La Tribune.fr
People

Annie Leibovitz au bord de la ruine

Annie Leibovitz

La photographe est poursuivie devant la Cour suprême de l'Etat de New York par le fonds Art Capital Group qui lui réclame 24 millions de dollars (16,9 millions d'euros).

  • Partager cet article avec mon réseau professionnel sur VIADEO
  • Partager sur FaceBook
  • Partager sur Google
  • Partager sur Digg
  • Partager sur Scoopeo
  • Partager sur Technorati
  • Imprimer cet article

On lui doit la photo de Demi Moore nue et enceinte en couverture de Vanity Fair, John Lennon lové contre Yoko Ono pour Rolling Stone ou encore Kirstn Dunst en Marie Antoinette à la Une de Vogue.

La photographe star Annie Leibovitz est sur le point d’être rattrapée par son principal créancier auprès de qui elle aurait gagé ses œuvres et ses biens immobiliers.

Le fonds Art Capital Group (ACG) exige le paiement de 24 millions d’euros d’ici le 8 septembre. Faute de remboursement, Art Capital pourrait vendre l’ensemble de l’œuvre de la photographe et empocher 15% de la recette. Après quoi, Annie Leibovitz devrait encore payer la différence, plus 2,9 millions d’intérêts. ACG a estimé à 50 millions de dollars le catalogue des œuvres de l’artiste.

Quant à son parc immobilier, qui comprend entre autres une propriété de plus de 90 hectares dans la vallée de l’Hudson, un ensemble de maisons du début du XIXe au coeur de Manhattan, il est estimé à 40 millions d’euros. En cas de vente, Art Capital toucherait 10% du montant.

Le 29 juillet, Art Capital a porté plainte pour « rupture de contrat » parce que l’artiste avait refusé l’accès à ses propriétés aux agents immobiliers chargés d’évaluer ses biens.

Avec un salaire annuel estimé à plusieurs millions de dollars chez Condé Nast, l’éditeur de Vogue et de Vanity Fair, et des cachets de plusieurs centaines de milliers d’euros, difficile d’imaginer que l’artiste aie eu recours à un emprunt, assorti d’une hypothèque qui plus est, sur l’ensemble de son œuvre, passée et à venir.

En cause : le style dispendieux de l’artiste, qui n’hésite pas dans le cadre de ses mises en scène à faire construire une piscine pour y immerger Kate Winslet, à acheminer tout le matériel nécessaire pour une séance de prises de vues avec Arnold Schwarzenegger au sommet d’une montagne, faire fermer Versailles pour une séance photo avec Kirstn Dunst. Selon l’hebdomadaire Grazia, ses carnets de notes viennent de Stockholm et ses échelles de bibliothèque de la Putnam Rolling Ladder Company, à l’instar de Diane Von Fursdtenberg et de Yoko Ono.

Le bruit court que la société American Express qui fit appel à elle en 1987 pour sa campagne, lui a refusé à plusieurs reprises l’autorisation d’avoir une carte de crédit de la marque.

latribune.fr

- Commentaires sur l'article -

LaTribune.fr - Journal Quotidien boursier, économique et financier - Actualité et information bourse, finance et économie