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Nocifs les lits de bronzage?

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Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC) estime que les lampes à bronzer peuvent provoquer le cancer de la peau. L'OMS recommande leur interdiction mais ni la ministre de la santé, ni le syndicat français des dermatologues ne partagent cet avis.

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« Les lampes à bronzer sont carcinogènes » a fait savoir le centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC) mardi 29 juillet. Mercredi 30, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les rayons ultra-violets dans la catégorie des produits « cancérigènes » au même titre que le tabac, l'amiante ou le benzène. Les U.V. étaient depuis 1992 classés dans la catégorie inférieure, des produits « probablement cancérigènes ».

« On avait pensé que seuls les UVB étaient cancérigènes, on a bien indiqué que les UVA, qui sont la principale source de rayonnement bronzant dans les cabines étaient aussi cancérigènes» a indiqué la ministre de la santé Roselyne Bachelot sur France 2.

Le risque de mélanome (forme la plus mortelle de cancer de la peau) augmente de 75% quand l'usage des lampes à bronzer commence avant 30 ans, affirme le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC) d'après la synthèse de 20 études épidémiologiques réalisée par ses équipes.

« L'exposition au soleil naturelle est quant à elle beaucoup plus dangereuse puisque les UVB et les Infrarouges ne sont pas filtrés » réagit Point Soleil, la chaîne de centres de bronzage.

« Le grand risque ce sont les gens qui font des séances d'entretien à longueur d'année », tranche le Docteur Georges Reuter, président du Syndicat français des Dermatologues (SNDV) interrogé par Le Monde, situant la limite à 10 séances au maximum dans l'année.

L'autre risque c'est la mauvaise surveillance des installations. Des filtres inchangés, des lunettes non conformes ou des appareils vieillissants peuvent en effet augmenter les effets néfastes des UV. Actuellement, les instituts doivent se soumettre au contrôle des agents de la répression des fraudes (DGCCRF) tous les deux ans.

Pour l'heure « Il ne s'agit pas de les interdire » a déclaré Roselyne Bachelot à propos de ces cabines de bronzage. Jusqu'ici les campagnes de prévention du ministère de la santé mettaient en garde contre les dangers du bronzage naturel. La ministre a annoncé le lancement prochain d'une campagne sur les dangers du bronzage artificiel.

"Le problème c'est de faire connaître le risque lié à ce genre d'installation et le risque solaire en général", résume le docteur Reuter qui suggère, pour avoir bonne mine, d'avoir plutôt recours aux produits autobronzants.

Charles Faugeron

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