Pourquoi Uber ouvre sa plateforme aux taxis

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Les Sages de la rue Montpensier ont décidé que les taxis pouvaient exercer leur activité de chauffeur en tant que VTC. Prenant la balle au bond, la plateforme Uber a annoncé vouloir permettre aux taxis qui le souhaitent de devenir leurs partenaires.
Les Sages de la rue Montpensier ont décidé que les taxis pouvaient exercer leur activité de chauffeur en tant que VTC. Prenant la balle au bond, la plateforme Uber a annoncé vouloir permettre aux taxis qui le souhaitent de devenir leurs partenaires. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
L'application qui met en relation passagers et voitures de transport avec chauffeur veut permettre aux chauffeurs de taxis de devenir des partenaires d'Uber en tant que VTC. Une annonce qui fait suite à une décision des Sages.

Uber France tend une nouvelle fois la main aux taxis. Son directeur général Thibaud Simphal a en effet annoncé ce mercredi, lors d'une conférence réunissant des dirigeants de startups à Paris, vouloir ouvrir la plateforme électronique mettant en relation passagers et voitures de tourisme avec chauffeur (VTC):

"(...) Ce que nous voulons, c'est ouvrir Uber aux taxis, leur permettre d'utiliser la plateforme"."On va regarder comment on va le faire, mais on veut permettre aux taxis d'utiliser la plateforme Uber, on encourage toutes les plateformes qui existent, pas seulement Uber mais nos concurrents, Chauffeur-Privé, SnapCar, etc., à faire la même chose."

Les taxis peuvent exercer en tant que VTC

Et pour cause. Cette annonce intervient dans la foulée d'une décision du Conseil constitutionnel. Les Sages ont en effet estimé qu'un chauffeur de taxi pouvait également être conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC).

Thibaud Simphal a précisé qu'il s'agirait de

"Permettre aux taxis d'être réservés sur une plateforme de VTC, en tant que VTC, en conduisant une voiture qui ne serait pas un taxi".

"Ils le peuvent, la décision de la semaine dernière le confirme, le gouvernement va dans ce sens et nous aimerions faire de cela une possibilité concrète", a argumenté Thibaud Simphal, dont l'annonce intervient à quelques jours d'une nouvelle mobilisation nationale des taxis, le 26 janvier.

Reste à savoir comment la nouvelle sera accueillie du côté de G7 et de Taxis Bleus, principaux acteurs du secteur du taxi. Et pour cause, Uber avait déjà un temps ouvert sa porte aux taxis. Mais si la mayonnaise n'avait pas pris, c'est parce que de grandes centrales de réservation s'y étaient opposées, avance-t-on chez Uber. Face à la menace de se voir retirer l'accès à leurs bases de clients, voire à leur licence pour ceux qui la louent, les chauffeurs de taxis intéressés par les avances de l'Américain ont dû très vite décliner la proposition, aussi alléchante fut-elle.

Les deux entreprises n'étaient pas joignables pour commenter la nouvelle dans l'immédiat.

Lire aussi : Les taxis s'en prennent à Uber : à tort ou à raison ?

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Commentaires
a écrit le 22/01/2016 à 0:22 :
par exemple, pour diminuer les frais des CPAM concernant les personnes qui se rendent en consultation par ce moyen (moins cher qu'une ambulance par exemple, et plus souple en fonctionnement).
a écrit le 21/01/2016 à 16:36 :
On parle d’entreprises, aura-t-on une entreprise, une justice et une monnaie pour tous ? A-t-on une application en cotisation pour des peines excessives ou des erreurs en droit qui pourraient faire l’objet d’un business, aura-t-on un remplacement du système politique européiste, on pourrait vendre le vent dans les feuilles, est-ce plus tard cela ferait florès dans le type entreprise philantrope ? Ne pourrait-on s’enrichir à ne rien faire comme signer des autographes contre des autos petites ou grandes, des_en_rober la monnaie et des_valiser des fisc_à_lisés qui seront à Lités ou à gricole et dégommer un Tas pour faire un eTas, cela pourrait-il faire florès ?
a écrit le 20/01/2016 à 20:20 :
Bonjour, UBER ainsi que d'autres startups perdent leur temps à vouloir convaincre les pouvoirs publics qui tremblent devant une corporation privilégiée comme celle des taxis...à leur place, il faudrait plutôt parler avec le chef de gouvernement en personne et essayer de le persuader des avantages D'UBER et des autres start-ups au niveau économique, social et environnemental surtout depuis la COP 21....
Réponse de le 21/01/2016 à 14:35 :
De quels avantages parlez vous? De l optimisation fiscale réalisé par ces groupes ?
Le monde manque clairement de régulation mais on libéralise à tout va... Avec les conséquences que l on connait: accroissement des inégalités, du Co2 rejeté ( mondialisation et cop21 ne vont pas de paire) etc.
Reveillez vous et pensez collectif !
a écrit le 20/01/2016 à 18:25 :
Bonjour, UBER n'a rien compris, nous ne voulons pas de lui. De plus le CC à seulement dit qu'un taxi peut avoir une CP de VTC, mais il faut également une licence de VTC et une voiture correspondant aux critères définis dans la loi, ors la loi dit qu'un VTC ne doit avoir à son bord aucun signe distinctif d'un taxi afin qu'il n'y est pas de confusion.
Pascal Wilder
SG FNTI

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