Télécoms : démission du patron de Vimpelcom en Russie

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Mikhaïl Slobodine, ex-directeur général de Vimpelcom Russie (Beeline).
Mikhaïl Slobodine, ex-directeur général de Vimpelcom Russie (Beeline). (Crédits : Reuters)
A la tête de l'antenne russe du géant des télécoms, Mikhaïl Slobodine est soupçonné dans une affaire de corruption par les autorités.

Le géant des télécoms Vimpelcom a annoncé la démission du patron de sa filiale russe, soupçonné par les autorités russes dans une affaire de corruption à grande échelle impliquant les activités de son ancien employeur, le milliardaire Viktor Vekselberg. "Vimpelcom annonce avoir accepté la démission de Mikhaïl Slobodine, directeur général de Vimpelcom Russie (Beeline), avec effet immédiat, à la suite des informations (le) concernant ainsi que son ancien employeur T Plus", a indiqué lundi soir le groupe dirigé par l'ancien patron de SFR Jean-Yves Charlier.

Il est remplacé par Kjell Johnsen, chargé de la division chapeautant les principaux marchés de la société, née en Russie et basée aujourd'hui à Amsterdam avec des activités dans 12 pays et 200 millions de clients. "Le contrat de M. Slobodine (en poste depuis 2013, NDLR) venait d'être prolongé et la direction de Vimpelcom et les actionnaires semblaient être satisfaits de ses résultats" car "l'évolution de sa situation opérationnelle et financière s'était améliorée récemment", ont relevé les analystes de VTB Capital. "Vimpelcom a eu dans le passé des difficultés liées à la stabilité de sa direction et cela pourrait se répéter", ont-ils ajouté.

Pots de vin

Lundi, le Comité d'enquête, chargé des principales investigations en Russie, avait annoncé soupçonner de corruption M. Slobodine et deux autres anciens dirigeants de KES, société devenue depuis T Plus regroupant des actifs de production d'électricité de Renova, la holding de M. Vekselberg. Ils sont accusés d'avoir payé, entre 2007 et 2014, des pots de vin dépassant 800 millions de roubles (11 millions d'euros au taux actuel) au nom de leur employeur à des responsables de la république russe de Komi (nord) pour bénéficier de conditions avantageuses. En septembre 2015, le gouverneur de cette région avait été arrêté pour blanchiment d'argent et escroquerie.

En août, le président Vladimir Poutine avait demandé au gouvernement et aux forces de l'ordre de mettre fin "aux magouilles et à la négligence" après des incidents techniques dans des centrales de T Plus à Komi qui avaient conduit à des restrictions dans la fourniture d'électricité.

(avec AFP)

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