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Delphine Cuny | 27/07/2012, 19:51 - 703 mots
Une cinquantaine d'invités, trois heures de discussions et la promesse de poursuivre le dialogue durant l'été : la table ronde sur le très haut débit organisée à Bercy vendredi matin a eu le mérite de réunir les acteurs sous la houlette des nouveaux ministres concernés. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait pourtant convoqué cette réunion, était absent. La ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, et la ministre de l'Egalité des territoires, Cécile Duflot, ont introduit et présidé la rencontre, qui n'avait pas vocation à être décisionnelle. Autour de la table, se trouvaient rassemblés les quatre opérateurs de réseau, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, ainsi qu'Eutelsat, pour le satellite, et Numéricable, le cablo-opérateur, eux aussi acteurs du très haut débit, la fédération des télécoms (FFT) et le régulateur du secteur, l'Arcep, les « aménageurs » comme Axione (filiale d'ETDE, groupe Bouygues), les industriels de la FIEEC, l'AFDEL (les éditeurs de logiciels) et bien sûr des élus et représentants des régions, comme René Souchon pour l'Auvergne.
Objectif très haut débit pour tous en 2022
« Cette réunion a permis de remobiliser l'ensemble des acteurs de ce chantier capital et d'évoquer les évolutions nécessaires du plan national Très haut débit » se félicite le cabinet de Fleur Pellerin. La ministre a réaffirmé la nécessité d'établir une instance nationale de pilotage des déploiements, mais le type de structure (une agence d'Etat, une mission confiée à la DATAR, à la Caisse des Dépôts), n'a pas été décidé. « On ne peut rien dire dans ce genre de grand-messe, il n'y a pas eu de véritable échange » regrette un participant. Le dialogue va cependant se poursuivre durant l'été, sur un mode moins formel qu'une consultation publique, sous la forme de questionnaires ou d'un forum en accès libre ou restreint, afin de bâtir une feuille de route pour la rentrée de septembre. « Un consensus a commencé à émerger sur des sujets importants comme la péréquation » estime-t-on à Bercy. L'objectif reste « une couverture intégrale de la France en très haut débit d'ici à dix ans », comme s'y est engagé François Hollande pendant la campagne, a rappelé Cécile Duflot dans son discours introductif. Soit 2022. Mais il sera nécessaire de fixer des points intermédiaires, avant la fin du quinquennat. Même si l'objectif de la fibre optique pour tous à terme est clairement affiché, se pose la question de la montée en débit pour certains territoires très peu denses, plutôt que le très haut débit tout de suite, a relevé la ministre de l'Egalité des territoires, car « l'aménagement numérique du territoire n'est pas synonyme d'une réponse univoque. »
Engagements des opérateurs et financements européens
Le dialogue qui aura lieu cet été portera surtout sur le principal point de friction entre élus et opérateurs : la tenue des engagements de déploiements des opérateurs. Cécile Duflot a déclaré qu'« un dispositif doit être mis au point pour garantir, dans les calendriers annoncés, la réalisation de ces travaux. » Laure de la Raudière, députée UMP d'Eure-et-Loir, qui était présente, observe que « cette réunion était une bonne chose. Les ministres ont confirmé le cadre réglementaire, ce qui crée une stabilité pour les opérateurs et les collectivités, et ont annoncé un pilotage national, ce qui manquait clairement. Cependant, la question du financement reste entière. » Fleur Pellerin a évoqué, comme lors de son audition devant la commission des affaires économiques du Sénat mercredi, le souhait du gouvernement de transformer le « guichet A » du Grand emprunt, soit 1 milliard d'euros de prêts aux opérateurs non utilisés, en prêts aux collectivités, ainsi que la possibilité de mobiliser des financements, notamment européens, tels que les « project bonds », ces emprunts mutualisés qui permettent de financer des projets d'infrastructure, via la Banque européenne d'investissement (BEI), mais aussi le recours à la future Banque publique d'investissement (BPI). La ministre estime aussi qu'il y a sans doute « un moyen intelligent de remplacer la taxe dite Copé », de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms instaurée pour compenser la fin de la publicité sur France Télévisions après 20 heures et qui risque d'être invalidée par la Commission européenne, pour la réorienter vers le financement du très haut débit...
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karak a écrit le 31/08/2012 à 12:22 :
@icitoyen, ton raisonnement a du sens mais il est complétement en dehors du temps. Le déploiement de la fibre apporte un plus pour les utilisateurs grand public (de nouveaux service seront développés utilisant ce débit) mais donneront bien plus de compétitivité et d'efficacité a nos entreprises qui pourront s'y raccorder. Je travaille chez un opérateur, et si tu savais le nombre de clients qui saturent leur lien car il est impossible de fournir suffisament d'upload avec l'adsl. le VDSL? Oui sur le papier c est beau. Dans la pratique les distances réelles et les perturabtions électriques sur les cuivres font que ce n'est pas forçément si viable que ça. Du coup, le déploiement de la fibre. C est un grand OUI!
Budget Privé a écrit le 31/07/2012 à 12:47 :
La fibre est une évolution logique de la paire de cuivre, et a ce titre doit être financée par la location du réseau cuivre historique, dont le remplacement sera financé progressivement. Seulement voila, il y a un hic, l'Etat, dans sa grande clairvoyance, a fait cadeau du cuivre exclusivement a France Telecom qui seul perçoit les revenu de ce réseau capillaire. Les concurrents ne peuvent pas payer pour renouveler le réseau de FT et déployer le leur. Il n'y a pas le choix, il faut créer un GIE réseau, auquel le cuivre reviendra, et dont les revenus du dégroupage permettront d'installer de la fibre en parallèle de l?entretien de l'historique.
arena a écrit le 31/07/2012 à 01:06 :
et pendant ce temps Google ouvre son service à 1Go symétrique à Kansas City : http://goo.gl/hKYkA ... stratégiquement choisi au centre des USA. A quand un projet 2Go à Bourges ?
iCitoyen a répondu le 31/07/2012 à 09:19:
Super! c'est Google qui a la plus grosse! Mais pour en faire quoi?! De tels débits ne servent à rien ni techniquement ni en terme de service pour les particuliers et nombre d'entreprise.
arena a répondu le 31/07/2012 à 11:35:
@iCitoyen, vision très france telecomienne. Je répondrai à la Coluche : "Vous avez un besoin, on va vous expliquer comment vous en passer" ...
iCitoyen a écrit le 30/07/2012 à 10:08 :
La fibre dans les villes n'a aucun intérêt pour 2 raisons. La première est que la technologie VDSL vectoring permet d'atteindre les mêmes capacités sur des distances compatibles avec les villes tout en continuant à rentabiliser les investissements du cuivre et donc sans surcout majeur. La deuxième raison est que rien ne sert d'avoir du débit lorsqu'il n'y a pas de service associé. Le service le plus consommateur est la vidéo HD qui nécessite de 3,5 à 5 Mb/s (et moins avec de nouveau algorithmes de compression en labo). De plus, augmenter le débit en aval ne veut pas dire que l'amont est capable de fournir se débit sur un greand nombre de personnes, sans parler des contenus archivés, etc.. Bref, parler de technologie pour la technologie ne mène nul part qu'à du gachis d'argent... cf. le flop extrêmement couteux de la bulle UMTS ou du wimax. Une technologie n'a de sens que pour rendre un service. Dans le cas de la fibre, l'intérêt est d'apporter le signal dans les zones isolées et ensuite de coupler avec une technologie radio type wimax, bornes 4G locales, femto..
bobby a écrit le 29/07/2012 à 14:51 :
Avec des équipements importés d'Asie ?
bertrand a écrit le 29/07/2012 à 09:16 :
et alors, qu'est-ce que cela apportera ???? quelle richesse cela apportera-t-il ??? qui va payer et qui sera remboursé ??? personne, alors on ira droit à la faillite !!!!!!!!!!!!!!
toccata a écrit le 28/07/2012 à 23:15 :
"remobiliser l'ensemble des acteurs"... Pfff, sincèrement, est-ce que les entreprises privées attendent les directives d'un cabinet ministériel pour prendre des décisions?! Bien sûr que non. Ce ministère est devenu un gag. S'il n'existait plus, l'action publique ne serait pas moins bien gérée.
LUCCIO a écrit le 28/07/2012 à 21:52 depuis un Iphone :
Avant de parler de haut débit , il faudrait d'abord dégrouper toutes les communes de France !!!
Sub a écrit le 28/07/2012 à 18:08 :
Avant de faire du très haut débit, Fleur par pitié virez Hadopi :-)
simple citoyen a écrit le 28/07/2012 à 12:11 :
Arrêtez de nous vendre le "financement européen" comme s'il ne s'agissait pas de notre propre argent.