Le gouvernement vient "de nouveau faire les poches de l'industrie des télécoms"

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La taxe télécoms de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs, dite taxe Copé, avait été instaurée en 2009 par le gouvernement Sarkozy pour financer France Télévisions, en compensation de la suppression de la publicité après 20 heures.
La "taxe télécoms" de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs, dite "taxe Copé", avait été instaurée en 2009 par le gouvernement Sarkozy pour financer France Télévisions, en compensation de la suppression de la publicité après 20 heures. (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Les députés ont adopté lundi soir un amendement qui vise à augmenter de 0,1% supplémentaire la "taxe télécoms" servant à financer l'audiovisuel public. Cette nouvelle hausse suscite la colère du président de la Fédération française des télécoms (FFT).

Une première augmentation de cette "taxe télécoms", passant de 0,9% à 1,2%, avait déjà été annoncée en septembre par la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, suscitant l'ire des principaux acteurs du secteur. Ils avaient alors obtenu l'assurance qu'il n'y aurait pas de nouvelle hausse. En vain.

Lundi soir, les députés ont adopté un amendement, présenté par la ministre de la Culture, lors de l'examen du projet de budget 2016 qui vise à augmenter de 0,1% supplémentaire (de 1,2% à 1,3%) cette taxe qui finance l'audiovisuel public, c'est à dire France Télévisions et Radio France.

Cette hausse est une "provocation", juge la Fédération française des télécoms

Dans la foulée de son adoption, Didier Casas, le président de la Fédération française des télécoms (FFT) a estimé que ce vote était vu comme "une provocation" par les opérateurs membres de la FFT (Orange, Numericable-SFR et Bouygues Telecom). Ils "expriment leur colère" face à cette décision.

"Le gouvernement persévère dans l'erreur moins d'un mois après une première hausse et vient de nouveau faire les poches de l'industrie des télécoms malgré des engagements pris au plus haut sommet de l'Etat", a déclaré Didier Casas. "Les entreprises du secteur ont dû se transformer et faire des économies, parfois au prix de lourds sacrifices, notamment de la part des salariés et on leur fait encore compenser l'absence de transformation de la télévision publique", rappelle le président de la FTT.

Une taxe pour compenser la suppression de la publicité

La "taxe télécoms" de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs, dite "taxe Copé", avait été instaurée en 2009 par le gouvernement Sarkozy pour financer France Télévisions, en compensation de la suppression de la publicité après 20 heures. Mais ses recettes -- de l'ordre de 200 à 300 millions d'euros par an --n'ont pas été affectées directement au secteur et se perdaient dans le budget de l'Etat.

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Commentaires
a écrit le 21/10/2015 à 5:51 :
Si cette taxe et ses augmentations ne sont a répercutées sur le porte monnaie des clients/consommateurs, pourquoi pas, au vu des milliards d'euros que les opérateurs brassent sans arrêt ? Mais il ne faut pas rêver non plus.
a écrit le 20/10/2015 à 18:01 :
On voit que FH parlé de baisses d'impôts nationaux, pas des taxes ni des impôts locaux.
a écrit le 20/10/2015 à 13:29 :
Une bonne idée.

Les opérateurs ont démontré par le passé que les ententes régulaient ce marché en vendant les SMS avec plus de 1000% de marge, et en vendant les forfaits a des prix exorbitants.

L'arrivée de free a réduit drastiquement les tarifs, et les profits restent confortable, mais le secteur est durablement discrédité.

Je préfère que ce soit eux qui payent plutôt que d'augmenter la redevance télé qui est déjà énorme!
a écrit le 20/10/2015 à 13:28 :
On n'est jamais satisfait d'une nouvelle taxe mais celle-ci en est-elle une ou bien un remboursement naturel. L'état a bien rempli les poches des opérateurs en leur confiant des fréquences non seulement à bas prix mais au surplus à crédit. L'effet de richesse a été immense et le cahier des charges pas du tout respecté. Un cadeau. Les opérateurs issus d'un "concours de beauté" c'est a dire peu nombreux et désignés sans concurrence réelle, cannibalisent désormais la publicité qui fait vivre la "télé officielle" tandis que le nombre de personnes qui souhaitent encore payer une redevance pour ses programmes diminue à vue d'oeil. Il est donc normal que les bénéficiaires de telles largesses financent maintenant la fermeture progressive du service public et la fin de la redevance. Pas de quoi en faire un drame.
a écrit le 20/10/2015 à 12:30 :
Il n'est pas la peine de venir nous dire que les impôts baissent, on vérifie tous les jours que c'est le contraire qui se passe. Ici ce sont les fournisseurs d'accès qui sont touchés mais tôt ou tard cela se répercute dans les tarifs et c'est le consommateur de base qui devra régler la note. Quelle médiocrité !!!
a écrit le 20/10/2015 à 12:02 :
Effroyable malhonnêteté des politiques, qui augmentent les taxes proportionnellement à leur lâcheté face aux réformes.
a écrit le 20/10/2015 à 11:54 :
l'audiovisuel public doit être soumis à une obligation de résultat économique comme toute entreprise de droit privé ; donc, suppression des subventions , suppression de la redevance obligatoire , abonnement volontaire payant pour les clients , liberté de recettes publicitaires , liberté de programmation .
bien sûr , liberté de se séparer des personnels excédentaires inutiles qui pourront aller exercer leurs talents professionnels ailleurs .
pour diffuser la parole publique , dans le cadre de son exception républicaine d'essence marxiste , on pourra recréer un petit ministère de l'information qui aura une chaine dédiée d'accès gratuit avec émission quotidienne d'une à deux heures ,
avec avis et commentaires de deux ou trois parlementaires tirés au sort pour un seul passage annuel personnel .
Réponse de le 20/10/2015 à 13:43 :
La Presse ne pourrait pas survivre sans subvention, @kakec. Les clients ne sont pas non plus enclins à payer pour être informés d'autant que certains le font gratuitement. C'est donc pour le moment la publicité, la redevance télé et les subventions qui tiennent le tout. Nous allons vers la fin de la redevance et une moindre publicité car désormais ciblée. Les subventions ne sont plus alors que la répartition mutualisée des plus gros vers les plus petits. La richesse culturelle est à ce prix. Laissons agir cette transition. Publicité et subventions disparaîtront à leur tour par une mutualisation généralisée qui se fera autour des achats. L'étape suivante. La Presse sera un service rendu par les marchands, gratuit et maintenu indépendant. En réalité elle est déjà pour l'essentiel constituée en lobby politique comme on le sait. Il appartiendra donc aux journalistes et aux lecteurs de définir leur mode de fonctionnement idéal.
a écrit le 20/10/2015 à 11:03 :
Toujours comparer le loyer à la valeur du bien,très différent suivant la localisation géographique,+ la taxe foncière.
Mécontent du loyer?Achetez....et vous verrez la REALITE d'un prêt immobilier.Sans allocation.Car l'APL accession est très rare,sous conditions de ressources dont le plafond ne permet pas de devenir propriétaire.
a écrit le 20/10/2015 à 10:38 :
Pourquoi ne pas réduire le coût de fonctionnement scandaleux de FT? Parce qu'il s'agit du peuple de gauche fonctionnaire porteur de bonne parole? Pourtant ils sont en surnombre et trop payés.... Ce pays est lamentable....
Réponse de le 20/10/2015 à 11:08 :
Ce n'est plus FRANCE Télécom mais orange. Tout ce qui porte le nom FRANCE semble être voué à disparaître : France Télécom (Orange), Électricité de FRANCE (Engie), Air FRANCE (qui a déjà perdu le drapeau tricolore de son logo), idem pour la gendarmerie nationale (voir le nouveau logo) et même... France Champignons... Liste non exhaustive.
Réponse de le 20/10/2015 à 11:16 :
Le rapport de La cour des Comptes dénonce,OBJECTIVEMENT,une gestion désastreuse,coûteuse par rapport aux prestations,des rentes injustifiées,un train de vie exagéré etc.

Le con-tribuable est coincé.
Cependant,pour éviter un parti-pris,il faudrait comparer la gabegie sur plusieurs mandats présidentiels.Depuis les années 90,les années-fric,où les animateurs en vogue ont commencé à gagner des fortunes.....dans les chaines publiques,quand ils ne faisaient pas doubler leurs prestations dans leurs propres compagnies de production....
a écrit le 20/10/2015 à 10:31 :
De toute façon, au final, c'est le client qui paiera. Cette taxe m'en suggère une autre : on vient, peu ou prou, d'instituer une taxe de 10% triennale sur les retraites complémentaires du privé. Personne n'a dit qu'elle ne pourrait pas être augmentée, à l'avenir, si besoin... Et comme notre régime du privé est une passoire qui sert aussi à engraisser les autres régimes, les besoins sont donc inépuisables. Une fois créés, ces taxes n'ont vocation qu'à augmenter... Ça craint !
a écrit le 20/10/2015 à 10:11 :
Oui pour financer France Télévisions et ses rediffusions à tout-va.... autant renoncer à son poste de télévision et aller voir des films sur Youtue ou ailleurs.
a écrit le 20/10/2015 à 9:56 :
Tiens, je croyais que Normal 1er avait dit "plus d'augmentation de taxes d'ci la fin de mon quinquennat". Je sais, c'est une augmentation pour les télécoms, mais le commun des mortels aura compris que cette taxe va forcément êre répercutée sur le consommateur :-)
a écrit le 20/10/2015 à 9:49 :
il suffit que les operateurs remettent ca sur la facture, en bas de page
sur les contrats d'assurance y a marque ' prime', ' cotisation attentats', ' tvae', etc...
vaut mieux commencer tot, car quand la telephonie sera comme le petrole composee a 75% de taxes.....

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