SFR a signé un accord non exclusif sur la 3G dans le métro

 |   |  606  mots
Copyright AFP.
Copyright AFP. (Crédits : AFP)
Selon nos informations, SFR, qui tient une conférence de presse lundi matin avec la RATP, a signé un accord non exclusif avec la régie de transports pour assurer la couverture en 3G du métro. La 4G serait aussi prévue dans les mois à venir.

Après le teasing de la société espagnole Gowex pour son accès WiFi gratuit dans le métro - en réalité surtout dans les stations RER et de bus - c'est au tour de SFR d'attiser la curiosité des technophiles en mal de connexion dans les transports à Paris. L'opérateur a convié vendredi les journalistes à une conférence de presse organisée lundi matin avec le président de la RATP, Pierre Mongin, sur « les solutions de connectivité dans les espaces de transport de la RATP (métro et RER). » La filiale de Vivendi laisse entendre qu'il s'agit de 3G et même de 4G. Des sources industrielles confirment que SFR « est le premier à avoir signé pour la couverture du réseau de métro et de RER».

Pas d'exclusivité et des « prix de monopole » imposés par la RATP
Selon plusieurs sources concordantes, le contrat signé par SFR avec la RATP n'est pas exclusif. La régie de transports souhaitait initialement accorder l'exclusivité à un opérateur pour construire le réseau 3G dans le métro, alors que, dans le cas de la 2G, les trois opérateurs mobiles historiques, Orange, SFR et Bouygues Telecom, avaient installé leurs propres antennes. Ce schéma déplaisait aux opérateurs qui le jugeaient attaquable juridiquement; la RATP en a finalement proposé un autre, « un schéma ouvert avec un co-investissement, pas très attractif économiquement » décrypte un opérateur qui n'a pas donné suite pour l'instant. « Le métro sera accessible à tous les opérateurs, ceux venant plus tard assumant une part des investissements déjà réalisés » explique cet opérateur.
Aux yeux d'un autre opérateur qui a décliné la proposition, « la RATP exigeait des redevances d'occupation de son domaine très élevées avec obligation d'acheter des prestations télécoms, telles que les liens entre les équipements, à une de ses filiales (Telcité, ou sa filiale Naxos NDLR) à un prix de monopole. » Autre pomme de discorde de l'appel d'offres : « la réalisation de la couverture est entièrement à la main de la RATP et très ambitieuse. Des pénalités sont prévues si l'opérateur ne couvre pas dans les délais demandés », ce qui semble toutefois assez logique. « Il n'y a aucun revenu complémentaire, c'est un modèle économique très contestable » fait valoir cet opérateur qui « n'a pas voulu signer. »

De la 4G aussi bientôt ?
En termes d'image, c'est en revanche un bon coup de la part de SFR; ses concurrents ne pourront rester inactifs. Comme l'a montré l'annonce, finalement un peu décevante, de Gowex, l'attente est énorme de la part des 5 millions d'utilisateurs quotidiens du métro, qui se plaignent de ne pouvoir utiliser leur smartphone pendant leurs trajets sinon pour téléphoner et envoyer des SMS. Dans les wagons ou sur les quais, on accède au mieux à un réseau EDGE, qui permet à peine de télécharger ses emails mais pas de surfer de façon confortable comme en 3G sur son téléphone ou sa tablette. Des collaborateurs de SFR et des élus parisiens ont laissé entendre que les annonces de lundi porteraient aussi sur la 4G, le très haut débit mobile. Ironie de l'histoire, la 4G pourrait arriver dès l'an prochain en sous-sol, dans le métro parisien, alors que le dossier de la 4G « en aérien », c'est-à-dire les antennes sur les toits de Paris pour surfer à très haut débit en surface, est toujours bloqué à la mairie de la première ville de France....

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/07/2012 à 21:42 :
Réseau 3G/4G dans le métro: les conséquences pour l'exposition des voyageurs http://bit.ly/O9wvD9

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :