Apple anticipe sa première baisse des ventes d'iPhones

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Les bénéfices d'Apple sont néanmoins restés à un niveau extrêmement élevés au dernier trimestre 2015.
Les bénéfices d'Apple sont néanmoins restés à un niveau extrêmement élevés au dernier trimestre 2015. (Crédits : © Robert Galbraith / Reuters)
Tim Cook a annoncé que son groupe s'attendait à la première contraction des ventes de son produit phare, l'iPhone, pour le premier trimestre 2016. Le chiffre d'affaires devrait en conséquence être fortement amputé passant de 58 milliards de dollars à 50 milliards.

Apple vient-il de vivre son dernier trimestre d'opulence ? Mardi soir, le géant californien a annoncé ses résultats financiers, qui battent de nouveaux records. Mais ce n'est pas ce que les marchés ni les analystes retiendront.

La vraie nouvelle, c'est qu'Apple a confirmé mardi que les ventes de son produit vedette, l'iPhone, devraient reculer ce trimestre. Cela constituerait une première depuis son lancement en 2007.

"Nous pensons que les unités d'iPhone vont reculer sur le trimestre", a reconnu le directeur général, Tim Cook, mardi lors d'une téléconférence avec des analystes où il présentait les résultats enregistrés durant le trimestre des fêtes, qui correspond au premier trimestre de l'exercice décalé du groupe américain.

Un trimestre record avant l'inévitable chute

Sur ces trois mois achevés fin décembre, la croissance des ventes de l'iPhone est déjà la plus faible jamais enregistrée: Apple a certes battu un niveau record trimestriel en écoulant 74,8 millions d'unités, mais c'est à peine davantage que les 74,5 millions enregistrés un an plus tôt.

Même si la marque à la pomme a d'autres produits emblématiques comme l'ordinateur Mac, la tablette iPad ou depuis plus récemment la montre connectée Apple Watch, l'iPhone reste le produit vedette et la première source de revenus et de bénéfices du groupe.

L'évolution des ventes du smartphone est donc suivie de très près, et les analystes anticipaient avec de plus en plus d'insistance un possible recul vu l'environnement macroéconomique difficile et le ralentissement général de la croissance sur le marché mondial des smartphones.

Chiffre d'affaires en forte baisse

Apple a assuré mardi que le trimestre en cours s'annonçait comme celui où les comparaisons sur un an lui seraient les plus défavorables.

Outre les ventes de l'iPhone, son chiffre d'affaires devrait aussi reculer. Le groupe table sur 50 à 53 milliards de dollars. C'est inférieur aux 55,6 milliards qu'attendaient jusqu'ici en moyenne les analystes, et cela représenterait un net recul comparé aux 58 milliards de dollars comptabilisés un an plus tôt.

Sur la période octobre-décembre, le chiffre d'affaires a encore progressé de 2% pour atteindre 75,9 milliards de dollars, un niveau toutefois un peu inférieur aux attentes du marché.

>> Lire : Apple, bientôt le retour sur Terre

Des bénéfices toujours astronomiques

Cela n'a pas empêché Apple d'enregistrer un nouveau bénéfice net trimestriel historique de 18,4 milliards de dollars, augmenté encore de 2% comparé à la période octobre-décembre 2014 où il avait déjà affiché le bénéfice net le plus élevé jamais enregistré par une entreprise dans le monde.

Et son bénéfice par action, la référence pour Wall Street, a dépassé les attentes de 5 cents pour ressortir à 3,28 dollars.

Dans les échanges électroniques d'après séance à Wall Street, l'action Apple perdait 2,19% à 97,50 dollars vers 23H00 GMT.

(Avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 27/01/2016 à 16:30 :
Plutôt que se gaver d'analystes, regardons dans la rue. Nombreux sont les "geeks"collés à leurs appareils ( les jeunes garçons et filles marchent à côté sans se regarder). Les fabricants font tout pour faire de la croissance en accélérant les obsolescences. En distribuant ces objets dans les maternités comme des livrets d'épargne jadis, le viagra ne suffirait pas. Alors, qui a une idée pour fourguer toujours plus aux populations instrumentalisées ?
a écrit le 27/01/2016 à 10:53 :
"74,8 millions d'unités, mais c'est à peine davantage que les 74,5 millions enregistrés un an plus tôt".

Normal, ce sont les mêmes qui voulaient le nouveau modèle pour faire encore plus d'jeune.On voit rapidement qu'à part les accros au produit , les autres s'en tapent royalement de l'IPhone bidule.
a écrit le 27/01/2016 à 9:40 :
En ces temps de crise exponentielle, continuer à vendre aussi cher son image de marque sans aucun fondement est un suicide à moyen terme.

Heureusement que apple peut compter sur une clientèle fanatique à l'image d'adeptes liés à une secte. Mais leurs produits sont vraiment trop chers.

A comparer avec go-pro qui avait pourtant une voie royale offerte devant lui mais qui vend ses produits excessivement chers également et qui bizarrement vend lui aussi moins que prévu.

La crise mondiale engendrée par le non paiement d'impôts par les plus riches commence à les toucher eux-mêmes mais avant qu'ils soient capables de le comprendre, vu leur faible niveau, de nombreuses industries vont en faire les frais.
Réponse de le 27/01/2016 à 10:08 :
@Bernard Zorro
Le constat, c'est que( pour faire court), le capitalisme est en phase terminale.
Le libéralisme confine à l'anarchie, toujours moins de règles, de lois, de contraintes. Dans ces conditions, c'est toujours la loi du plus fort qui prévaut.
Les riches n'ont jamais de scrupules à vouloir devenir encore plus riches, même si cela doit produire toujours plus de pauvres. Pour préserver leurs intérêts, là où les pauvres vont manifester, eux n'hésiteront pas à déclencher les hostilités. Fondamentalement, les démocraties sont menacées, les nationalismes exacerbés, ça ne peut que mal finir.
Réponse de le 27/01/2016 à 11:05 :
Bonjour Valbel, je suis bien d'accord avec vous sauf pour l'appellation "anarchie".

L'anarchie c'est l'absence de hiérarchie, c'est tous les citoyens au même niveau. Le capitalisme/néolibéralisme, parce que le libéralisme n'existe et n'existera jamais puisque les puissances financières de ce monde ont cruellement besoin des États qu'ils adorent dénoncer mais dont ils sont tellement dépendants afin de pallier à leurs multiples incompétences et compromissions générant une économie mondiale sans queue ni tête seulement là pour être au service de quelques uns; c'est l'inverse il a besoin de cet horrible lien "dominant/dominé" puisque sans serviteurs point de "monarque".

Donc plutôt qu'anarchiste je dirais plutôt, certainement même "nihiliste" même si pour moi cette appellation reste encore particulièrement flatteuse pour un système économique complètement pourri de la tête aux pieds.

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