Télécoms : le géant chinois ZTE écope d’une amende de 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis

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ZTE devra immédiatement verser 892 millions de dollars et sera pendant les sept prochaines années sous la menace d'une pénalité supplémentaire de 300 millions de dollars en cas de nouvelle entorse.
ZTE devra immédiatement verser 892 millions de dollars et sera pendant les sept prochaines années sous la menace d'une pénalité supplémentaire de 300 millions de dollars en cas de nouvelle entorse. (Crédits : © Albert Gea / Reuters)
Le groupe a accepté de verser cette somme aux Etats-Unis pour avoir exporté des marchandises vers l’Iran et la Corée du Nord, en violation des sanctions.

La note est particulièrement salée pour le géant chinois des télécommunications ZTE qui a accepté de verser 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis pour avoir exporté des marchandises vers l'Iran et la Corée du Nord en violation des sanctions, ont annoncé mardi les autorités américaines. Cette pénalité record dans une affaire d'exportations illégales intervient au moment où l'administration Trump menace de muscler ses relations avec la Chine, accusée de pratiques commerciales déloyales.

Après une longue enquête commencée sous l'ère de Barack Obama, le géant chinois a plaidé coupable d'avoir exporté pour plusieurs centaines de millions de dollars de matériel de télécommunication fabriqués aux Etats-Unis vers l'Iran et la Corée du Nord, deux pays placés sur la liste noire américaine, ont annoncé plusieurs ministères américains (Commerce, Trésor, Justice). Le groupe a également admis avoir fourni de fausses informations aux autorités pour dissimuler ces malversations.

"Fini de jouer"

ZTE devra immédiatement verser 892 millions de dollars et sera pendant les sept prochaines années sous la menace d'une pénalité supplémentaire de 300 millions de dollars en cas de nouvelle entorse, aux termes de l'accord dévoilé mardi et qui doit à présent être approuvé par la justice.

"Nous avertissons la planète: fini de jouer", a commenté le secrétaire au Commerce Wilbur Ross. "Ceux qui contreviennent aux sanctions économiques ne resteront pas impunis et endureront les pires conséquences". C'est toutefois loin d'être la première fois qu'une entreprise étrangère tombe dans les filets américains pour des violations de sanctions.

En 2014, la banque française BNP Paribas avait accepté de verser près de 9 milliards de dollars d'amende pour des transactions illicites notamment en Iran.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/03/2017 à 19:34 :
Tromp a raison : il faut essayer de sauver les us.

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