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Face à la crise Barbara Bui va baisser ses prix

Barbara Bui

La marque de prêt-à-porter et d'accessoires Barbara Bui va revoir son positionnement, et repenser le mix produit malgré un bon chiffre d'affaires en 2008.

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La marque parisienne de mode féminine Barbara Bui qui a annoncé mercredi 25 mars ses résultats annuels, se montre circonspecte vis-à-vis de l'année à venir.

Malgré la hausse de 11% de son chiffre d'affaires, à 37,36 millions d'euros en 2008, le résultat net de la marque parisienne de mode féminine Barbara Bui baisse de 16% à 1,59 millions d'euros contre 1,9 millions en 2007. En cause, les frais engagés pour l'ouverture fin septembre de son flagship rue du faubourg saint honoré.

Par conséquent le résultat opérationnel plonge de 20% à 2 ,44 millions d'euros.

Une politique rigoureuse

La tendance du carnet de commandes de la collection Automne-Hiver 2009 présentée à Paris lors de la fashion week, est en repli de 28% à période comparable. Ce qui fait craindre pour les ventes en 2009. Barbara Bui s'attend à une baisse de 17% de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Les premières estimations font état d'une chute de 40% des ventes de détail au mois de février, et d'un repli de 6% à la mi mars.

Face à la menace que fait peser la crise sur le chiffre d'affaires de la société, Barbara Bui envisage de mener « une politique rigoureuse pour maîtriser ses encours clients sur les zones à risque », au premier rang desquelles elle désigne l'Espagne, puis les Etats Unis. Or la part du chiffre d'affaires de Barbara Bui réalisé aux Etats-Unis (7%) est parmi les plus faibles chez les acteurs français du secteur du luxe.

Parmi les mesures destinées à atténuer le ralentissement qui touche les entreprises du secteur, le groupe se voit contraint de « temporiser ses investissements » notamment à l'étranger, en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, et envisage « d'optimiser ses dépenses opérationnelles ». Ainsi le groupe a divisé par deux les dépenses liées à l'organisation de son défilé à Paris, a suspendu le recrutement et s'est séparé de tous ses CDD et intérimaires. Par ailleurs la marque indique avoir engagé une réflexionsur l'opportunité de se séparer des points de vente les moins rentables. Solution qui ne devrait pas intervenir avant 2010 selon William Halimi, pdg de la marque.

« De grandes modifications »

La prudence est de mise en 2009, Le président directeur général de la marque a annoncé à l'occasion de la réunion d'information financière mercredi 25 mars « de grandes modifications ».

« Nous ne sommes pas une marque prévendue » a indiqué William Halimi qui souligne l'effort à accomplir pour convaincre la clientèle grâce à la qualité des matériaux et au savoir faire de la marque. « Nous devons nous montrer attentifs aux comportements des consommateurs ». « Nous avons déjà arrêté de faire du luxe "bling bling" (tapageur tape à l'œil) en abandonnant par exemple le croco. Nous sommes face à la nécessité de « baisser les prix », «afin de parvenir à un rapport qualité/prix "plus smart". « Nous devons clairement revoir le mix merchandising ».

La société, côtée en bourse, va dans ce contexte proposer un dividende de 17 centimes par action. A l'annonce des résultats, la Bourse de Paris a réagi négativement. En fin de journée, ce mercredi 25 mars, le titre perdait 4,78% clôturant à 17,14 euros.

Charles Faugeron

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