Silicon Valley, French Tech : où sont les femmes et les minorités ?

 |   |  1880  mots
Dans la Silicon Valley comme dans la French Tech, 7 travailleurs sur 10 sont des hommes. Yahoo a récemment révélé que seuls 2% de ses effectifs sont des Afro-Américains, alors qu'ils représentent près de 15% de la population globale des Etats-Unis.
Dans la Silicon Valley comme dans la French Tech, 7 travailleurs sur 10 sont des hommes. Yahoo a récemment révélé que seuls 2% de ses effectifs sont des Afro-Américains, alors qu'ils représentent près de 15% de la population globale des Etats-Unis. (Crédits : Image Source)
Dans la Silicon Valley comme dans la French Tech, le manque de diversité commence à faire tâche d’huile. Malgré le développement de nombreux programmes et une réduction lente du fossé, les femmes et les minorités ethniques sont encore moins représentés dans la tech que dans la plupart des autres secteurs d’activité. Explications.

Dans le premier épisode de la série américaine Silicon Valley, une comédie de la chaîne HBO qui suit les galères d'un groupe de start-uppeurs en quête de succès, Gavin Belson, le PDG de Hooli -l'équivalent fictif de Google- se fascine par la sociologie de ses employés. "C'est très étrange. Les programmeurs se déplacent toujours par groupe de cinq. Il y a toujours un grand gars blanc et maigrichon, un gros avec une queue de cheval, un petit asiatique tout maigre, un autre blanc avec une pilosité faciale bizarre, et un Indien", relève-t-il, fasciné, en regardant ses équipes s'affairer.

Cette tirade, certes caricaturale, se moque d'une situation qui l'est presque tout autant: l'homogénéité des profils dans le secteur des nouvelles technologies. Car c'est un fait. Dans la Silicon Valley, mais aussi dans la French Tech et dans la plupart des écosystèmes start-ups au monde, on croise surtout des hommes. Blancs et de moins de quarante ans, de préférence.

7 employés sur 10 sont des hommes dans la Silicon Valley

Les données publiées annuellement, depuis l'an dernier, par les entreprises leaders de la Silicon Valley confirment que la high tech a un vrai problème de diversité. Les exemples sont légion. Ainsi, chez Google, Apple, Facebook, Twitter, Microsoft et Hewlett-Packard, environ 7 employés sur 10 sont masculins. Le ratio est encore plus déséquilibré dans les fonctions de leadership, où près de quatre postes sur cinq sont tenus par des hommes.

Même rengaine dans les emplois faisant appel à des compétences techniques. Chez Google, on compte 17% de femmes ingénieurs. Chez Facebook, la proportion descend à 15%, tandis qu'elle s'élève à 20% chez Apple et à 21% chez Pinterest. Indiegogo, l'employeur le plus "woman-friendly" dans les divisions techniques, n'emploie que 33% de femmes.

Au-delà des grandes entreprises, les femmes restent sous-représentées dans l'ensemble de l'écosystème de l'innovation technologique. Selon une étude de Crunchbase publiée en mai dernier, seules 18% des start-ups aux Etats-Unis (16% à San Francisco) sont dirigées par une femme. Certes, c'est mieux qu'en 2009 (9%)... mais cela reste toujours très faible.

Les Asiatiques bien représentés mais limités par le plafond de verre

Si les femmes ne sont pas bien loties, les minorités non plus. Ainsi, selon du Bureau du Travail américain, les dix sociétés les plus importantes de la Silicon Valley accueillaient 70% d'employés blancs en 2012, alors que la moyenne en Californie se situe autour de 55%. Yahoo a récemment révélé que seuls 2% de ses effectifs sont des Afro-Américains, alors qu'ils représentent près de 15% de la population globale des Etats-Unis. De son côté, Facebook n'a recruté que 81 Afro-Américains en 2014, sur... 5.500 embauches !

Dans ce paysage, seuls les Asiatiques tirent leur épingle du jeu. Alors qu'ils ne représentent que 6% de la population active aux Etats-Unis, ils pèsent 17% des travailleurs du secteur des nouvelles technologies. Certains y voient la confirmation du cliché de l'Asiatique "bon en maths"... et les chiffres ne leur donnent pas tort. Chez Google, les Asiatiques comptent pour 30% de la masse salariale, contre 10% pour l'ensemble des autres groupes ethniques réunis.

Mais les Asiatiques subissent un plafond de verre, comme l'explique Denise Peck, ancienne de Cisco, au magazine Fortune:

"Si vous vous promenez dans la cafétéria des cinq plus grandes compagnies high tech, vous verrez de nombreux asiatiques autour de vous. C'est seulement quand vous irez dans les couloirs de la direction que vous remarquerez le problème".

Ainsi, une étude de mai 2015 d'Ascend, qui suit le leaders asiatiques dans l'économie américaine, montre que les Asiatiques représentent 27% des employés dans la Silicon Valley, mais seulement 18% des managers et 14% des directeurs...

La faute à l'éducation ?

Face à ces discriminations, les géants de la tech font amende honorable. "En tant que directeur général, je ne suis pas satisfait de ces chiffres", indiquait en 2014 le patron d'Apple, Tim Cook, dans un billet de blog. "Nous savons qu'il nous reste beaucoup de travail à faire", concède de son côté la direction de Facebook suite à la publication de ses statistiques 2015.

Et les entreprises de pointer du doigt le système éducatif, à l'origine, selon eux, de ces inégalités. C'est, en effet, une partie du problème. La sous-représentation des femmes et des minorités se retrouve dans les formations d'ingénieurs et d'informatique. Ainsi, les étudiants en technologies sont à 58% Blancs, à 21% Asiatiques, à 11% Latinos, à 6% Afro-américains et à 4% d'autres groupes ethniques (Indiens américains, Hawaïens, natifs d'Alaska ou des îles du Pacifique).

Mais cette explication ne prend pas en compte tous les paramètres. Non seulement les discriminations ne sont pas visibles uniquement dans les métiers technologiques, mais les entreprises de la Silicon Valley accentuent ces inégalités. Les Asiatiques sont ainsi systématiquement surreprésentés dans les effectifs des sociétés high-tech (vers 30% contre 21% à l'école) alors que la proportion d'Afro-américains ou de Latinos diminue en moyenne de moitié.

Les Girls in Tech veulent secouer le cocotier

Cette situation s'explique aussi par des facteurs culturels. La discrimination positive ne fait pas partie de l'ADN de la Silicon Valley. "Le sexisme est très marqué dans la tech, notamment chez les développeurs", confirme Louison Dumont, un Français de 19 ans qui a rejoint un programme d'incubation dans la Silicon Valley pour développer sa start-up dans les bitcoins. "Une fille qui code, c'est aussi mal vu dans les familles qu'un garçon qui joue aux barbies", ajoute-t-il en précisant que son programme n'accueillait que deux femmes sur soixante-dix incubés.

De plus, les grands groupes n'ont pris conscience du problème qu'à partir de la publication des premières statistiques, l'an dernier. Google, Facebook et Apple, notamment, se sensibilisent peu à peu aux enjeux de la diversitéEt pour accélérer le mouvement, les femmes commencent à donner de la voix.

Les initiatives d'organisations comme Women in Technology, Girls in Tech ou Women Who Code se multiplient. En partageant réseaux et expériences, les femmes se serrent les coudes et espèrent contribuer au changement des mentalités en dénonçant le sexisme ordinaire de la Silicon Valley et en aidant leurs congénères à monter des projets.

Cette lente évolution est poussée par des meneuses comme Tracy Chou, ingénieure chez Pinterest, ou Ellen Pao, PDG de Reddit, qui a attaqué en justice le célèbre fonds de capital-risque Kleiner Perkins Caufield & Byers.

Mais le découragement pointe et certaines commencent à déserter la Silicon Valley. A l'image d'Ana Redmond, citée par le Los Angeles Times, qui a fait ses valises après quinze ans dans le secteur. "Je me sentais bloquée, sans avenir. J'avais l'impression que mes collègues masculins voulaient me mettre des bâtons dans les roues", explique-t-elle au journal, qui dénonce une vague "massive" de départs.

21% de femmes dans la French Tech

Du côté de la French Tech, les femmes et les minorités sont tout autant sous-représentées. La secrétaire d'Etat en charge du numérique, Axelle Lemaire, a même tweeté son agacement de "se retrouver dans des réunions tech avec que des mecs".

Puisque la législation française interdit les statistiques ethniques, il n'existe aucun chiffre pour évaluer l'ampleur du phénomène en ce qui concerne les minorités. En revanche, on sait que l'écosystème français des start-ups ne compte que 21% de femmes. Selon une étude menée par l'accélérateur Le Camping, le portrait-robot du startuppeur français est, sans surprise, un homme, jeune (moins de 30 ans) et diplômé d'un bac + 5.

Dans les incubateurs comme au moment des tours de tables, les femmes brillent par leur absence. "Il y a très peu de femmes et de minorités à la tête des start-ups qu'on finance", indique à La Tribune l'un des responsables d'un grand fonds d'investissement français, présent de la phase d'amorçage à l'exit.

Misogynie ordinaire

Comme aux Etats-Unis, ces inégalités s'expliquent à la fois par les mentalités et l'éducation. Les femmes sont en minorité dans les écoles d'ingénieurs, d'où une faible représentation dans les métiers techniques. Et si elles sont désormais majoritaires parmi les diplômés des écoles de commerce, elles s'effacent souvent derrière les hommes quand il s'agit de monter leur start-up.

Marie Vorgan Le Barzic, la directrice générale de l'accélérateur Numa -l'une des plaque-tournantes de l'innovation parisienne- connaît bien le secteur. En douze ans, elle a pu a recueillir de nombreux témoignages de misogynie dans le milieu de l'innovation française, tout en notant qu'il "évolue dans le bon sens".

"Les femmes ont clairement moins de chances de se faire financer. Et même s'il faudrait faire une étude sur le sujet, je suis persuadée qu'à projet équivalent, une femme lève moins d'argent d'un homme. Lors du tour de table, les investisseurs sont beaucoup plus attentifs aux facteurs de risque s'il s'agit d'un projet porté par une femme. C'est probablement inconscient de leur part, mais réel. Du coup, beaucoup de femmes restent en retrait, laissent un homme prendre les commandes. Moi-même, c'est que j'ai fait pendant longtemps avant d'accepter de me mettre en avant »

"On ne naît pas entrepreneure, on le devient"

La mission French Tech, chargée depuis 2013 d'animer l'écosystème d'innovation en France, est consciente de ce problème. Mais remet à plus tard tout programme concret.

"Nous en sommes au début de la mission, pour l'instant ce n'est pas dans notre feuille de route car notre sujet est de favoriser la croissance des startups. Par contre, Axelle Lemaire est très concernée par les inégalités femmes/hommes et nous soutenons les quelques entrepreneures qui réussissent dès que nous le pouvons en leur offrant le maximum de visibilité", indique-t-on dans l'entourage de la secrétaire d'Etat.

En attendant, de plus en plus de structures se développent pour conjuguer l'entrepreneuriat au féminin. Et jouent crânement la carte de la solidarité féminine. Aux côtés de réseaux comme Girls in Tech ou Femmes du numérique, l'incubateur dédié aux femmes Paris Pionnières, a même détourné la célèbre phrase de Simone de Beauvoir en un militant "On ne naît pas entrepreneure, on le devient".

Depuis 2005, cette structure gérée quasi-uniquement par des femmes a accompagné près de 200 startups avec un taux de pérennité de 85%. L'objectif : donner un coup de pouce au sexe dit faible en leur fournissant conseils d'expert(es), mentoring, hébergement en incubateur et contacts précieux.

Du côté des financements, le réseau européen Femmes Business Angels ambitionne de regrouper les femmes qui investissent, toujours peu nombreuses. Chaque année, FBA étudie environ 300 projets et en finance une dizaine avec des tickets compris entre 100.000 et 1 million d'euros.

Des sommes modiques, mais là encore, l'initiative vise surtout à faire des émules. Et contribuer au changement du regard que les hommes -et aussi les femmes- portent sur l'entrepreneuriat.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/07/2015 à 11:25 :
J'aurais préféré "On ne naît pas entreprenEUSE, on le devient". À l'écrit on comprend que l'on parle de femmes,mais à l'oral, ça ne change pas. Bref, bel article !
a écrit le 29/07/2015 à 13:23 :
Réponse de Taranis @Dingo

"Si un homme ou une femme veulent ressembler au stéréotype de leur genre, pourquoi essayer de les en dissuader ? " Ou avez-vous entendu de telle sornettes (propagande MPT) La liberté de conscience est le propre même de la déclaration des droits humains, aucune féministe nous vous dira le contraire, le but n’est pas d’empêcher par la loi les femmes de s’avilir mais éviter que certaines le soient par contraintes. Vous retournez le concept à votre propre idéologie: « avoir de la main d'oeuvre pour les métiers en tension » l’inverse aurait tout de la discrimination avec des métiers réservés Pauvre chéri qui a peur qu’une femme ou j’ai bien dit une FEMME viennent lui piquer son gagne-pain …et si il y avait de la place pour tous, au passage vous avez oubliez les immigrés….Oui l’économie a besoin de compétences plus le vivier est vaste plus le recrutement est efficace …L’état investi autant dans l’éducation des filles, une bonne orientation doit aboutir sur des débouchés et éviter justement les pénuries sectorielles , la segmentation est non seulement une injustice mais aussi un non-sens économique
a écrit le 28/07/2015 à 16:30 :
@Patrickb: Que cela plaise ou non: le féminisme n'a pas de couleur, de religion, de visage …c’est simplement de donner aux femmes les même chances qu’aux hommes. L’égalité ce n’est bien sûr pas le déni des différences, mais sur le plan cognitif le sexe n’en n’est pas une, votre différenciation sur les compétences des H vs F est purement dogmatique , chaque individu est unique et il peut y avoir plus de ressemblance entre les qualités d’un homme et d’une femme que dans celles de 2 femmes comme pour les races , d’ailleurs le sexisme et le racisme puisent dans le même creuset de la discrimination .Aucune études neurologique sérieuse ne prouve quoique se sont malgré toutes les tentatives pour nous inférioriser comme autrefois le « nègre »…Les compétences que vous décrivez répondent à un fait social ou les femmes et les hommes ont chacun un rôle préétabli à la naissance, l’homme dans la production et la femme dans le social….Si une femme veut faire de l’informatique doit-elle renoncer pour faire infirmière parce que vous avez décidez que l’ordre des choses est ainsi , tout cela n’est qu’une construction qui peut être déconstruite Pour preuve que les temps changent La culture "geek" longtemps dépeinte comme un domaine exclusivement masculin, le monde des passionnés de l’imaginaire, des sciences et des nouvelles technologies, s’est ouvert aux femmes : En témoigne la 46 ème convention de la bande dessinée de San Diego, Si l’on regarde dans le détail, de nombreuses sphères ont désormais beaucoup plus de femmes. Sur les 125.000 participants, la moitié de femmes…..Laissez donc les filles décider elle-même des choix de leur vie au lieu du nous coller systématiquement l’étiquette « féminité » de conception très masculine …Je ne comprends pas en quoi les hommes sont agacer de nous voir arriver au forceps dans des domaines dont on nous barre l’accès structurellement, nous aussi nous sommes des citoyennes Facile de rejeter l’impact de la discrimination quand on est correctement sexué mais nous nous la vivons….Des articles comme celui-ci vous en lirait encore car c’est plutôt cela la réalité prouvée vous pouvez continuer à nous toiser , on continuera à grappiller notre place dans tous les secteurs de l’économie
a écrit le 25/07/2015 à 19:57 :
Les Femmes digitales sont bien là il faut juste arrêter cette vision discriminatoire genrée dont certains commentaires se font échos: les femmes sont les premières actrices, consommatrices et utilisatrices du web Et ce même si, nous en sommes conscientes, certains s’évertuent toujours à vouloir faire entrer les femmes dans des cases : ou quiche ou tech, ou mère ou pro, ou Elle ou Le Monde- c’est comme boire ou conduire, il faut choisir. Les femmes n’ont a priori pas moins d’atouts que les hommes pour gagner de l’argent dans la High tech Il n’y a pas de gènes féminins ou masculins de la capacité à gagner de l’argent ou à entreprendre. On dit souvent des femmes qu’elles ont une moindre appétence à la prise de risque, qu’elles sont plus rétives à exprimer leur ambition, que leur audace est bridée par toutes sortes de complexe (d‘imposture, de la bonne élève…). Il y a du vrai là-dedans, et ce sont nos cultures stéréotypées qui sont à faire évoluer L’injustice est davantage tolérée quand elle est acceptée (subie) de longue date, quand elle relève d’une pratique culturelle. Les hommes sont encore leaders dans les postes clés des entreprises du secteur technologique/digital. C’est injuste aussi pour 50% de la population (les femmes). Pourtant, cela semble tout naturel parce que la société repose sur un modèle où les hommes sont reconnus comme davantage « sensibles » aux new tech que les femmes, et que ces dernières restent davantage reléguées à des postes d’assistantes. Le manque de modèles féminins et également le modèle sur lequel repose l’éducation (à la maison, à l’école) y sont pour beaucoup. Rares sont les petites filles auxquelles les papas montrent comment réparer la tondeuse à gazon et rares sont les petits garçons auxquelles les mamans apprennent à plier le linge propre Nous créons donc des réseaux pour mettre en valeur les femmes et les parcours dans la technologie afin d’encourager la mixité dans un milieu traditionnellement masculin. Et ce n’est pas notre prédestination supposée qui nous empêchera de prendre toute notre place et pour ceux qui n »en ferait grief, les femmes sont aussi la moitié de toutes les minorités, une développeuse web peut être noire et musulmane
Réponse de le 26/07/2015 à 12:48 :
@Taranis: commentaire typiquement socialo qui voudrait faire croire que nous sommes tous égaux. Merci Jospin quand on voit la catastrophe de l'éducation. Ils ont tous bac+2, mais ne savent ni lire, ni écrire correctement. Les entreprises qui se respectent embauchent des gens compétents sans discrimination, mais dans le but de gagner de l'argent. Les femmes sont meilleures dans certains secteurs que d'autres et inversement pour les hommes. La réalité c'est cela !!!
a écrit le 25/07/2015 à 13:07 :
Article sectaire qui reprend les stupidités d'ailleurs dont nous n'avons rien à faire.
a écrit le 25/07/2015 à 10:27 :
Les femmes sont en fait plus malignes que les hommes, elles ne veulent pas se former pour occuper un emploi qui consiste à coder toute la journée, car c'est franchement un travail à la "con".
a écrit le 25/07/2015 à 9:38 :
Oui article manquant vraiment de pertinence et de recul...
Je viens de passer 5 ans 1/2 dans une énorme "boiboite américaine" : pour la parité hommes-femmes, les handicapés etc... seules les candidatures manquent donc le problème est bien en amont...
Et la majorité de nos managers étaient "de couleurs".
Alors oui s'il y a un domaine où on ne se passera pas de compétences si quelqu'un est bon c'est bien celui-ci...
a écrit le 25/07/2015 à 8:13 :
L'auteur a oublié les handicapés et les nains!Simple erreur ou début d'ostracisme?Vite une pétition et une manif pour imposer un quota d'handicapés et de nains a la tete des startups!
a écrit le 25/07/2015 à 7:41 :
L'interprétation de ses statistiques n'est que le reflet d'une idéologie égalitariste qui vise à gommer les différences culturelles. On veut obliger les garçons à jouer à la poupée et les filles à jouer aux petites voitures. Toute notre société s'oriente vers une négation des différences culturelles, vers une absence de choix individuels. Bientôt les femmes n'auront-elle plus le droit de préférer le chocolat et les hommes la bière ? On pourrait penser que les femmes sont moins attirées par l'informatique car l'ordinateur est dépourvu d'émotion. Peut-être que les femmes n'ont pas la même sensibilité que les hommes et recherchent plus de contact humain, et sont donc moins attirées par la froideur de la technique.
Réponse de le 26/07/2015 à 15:08 :
Etes-vous Prophète pour définir LA Femme Universelle, la femme chocolat fragile et émotive, nous sommes des êtres humains certes avec une biologie sexuée mais nous sommes toutes des personnalités avec nos qualités et nos défauts J’ai des amies qui boivent de la bière et jouent au rugby: les poils ne leur ont pas poussés pour autant Au lieu de rentrer dans le débat de la réalité biologique, peut-être serait-il plus utile de rappeler que la théorie du genre (si elle existait) serait une théorie, et donc testable, et qu’en plus il s’agit surtout d’un concept. Mais certainement pas d’une idéologie. Et que pour l’instant c’est ce concept-là qui permet de rendre le mieux compte de la réalité de l’identité sexuelle En déconstruisant les stéréotypes du masculin et du féminin, en mettant en évidence la dimension culturelle et située des normes sexuelles, les études de genre font apparaître que le lien entre sexe, genre et sexualités n’est pas commandé par une « nature » immuable, l’idée de nature ayant elle-même historiquement varié, et n’étant pas universelle C’est dire qu’il n’y a pas une théorie du genre, fantasme entretenu par ceux et celles que la perspective d’une égalité effective dérange ou effraie, mais des études de genre. Elles ont ainsi contribué à lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et aux identités de genre. Les études de genre analysent l’origine et la complexité des résistances en rendant possible une évolution de la société
Réponse de le 28/07/2015 à 11:37 :
Bien au contraire, je défends le droit à la différence de chaque individu. Mais on veut justifier l'égalitarisme forcé par un respect de façade des individus. Hors, si un homme ou une femme veulent ressembler au stéréotype de leur genre, pourquoi essayer de les en dissuader ? Tout simplement pour des raisons idéologiques qui ont une finalité économique : avoir de la main d'oeuvre pour les métiers en tension.
Réponse de le 29/07/2015 à 16:08 :
Réponse de Taranis @Dingo

"Si un homme ou une femme veulent ressembler au stéréotype de leur genre, pourquoi essayer de les en dissuader ?" Ou avez-vous entendu de telles sornettes (propagande MPT) La liberté de conscience est le propre même de la déclaration des droits humains, aucune féministe nous dira le contraire, le but n’est pas d’empêcher les femmes de s’avilir mais éviter que certaines le soient par contraintes. Vous retournez le concept à votre idéologie: « avoir de la main d'oeuvre pour les métiers en tension » l’inverse aurait tout de la discrimination avec des métiers réservés Pauvre chéri qui a peur qu’une femme ou j’ai bien dit une FEMME viennent lui piquer son gagne-pain …et si il y avait de la place pour tous, au passage vous avez oubliez les immigrés….Oui l’économie a besoin de compétences plus le vivier est vaste plus le recrutement est efficace …L’état investi autant dans l’éducation des filles, une bonne orientation doit aboutir sur des débouchés et éviter justement les pénuries sectorielles , la segmentation est non seulement une injustice mais aussi un non-sens économique
Réponse de le 29/07/2015 à 16:38 :
Réponse de Taranis @Dingo
Si un homme ou une femme veulent ressembler au stéréotype de leur genre, pourquoi essayer de les en dissuader ? Ou avez-vous entendu de telles sornettes (propagande MPT) La liberté de conscience est le propre même de la déclaration des droits humains, aucune féministe nous dira le contraire, le but n’est pas d’empêcher les femmes de s’avilir mais éviter que certaines le soient par contraintes. Vous retournez le concept à votre idéologie: « avoir de la main d'oeuvre pour les métiers en tension » l’inverse aurait tout de la discrimination avec des métiers réservés Pauvre chéri qui a peur qu’une femme ou j’ai bien dit une FEMME viennent lui piquer son gagne-pain …et si il y avait de la place pour tous, au passage vous avez oubliez les immigrés….Oui l’économie a besoin de compétences plus le vivier est vaste plus le recrutement est efficace …L’état investi autant dans l’éducation des filles, une bonne orientation doit aboutir sur des débouchés et éviter justement les pénuries sectorielles , la segmentation est non seulement une injustice mais aussi un non-sens économique
Réponse de le 30/07/2015 à 22:17 :
Il ne faut pas sous-estimer la qualité de formation des femmes en France car elles sont plus diplômées que les hommes. Selon l'INSEE, en 2008, 37 % des garçons et 51 % des filles sont diplômés de l’enseignement supérieur. La propagande faisant croire que les femmes sont moins bien traitées que les hommes est contredite par la réalité des chiffres...
Réponse de le 31/07/2015 à 14:20 :
Voyons @Dingo vous ne savez plus quoi me mettre en face Tout cela est de la mauvaise foi …Violences, mutilations, discriminations, exploitation, mariages et grossesses précoces… Dans de nombreux pays en développement, les filles sont trop souvent les premières victimes du non-respect des droits de l’enfant et les dernières à avoir accès aux soins et surtout à l’éducation..... Fort heureusement dans notre pays la plupart des filles ( hors soumission aux traditions) peuvent suivre une scolarité normale, pour convaincre leurs parents d’investir autant en elles que naturellement dans le fiston elles sont plus combattives et assidues et donc effectivement atteignent souvent l’enseignement supérieur .Ce qui est dénoncé c’est l’ORIENTATION SCOLAIRE SEXUEE, qui segmente le marché du travail, associée aux stéréotypes genrés bloquants les ambitions et générant un temps partagé très important avec la vie familiale Et effectivement bien que les universités publiques (hors DUT, formations d’ingénieurs) comptent 59% de femmes parmi les inscrit-e-s, elles représentent 77% des effectifs en Master "Langues" et 29% en Master "Sciences fondamentales et applications". Bien sûr que les filles ont AUJOURD'HUI légalement accès à toutes les formations dans notre pays, il est question ici: d’encouragements et de promotion pour contrer des mentalités essentialistes qui prédétermine des filles plus souvent titulaires de diplômes généraux et des garçons plus souvent titulaires de diplômes professionnels alors que la reconnaissance sociale et économique porte sur ces derniers…Tous les diplômes non pas le même poids !!!!La discrimination est bien systémique dans les rôles à tenir et donc politique sinon elle serait forcément anticonstitutionnelle et nous avons un droit de vote pour être entendues
Réponse de le 05/08/2015 à 10:16 :
C'est vous qui êtes de mauvaise foi. Vous déviez le débat sur les société traditionnelles étrangères alors que le sujet de l'article est la French-Tech. Les femmes intelligentes s'écartent des métiers techniques car les conditions de travail sont incompatibles avec une maternité sans danger. Beaucoup de mes collègues féminines ont eu des enfants anormaux ou en mauvaise santé dans mon ateliers, sans doute à cause des produits chimiques qu'on utilise. Les radiations émisent par les écrans d'ordinateur étaient suspecté d'être néfaste pour le foetus. On comprend donc mieux pourquoi les femmes qui veulent le meilleurs pour leur famille s'orientent vers d'autres métiers, rien à voir avec la propagande qui dénonce une "discrimination" machiste. Mais je suis parfaitement d'accord avec vous lorsque vous admettez que le but de l'égalitarisme totalitaire est de réduire la segmentation du marché du travail qui empêche mettre en concurrence déloyale les hommes et les femme de notre pays, qui a su devenir la cinquième puissance mondiale, malgré toutes les tares de la tradition que vous lui reprochez.
Réponse de le 05/08/2015 à 16:07 :
@Dingo
Votre discours est de plus en plus au ras des pâquerettes, la main d’œuvre féminine est massivement employée dans l’industrie chimique et pharmaceutique !!! Les femmes aussi subissent les maladies professionnelles car beaucoup sont de simples ouvrières Quant à la femme enceinte, elle est protégée par le Code du Travail, ….L’anormalité des fœtus est aujourd’hui marginale, l’échographie dépiste et l’avortement reste toujours une solution, les radiations on aussi des conséquences pour gonades masculines…Fuyez !!
D’autre part c’est une grossière caricature stéréotypée que celle des Jeunes Femmes qui ne pensent qu’a se la couler douce et protéger leur gracieuse petite personne face à des hommes qui eux seraient tous des performeurs. Je ne vois pas votre problème avec une développeuse Web très dispo qui se fout de d’être mère quand elle se lance dans son projet Et non aujourd’hui la maternité n’est plus une fatalité, Ce biais est une discrimination qui vous est bien pratique… Le travail est une contrainte pour les 2 sexes, mais nous pouvons aussi avoir un accident domestique, comme se bruler en préparant le repas de « vos » enfants
Votre commentaire est typiquement paternaliste puisqu’il affirme que les hommes protègeraient les femmes et qu’elles ne se rendraient même pas compte. Donc les hommes sauraient de plus mieux que les femmes ce qui est bon pour elles. Cessez de défendre votre citadelle avec ce genre de menaces absurdes,. Laissez-nous aller où l’on veut, garder BB à la maison ou développer une Start-Up, l’émancipation c’est notre choix, il faut donc nous indiquer sans préjugés où sont les portes et que nous puissions ensuite les franchir sans résistances ni appréhensions…Pour ce qui serait de ma mauvaise foi, je vous rappelle que je le féminisme combat le patriarcat dont la structure est globale ; il y a donc un continuum dans mes propos, les nouvelles technologies (F et US) se dévoilent comme des entités supplémentaires reproduisant malgré leur jeunesse la persévérance du sexisme ordinaire
Réponse de le 10/08/2015 à 23:42 :
Vous déformez une nouvelle fois mes propos. Je n'ai pas dit que les hommes protégeaient les femmes. Les femmes sont parfaitement capables de faire leurs propres choix, et c'est ce qu'elles font très bien. C'est vous qui instrumentalisez la femme pour l'inciter à se comporter aussi bêtement que les hommes soumis à un productivisme exacerbé qui détruit inexorablement notre planète. Vous faites de la propagande pour rendre la femme aussi bête que l'homme. Elle ne va pas sacrifier sa vie pour sa carrière, car aujourd'hui encore plus qu'hier, une carrière est éphémère et la réussite une chimère, pour les hommes comme pour les femmes. Au RSA, on est tous égaux, hommes et femmes...
Réponse de le 24/08/2015 à 15:05 :
@ >>>Analyser vos propos Anti Egalité avec ses contradictions et ses non-dits n’est pas déformer, mais critiquer... :Pour argumenter contre des stéréotypes dépassés , je ne peux que tenter d élargir votre vision étriquée et infantilisante d’un monde conçu par et pour des hommes et trop cruel pour le sexe « Faible » .Bien sûr, si aujourd’hui (Majoritairement), les filles françaises n’ont plus besoin de la permission du Père ou du Mari ou du Frère pour décider de leur choix, elles portent encore tout le poids de leur éducation et de leur rôle différentié Votre vision dichotomique n’a d’autre but que le conservatisme de votre position privilégiée pour qui tous les possibles sont ouverts pour le meilleure et je vous le concède pour le pire Dans cet article nous parlons simplement d’ouvrir les champs du possible aussi pour les femmes dans des métiers qui portent l’avenir, qu’elle serait cette loi « naturelle » consciente ou pas mais surement systémique qui nous dit le contraire pourquoi devrions être simplement catégorisées en mères ou putains, nous sommes pas un complément de votre vie mais un être humain tout entier, un HOMME ordinaire en quelque sorte. Parce que toutes les femmes sont différentes! Chacune d’entre elles a ses propres valeurs, son orientation sexuelle, son origine, ses limites, ses forces.. Ce qui devrait être considéré comme une richesse peut alors devenir une limite supplémentaire. ….Pourquoi selon vous la conduite du monde est une affaire d’homme, c’est bien sur une affaire de mixité sans préjugés de nos qualités «prétendues innées ».Nous sommes aussi la vie et la vie n’est pas binaire , elle est bien sûr constituée de zones noires et blanches mais surtout du gris de toute nuances….Selon vous les Femmes devraient attendre encore quelques siècles que leurs alter ego de compagnons deviennent raisonnables….La Marche Mondiale des Femmes a bien l’intention de changer les sociétés et l’Eco féminisme est une réalité Avec toutes mes amies nous avons bien l’intention de participer à l’améliorer sans attendre qu’un homme nous dise comment bien nous comporter , C’est notre droit d’Humain car avoir un vagin et une âme est aussi divinement compatible !!!
a écrit le 25/07/2015 à 0:09 :
Article le plus con que j'ai lu depuis des lustres. Si il y a bien une industrie ou on peut etre noire, petit et moche (pour reprendre Coluche), c'est bien la high tech... et effectivement si il y a plus de turques, egytptiens, iraniens, indiens, ... que de latinos ou afro-americains, ce n'est absolument pas a cause de la discrimination mais a cause de l'accès aux études supérieures qui en un problème interne aux USA. Pour ma part je connais un grand nombre de societes du secteur ou le management n'est absulument pas "blanc".
a écrit le 24/07/2015 à 22:22 :
Où est le problème? L'idéologie est contre? Qui empêche qui de se lancer?
a écrit le 24/07/2015 à 20:27 :
Le manque de diversité commence à faire tâche. Tâche d’huile, c'est autre chose.
a écrit le 24/07/2015 à 19:49 :
Dans les DRH des entreprises, on avoisine fréquemment les 100% de femmes. La preuve que lorsqu'un secteur les attire, elles y trouvent bien leur place.
a écrit le 24/07/2015 à 18:15 :
Seul les compétences comptes, mais le plus également, l'originalité, la créativité, le petit plus, désolé mais, la source la plus riche : jeune homme blanc.
a écrit le 24/07/2015 à 16:44 :
Guère convaincu par cet argumentaire.

Si il y a bien un domaine où le sexisme ne fait pas loi , c'est celui-ci.

Alors peut-être qu'une fille doit afficher plus de compétence qu'un mec pour obtenir un poste de "technicien" de "base" dans une grande entreprise.
Mais si le prochain génie de la technologie s'avère être une fille , croyez-moi... Celle-ci n'aura aucune difficulté à se faire reconnaître , puisque plus que partout ailleurs la production individuelle (si il y a bien un milieu où une petite entreprise de 2-3 personnes peut valoir une entreprise de 1000 personnes , c'est celui-ci) est reconnue à sa juste valeur ...

La seule raison pour laquelle il n'y en a pas ... Personne ne les pousse à faire ça , et en réalité très peu en expriment le désir profond.
Combien de femmes hautement diplômées s'insurgent de ce problème? Combien en réalité voudraient réellement abandonner leur prestige , leur diplôme pour envisager de se relancer à corps perdu dans les sciences dites dures?

Même celles qui s'orientent en France vers maths sup/spé s'orientent dans une proportion bien plus élevée que pour les garçons vers la chimie , pourquoi cela?
Personne ne les pousse pourtant à faire ce choix , croyez-moi...
Surtout dans ce temple de l'abstraction mathématique où la chimie est perçue comme au mieux secondaire , au pire inutile.

Le problème est en amont pour moi.
Il est très clair que les filles obtenant de bons résultats et affichant une volonté assez claire de dominer leurs congénères sont plus poussées à faire épicières (comprenez écoles de commerce) ou marchandes de pénicilline...

Tout simplement sans doute car les études en sciences abstraites sont très loin de toujours récompenser le travail (qui passé par une bonne prépa n'a pas fait la connaissance du mec ne participant pas , ne s'investissant pas , ne travaillant pas qui finit par obtenir l'X en 3/2...) et qui par leur objet même -voir ce qu'il est impossible de voir autrement- nous détache du quotidien.

Quotidien qui incombe encore beaucoup aux femmes qui , pas de bol , sont encore les seules à pouvoir faire des enfants. Réalité qui seule est responsable de beaucoup de choses , dont le fait que donner un poste à responsabilité à une femme est toujours un risque et que les solutions trouvées pour palier à ce problème me paraissent assez infécondes... :)

PS : Pour finir sur un avis plus "personnel" , je ne pense pas vraiment que le secteur des nouvelles technologies soit celui qui fonctionne le moins bien à l'heure actuelle , donc je ne suis pas certain que vouloir à tout prix le chambouler ait tendance à améliorer le sort de celui-ci (car je récuse l'idée selon laquelle des femmes et des hommes se managent de la même façon).

C'est aussi un secteur qui emploie peu , et qui cherche surtout à "employer bien" des gens très hautement qualifiés le plus souvent.
Pas vraiment un secteur ultra propice pour l'emploi (quelle est la place pour des ouvriers "bien de chez nous" ou des employés besogneux chez google?).

Est-ce alors vraiment sain d'attirer des potentielles têtes dirigeantes de nos industries dans un secteur qui ne résoudra pas le problème du chômage , voir même l'aggravera?

Je veux bien que la aietek soit plus sexy que l'usine de panneaux préfabriqués de la ZAC des petits bois. Mais l'une est moins fondamentale que l'autre à l'équilibre de notre société faute de trouver une alternative viable au tout emploi...
Réponse de le 26/07/2015 à 15:47 :
La différence est tout même notable, c’est que l’argumentaire de l’article s’appuie sur des études statistiques recoupées, des analyses des causes profondes et des politiques à appliquer car l’égalité des chances des citoyens est bien un devoir régalien... Le constat n’est pas à mettre en cause d’ailleurs il fait consensus auprès des décideurs, le problème de sexisme récurrent est un frein économique pour l’apport plus important des compétences de l’autre sexe .Pour les minorité l’approche est identique Depuis le basculement des marchés, les asiatiques grâce à leur percée ont réussi a faire tomber ces discriminations, les autres s’affirment dans leur pays d’origine… Mais le sexisme est plus prégnant car la Femme reste jugée en tant que femme avant d’être une compétence C’est ainsi que vous opposez aux evidences vos propres préjugés et toujours les mêmes rengaines des « tares » féminines. Démontrer par des propos sexistes que ceux ci ne font pas loi , quelle belle hypocrisie!!!!
Réponse de le 29/07/2015 à 8:26 :
Où ais-je considéré que le fait d'enfanter est une tare? C'est dangereux de penser comme ça , vraiment. D'autant que c'est la seule "tare" féminine (irréfutable pourtant...) dont j'ai parlé.

De quel droit devrait-on forcer une femme à travailler durant la première année de la vie de son enfant , c'est un DROIT mais aussi un DEVOIR.

La première année de la vie d'un enfant c'est ce qui lui permet de prendre ses repères , de développer son affection vis à vis de son entourage , c'est aussi le moment de ressouder le couple.
La séparation des parents est un déchirement pour l'enfant , et c'est pourtant une réalité croissante.
Nul doute que si ce temps était plus avec l'enfant plutôt qu'à stresser pour les dead lines , des nuits précieuses écourtées à cause du besoin naturel du bébé d'être rassuré et des reproches en pagailles sur qui s'occupe plus du "gosse" après le boulot , ceux-ci seraient moins fréquents.

A moins d'envisager que le père soit obligé de prendre un congé parental en même temps que sa femme , cette """""""""""""tare""""""""""""" sera toujours problématique à l'embauche pour les femmes.
Alors oui il existe des moyens de contraceptions pour empêcher ça , mais comme je l'ai dis avec un peu d'humour , cette solution est vraiment inféconde...
Pour moi seule l'excuse de l'absence de revenu et des cas très particuliers , comme le jeune âge , le viol , la menace d'isolement par la famille , la poursuite d'études dures et longues... est suffisante pour déroger à ce que je considère comme une chance pour les parents et un devoir pour le pays.

Je n'ai nul part insinué que les filles étaient moins bonnes dans les sciences dites dures (et il y a bien assez de contre exemples très brillants qui prouvent que le fait qu'une personne soit une fille n'est clairement pas un critère suffisant pour considérer qu'elle ne peut pas être un brillante scientifique!) , cette affirmation aurait été sexiste par contre.

Je ne refuse pas non plus le fait qu'il y ait moins de filles dans les nouvelles technologies.

Pourtant tout ce que je vais dire par la suite , ce sont des faits.

Pourquoi les filles qui envisagent des CPGE favorisent les écoles de chimie? Regardez les statistiques de l'ENSTBB et en règle générale des écoles de chimie/bio pour vous en convaincre , ça se trouve ultra facilement sur internet.

Pourquoi est-ce que le métier de médecin se féminise plus que celui d'ingénieurs?

Pourquoi les filles de la "haute" choisissent plus HEC et Sciences-PO que l'X?

Est-ce si dur que ça donc d'admettre que le problème réside en amont et que LA raison du faible nombre de femmes dans le secteur des nouvelles technologies (en dehors des professions dites de "support") est plutôt l'absence d'incitation à envisager des études dans les maths/la physique/l'informatique?

N'était-ce pas plus pertinent de pointer les inégalités réelles qui existent dans la médecine où la parité est une réalité. Et où les femmes sont presque 50% des effectifs (http://www.conseil-national.medecin.fr/node/1472) ?

Si des progrès sont à faire ils sont à faire en amont , je maintiens.
Les employeurs ne peuvent pas non plus employer des fantômes.

Surtout en France où les possibilités de se réorienter sont plus que limitées. (Bon les études portent pas franchement sur la France , mais la proportion de femmes dans les secteurs techniques ... Ce n'est un secret pour personne que c'est un problème.)

Mais sur quoi? Peut-on vraiment blâmer le choix d'une carrière de médecin de la part d'une fille plutôt que le choix d'une carrière d'ingénieure réseaux?

Les incitations pourtant sont déjà très présentes. Toutes les Grandes écoles parisiennes s'insurgent du faible taux de filles en leur sein , l'X en première.
Des actions individuelles de filles scientifiques sont déjà mises en place pour inciter les lycéennes à opter pour ce type de carrière , ce qui est remarquable d'ailleurs! (http://www.letudiant.fr/loisirsvie-pratique/les-jeunes-ont-de-l-avenir/elles-rendent-les-sciences-ludiques-et-attractives-pour-les-filles-et-les-jeunes.html)

A moins de mettre en place des quotas je ne vois guère à quel point on peut avancer plus vite dans la parité dans le milieu.
Mais mettre en place des quotas , ça signifie aussi qu'on choisit une personne sur d'autres critères que la compétence seule.

PS : En espérant que ce message aura clarifié ce que je voulais dire , je vous assure que le "maintien de la domination patriarcale sur les sciences" n'était pas mon objectif.
Je le regrette , tout autant que je regrette l'absence de volonté de faire des enfants chez nos jeunes élites... :)
Réponse de le 29/07/2015 à 16:12 :
Effectivement c’est mon vocabulaire provocateur, mais la "tare" c’est aussi un poids sur la balance qui est un frein à l’embauche. Considérer la maternité potentielle est une discrimination punie dans le code du travail…Non nous ne sommes plus astreinte à la maternité obligatoire, sinon le congé maternité est légal un homme aussi peut s’arrêter pour raison médicale, en quoi nous avons plus de devoir que le père sur l’éducation des enfants, on nous le rappelle assez lors des séparations …Les femmes enfantent actuellement vers l’âge moyen de 30 ans, cela veut dire que toute embauches serait biaisées par la ponte tardive. Cette position même est la base de tout votre déterminisme couvé sous un paternalisme latent. Vous posez beaucoup de questions et faites effectivement les bonnes remarques mais ne donner aucune réponse concrète par rapport à une éducation bien différentiée comme la vôtre Effectivement nous secouons le cocotier pour ramasser les fruits en quoi alors cela vous dérange et la modernité c’est un enfant quand je le décide, pourquoi toujours cette t.., Ce handicap des enfants qui colle qu’au seules femmes, et la parentalité cela ne concerne pas les hommes comment ne pas défendre le patriarcat avec de tel propos et comment soutenir que l’éducation genre n’en n’est pas un autre que seule la volonté politique de faire changer les mentalités peut faire évoluer. Vous n’avancerez pas avec votre frein à main serré, votre propos fait donc du surplace malgré vos bonnes intentions
Réponse de le 29/07/2015 à 16:33 :
Réponse de taranis à @Knuttle

Effectivement c’est mon vocabulaire provocateur, mais la "tare "c’est aussi un poids sur la balance qui est un frein à l’embauche. Considérer la maternité potentielle est une discrimination punie dans le code du travail…Non nous ne sommes plus astreinte à la maternité obligatoire, sinon le congé maternité est légal un homme aussi peut s’arrêter pour raison médicale, en quoi nous avons plus de devoir que le père sur l’éducation des enfants, on nous le rappelle assez lors des séparations …Les femmes enfantent actuellement vers l’âge moyen de 30 ans, cela veut dire que toute embauches serait biaisées par la ponte tardive. Cette position même est la base de tout votre déterminisme couvé sous un paternalisme latent. Vous posez beaucoup de questions et faites effectivement les bonnes remarques mais ne donner aucune réponse concrète par rapport à une éducation bien différentiée comme la vôtre Effectivement nous secouons le cocotier pour ramasser les fruits en quoi alors cela vous dérange et la modernité c’est un enfant quand je le décide, pourquoi toujours cette t.., Ce handicap des enfants qui colle qu’au seules femmes, et la parentalité cela ne concerne pas les hommes comment ne pas défendre le patriarcat avec de tel propos et comment soutenir que l’éducation genre n’en n’est pas un autre que seule la volonté politique de faire changer les mentalités peut faire évoluer. Vous n’avancerez pas avec votre frein à main serré, votre propos fait donc du surplace malgré vos bonnes intentions
a écrit le 24/07/2015 à 16:44 :
"Silicon Valley, French Tech : où sont les femmes et les minorités ?"
DTC ?

Franchement je ne vois pas de réponse plus intelligente à faire à cette question stupide. Non mais qu'est ce qu'on en a à battre de la présence ou non de femmes ou de minorités visibles dans telle ou telle profession ? Vous avez vraiment du temps à perdre...

Ah, et accessoirement, analysez un peu la convention SYNTEC du point de vue d'une femme, puis revenez nous dire ce que vous en pensez.
a écrit le 24/07/2015 à 13:53 :
On sait bien à quoi nous amène cette manie socialiste de vouloir faire croire que l'on est tous égaux. Le bac pour tous de Jospin et on se retrouve avec des gens qui ne savent ni lire, ni écrire !!! Les socialos feraient mieux d'appliquer l'égalité de tous devant la loi plutôt que leur démagogie qui rabaisse tous les jours un peu plus la crédibilité de la France !!!
a écrit le 24/07/2015 à 13:47 :
En fait c'est dès l'école. Dans une promotion d'ingénieur il y a environ 10 femmes pour des promos de 100. C'est juste que les femmes en moyenne ne sont pas intéressées par les études d'ingénieur. Déjà 20% de femmes dans les entreprises de High Tech celà me parait énorme. Celà fait 25 ans que je travaille dans la High Tech dans les plus grandes boîtes en Europe et aux US et moi je dirais plutôt 5% si on enlève les fonctions de support type RH/Finance. Par contre en particulier aux US il y a énormément d'Asiatiques et aux plus hautes positions.
a écrit le 24/07/2015 à 13:41 :
La tendance est à l'inverse: quand une profession se féminise en passant la barre des 50% elle est plutôt associée à une paupérisation de la fonction.... voir l'enseignement, la justice et maintenant la médecine générale ?
Je pense que ces statistiques pourraient avoir une valeur objective si elles étaient associées à une veritable étude sociologique et psychologique. Elles partent d'un postulat qui demande vraiment à être étayé, que les femmes ont les mêmes attentes que les hommes pour toutes les professions décrites. C'est une dimension qui manque dans l'argumentation.
Réponse de le 24/07/2015 à 15:54 :
"une profession se féminise en passant la barre des 50% elle est plutôt associée à une paupérisation de la fonction."
ou bien est-ce en fait un effet pervers , les fonctions que vous citez correspondent à des métiers de type fonctionnaires , dérive actuelle de la médecine générale , donc des métiers pépères, sans trop de risques, pas salissants ... c'est peut-être pour cela que ces professions attirent plus les femmes et qu'elle deviennent moins rémunératrices.
a écrit le 24/07/2015 à 10:29 :
D un autre cote, comme la plupart des informaticiens francais vont devoir travailler pour des SSII (nommés "marchand de viande" dans le metier) il est plus logique que les femmes choisissent quelque chose de plus remunerateur, de moins contraignant et qui offre plus de perspectives. C est pas pour rien qu en medecine vous avez 60 % de femmes
Réponse de le 24/07/2015 à 14:36 :
Bonjour, L plupart des informaticiens pourrait aussi refuser de jouer le jeu des ESN et créer leur propre structure, monter des startup et lancer de sprojets innovants.
Mais il est bien plus simple de toucher son salaire à la fin du mois et de raler contre des exploiteurs même si c'est parfois justifié au vu des abus constaté de certaines ESN qui sont des boites de commerciaux qui "jouent" avec la législation pour s'en mettre plein les poches.
MAis étant donné que c'est un vivier d'emploi, l'Etat ferme les yeux au lieu de rendre le secteur plus attrayant juridiquement et au niveau des pratiques de gestion sociale.
Cela dit cela fera boule de neige tot ou tard et l'Etat sera obligé d'y mettre son nez et là ça fera mal. En attendant les dirigeants de ces entreprises sont les postes de nos ministres donc impunité ... .
Il faut donc se syndiquer, faire respecter la loi et ne pas hésiter à opposer son droit de retrait lorsque la loi est bafouée en prévenant l'inspection du ravail et l'URSSAF qui sont actuellement friand de fraudeurs à redresser.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :