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latribune.fr | 17/04/2012, 14:00 - 528 mots
Ce qui ne tue pas rend plus fort. C'est ce qui ressort en partie de l'interview donnée par Stéphane Richard au journal "Libération" publiée ce mardi. Le patron d'Orange y indique notamment que l'arrivée de Free Mobile a certes bousculé un marché mature en provoquant un "électrochoc" mais que "cela donne en tout cas le goût de la bagarre" ajoutant que "cela a été fédérateur en interne".
Un contrat d'itinérance en or
Surtout le PDG se félicite du contrat d'itinérance conclu avec Free, qui prévoit une location du réseau d'Orange jusqu'en 2015. Il se dit "satisfait d'avoir signé ce contrat" qualifié de "meilleure protection pour l'entreprise, ses salariés, ses actionnaires" qu'il pouvait trouver "face à l'arrivée du quatrième opérateur". Motif de satisfaction en effet, il pourrait rapporter jusqu'à 2 milliards d'euros à Orange. "On avait dit que le contrat devait nous rapporter 1 milliard d'euros. Cela pourra aller jusqu'au double en fonction de la capacité de Free à développer son réseau", indique Stéphane Richard
Si depuis son lancement le 10 janvier, Free Mobile a déjà conquis au moins 2,2 millions à 2,5 millions de clients selon les estimations de ses concurrents, Stéphane Richard se veut rassurant. "La vague d'adhésion à Free Mobile est aujourd'hui retombée. Les gens vont commencer à regarder la question de la qualité de service, de l'acquisition du terminal et des contenus", estime-t-il. Enfin, il rappelle que Free vend pour l'instant des cartes SIM sans mobile et sans engagement, ce qui "devrait représenter à terme, si l'on regarde ce qui s'est passé au Royaume-Uni, environ 15% du marché".
Des conséquences "lourdes pour l'ensemble du secteur"
S'il semble encore trop tôt pour mesurer les conséquences de cette entrée fracassante de Free, le patron du premier opérateur français ne se fait pas d'illusion : "On commence à comprendre qu'elles vont être lourdes pour l'ensemble du secteur, que ce n'est pas juste une belle histoire soi-disant au profit des consommateurs", analyse Stéphane Richard. "Oui, cet acteur déstabilise le secteur. Il va entraîner des baisses significatives des marges brutes", concède-t-il plus loin. Cependant, "Orange s'est donné les moyens d'absorber ce choc mieux que ses concurrents" et il rappelle également la présence à l'internationale du groupe et le poids relativement faible du mobile "qui ne représente que 25% de notre activité globale".
La décision d'autoriser un quatrième opérateur toujours pas digérée
Plus étonnant, l'ex-directeur de cabinet des ministres des Finances Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde reproche toujours à l'Etat son choix d'avoir autorisé Free à se lancer sur le marché français du mobile. "Je ne crois pas que la décision d'introduire un quatrième opérateur ait été prise sur la base d'une analyse lucide des conséquences industrielles et sociales pour le secteur", assure le PDG avant de se métamorphoser en pourfendeur du libéralisme à la sauce bruxelloise. Il critique ainsi "le dogme très européen" de "l'idéologie de la concurrence et du marché unique" qui "peut être très néfaste quand elle n'est pas contrôlée".
L'arrivée de Free aurait aussi un aspect paradoxal pour le consommateur : "On demande d'un côté aux opérateurs d'investir 25 milliards dans la fibre optique ; de l'autre, on fait tout pour faire émerger un acteur low-cost qui va les priver de leurs ressources pour investir".
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babe31 a écrit le 25/06/2012 à 13:05 :
"Il critique ainsi "le dogme très européen" de "l'idéologie de la concurrence et du marché unique"". Hahahhaaaaaa.... "qui "peut être très néfaste quand elle n'est pas contrôlée"...hooohoooo... Soigne ta gauche Stéphane, elle te sera utile.. hihiiiihiiii.... Qu'est-ce qu'on se marre...
vr844 a écrit le 25/04/2012 à 12:08 :
En effet , introduire un 4ème opérateur n'était vraiment pas bien ... pour les finances d'ORANGE, SFR et Bouygues qui s'étaient entendus pour maintenir les prix élevé et plumer les consommateurs. D'ailleurs juste pour rappel, le "trio-escroc" avait écopé d'une amende de plus d'un demi milliard d'euro pour entente illicite !!!
iCitoyen a écrit le 18/04/2012 à 11:11 :
heuuu... comment dire... à l'époque l'un des plus grands acteurs dans les ministères de l'entrée de Free sur le marché n'était-il pas un certain directeur de cabinet du nom de Mr. Richard???
churchill a écrit le 17/04/2012 à 18:43 :
25 milliards d'investissements avec des marges en forte baisse? quand le free cash flow diminue de trop, y a pas de secrets ...
churchill a écrit le 17/04/2012 à 18:40 :
le message est donc clair ' ca va latter' ... le plus drole c'est que les premiers a se plaindre de ne pas trouver de boulot, c'est ceux qui se precipitent sur le ' on rase gratos'
raslebol2168 a écrit le 17/04/2012 à 16:18 :
Orange , un patron qui se moque de son personnel ... Heureusement des personnes comme Martin Bouygues travaillent pour offrir des emplois a nos enfants quand les vautours comme Niel ne révent que d'enrichisssement personnel . Et oui les fanboys Bouygues c'est plus de 200000 emplois face a 600 emplois minables de cadre chez iliad . Il faut que Niel s'en colle plein les poches
On ne s'impovise pas dirigeant d'une grande entreprise de télécom, ni lui ni ses prédécesseurs sauf M. Bon a écrit le 17/04/2012 à 15:47 :
La quatrième opérateur est là, qu'on apprécie Free ou pas c'est comme ça. Personnellement je dis oui à la concurrence et non à la cartellisation, non à l'entente pour la dénonciation volontaire d'un des membres du cartel à tour de rôle pou éviter l'amende, je dis oui à des sanctions fortes ou très fortes sans quand il s'agit de partager des cou^ys communs pour justement en faire bénéficier le client pleinement dans des systèmes transparents et équitables. Je ne pense pas que l'accord entre France Télécom et Free face partie de ceux là, cet accord est un accord à courte vue que France Télécom Orange n'aurait jamais dû signer c'est une erreur de stratégie grave pour une illusion de gros sous dont le montant finalement est insignifiant par rapport à la dette de France Télécom, la dette existante et la dette sociale à venir quand ce monsieur sera contrait de virer des dizaines de milliers de gens.
pm a répondu le 17/04/2012 à 16:09:
Sans qu'on comprenne grand'chose à votre commentaire, vous mettez néanmoins un point important en avant. La transparence; laquelle serait largement améliorée si le réseau était mutualisé (ex RFF, ERDF, GRDF,...) avec facturation au pro rata de l'utilisation. Mais ce marché est tellement "juteux" qu'une "opacité" s'impose aux dirigeants... pour satisfaire les actionnaires.
no a répondu le 17/04/2012 à 22:46:
En l'occurence, c'est l'ARCEP, autorité de régulation, qui impose aux opérateurs d'avoir des réseaux séparés. Ce n'était pas vraiment leur souhait initial... Le principe défendu est qu'il faudrait de la concurrence à tous les niveaux entre les différents acteurs afin que le consommateur bénéficie du meilleur service. Je ne fais que rapporter l'avis de l'ARCEP (que je ne partage pas pour autant)
hato a répondu le 18/04/2012 à 13:29:
Ce qui m'étonne dans toute cette presse, c'est que personne ne parle du nombre d'antennes que le nouvel entrant va construire afin de déployer son réseau... Et notre santé dans tout ça ?