Paiement : la startup française Lydia lève 7 millions d'euros

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(Crédits : Lydia)
La jeune FinTech parisienne, dont l'appli revendique plus de 500.000 utilisateurs, va pouvoir financer son lancement au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne. La concurrence est multiple et musclée.

Ne plus s'encombrer d'espèces, de chèques, de RIB, etc. C'est la promesse commerciale de la startup française Lydia; elle n'est pas vraiment seule sur ce créneau : ça se bouscule sur ce marché prometteur du paiement mobile où une flopée de jeunes pousses de la FinTech ont renvoyé Moneo à son statut de dinosaure du porte-monnaie électronique, de Morning (ex-Payname) à Fivory (Crédit Mutuel CIC, Total et Auchan au capital) en passant par Pumpkin, sans compter les Orange Cash, Apple Pay, etc.

Lydia Solutions se revendique "leader français du paiement mobile" avec plus de 500.000 utilisateurs de son application, "dont 80% ont entre 18 et 35 ans". Elle vient de lever 7 millions d'euros auprès du fonds dédié aux FinTech  de la société de gestion NewAlpha (groupe La Française) et de la banque Oddo & Cie.

C'est un peu moins que les "plus de 10 millions" évoqués pour début 2016 il y a quelques mois. Un effet de la baisse générale observée dans le monde des FinTech ? Cyril Chiche, le cofondateur et patron de Lydia, répond :

"C'était un ordre de grandeur. Quand nous avons finalement fait le business plan, nous nous sommes aperçus que 7 millions d'euros suffisaient. Du coup, nous n'avions pas vraiment de volonté de nous diluer plus que nécessaire. Si besoin, nous referons un tour complémentaire plus tard"

"Self-banking pour millenials"

Les actionnaires des deux précédents tours de table (3,6 millions) sont les fonds XAnge (Siparex), Duval Fintech (Financière Duval) et le belge Belcube.

Lydia ne communique pas sur le montant des transactions réalisées à travers son appli ni sur son chiffre d'affaires. La plupart des opérations sont gratuites pour les particuliers, à part les virements vers des comptes bancaires ou la Carte Mastercard Lydia. Lydia se rémunère en prélevant une commission (comprise entre 0,7 et 1,5%) auprès des commerçants. Son service est sécurisé grâce à ses partenaires, Payline (Monext/Crédit mutuel Arkéa) pour la solution de paiement, la SFPMEI (créée pour l'ex-Moneo) pour le porte-monnaie électronique et BNP Paribas pour le compte de cantonnement.

Cet argent frais servira à financer son expansion internationale : Lydia compte enfin sortir de France et se lancer à la fin du premier semestre 2017 au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne. La startup ambitionne de multiplier par six le nombre d'utilisateurs de son service en deux ans, pour atteindre 3 millions. Elle espère coller avec les aspirations des "millenials" adeptes du "self-banking" et assure que :

"La phrase "je te fais un Lydia" est entrée en quelques mois dans le lexique des Français de la génération smartphone".

Lydia n'est pas seule à rêver de devenir un terme générique pour le paiement simple et sans friction par mobile : le géant américain PayPal a annoncé mardi le lancement du transfert d'argent gratuit entre particuliers depuis son appli avec le slogan "Je te fais un PayPal", destiné à attirer un public jeune. Le même que Lydia, qui aura bien besoin de ces nouveaux fonds pour rivaliser avec ce concurrent aux poches profondes.

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