, les entrepreneurs "pigeons" ont donné de la voix, les startups sont partout et les "disrupteurs du Net" comme Uber, Airbnb, Deliveroo et Netflix révolutionnent les usages et font les gros titres des médias. Les choses ont changé. Le rapport des politiques avec le numérique aussi. "Il y a cinq ans, les politiques étaient globalement déconnectés et les spécialistes du numérique étaient complètement inaudibles. Aujourd'hui on nous reçoit et on nous écoute", note Jean-Michel Huet, de l'Institut G9+, un cercle de réflexion apolitique.

Pourtant, le numérique a été quasi-absent de la primaire de la droite et du centre. Lors du deuxième débat télévisé du 3 novembre, consacré à l'économie, le thème a été à peine abordé ! Les experts tirent la sonnette d'alarme. "Les futurs candidats à la présidentielle doivent se saisir de l'urgence numérique", implorent Marie Ekeland et Olivier Mathiot, cofondateurs du think tank France Digitale. Même la députée Laure de la Raudière (LR), proche de Bruno Le Maire, l'admet:

"Les candidats n'ont toujours pas une vision complète et systémique des enjeux du numérique, même s'ils commencent à prendre conscience des transformations à l'œuvre".

Qui est à la pointe ? Qui est à la traîne ?

Si le numérique n'est toujours pas perçu comme une priorité, il sera tout de même l'un des thèmes de l'élection présidentielle. Et même s'ils en parlent peu, les candidats à la primaire de la droite et du centre ont formulé des propositions.

D'après une étude du cercle de réflexion apolitique Renaissance numérique, les sept candidats proposent un total de 432 mesures sur le numérique. Mais trois d'entre eux se distinguent nettement, à la fois en quantité, mais aussi en qualité. Il s'agit de Bruno Le Maire (136 propositions numériques), François Fillon (135) et Alain Juppé (107). Les trois hommes pèsent 87,5% du total des mesures et ils sont les seuls à formuler des propositions numériques dans tous ses domaines : de l'économie à la santé, en passant par la cyber-sécurité, l'agriculture, la culture, l'inclusion sociale ou encore l'enseignement.

Les autres candidats sont loin derrière. Nicolas Sarkozy propose seulement 25 mesures numériques, suivi par Nathalie Kosciusko-Morizet (19), Jean-François Copé (9) et Jean-Frédéric Poisson (4), l'incontestable cancre de la classe.

NKM championne du numérique... dans les médias

Ce fossé révèle un manque certain de culture numérique. Mais il souligne aussi les différentes approches des candidats. Bruno Le Maire, François Fillon et Alain Juppé considèrent le numérique comme une lame de fond, qui s'insère dans les politiques générales et nécessite des mesures particulières. A l'inverse, les autres candidats intègrent le numérique dans leur vision globale de la société, sans en faire un moteur.

Nicolas Sarkozy et Nathalie Kosciusko-Morizet entrent dans cette catégorie. La seule femme de la course, pourtant estampillée « caution écolo et numérique », ne cesse de parler économie collaborative et startups dans les médias. Mais elle n'a intégré que neuf propositions numériques à son programme, par ailleurs très classique. "C'est une déception, car elle a une vraie culture numérique, mais elle a choisi de mettre le sujet sous le tapis car il n'est pas vendeur médiatiquement" regrette Jean-Michel Huet, de l'Institut G9+.

Enfin, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson semblent déconnectés. Leurs propositions sont rares et très imprécises. L'égérie de la Manif pour tous, par exemple, a quatre idées : "réguler la nouvelle économie" (mais comment ?), établir une stratégie numérique au niveau européen » (qui existe déjà), revoir le statut du travailleur et développer la télémédecine pour lutter contre les déserts médicaux. Même pas le service minimum.

Les mutations du travail au cœur des préoccupations

Sur les 432 propositions numériques recensées par Renaissance numérique, 124 concernent directement l'économie, l'investissement, la fiscalité, l'emploi et la formation professionnelle, soit presque 30% du total.

Les candidats ont tous intégré les mutations du travail liées au numérique, et veulent y apporter des réponses. Leur credo : simplifier le code du travail, se détacher du "dogme" du salariat et favoriser le travail indépendant. Ainsi, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet et François Fillon souhaitent un nouveau cadre pour les travailleurs indépendants. Le premier veut garder le CDI comme référence et priorité, la deuxième veut créer un "statut général du travailleur indépendant" et le troisième un statut juridique de "prestataire indépendant", avec une franchise de TVA spécifique et une "caisse de protection des indépendants" autonome de la Sécurité sociale. Plus original, Jean-François Copé veut doter tous les Français d'un code Siret dès 16 ans pour leur insuffler "l'esprit d'entreprise". De son côté, Bruno Le Maire mise sur la formation et l'éducation, en créant des "écoles des métiers" pilotées par les régions, ou encore en développant la formation tout au long de la vie.

Sur l'ubérisation de l'économie et la montée en puissance de l'économie collaborative, les différences sont plus nettes. Nathalie Kosciusko-Morizet est clairement la plus favorable à l'ubérisation, qu'elle considère comme une opportunité pour positionner la France sur les secteurs d'avenir, comme elle l'a expliqué dans une interview sur YouTube réalisée par l'étudiant Hugo Décrypte. Nicolas Sarkozy, lui, ménage la chèvre et le chou. Fin septembre, l'ancien président, qui se dit "pour le monde nouveau", a mis en garde contre la "concurrence déloyale" des nouveaux acteurs du numérique. Il s'est posé en défenseur du salariat et des métiers classiques menacés, comme les taxis et les hôteliers.

A fond derrière les startups et le très haut débit

Sur les sujets typiquement numériques, un consensus se fait autour des startups et de la nécessité d'encourager l'écosystème d'innovation, en plein développement depuis cinq ans. Cela ne mange pas de pain : soutenir les startups est un moyen efficace de surfer sur l'air du temps.

Pour accélérer ce dynamisme, les idées sont nombreuses et variées. Nicolas Sarkozy veut créer des incubateurs dans les universités. Alain Juppé compte "systématiser les interventions des acteurs du numérique en collège et lycée" et créer des modules d'entrepreneuriat à l'université. Bruno Le Maire, NKM et Jean-François Copé insistent sur le rôle des business angels dans le financement de l'innovation, avec la nécessité de leur accorder des incitations fiscales, tandis que François Fillon  veut placer la France "à la pointe du financement participatif". Seul Jean-Frédéric Poisson ne propose rien de concret.

La plupart des candidats veulent également lutter contre la fracture numérique en accélérant le très haut débit partout en France. Ils reprennent à leur compte l'objectif affiché par François Hollande d'une couverture de l'ensemble du territoire en très haut débit d'ici à 2022, et dont le plan vient d'être validé par la Commission européenne.

Bruno Le Maire, François Fillon et Jean-François Copé veulent continuer d'investir dans les infrastructures. Le premier souhaite un plan "Fibre optique pour tous" (FOPT) reposant à 95% sur la fibre et à 5% sur des équipements « alternatifs » (dont le satellite). François Fillon veut créer un plan de "généralisation du très haut débit" et le faire financer par le plan d'investissement européen annoncé par Jean-Claude Juncker en s'appuyant sur plusieurs technologies (fibre, câble, cuivre modernisé). Moins audacieux, Alain Juppé compte créer une "Autorité de suivi national" pour suivre l'évolution du plan actuel du déploiement du très haut débit, tandis que Jean-François Copé mise sur le soutien aux collectivités locales pour réduire la fracture numérique.

Avantage Fillon, Le Maire et Juppé dans la e-santé

La plupart des candidats reconnaissent l'importance de la e-santé mais peu arrivent avec des propositions concrètes. Nathalie Kosciusko-Morizet, par exemple, souhaite faire de la France un « leader mondial dans la e-santé », mais n'a formulé aucune proposition pour y parvenir. De même, Jean-François Copé se contente de miser sur l'open data pour faciliter la recherche médicale.

En revanche, François Fillon a travaillé sur le sujet. En plus du dossier médical personnalisé ou encore de la télémédecine, l'ancien Premier ministre présente une mesure audacieuse : favoriser l'accès au marché des produits innovants et accélérer la commercialisation des médicaments offrant des avancées thérapeutiques majeures. Sa méthode : négocier avec la Haute Autorité de Santé une réduction de la durée d'évaluation de l'innovation à 10 ans, et en augmentant le nombre d'Autorisations temporaires d'utilisations (ATU).

De leur côté, Alain Juppé et Bruno Le Maire déclinent de nombreuses propositions. Alain Juppé se distingue dans sa volonté de créer une plateforme d'information et de gestion de la santé pour la population. Bruno Le Maire formule 18 propositions fouillées, dont la mise en place de relais de santé secondaires dans les déserts médicaux et la construction de nouveaux parcours de soins intégrant le digital.

Enfoncer les portes ouvertes, une autre spécialité des candidats

Tous le jurent la main sur le cœur : le temps des promesses non-tenues est terminé. Alors autant promettre ce qui existe déjà, ce qui ne coûte rien ou ce que l'Europe fera mécaniquement appliquer à la France. Ainsi, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire n'hésitent pas à dédier une partie de leur programme à la Cnil, l'autorité en charge de la protection de la vie privée en ligne. Apparaître comme un défenseur des libertés ne peut pas faire de mal. Les deux hommes veulent donc une Cnil plus indépendante et beaucoup plus puissante, à la fois en France et en Europe, avec des capacités d'action et de sanction renforcées. De belles promesses... qui seront forcément tenues, puisque tout ceci fait partie du nouveau Règlement européen sur la protection des données (RGPR), qui a déjà été adopté et qui entrera automatiquement en vigueur le 25 mai 2018. Par ailleurs, la loi pour une République numérique d'Axelle Lemaire, qui anticipe ce règlement, élargit déjà les missions et les pouvoirs de sanction de la Cnil. Pour l'audace, il faudra donc repasser.

Autre exemple, l'engagement de tous les candidats en faveur du développement du télétravail apparaît aussi comme une jolie coquille vide. Seuls 24% des Français pratiquent le télétravail (régulièrement ou non), mais 65% sont favorables à sa généralisation, selon une enquête Ipsos publiée début novembre. Puisque c'est populaire, il faut alors "l'encourager", le "soutenir", le "déployer"... mais les candidats oublient de préciser comment et ne s'attaquent pas aux blocages (législatifs, culturels) qui freinent son adoption.

"C'est une mesure à fort potentiel électoral, une teinte numérique qui ne coûte pas cher pour des candidats en quête de mesures concrètes sur l'innovation et l'économie", estiment les experts de Renaissance numérique. D'autant plus que de plusieurs mesures en faveur du télétravail sont en route, dont les effets se ressentiront dans les prochaines années. Le Plan Très Haut Débit, le plan national de déploiement du télétravail -lancé en 2015 par Manuel Valls- et la loi Travail de 2016 devraient créer les conditions -techniques et législatives- de son développement, en clarifiant par exemple l'organisation du travail pour ces travailleurs indépendants.

"Faire payer les Gafa", serpent de mer populiste

Enfin, tous les candidats ou presque veulent "faire payer les Gafa", les géants du Net qui pratiquent l'optimisation fiscale et sont soupçonnés de concurrence déloyale. Une position facile à tenir quand le rapport de force se joue à l'échelle européenne, plutôt active dans ce domaine depuis la mise en place de la nouvelle Commission, en 2014.

Dans le même genre, François Fillon flatte à peu de frais les anti-géants du Net en voulant partager la facture des infrastructures réseau, aujourd'hui financées par les opérateurs télécoms et l'Etat, avec les "acteurs globaux de l'Internet" très gourmands en bande-passante, comme Netflix, Canal + ou encore YouTube. Mais l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy irait alors à l'encontre du principe de neutralité du Net tel qu'il a été voté en Europe cet été. Le texte, qui se substituera au droit national, ne permet pas de discriminer certains acteurs en fonction du contenu échangé. Si le numérique bouleverse tous les secteurs, il n'a toujours pas disrupté la langue de bois politique.

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a écrit le 18/11/2016 à 16:59 :
Certains ont parlé de notre sécurité sociale... Et de rappeler ce qu'aucun n'a dit: le 3 octobre 2013, un jugement de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé que la Sécurité sociale française est illégale au regard du droit européen !
Aux naïfs qui fantasment sur une « Europe sociale », ce jugement sonne la fin de la rêverie: la mort programmée de la sécurité sociale est proche. Quant au fantasme de "l'autre europe", de "renégocier les traités", c'est se moquer du monde: il faut l'unanimité des Etats membres pour changer la moindre ligne des traités, ceci ne se fera JAMAIS.
Réponse de le 19/11/2016 à 15:04 :
Il s'agit de la mise en concurrence des assurances santé et non de la remise en cause de la sécurité sociale qui peut s'appuyer sur des mécanismes fiscaux de solidarité beveridgienne qui ne sont pas sous le coup de la directive. Il ne faut pas confondre les opérateurs assuranciels aujourd'hui paritaires et monopolistiques ce qui peut en effet être remis en cause, avec la régulation générale et la solidarité (qui doit relever de l'état et de la fiscalité) ; notre système actuel est hybride et donc peu clair de ce point de vue. Vous pouvez très bien décider de verser à chaque français une allocation universelle santé (sorte d'extension du revenu universel) par exemple de 250 euros par mois avec une CSG associée de 12%. Par ailleurs vous pouvez tout à fait mettre la CNAM en concurrence à condition de choisir la bonne régulation : imposer une couverture minimum et une facture maximum de 250 euros pour cette couverture minimum (montrer qu'on peut le faire en laissant la CNAM le faire comme opérateur particulier), choisir une régulation spécifique pour les maladies lourdes (éviter qu'une assurance perde tous ses clients en bonne santé pour récupérer tous les malades lourds), proscrire les offres s'appuyant sur une analyse de données par les objets connectés afin de soigner tout le monde de façon équitable, etc...Bref c'est la régulation qui risque d'être complexe dans ce domaine (un peu comme l'est la séparation des infrastructures de réseau et des services)...Pour l'école et la santé on peut organiser une concurrence du public grâce à l'allocation universelle (pour l'école ça s'appelle "le chèque scolaire") mais il est préférable d'organiser une concurrence qualitative (meilleure couverture que la CNAM pour le même montant).
a écrit le 18/11/2016 à 16:39 :
citoyen 2.0, bienvenue dans un monde de m....
a écrit le 18/11/2016 à 16:21 :
C'est tout le pays qu'est a la ramasse dans le numérique, quoi qu'il en soit, l'industrie 4.0 arrivera bien en retard en France, sans oublier notre gros retard sur la fibre, ce n'est pas pour rien que les GAFA balancent énormément d'argent dans la fibre au usa, ils savent très bien évaluer son potentiel pour le business...

En France on a des banquiers frileux, des investisseurs qui préfèrent investir dans ceux qui ré-inventent la roue que dans l'avenir...

Quoi qu'il en soit, si vous voulez un avenir et avancer, ce n'est pas en France que ça se fera...
Réponse de le 18/11/2016 à 18:03 :
Tant mieux le numérique détruit notre société. Ca devait être un bienfait et un gros avantage, mais il isole et tue l'emploi !
a écrit le 18/11/2016 à 16:11 :
Les républicains ne veulent pas de triche, pourtant qu'est ce qui m’empêche dans cette élection d'aller voter le matin à Angers et l'après midi à Tours? On nous demande de payer 1€ et de signer la charte... Donc Sarkozy, Juppé, Fillon... et surtout leurs copains peuvent bien faire un grand tour des "popottes" et moyennant 1€ le vote faire une triche aux élections ! C'est quoi cette primaire?
a écrit le 18/11/2016 à 14:48 :
INTERESSANTCE DEBAT BUBLIC SUR LES IDEES DES CANDIDATS DE DROITE? MAIS CEST FORCEMENT LE PLUS EXPERIMENTE QUI SERAS ELUS CANDIDAT DE LA DROITE? MAIS ONT ATTEND AVEC INPATIENCE LE DEBAT DES SOCIALITES POUR AVOIR UNE IDEES TRES CLAIRE DE QUI AFRONTERAS QUI? ILS ONT TOUS DES BONNES IDEES POUR REFORME LA FRANCE MAIS ILS NON AUCUNE NOTION DE SE QUI VAS SE PASSE AVEC LE MONDIALISMEET LES NOUVELLES TECKNOLOGIES QUI ONT DEJA MIS LA FRANCE A GENOUX? MAIS CEUX QUI S EN SORTIRONT LE MIEUX C EST CEUX QUI TRAVAILLERONS DANS L HUMAINS C EST A DIRE REINDUSTRILISATION PRODUCTION ET REDISTRIBUTION?NOS HOMMES POLITIQUE NE VOIENT PAS LES BESOINS DU PEUPLE? LA DETTE VAS FAIRE ENCORE BEAUCOUP DE DEGATS PARMIS LES PLUS FRAGILES ? SI ON NE PENSE QU A REMBOURSEZ LA DETTE QUE PERSONNE NE POURRAS PLUS REMBOURSE ? TOUS LES ECONOMISTES LE SAVENT?ET CEUX QUI VEULENT VOUS FAIRE REMBOURSE FERONS BEAUCOUP DE DEGAT PARMIS LE PEUPLE? ET LE PEUPLE SE DETOURNERAS DEUX C EST CE QUI EXPLIQUE LE POPULISME QUI FERAS VENIR AUX POUVOIR N INPORTE QUI???
a écrit le 18/11/2016 à 14:36 :
Non mais genre un vieux schnock comme Juppé a compris quoi que ce soit au numérique... Je serai déjà surpris qu'il arrive à envoyer des mails, alors de là à vraiment comprendre son sujet... Il est surement capable de faire des phrases creuses, parler dans le vide, pour tenter vainement de convaincre son auditoire qu'il est lui aussi entré pleinement dans le XXIème siècle, mais la réalité est qu'il est dépassé.
Réponse de le 18/11/2016 à 16:39 :
Les claviers ne correspondent pas aux doigts , donc les erreurs arrivent en tapant sur deux touchent .
a écrit le 18/11/2016 à 14:33 :
Jean-François Copé veut doter tous les Français d'un code Siret dès 16 ans pour leur insuffler "l'esprit d'entreprise". "

Tatoué sur le bras ?
a écrit le 18/11/2016 à 14:30 :
"se détacher du "dogme" du salariat et favoriser le travail indépendant".

Comme eux ?

Un collectif de coursiers, dont beaucoup travaillaient pour l'enseigne belge Take Eat Easy (livraison de repas à vélo), placée en redressement judiciaire, s'est créé pour obtenir la "requalification" de leurs contrats "très précaires", a-t-on appris jeudi auprès de son fondateur, confirmant des informations de presse.
Baptisé "le collectif coursier francilien" et détenteur d'un compte Facebook, il revendique quelque 700 membres, dont "150 se disent prêts à attaquer la plateforme" devant les prud'hommes afin de percevoir leurs revenus de juillet, non versés par Take Eat Easy. Ils veulent aussi obtenir la "requalification de leurs contrats" de travail, "très précaires", selon Matthieu Dumas, son président âgé de 22 ans, qui travaillait pour Take Eat Easy depuis octobre 2015.
Au-delà des coursiers de Take Eat Easy, au nombre de 2.000 à 3.000, selon les sources, le collectif espère fédérer "tous les coursiers indépendants à travers toute la France", explique Matthieu Dumas.Il entend lutter pour une "meilleure protection" de ces travailleurs indépendants en obtenant la "requalification de leur contrat commercial" et "obliger les plateformes collaboratives à leur assurer une protection sociale", inexistante à ce jour.
a écrit le 18/11/2016 à 14:18 :
"Uber, Airbnb, Deliveroo et Netflix révolutionnent les usages ".
C'est bien de révolutionner les usages, mais quel est l'intérêt pour la Société?
A court terme cela crée des "jobs", des opportunités, pas des emplois.
La "révolution des usages", c'est la précarité, c'est le contournement des règles, c'est la "casse sociale", c'est le néo-libéralisme dans toute sa brutalité et au final son inefficacité
a écrit le 18/11/2016 à 12:58 :
Pujadas et Elkabach sont représentants de ces zozos de journalistes qui méritent d'être pousser dehors sans le sou . C' est le premier résultat de ce numéro des primaires . Fillon est le plus cohérent mais la France est minée par la fonction publique telle la Grèce et l'issue pour notre pays ne peut être que la faillite qui précipitera notre descente en enfer .
a écrit le 18/11/2016 à 11:54 :
Le problème de la primaire est qu'au fond ce n'est pas un processus démocratique. Les électeurs à la primaire sont pour l'essentiel des gens de plus de 50 ans et notamment des retraités qui ne sont pas les plus concernés par les décisions de demain et peu au fait des enjeux du numérique. Or c'est eux qu'il faut d'abord convaincre pour pouvoir se présenter devant les français.
La primaire est une déviance des institutions de la cinquième République.
Réponse de le 18/11/2016 à 16:34 :
il y a longtemps que beaucoup de retraités ne votent plus depuis les 35 heures .
a écrit le 18/11/2016 à 11:47 :
Apres 30 minutes, j’ai abandonné tant cette foire aux bestiaux m’exaspère. Comment comprendre que des citoyens se laissent encore prendre au piège de ce genre d’émissions .Les promesses électorales, on sait très bien ce qu’elles sont rarement tenues, et que les programmes « salvateurs » dévoilés par les impétrants sont des chimères .Autre chose, en l’espace de peu de temps on a pu « apprécier » l’incompétence de l’équipe d’animateurs, Pujadas à qui on avait adjoint « Mossieur Elkabbach » toujours aussi imbu de sa personne. Je suis passé sur M6 reportage édifiant « rue des allocs »dans un autre registre, celui de la réalité d’une certaine France de la pauvreté, que tous ces prétendants ne veulent pas voir. Misère, misère, comment dans un pays aussi riche que le nôtre, peut-on continuer à voir ce genre de situation ?
a écrit le 18/11/2016 à 10:55 :
Les mêmes tous le temps à l'affiche et ensuite on aura droit aux autres tout le temps les mêmes . Que d'espoirs suscités pour aucun changement, cela coûte bien chère ces élections pour aboutir aux mêmes résultats, bien sur cela fait vivre les médiats qui distribuent la bonne parole, d'ailleurs on a vu pour Trump qui sort un peu du système et pour une fois ils n'ont pas eu l'effet escompté, pourtant tous disaient la même chose .
a écrit le 18/11/2016 à 10:05 :
Rien de nou veau au niveau proposition et Fillon après avoir ruiné la France 600 milliards de dette est prêt a ns mettre 500 000 chomeurs supplémentaire (500 000 suppression de postes dans une entreprise c'est 500 000 chomeurs en plus) !
a écrit le 18/11/2016 à 9:07 :
Si la jeunesse ne fait pas tout, on ne peut pas vraiment dire qu'on est étonné. Les 3 favoris étaient ministre ensemble y a 25 ans...Ils en sont toujours à nous parler des 35 heures alors qu'elles ont été mises en place dans l'enfance de l 'internet, alors...Dans notre pays de vieux, il faut attendre que les électeurs prennent des années et des rides avant que ça puisse intéresser les politiques à fortiori de droite.
Donc que nos entrepreneurs ne s'attendent pas à la même aide qu'aux US...
Réponse de le 18/11/2016 à 10:42 :
Pour ceux qui réussissent dans l'économie de l'internet et a fortiori dans les startup liées au numérique et le collaboratif les 35h sont une pure abstraction. Il faut effectivement en finir avec cette vieillerie et supprimer toute référence à une quelconque durée du travail (35 ou 40h) dans les textes législatifs et réglementaires, pour ne conserver que la durée maximale européenne de 48h hebdo.
Réponse de le 18/11/2016 à 12:03 :
Les startup sont avant tout basées sur l'exploitation des jeunes sous un faux air de convivialité. Vouloir l'étendre à tous est une aberration car une fois que l'on a une vie de famille, on a aussi une responsabilité sociale et un devoir d'éducation incompatibles avec des horaires illimités. Par ailleurs ceux qui ont des tâches physiques et qui travaillent au delà de leurs limites risquent des accidents pour eux ou pour les autres. Pour en avoir connu un certain nombre, ceux qui travaillent 45 heures ne sont pas les plus productifs et ce qui compte ce n'est pas le nombre d'heures mais ce que l'on a réalisé.
a écrit le 18/11/2016 à 9:06 :
La droite française fut bien piégée par le PS ...., en achetant ce concept surréaliste ,dit démocratique ....de "primaires " à la française , la droite ( la plus intelligente du monde) se retrouve prisonnière, d' une guignolade télévisée pittoresque ...version téléréalité ....pourtant " la menace condamnatoire " perfide était inscrite en filigrane dans le concept ....si vous ne faites pas de "primaires " vous n'êtes pas des démocrates (en subliminal lire comme le FN) ..et la "presse et les médias" ne pourrons vous qualifié de démocrates....! faut reconnaître que les socialistes ont parfois du talent ...pour faire prendre des vessies....pour des montgolfières.....
Réponse de le 18/11/2016 à 10:53 :
vraiment drôle de lire un sarkolatre qui sait déjà qu'il a encore perdu. Prochaine station, humiliation dimanche.
Réponse de le 18/11/2016 à 10:56 :
d'un autre côté les débats télévisés ont été d'une certaine tenue et n'ont pas tourné à la foire d'empoigne que la personnalité de certains candidats aurait pu laisser craindre et que les medias espéraient sans doute. Si les errements de l'élection du président de l'UMP avec le duel Copé-Fillon (après le duel Aubry Royal) ne se reproduisent pas lors de cette primaire, le candidat qui en sortira aura une belle légitimité, et aura, comme Hollande en 2012, bénéficié d'une bonne exposition médiatique pré-campagne, non décomptée en temps de parole audiovisuelle et qui ne s'imputera pas sur ses dépenses de campagne. Donc ce n'est pas une si mauvaise affaire...
a écrit le 18/11/2016 à 9:03 :
La primaire n'existe pas dans la loi électorale française.
C'est juste un cirque pour fabriquer du contenu pour les médias.
Et, comme trop souvent, ça finit par abîmer la démocratie.
Réponse de le 18/11/2016 à 10:59 :
La primaire n'existe pas dans la loi électorale française. Ca ne veut pas dire qu'elle soit interdite. Il faut la considérer pour ce qu'elle est, une modalité que peut adopter tout parti pour désigner le candidat qu'il soutient pour la présidentielle en l'absence de candidat naturel évident.
Réponse de le 18/11/2016 à 11:03 :
Abimer la démocratie! hahaha. Pour un sarkosiste, c est pas que sarko s'auto désigne candidat, qu il soit multi mis en examen ou qu il ait pour ambition d'offrir des rations de frites, qui abiment la république, non non. C'est qu il soit pas fichu de gagner une élection et même celle qu il organise, tout fout le camps décidément.
J'espère pour la droite qu'il va pas se sentir investi du devoir de sauver la démocratie en zappant le résultat et pour vous autres que vous allez enfin avoir droit à votre sevrage, c'est toujours triste de voir un concitoyen se perdre comme ça.
a écrit le 18/11/2016 à 8:50 :
"Alors autant promettre ce qui existe déjà, ce qui ne coûte rien ou ce que l'Europe fera mécaniquement appliquer à la France"

C'est exactement pour ça que ces primaires sont désespérantes.
Réponse de le 18/11/2016 à 11:08 :
Avec 2100 milliards de dette publique, la seule promesse crédible c'est du sang, des larmes et plusieurs crans de serrage de ceinture. Ce n'est pas la primaire mais la situation économique et financière qui est désespérante. On surnage tout juste avec des taux d'intérêt nuls; je n'ose imaginer ce qui se passera quand, "grâce" à Trump, ils remonteront. S'ils remontent ne serait-ce qu'à 2%, ça fait 40 milliards à économiser par an puisqu'on ne peut plus compter sur une fiscalité déjà boulimique pour les trouver.
Réponse de le 18/11/2016 à 12:57 :
"la seule promesse crédible c'est du sang, des larmes et plusieurs crans de serrage de ceinture."

Burnodb: Vous êtes masochiste mais ça je le savais déjà.
Réponse de le 18/11/2016 à 14:22 :
"la seule promesse crédible c'est du sang, des larmes et plusieurs crans de serrage de ceinture".

J'ai pas l'impression que le retraité qui vote à droite se sent concerné par ce sujet.
Réponse de le 18/11/2016 à 15:45 :
@bruno_bd
Ne pas oublier que la France paye ses dettes, le principal est toujours remboursé; Ce qui pose problème, ce sont les intérêts qui représentent au bas mot 60 à 70 % du volume de la dette et qui s’autoalimentent cause de mécanismes d’intérêts cumulés. Les politiques toutes sensibilités confondues, ont contribué à mettre en place un système qui n’est favorable qu’à la grande finance. Le système s’est emballé depuis, les années 70 ou des décisions politiques ont interdit aux états de battre la monnaie, et où l’on a mis en place toute une série de mesures pour obliger les états à se soumettre aux marchés. Ce qui a été une hérésie. Les finance publiques ne doivent pas dépendre d’un système instable et spéculatif.
L’accroissement de la dette publique en Europe ou aux USA n’est pas le résultat de politiques expansionnistes ou de politiques sociales dispendieuses mais bien plutôt d’une politique en faveur des couches privilégiées : les « dépenses fiscales » (baisses d’impôts et de cotisations) augmentent le revenu disponible de ceux qui en ont le moins besoin, qui du coup peuvent accroître encore davantage leurs placements notamment en Bons du Trésor, lesquels sont rémunérés en intérêts par l’impôt prélevé sur tous les contribuables. Au total se met en place un mécanisme de redistribution à rebours, des classes populaires vers les classes aisées, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente privée.
Alors on peut toujours polémiquer sur les intentions de nos politiques de toutes sensibilités, la seule façon de s’en sortir est de remettre tout à plat faute de quoi l’écroulement du système actuel est prévisible.

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