La Tribune

Free Mobile : retour sur une année folle en 30 dates et son lot de polémiques

Xavier Niel, fondateur d'Iliad, maison mère de Free, lors du lancement de l'offre Free mobile le 10 janvier 2012. Copyright Reuters
Xavier Niel, fondateur d'Iliad, maison mère de Free, lors du lancement de l'offre Free mobile le 10 janvier 2012. Copyright Reuters (Crédits : <small>Reuters</small>)
Delphine Cuny  |   -  1581  mots
Il y a tout juste un an, un quatrième opérateur mobile venait dynamiter le secteur avec des offres simples et peu chères. Une arrivée tonitruante suivie de nombreuses polémiques sur le réseau, les conditions accordées au nouvel entrant et l'impact de la baisse des prix sur l'emploi et l'économie en général. Rétrospective de cette année riche en rebondissements.

Un coup d'envoi explosif
10 janvier : Xavier Niel présente l'offre de Free Mobile, entièrement sans engagement et sans subvention des téléphones. Appels et SMS illimités, 3Go de données pour 19,99 euros par mois et même 15,99 euros pour les abonnés ADSL à la Freebox, un forfait « deux fois moins cher que le marché. » Une autre offre proposant 1 heure et 60 SMS pour 2 euros est même gratuite pour les clients Freebox. Près de 500.000 personnes suivent en direct la diffusion de la prestation du « showman » qui égratigne ses concurrents et traite de « pigeons » leurs clients. C'est la ruée sur le site de Free Mobile, rapidement indisponible.

Après le buzz, les bugs et la polémique
17 janvier : l'afflux de clients provoque un engorgement au GIE Portabilité (on parle de 500.000 en une semaine). En parallèle, SFR envoie discrètement des huissiers au pied des antennes Free Mobile afin de constater que "80% à 97%" des appels transitent en fait sur le réseau d'Orange. C'est le début de la polémique sur la couverture effective et la qualité du réseau de Free.

26 janvier : Frank Esser, alors PDG de SFR, accuse Orange d'avoir « permis à Iliad de sortir des forfaits si peu chers » en signant avec lui un contrat d'itinérance par lequel il lui loue son réseau.

30 janvier : l'Arcep, le régulateur des télécoms, confirme qu'Eric Besson, le ministre de l'Economie numérique, lui a demandé de contrôler à nouveau le niveau de couverture du réseau mobile de Free.

13 février : Orange se plaint de la croissance exponentielle du trafic de Free qui transite à 97% sur son réseau. Le chiffre de 1,5 million d'abonnés à Free Mobile est évoqué

18 février : Eric Besson demande un audit parallèle du réseau mobile de Free à l'Agence nationale des fréquences qui conclura finalement que ce dernier couvre 30% de la population.

28 février : l'Arcep, qui avait été saisie par les syndicats CFE-CGC et UNSA de France Télécom et SFR, demandant une sanction à l'encontre de Free pour non-respect des obligations de couverture, rend publiques ces nouvelles mesures, affirmant que le réseau de Free couvre 28% de la population (ses obligations étaient de 27% au lancement en janvier).

8 mars: Iliad, la maison-mère de Free, présente ses résultats annuels mais ne dévoile pas le nombre de ses abonnés mobiles. Xavier Niel prévient qu'il attaquera en justice « toute personne dénigrant la réalité de la couverture ou des investissements » de Free Mobile. Il dément qu'une panne nationale ait affecté une grande partie de ses clients le vendredi précédent.

24 mars : le président de l'Arcep, Jean-Ludovic Silicani, fait polémique en ayant l'air de minimiser l'impact potentiel de l'arrivée de Free Mobile sur l'emploi, déclarant « certains analystes estiment que le secteur risque de perdre environ 5.000 à 10.000 emplois en un ou deux ans. Sur un total de 150.000 cela représente 3 %, c'est-à-dire moins que les départs à la retraite de ce secteur. »

Avril : nette amélioration des problèmes de réseau qui se manifestaient par de fréquentes coupures d'appels le soir, après le renforcement des équipements de passerelles (BPN) entre le réseau de Free et celui d'Orange. Le Pdg de l'opérateur historique indique que le contrat d'itinérance lui rapportera « beaucoup plus que prévu », sans doute 1 milliard d'euros sur trois ans plutôt que sur six ans.

Premiers bilans, premiers contrecoups
15 mai 2012 : Iliad annonce que Free Mobile a conquis 2,6 millions d'abonnés au 31 mars. « Un record mondial, du jamais-vu pour un nouvel entrant » se félicite-t-on chez Free. Le lancement a aussi un effet dopant sur les recrutements de clients ADSL, attirés par la ristourne accordée sur le forfait mobile, et qui atteignent des niveaux historiques.

15 juin : Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, critique la « concurrence sans limite » à laquelle l'Arcep s'intéresserait exclusivement. « Comment donc avons-nous trouvé le génie de mener la concurrence du marché à un tel point qu'il s'autodétruit ? » s'emporte-t-il sur fond de rumeurs de licenciements dans le secteur.

3 juillet : Bouygues Telecom annonce un plan de départs volontaires, portant sur 556 postes, citant « le développement des offres « low cost » et la guerre des prix rendue possible par les conditions offertes au 4e opérateur », SFR également, sans en préciser l'ampleur. Certains syndicats se demandent si Free ne constitue pas un prétexte

Juillet : Free attaque SFR pour « concurrence déloyale » devant le tribunal de Commerce de Paris, certains forfaits avec subventions des téléphones revenant selon lui à du « crédit déguisé » présentant des « taux d'usure. »

Bercy s'en mêle
17 juillet : Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'Economie numérique, reçoivent les dirigeants des quatre opérateurs mobiles, espérant trouver « un nouveau modèle économique créateur d'emplois et d'investissements pour le secteur des télécoms. » L'attribution de la 4e licence a été « mal anticipée » par le précédent gouvernement selon les ministres.

31 août: Iliad révèle que Free Mobile a séduit 3,6 millions de clients en six mois (au 30 juin). L'activité mobile du groupe a généré 320 millions d'euros de chiffre d'affaires et une perte brute d'exploitation de 44 millions. L'opérateur ne détaille pas la part des clients pour l'offre à 19,99 euros et celle des clients « à zéro euro » que ses concurrents soupçonnent d'être importants. Orange, SFR et Bouygues Telecom publient des résultats en baisse mais commencent à regagner des abonnés à leurs forfaits.

14 septembre : Free Mobile lance une campagne de publicité télévisée sur le thème des « pigeons. »

9 octobre : Bercy annonce 5 mesures pour l'emploi et l'investissement dans les télécoms. Après avoir envisagé un assouplissement de certaines règles favorables aux consommateurs (hotline payante, durcissement des conditions de résiliation anticipée), il définit finalement des orientations générales telles que la création d'un observatoire des investissements.

29 octobre : la rumeur d'un mariage SFR-Free circule, à la faveur d'une note d'analystes. Des discussions auraient bien eu lieu mais l'Autorité de la concurrence aurait fait savoir qu'un rapprochement était hors de question.

5 novembre : Bercy saisit l'Autorité de la concurrence pour avis sur le contrat d'itinérance signé par Free et Orange afin de savoir « dans quelle mesure Free ne bénéficierait pas d'un modèle de déploiement durablement plus avantageux que ses concurrents.» L'avis est attendu fin février 2013.

12 novembre : Arnaud Montebourg fait le lien entre Free Mobile et les difficultés d'Alcatel-Lucent, déclarant « la course au low-cost avec l'arrivée de Free a eu des conséquences sur les opérateurs, sur la sous-traitance, sur les fournisseurs. Et la situation d'Alcatel s'est aggravée : -40 % en un an en France. » De même, la députée PS des Côtes d'Armor Corinne Erhel écrit dans un rapport que la crise traversée par le secteur, y compris les difficultés d'Alcatel-Lucent, « est en partie due » au quatrième opérateur mobile.

13 novembre : SFR relève ses prévisions annuelles malgré l'impact de Free, grâce aux réductions de coûts. La filiale de Vivendi annonce quelques jours plus tard un plan de départs volontaires portant sur 1.123 suppressions d'emploi et 267 créations.

15 novembre: Iliad annonce que Free Mobile a conquis 4,4 millions de clients au 30 septembre, l'effet dopant sur les recrutements dans le haut débit se poursuit. Le chiffre d'affaires du mobile atteint 557 millions d'euros sur neuf mois, soit près d'un quart du total.


Déchaînement judiciaire et bataille d'économistes
19 novembre : publication d'une étude d'économistes, Augustin Landier et David Thesmar, concluant à l'impact positif de l'arrivée de Free, à raison de « plus de 1,7 milliard d'euros de pouvoir d'achat par an en France » redonné aux Français, qui, en consommant davantage, devrait se traduire par la création de 16.000 à 30.000 emplois dans l'Hexagone. Une contre-étude après celle de Bruno Deffains en juin, qui prévoyait plus de 60.000 suppressions d'emplois au total dans la filière à redouter sur deux ans, dont 10.600 chez les opérateurs.

4 décembre : le jugement dans le procès sur les subventions est repoussé au 28 janvier.

6 décembre: Free Mobile relance la guerre des prix et riposte à la concurrence, qui s'est prise au jeu (Bouygues a lancé un forfait B&You à 9,99 euros et SFR une offre Red à 4,99 euros). Il double les communications de son offre à 2 euros (2 heures et SMS limités).

11 décembre : Bouygues Telecom attaque Free pour « dénigrement » en référence aux propos tenus au lancement en janvier, lui réclamant 98 millions d'euros de dommages et intérêts.

12 décembre : Google révèle que Free Mobile arrive en tête des recherches ayant généré le plus fort trafic sur son moteur en 2012 en France selon son « Zeitgeist » annuel.

19 décembre : SFR attaque Orange auprès de la Commission européenne, plaidant qu'il y a « acquisition de contrôle conjointe de France Télécom sur Free Mobile» parce que la majeure partie du trafic de ce dernier transite par le réseau d'Orange.

9 janvier 2013 : Xavier Niel déclare que Free Mobile « aurait pu faire encore mieux » mais aussi que « les abonnements explosent. » Les experts du secteur anticipent que l'opérateur a déjà passé le cap des 5 millions d'abonnés. Ce serait une part de marché de plus de 7% en métropole.

______

Pour en savoir plus :

>> DIAPORAMA Free : de l'audace toujours de l'audace.

Réagir

Commentaires

hervé  a écrit le 11/01/2013 à 11:25 :

la dynamite c'est surtout le fait que free est aidé par le régulateur : licence moins chère, capacité à louer toutes les parties de réseau de l'OH à prix coûtant.. et surtout le fait que le forfait affiché sur l'image est subventionné à hauteur de 10e par les autres opérateeurs via la surfacturation des terminaisons d'appel (cf article la tribune). Et les médias font une énorme pub gratuite sur le fait que free casse les prix quand la réalité est que c'est les autres qui payent. facile dans un tel contexte qui dénie le droit commercial de réussir ! quand aux tarifs, le régulateurs anglais avait démontré avant l'introduction de free sur la base de 9 profils de consommateurs et plus de 1500 tarifs, que la france était le 2eme le pays le moins cher....et si les opérateurs saignés pour faciliter la tâche au milliardaire du minitel rose licencient, réduisent les investissements, ce n'est pas parce qu'ils ont trop de marge. Tout le reste n'est que du travail de lobby et de désinformation intéressée, et ce sont les contribuables qui vont payer ce qu'ils gagnent en apparence dans l'autre poche, mais ça personne ne l'explique, trop d'intérêts en jeu !

CQFD  a écrit le 10/01/2013 à 17:47 :

Avant l'arrivée de Free, les pigeons étaient les clients. Comment se fait-il en effet que les 3 opérateurs (SFR, Orange et Bouygues) trouvent soudain la possibilité d'aligner leurs offres sur celles de Free ? N'est-ce pas la preuve d'une entente ? Ils ont déjà fait l'objet d'une condamnation à ce propos. Quant-à Montebourg, comme d'habitude il a ouvert la bouche pour dire une ânerie. Au lieu de se réjouir du progrès amené par la concurrence et de l'ouverture à plus de clients du fait du coût inférieur des forfaits qui amèneront in fine les opérateurs à embaucher, il tape sur le plus dynamique pour se faire de la pub. Décidemment, la politique de ce gouvernement consiste à essayer de maintenir à flot les canards boiteux plutôt que de favoriser le dynamisme et la créativité en taxant les entrepreneurs comme jamais avant, C?est idiot et dogmatique et ça fait fuir les créateurs chez nos voisins qui sont trop heureux de les accueillir et de profiter de la richesse qu?ils engendrent. Taxer ceux qui vont pantoufler dans des entreprises du CAC 40 en s?octroyant des parachutes dorés et obscènes ne fera pleurer personne, mais taxer les créateurs d?entreprises en confisquant le produit de la vente de celles-ci, quel est l?imbécile de technocrate et le politicien stupide qui ont trouvé intelligent de faire appliquer cette réforme ? Ceux là, nous sommes d?accord pour qu?ils proposent leurs services à l?étranger. Bon débarras !

ancien cadre FT  a répondu le 10/01/2013 à 18:28:

CQNFPD un peu de réflexion, de lucidité ( les opérateurs licencient et n'embauchent pas !!!) s'il vous plait, moins d'invectives et une vue à plus long terme.

laulau86  a répondu le 10/01/2013 à 22:05:

Sfr et orange étaient ausi chers que leurs services étaint mèdiocres. L'arrivèe de free les a sévèrement secoués et ils font maintenant tous du lowcost. Le pire est qu'orange est très heureuse du départ de ses abonnés vers free : il n'y a plus la grogne du client à gérer et pendant encore de nombreux mois/années free payera une redevance bien plus rétributives !!!

Un grand merci à Free  a écrit le 10/01/2013 à 17:44 :

Un très grand merci à Free, seule bonne nouvelle pour les finances des particuliers en 2012. Signé un abonné.

Mitigé  a écrit le 10/01/2013 à 16:08 :

1 an d'existence et le paysage des opérateurs téléphoniques a été complètement bouleversé.
L'arrivée de Free a permis une baisse significative des forfaits téléphonique et a mis fin au monopole des big three.
La facture téléphonique a presque été divisé par 2. Free a fait plus pour l'inflation que les derniers gouvernements.
Maintenant il reste des connexions 3G pas terrible, une itinérance douteuse, un service client plutôt mauvais.
Mais c'est le prix à payer du low cost et c'est normal.
Les dernières nouvelles sur Free et Niel :
http://www.itespresso.fr/free-mobile-un-an-petit-poucet-secoue-cocotier-telephonie-60601.html

Free-content  a écrit le 10/01/2013 à 12:58 :

Malgré tout ce que vous pouvez mettre sur le dos de Free, il faudrait au moins reconnaître l'intérêt de leur arrivée sur le marché du mobile : la fin d'un régime de quasi-monopole des 3 premiers opérateurs, qui se payaient grassement sur la bête, c'est-à-dire sur nous !
Cette "surfacturation" profitait-elle aux clients ? que nenni ! Aux employés ? Non plus, puisqu' une grande majorité des centres d'appels sont localisés à l'étranger ! Les seuls gagnants étaient les actionnaires,..

ancien cadre FT  a répondu le 10/01/2013 à 14:43:

J'ai un PEP FT les actions obtenus à un montant moyen de 50 euros sont à 8.5 euros ( je n'avais qu'à vendre avant !!!!) mais je ne suis pas ce que l'on peut appeler un gagnant i
j'ai perdu une grosse partie de mes économies.

L'Arrivée de Free n'a eu absolument aucun interet et je confirme les seuls développements sont d'origine de thomson d'alcatel et de FT qui ont de sérieux services de Ret D n'en déplaise,t à Saufque et Free.
On ne joue pas dans la même cour

C'est un immense gachis de mette en difficulté un fleuron international comme FT qui possédait une avance tecnologique et un atout concurrentiel important , en lui mettant dans les pattes ce coucou .
L'illusion d' 'une baisse des prix à court teme se paiera cher à plus long terme et se paye déjà bien cher en emplois chez SFR et Bouygues.
Pendant cette perte de temps les USA progressnt et nous seont à la traine de leur technologie : On aura tout gagné !!!
je le redis certes il fallais bousculer les 3 opérateurs mais certainement pas en en introduisant un 4 éme notamment Free dont ce n'était pas DUTOUT le métier.



MARRE DES PAUVRES  a répondu le 10/01/2013 à 15:16:

Bravo à M. Ancien Cadre FT pour se commentaire qui voit plus loin que le bout de son nez et qui se fait rare quand on parle de ce sujet.

Mordrakheen  a répondu le 10/01/2013 à 16:24:

Franchement je suis client de Wanadoo et Orange depuis 15 ans ils sont peut etre un poil plus cher par contre j ai jamais eu aucun probleme durable avec eux la plupart du temps ca se regle au téléphone et y a toujours une boutique pas loin Pour la télé on a été un temps sur un concurent que je ne citerai pas mais en plus d etre cher les prestations étaient minables

Free-content  a répondu le 14/01/2013 à 13:31:

M.Ancien Cadre FT, je comprend votre désappointement, mais comprenez aussi que tout le monde ne roule pas sur l'or, et que le rapport Coût/Qualité du service rendu était trop élévé pour la majorité des clients.
Quant aux actionnaires, je ne parlais évidemment pas des "petits actionnaires" tels que vous, mais bien de Vivendi, Bouygues, voire de l'Etat Français (même si minoritaire désormais)...

Simple  a écrit le 10/01/2013 à 12:24 :

Free, c'est une offre simple et claire, à l'image de notre président. Simplifions la France si complexe et réglementée. Après l'entrée de Bouygues qui avait créé une baisse des prix, il est incroyable de voir comment le cartel des telecom reconstitué a pu complexifier l'offre pour tondre le client et dépenser dans la communiction publique et les contenus à la manière ORTF. En pratique les fonctions réseau et les fonctions serveur de données ont été un peu délaissées au point que nos opérateurs sont gravement en déficit en ce qui concerne trafic international et cloud.

ancien cadre FT  a écrit le 10/01/2013 à 12:06 :

je vais reprendre mon argumentation.
Contruire, maintenir et gérer des réseaux réseaux ne s'improvisent pas, cela demandent de la recherche, de l'inovation, une stratégie, une structure, de la logistique, une politique de très lourds investissements.Si FT avait atteint ce niveau de qualité et cette avance technologique et cette aura internationale c'est bien parcequ'il avait réussi à réunir toutes ces exigences bien sur grace aux abonnements,, aux clients ( le budget de FT a toujours été équilibré, il n'y a jamais eu de subvention)
C'est dans une entreprise de cette dimension voir accords pour un réseau paneuropeen ) qu'il sera possible de progresser et de rentabiliser les réseaux pour optimiser les couts et baisser les prix. et je rejoins en ce point Asimon
Les conditions accordées à Free pour baisser artificiellement les prix dans un premier temps ne sont pas saines et ne tiendront pas à long terme : c'est une erreur économique et nous perdonss notre avance technologique. Free est un petit coucou qui ne fait pas le poids mais qui pour l'instant fait illusion et très mal.
Qui ont déjà fait très mal en termes d'emplois chez SFR et Bouigues.
Fait très mal à FT qui n'a pas pu déployer son plan reconquête 2015 aussi bien que prévu alors que nous avons 73 milliards d'euros de déficit.
Pour baisser les prix , il n'y a pas de miracle, il fait d'abord baisser les couts Qui peut croire que c'est en introduisant un 4 éme opérateiur dans un marché déjà mur et un réseau dispersé que l'on baisse les couts ?
La solution était de stimuler les 3 existants mais certainement pas d'introdure un 4 éme surtout de l'acabit de Free.

saufque  a répondu le 10/01/2013 à 12:37:

C'est nier les deux principales compétences de free : l'innovation technologique dans la construction de réseaux à bas prix et l'innovation dans la relation client à bas prix. Les clients free réclament peu d'assistance. En ce qui concerne le réseau, Free met en oeuvre les dernières technologies mis au point pour la construction des réseaux des pays émergents. En ce qui concerne les terminaux adsl ou fibre, la livebox développée en Chine a beaucoup de mal a rattrapper son retard sur les freebox.
Le "lièvre" free ne peut qu'être salutaire au développement d'un secteur endormi dans ses statu quo.

alex  a répondu le 10/01/2013 à 13:05:

J'aimerais savoir depuis quand la LiveBox st développé en Chine? De plus, si j'en croix UFC Que Choisir, ce que vous gagnez en abonnement chez Free vous le payes en électricité. Selon les tests, la LiveBox coute en électricité 8 euros par an alors que la FreeBox coute un peut moins de 19 euros. Quand on parle d?économies, il faut tenir compte de tout. Les réseaux à bas coup, le sont pas forcement les plus écolos. Quand à votre argument sur l?innovation Free, je vous informe que le réseau ADSL et ADSL+, sont de technologies devellopés par Thomson, Alcatel et France Telecom. La seule innovation Free ADSL, sont la la BOX FREE et le marketing. Et sans le réseau FT, Free continuerai à vendre du 3615 ULA.

Fred  a répondu le 10/01/2013 à 13:31:

J'espère que FT a viré tous les cadres du service "R & D" parce que se faire griller par Free, une boite à l'époque 100 fois plus petite, pour toutes les innovations (depuis la première "Box" sortie en 2004) c'est un peu la lose....

Bubu  a répondu le 10/01/2013 à 14:03:

@ alex: les technologies DSL ont été mises au point par Bellcore en 1988 puis déployées par tous les opérateurs dans le monde avec des équipements (DSLAM, modems) venant de différents constructeurs (dont Alcatel et Thomson). Free a été le premier, au niveau mondial, a intégrer les 3 services Internet, téléphone et TV dans une box ADSL (dommage qu'il n'ait pas breveté...). En marketing, Free se démarque de ses concurrents par ses offres simples et ses équipes réduites.

Ancien cadre FT  a répondu le 10/01/2013 à 15:25:

@Bubu:
Si je peux me permettre et pour INSISTER sur l'importance des services R et D d'un grand Opérateur.
DSL mise au point par MAIS le procédé du codage de siganux numériques par de multiples sous porteuses a bien été CONçU par le CCETT ( centre commun d'étude de télévision et de télécommunications ) qui a été créé à Renne en 1972 conjointement par l'ORTF et le CNET ( centre national d'études des télécommunications ) le Ret D de FT
sous le nom de COFDM : Coded orthogonal fréquency division multiplexing.

Jamais au grand jamais Free ne serait capable d'une telle prouesse !!!
Il ya un monde entre installer 3 caramels dans 1 boite et mette au point un procédé de codage.

Bubu  a répondu le 10/01/2013 à 17:26:

@ Ancien cadre FT: pourriez vous nous citer une innovation développée par FT après le minitel ? Aujourd'hui, la valeur ajoutée est dans les terminaux (iPhone, Box) et dans les services Over the Top.

Ancien cadre FT  a répondu le 10/01/2013 à 18:04:

il y en a des dizaines, voire des centaines il suffit de chercher sur " orange labs " le nom actuel de la R et D de FT . Ci dessous court extrait :

2011 premiers résultats du futur des technologies de codage d?images : HEVC et 4K
2012 lancement télévision d'Orange (live) sur Xbox en avril grâce à la nouvelle architecture WebTV -
guide augmenté à la Cité des Télécoms et Guide MultiMedia Mobile au Louvre Lens
se projeter vers l?avenir
Cet événement est aussi l?occasion de se projeter vers l?avenir et de lever une partie du voile sur les innovations
futures portées par Orange Labs. Les démonstrations suivantes sont présentées aux participants :
Livebox Play (Livebox 3 + nouveau décodeur)
Cloud personnel sur infrastructure de stockage distribuée (mes données personnelles sont sur
le cloud et téléchargeables rapidement en fonction des besoins)
Smart Network Selection (Sélection optimisée du réseau associé au type de service en cours
par l'utilisateur pour qu?il obtienne une qualité optimale)
Nouvelle qualité des services vidéo (techniques de codage pour la meilleure qualité vidéo
possible)

Un service R et D à la pointe est indispensable pour un opérateur digne de ce nom.

Bubu  a répondu le 11/01/2013 à 9:46:

@ Ancien cadre FT : et concrètement pour le client ? FT, comme la plupart des opérateurs, se contente d'installer des équipements fournis par les constructeurs qui innovent, et de les exploiter au mieux (voir plantage du réseau mobile avec le HLR Alcatel).

ancien cadre FT  a répondu le 11/01/2013 à 12:24:

@Bubu.
j'ai travaillé plus de quarante ans à FT de formation ingénieur et je connais particulièrement bien le processus. Avant de d'êre chez les constructeurs la conception se fait dans les labos du CNET ( orange labs ) par les ingénieurs FT très hautement qualifiés.
Vous n'imaginez pas le nombre de brevets déposés par le CNET!!!
je persiste et signe pas de grand opérateur sans un grand service de Ret D

Free  a écrit le 10/01/2013 à 11:47 :

Hello,
j'étais client du carton noir....un opérateur aujourd'hui en difficulté et je ne suis pas prêt à retourner chez lui.
sur un autre portable pro, j'avais un B*** comme opérateur et les prix facturés à mon employeurs étaient bas. ma femme était chez eux et elle est contente de les quitter.

Bref, Free a apporté dans mon sens plus que les prix, mais se débarrasser des mensonges des vendeurs de ces opérateurs.
Au moindre problèmes, ils étaient la pour trouver un petit truc à facturer et je ne supportais pas cela.
Merci à Free pour les prix et aussi pour les pratiques commerciales et pas trop clairs des de ces opérateurs

Asimon  a écrit le 10/01/2013 à 11:35 :

Au lieu de se croire moderne en autorisant un quatrième opérateur en France, qui paupérise le marché et détruit des emplois rentables, on ferait peut-être mieux de regarder ce qui s'est passé aux USA. Là-bas, on a dérégulé à qui mieux mieux, cassé le monopole national, et créé de multiples Baby Bells, tout çà pour, 20 ans après, arriver à trois opérateurs nationaux.
Ce qu'on devrait peut-être laisser faire en Europe : oublions les prés carrés nationaux, raisonnons européen, enfin !, et laissons se regrouper les ex-historiques et les ex-nouveaux entrants. Bref : rien de tel qu'un bon oligopole intelligent. Et tant pis si çà fait gerber les ayatollah de la concurrence.

ABasl'ISF  a écrit le 10/01/2013 à 11:14 :

Pour le prix du seul forfait qu'avait mon fils chez SFR ( 3H + SMS), j'ai maintenant 3 forfaits chez Free dont 2 "tout illimité" avec la possibilité maintenant d'appeler de la famille à la Réunion sur des portables, le tout sans problème aucun ! Quel racket nous avons subi pendant des années de la part de la bande des 3 !

webadowap  a répondu le 10/01/2013 à 11:32:

Continuer de scier la branche sur laquelle vous etes assis....

Vous allez comprendre.

ratatouil  a répondu le 10/01/2013 à 21:14:

quel racket vous avez raison il sont restez trop long tant le cu sur la pyramide maintenant il sont descendu a la cave sais la vie

Epicure  a écrit le 10/01/2013 à 10:03 :

Manque juste la possibilité d'appeler depuis l'étranger .... et ce sera parfait Mr Niel :)

jeff  a écrit le 10/01/2013 à 9:54 :

Même l'INSEE a reconnu que l'effet FREE avait permis une baisse de l'inflation en 2012. Je connais pas mal de gens qui ont diminué de 20 ou 30 euros par mois leur abonnement mobile. En ces temps de flambée des impôts et des prix, ça fait du bien au porte monnaie.

webadowap  a répondu le 10/01/2013 à 10:43:

Quelle vision court-termiste.

LA CONCLUSION  a écrit le 10/01/2013 à 7:48 :

http://www.lefigaro.fr/conso/2013/01/10/05007-20130110ARTFIG00381-la-qualite-de-free-mobile-de-nouveau-mise-en-doute.php

arcade  a répondu le 10/01/2013 à 8:53:

la qualite de Fm n est pas pire que les autres apres 5 lignes de puis 1 an nous venons de basculer nos 10 autre lignes sur FM

@Arcade  a répondu le 10/01/2013 à 10:24:

Ah alors si vous le dites c'est que les autres se trompent.

MARRE DES PAUVRES  a répondu le 10/01/2013 à 10:25:

@ARCADE et votre Dacia Logan ca va?

elbecko  a répondu le 10/01/2013 à 10:49:

ne soyez pas méprisant "marre des pauvres" et demandez-vous,si parmis tout ce que vous possédez,, tout vous est vraiment nécessaire et quelle est la part de lobotomie dans votre fonctionnement d'acheteur.

MARRE DES PAUVRES  a répondu le 10/01/2013 à 11:16:

Tout ce je gagne par dans l ISF et autres impots... je ne vois pas de quoi vous parlez

yyyyiiiiihaaaaaaaa  a répondu le 09/03/2013 à 10:27:

@MARRE DES PAUVRES : Du coup vous avez même pas de quoi vous acheter une Dacia Logan....