NSA : toutes les conversations téléphoniques sont enregistrées en Afghanistan, révèle Wikileaks

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Julian Assange, le fondateur de Wikileaks réfugié à l'ambassade de l'Équateur à Londres, a finalement dévoilé le nom d'un des pays dont la quasi-totalité des conversations téléphoniques sont écoutées et enregistrées par la NSA. (Photo : Reuters)
Julian Assange, le fondateur de Wikileaks réfugié à l'ambassade de l'Équateur à Londres, a finalement dévoilé le nom d'un des pays dont la quasi-totalité des conversations téléphoniques sont écoutées et enregistrées par la NSA. (Photo : Reuters) (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'information a été rendue publique par Wikileaks, alors que les médias qui avaient eu connaissance des documents de la NSA refusaient de la divulguer.

Wikileaks a annoncé vendredi que l'Afghanistan est le second pays dont la quasi-totalité des appels téléphoniques est enregistré et stocké par la NSA, l'agence de surveillance américaine. Un peu plus tôt dans la journée, on apprenait que les Bahamas était eux aussi la cible de ce programme de surveillance.

Glenn Greenwald, le journaliste qui avait révélé l'affaire Snowden au monde et qui travaille pour The Intercept, avait affirmé de son côté que le nom de ce deuxième pays ne devait pas être révélé car cela risquait de causer des morts. Le Washington Post, qui avait dévoilé l'existence du programme Mystic, qui permet à la NSA d'écouter 100% des conversations d'un pays, avait lui même choisi de ne pas révéler le nom de ce pays. Il avait préféré parler d'un "pays X".

>> Lire La NSA peut écouter les appels téléphoniques de tout un pays grâce à Mystic

Assange contre la "censure"

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks n'est pas de cet avis, car il a dénoncé pour sa part la "censure" imposée par le gouvernement américain pour masquer ce "crime d'espionnage massif".

"Nous ne pensons pas que ce soit le rôle des médias d'être complices d'un État qui cherche à échapper à à la détection et au procès pour un crime sérieux contre la population", a-t-il affirmé.

L'homme, réfugié à l'ambassade de l'Équateur à Londres a refusé de dire comment il a su que l'Afghanistan était le fameux "pays X" dont parlait le Washington Post. Ce alors que Wikileaks n'aurait pas eu un accès complet aux documents d'Edward Snowden révélant les agissements de la NSA.

>> Lire NSA: combien (vous) coûte le stockage des appels téléphoniques ?

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Commentaires
a écrit le 26/05/2014 à 22:40 :
FBI please. Il n'y a pas que les français qui espionnent...

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