Ce qu'il faut retenir du salon Maison & Objet
Tous ceux qui comptent dans l'univers du design et de la déco étaient réunis à Villepinte fin janvier. Analyse des dernières tendances.
La couleur est au rendez-vous. On émerge de longues années de grisaille pour se remplir les yeux d'anis, de rose, de bleu ciel, de caramel avec, notamment, le canapé Cadence de Hans Hopfer pour Roche Bobois, avec son dossier en escalier. Une palette adoucie, poudrée, raffinée qui donne envie de renouveler son décor. De retour, les sièges capitonnés se tapissent d'une nouvelle modernité avec les fauteuils et le canapé Harry d'Éric Jourdan pour Cinna ou le canapé Ruché d'Inga Sempé chez Ligne Roset. Inspiré des balancelles de jardin, il associe, avec succès, l'inhabituel à la tradition. Du côté du mobilier d'extérieur, l'inspiration se porte bien. Yann Monel, chez le belge Massant, donne une réécriture poétique du XVIIIe sur le mode « indoor-outdoor », l'italien EMU campe dans les années 50 version Hollywood tandis que son compatriote Il Laboratorio dell'Imperfetto meuble nos jardins d'énormes galets en résine métallisée. Toujours ce large éventail de possibles, une constante qui se confirme en cette session de janvier.
Indépendant de Maison & Objet, le premier parcours Paris Déco off s'est tenu du 21 au 25 janvier. Cet itinéraire au fil des showrooms des éditeurs de tissus permet aux professionnels de découvrir confortablement les dernières collections. Là aussi, affluence record avec en plus un côté festif. Les deux manifestations ne devraient pas nuire l'une à l'autre et le monopole de Maison & Objet ne semble pas entamé. D'autant qu'on a peut-être - enfin - trouvé la façon de renouveler l'ancienne Biennale des éditeurs. Bref, crise ou pas, la déco a le vent en poupe car, quoi qu'il arrive, on s'intéresse à sa maison.
Photo : vase Jaime Hayon pour Bisazza
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