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Horlogerie

Time Moschin Oris

Les cadrans inspirés par les corps de l'armée séduisent de plus en plus de consommateurs. Et ce printemps, ils viennent compléter les panoplies d'inspiration militaire.

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Symboles masculins par excellence, les montres inspirées des instruments des troupes d'élite offrent à leurs heureux détenteurs précision, rigueur et résistance. Salués par les professionnels du corps militaire (parachutistes, pilotes, plongeurs), ces garde-temps bénéficient d'une légitimité inestimable, particulièrement bienvenue quand il s'agit d'investir. Si quelques marques se limitent aux clins d'oeil, comme Gucci et sa nouvelle « G-Timeless » montée sur un bracelet en gomme kaki, ou Freelook et son cadran imprimé camouflage, d'autres tissent des liens plus étroits avec de nombreux escadrons. Taillée pour tous les défis, la « Col Moschin » d'Oris - testée par le 9e Régiment d'assaut de parachutistes italien du même nom - a fait ses preuves dans des conditions extrêmes : sauts à 9.000 mètres d'altitude et plongées en mer à plus de 40 mètres. Cet as du camouflage (notre photo), étanche à 100 bars, teinté vert-de-gris, affiche une réserve de marche rouge-blanc-vert, rappelant les liens de la marque avec les forces spéciales italiennes. Son prix ? 2.600 euros.

Panerai, de son côté, a fourni (entre autres) la Marine royale italienne (en 1916) et la Marine militaire égyptienne (en 1956). Depuis 1993, cependant, la marque crée des montres destinées aux civils. Son dernier bijou : la « Radiomir Composite Marine Militare 8 Giorni – 47 mm », jouit d'un boîtier en Panerai Composite, un matériau, développé en interne, presque inaltérable. Une vraie montre tout-terrain. Tout comme la dernière « BR 03 Military Ceramic » de Bell & Ross, copie conforme d'une horloge de cockpit d'avion, ou la collection « Officier » de Patek Philippe (conçue par Antoine Norbert de Patek, lui-même ex-officier polonais) ; et enfin les modèles « Khaki » de Hamilton, initialement destinés (dès 1910) aux forces armées américaines et aux grands explorateurs. Comptez environ 390 euros pour jouer l'aventurier. 

Julie André

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