Télécoms : bagarre en Inde pour le marché de la 4G

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D’après l’Idate, un think tank spécialisé dans les télécoms, l’Inde compte aujourd’hui plus de 900 millions d’abonnés mobiles pour une population flirtant avec les 1,25 milliard.
D’après l’Idate, un think tank spécialisé dans les télécoms, l’Inde compte aujourd’hui plus de 900 millions d’abonnés mobiles pour une population flirtant avec les 1,25 milliard. (Crédits : Wikimedia/Victorgrigas. CC License by.)
Depuis l’offensive tarifaire, l’an dernier, du puissant groupe Reliance Jio sur le marché du très haut débit mobile, la concurrence, Vodafone en tête, tente de résister. Jusqu’à envisager une consolidation pour mieux faire front.

Sur le marché du mobile, en Inde, c'est la guerre ! Et celle-ci rappelle, à maints égards, la bataille des prix s'est déroulée en France avec l'arrivée de Free Mobile en 2012. Tout a commencé le 1er septembre dernier. Ce jour-là, Reliance Jio, un nouvel entrant sur le marché a dégainé des offres à prix cassé sur son réseau 4G. A la différence de Free, qui s'est lancé grâce à un contrat dit « d'itinérance » lui permettant d'utiliser le réseau d'Orange le temps de déployer son réseau, Reliance Jio investit des milliards de dollars pour couvrir à toute vitesse le pays d'antennes 4G. Il faut dire que le groupe bénéficie de très gros moyens financiers : il est la propriété de Mukesh Ambani, la première fortune du pays, lequel a consacré quelque 20 milliards de dollars à son projet.

Face à cette offensive, la concurrence locale s'est retrouvée dos au mur. De facto, l'arrivée de Reliance Jio et de ses offres de téléphonie et de data à prix cassé rebat les cartes sur ce marché jusqu'alors dominé par le trio Bharti Airtel, Vodafone et Idea Cellular. Pour Vodafone, qui a dû procéder à des dégriffes, le coup a été rude. Début février, l'opérateur britannique a estimé que sa rentabilité en 2016 serait bien moindre qu'espérée. Et ce, alors qu'il avait déjà dû passer une dépréciation de 6,4 milliards d'euros pendant le premier semestre 2015-2016. En outre, au troisième trimestre 2016, son chiffre d'affaires a reculé de 5,5%, à 1,45 milliard d'euros.

La contre-offensive de Vodafone

Depuis, l'opérateur britannique cherche à se relancer. Depuis quelques semaines, son état-major songe à fusionner avec son rival Idea Cellular. D'après des analystes sondés par l'AFP, le nouvel ensemble détiendrait alors une part de marché d'environ 43%, et se situerait alors devant Bharti Airtel, qui en possède 33%.

Malgré les difficultés, Vodafone semble donc déterminé à ne pas jeter l'éponge en Inde. Il faut dire que le marché apparaît aussi énorme que prometteur sur le front du très haut débit mobile. D'après l'Idate, un think tank spécialisé dans les télécoms, l'Inde compte aujourd'hui plus de 900 millions d'abonnés mobiles pour une population flirtant avec les 1,25 milliard. En outre, seuls 333 millions d'entre eux ont accès à Internet.

Un marché attractif

Autre fait qui montre l'attractivité du marché : Apple a récemment annoncé qu'il allait bientôt produire des iPhone en Inde. De fait, la marque à la pomme souhaite y ouvrir des boutiques pour y vendre ses terminaux. Mais pour ce faire, la loi indienne impose qu'un tiers des composants du téléphone soient produits localement. Sachant qu'aujourd'hui, Apple ne dispose que de 2% du marché. Lequel est dominé par Samsung, qui en possède 23%, d'après les chiffres de la société Canalys.

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Commentaires
a écrit le 07/02/2017 à 17:40 :
Pff..délire verbeux...
Réponse de le 07/02/2017 à 20:29 :
En quoi est ce verbeux pour des néophytes du marché indien ?

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