Twitter : le grand ménage de Jack Dorsey

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Le Wall Street Journal croit savoir que Jack Dorsey avait posé l'an dernier comme condition à son retour à la tête du groupe le remplacement à terme de l'intégralité du conseil d'administration.
Le Wall Street Journal croit savoir que Jack Dorsey avait posé l'an dernier comme condition à son retour à la tête du groupe le remplacement à terme de l'intégralité du conseil d'administration. (Crédits : Reuters)
Quatre vice-présidents de Twitter, soit près de la moitié de l'équipe exécutive du réseau social, vont quitter l'entreprise. Le patron de l'application Vine est aussi sur le départ. Le tout alors que la valeur du titre ne cesse de dégringoler en Bourse.

Evidemment, c'est sur Twitter que Jack Dorsey, son PDG à mi-temps bénévole, a annoncé la nouvelle, dimanche soir. Le réseau social aux 240 millions de membres se sépare de pas moins de quatre des neufs membres de son équipe dirigeante.

Les vice-présidents Kevin Weil, qui supervise les produits, Katie Stanton, chargée des médias, Brian "Skip" Schipper (Ressources humaines) et Alex Roetter (ingénierie) ont "choisi de quitter d'entreprise", selon Jack Dorsey.

Cette vague de départs s'accompagne d'une défection, celle de Jason Toff, qui était jusqu'ici à la tête de l'équipe chargée de l'application vidéo Vine. L'homme va rejoindre le géant américain de l'internet Google. "Mise à jour personnelle! Je rejoins Google pour travailler sur la réalité virtuelle", a-t-il indiqué dans un message sur son compte Twitter. Il ajoute que "la décision de quitter Vine a été difficile" et qu'il est "tellement fier" de ce qui a été fait.

Deux nouveaux membres du conseil d'administration

C'est un énorme coup de balai de la part du nouveau PDG, qui confirme sa politique de la table rase pour faire redécoller Twitter, en panne de croissance et en souffrance sur les marchés.

Selon le Wall Street Journal, ces grandes manoeuvres font partie du plan de Jack Dorsey, qui avait imposé, lors de son retour à la tête du groupe en septembre dernier, le remplacement progressif de l'ensemble du conseil d'administration.

Suffisant pour stopper l'hémorragie en Bourse ?

Twitter traverse depuis un an une passe difficile, en raison notamment d'inquiétudes persistantes sur ses perspectives de croissance. L'action a touché un nouveau plus bas historique il y a quelques jours et s'échangeait vendredi soir à une valeur inférieure de 23% à celle du début d'année. Elle a perdu les trois quarts de sa valeur depuis le pic historique de 73,31 dollars enregistré fin 2013, quelques semaines après son introduction à Wall Street.

Lire: Jack Dorsey saura-t-il remettre Twitter sur le droit chemin ?

Le nombre d'utilisateurs n'augmente pour sa part que très lentement: le réseau social en revendiquait fin septembre 320 millions dans le monde, soit seulement 4 millions de plus que trois mois plus tôt.

Jack Dorsey affiche comme une priorité la simplification du service en vue de séduire un plus large public. Au risque de heurter ses utilisateurs les plus fidèles en renonçant à des caractéristiques ayant fait sa marque de fabrique, il expérimente une réorganisation du flux de messages qui s'affranchirait du flux chronologique et en temps réel, et n'a pas exclu récemment d'abandonner un autre dogme du service, la limitation des messages à 140 signes.

La valeur de l'action est si basse que Twitter fait l'objet de rumeurs persistantes de rachat. La semaine dernière, le géant des médias News Corp, détenu par Rupert Murdoch, a dû publier un démenti officiel. Twitter présentera ses résultats financiers du quatrième trimestre 2015 le 10 février prochain.

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Commentaires
a écrit le 26/01/2016 à 13:57 :
Merci pour cette information récurrente mais pourtant rarement publiée. (commentaire modifié pour la troisième fois consécutive, merci d'y prêter attention)

Twitter, une imposture sous respirateur artificiel depuis sa création, la preuve étant que les groupuscules d'extrême droite l'ont complètement infiltré en France, sans aucun problème : par exemple c'est jeudi dernier il me semble qu'il y a eu un débat, bon c'était vraiment mauvais mais ni plus ni moins que ce que produisent les médias de masse, à savoir un débat dans lequel on apprend rien, on vous dit que le sujet c'est l'avenir de la france alors que les deux protagonistes au final n'ont fait que déblatérer des inepties rincées jusqu'à la corde, stériles à souhait, mais c'est la règle actuellement, un média de masse ne doit gêner aucune marge bénéficiaire du coup forcément aucune chance d'en retirer un quelconque intérêt.

Par contre, merci à ces mêmes médias de masse d'avoir promu largement la bêtise de l'idéologie d'extrême droite, la nouveauté grâce à Twitter, diffuseur de haine s'il en est, c'est que les trois quart des tweets concernant ce fameux débat inutile comme tous les autres, ont parlé du fait que la télé était "envahie par les juifs", au secours...

Et donc nous avons ce truc aux relents nauséabonds soutenu par d'énormes actionnaires à bout de bras parce que leurs pensées à eux dépassent rarement 140 caractères et qui du coup ont du trouver l'idée géniale et de continuer à nous le marteler comme outil de communication révolutionnaire tandis qu'il se casse logiquement la gueule en bourse, c'est une excellente nouvelle.

L'idéologie d’extrême droite est sexy pour un grand nombre d'actionnaires qui préféreront toujours faire des affaires avec elle plutôt que de redistribuer les richesses, pourtant seule chance de survie pour notre économie.
a écrit le 26/01/2016 à 11:32 :
Merci pour cette information récurrente mais pourtant rarement publiée. (vu que vous ne voulez pas le publier je le modifie un peu à chaque fois merci de noter les efforts que je fais... )

Twitter, une imposture sous respirateur artificiel depuis sa création, la preuve étant que les groupuscules d'extrême droite l'ont complètement infiltré en France, sans aucun problème : par exemple c'est jeudi dernier il me semble qu'il y a eu un débat, bon c'était vraiment mauvais mais ni plus ni moins que ce que produisent les médias de masse, à savoir un débat dans lequel on apprend rien, on vous dit que le sujet c'est l'avenir de la france alors que les deux protagonistes au final n'ont fait que déblatérer des inepties rincées jusqu'à la corde, stériles à souhait, mais c'est la règle actuellement, un média de masse ne doit gêner aucune marge bénéficiaire du coup forcément aucune chance d'en retirer un quelconque intérêt.

Par contre, merci à ces mêmes médias de masse d'avoir promu largement la bêtise de l'idéologie d'extrême droite, la nouveauté grâce à Twitter, diffuseur de haine s'il en est, c'est que les trois quart des tweets concernant ce fameux débat inutile comme tous les autres, ont parlé du fait que la télé était "envahie par les juifs", au secours...

Et donc nous avons ce truc aux relents nauséabonds soutenu par d'énormes actionnaires à bout de bras parce que leurs pensées à eux dépassent rarement 140 caractères et qui du coup ont du trouver l'idée géniale et de continuer à nous le marteler comme outil de communication révolutionnaire tandis qu'il se casse logiquement la gueule en bourse, c'est une excellente nouvelle mais dissimulée par les médias qui ne veulent pas faire perdre de frics à leurs propriétaires dorénavant sans aucune imagination, sans aucune capacité à innover, sans une once de réflexion car complètement déconnectés des réalités.

L'idéologie d’extrême droite est sexy pour un grand nombre d'actionnaires qui préféreront toujours faire des affaires avec elle plutôt que de redistribuer les richesses, pourtant seule chance de survie pour notre économie.
a écrit le 25/01/2016 à 11:24 :
Résumons, twitter c'est 3700 employés, quelques tables et une machine à café, un bénéfice nul pendant 8 années consécutives et un service rendu à la planète discutable pour des inconvénients multiples.

Le premier c'est que 11 milliards d'euros ont été apportés à cette quasi PME lors de son introduction en bourse, alors que des centaines de milliers d'entreprises avec un projet sérieux et des garanties (locaux, personnel, savoir faire, machines) ne réussissaient pas à trouver des financement.

Les 11 milliards n'en vaudraient plus que 3, donc à l'heure où j'écris c'est 8 milliards d'argent frais évaporés dans le délire chimérique du réseau "social".

Le second c'est que Twitter est devenu le défouloir planétaire de tous les tordus de la planète que cette application a permis de valoriser.

le dernier, c'est que la seule façon pour twitter de survivre c'est de collecter toutes les données personnelles et de les revendre, donc de participer à la big-brotherisation galopante du monde.
Réponse de le 25/01/2016 à 17:29 :
Ah bon? pourtant, selon les cranes d'oeufs reunis a Davos ces derniers jours et nos ministres de la kulturre et de l'aiducassion, le numerique, c'est l'avenir. Ca va creer des milliers, que dis-je, des milliards d'emplois!!! Facebook, twitter, instagram, pinterest et tous ceux dont on a deja oublie le nom...
Ah oui, sans oublier, tous ces editeurs de jeux hyper indispensables ...
Bon, ceci dit, les valeurs industrielles classiques (Arcelor, Technip, Total, Alstom, Alcatel... font pire en bourse...)

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