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Les prix de l'immobilier ont bien amorcé leur baisse

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Par Laura Fort  |   -  298  mots
Si les professionnels du marché n'anticipent pas de baisse brutale des prix des biens, le pouvoir d'achat immobilier a bel et bien entamé sa remontée.

La baisse des prix de l'immobilier s'est bien enclenchée. Seloger.com relève une baisse de 7 à 8 points des prix entre l'été dernier et aujourd'hui, pour atteindre un niveau de prix comparable à la fin de l'été 2005. "Derrière cette baisse se cachent de fortes disparités, qui se sont beaucoup accentuées et qui reflètent les tensions du marché. Même si cela ne viendra pas gommer ces disparités, l'assagissement de l'évolution des prix se fait de manière harmonisée", précise Roland Tripard, président du directoire de Seloger.com.

Baisse modeste à Paris

Toutes les villes relèvent en effet une stabilité voire une baisse des prix. Sans surprise, Roland Tripard remarque une baisse modeste à Paris, comprise entre 0 et 5%. "Sur le marché parisien, il y aura toujours de la demande pour les biens de qualité, donc nous n'attendons pas de baisse pour ce type d'affaires", expliquait Jérôme Robin, président du courtier immobilier Vousfinancer.com dans un entretien à La Tribune.
En province, la baisse est d'environ 5% à Lille ou à Bordeaux et peut même atteindre 10% dans d'autres villes.

Hausse du pouvoir d'achat immobilier

Le courtier Meilleurtaux.com relève que "l'amorce de baisse de prix constatée fin 2011 se confirme dans 6 villes sur 10, permettant une hausse du pouvoir d'achat immobilier à Lyon, Nice et Bordeaux, où les taux de crédit n'ont pas augmenté".
Pour autant, Roland Tripard estime qu'"il n'y aura pas de baisse brutale des prix, car il y a une demande sous-jacente forte". Cette baisse est pour l'instant modérée, justement du fait du déséquilibre entre une offre restreinte et une demande toujours soutenue.

 

Variation annuelle des prix de l'immobilier par grandes villes de France (mise en vente - appartements anciens)

  Source: Seloger.com

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Commentaires

daniebel68  a écrit le 17/05/2012 à 15:43 :

esque l'immobilier va baissé car plus moyen de pouvoir, acheter:le nouveau gouvernement, va t'il agir sérieusement: le 17 05 2012

cdg  a écrit le 20/03/2012 à 10:07 :

vu la courbe des prix a paris, je saurai moins sur que Jérôme Robin (président du courtier immobilier cite dans l article). ca plonge serieuxement

PS: demander a un courtier remunere au % s il pense que les prix vont baisser c est comme demander a un vendeur de voiture s il vaut mieux acheter une voiture ou un velo ...

nico  a écrit le 14/03/2012 à 15:00 :

Une baisse des prix de 10 % dans les grandes villes de provinces depuis l'été dernier - soit depuis 6 mois- ca fait annualisée une baisse de 20 %. une baisse de 20%, cela efface une hausse de 25% !!! Et tout va bien ,on est toujours pas dans une baisse brutale des prix... EXCELLENT !!!

MP  a écrit le 13/03/2012 à 22:17 :

Les liquidités, comme les arbres, ne montent pas au ciel.

L'immobilier va enfin baisser dans les grandes agglomérations, et continuer de baisser en province (où il baisse en zone rurale et péri-urbaine depuis 2008, voire 2006 dans certains cas), c'est à dire pour 75% de la population, car son augmentation n'a été permise que par l'anticipation spéculative des acquéreurs particuliers à partir de 2002/2003.
Cette anticipation est déjà inversée pour les CSP+, les classes moyennes et modestes vont suivre.

La demande en logements est plus faible que l'offre, puisque les loyers n'augmentent quasiment plus, ou baissent, malgré l'inflation.

Dans la majorité des cas, les acquéreurs depuis 2005/2006 et vendeurs en 2012 rentrent en negative equity. Leurs prédécesseurs de 2004-2003 vont suivre.
Les acquéreurs de 2002-2000 s'en tireront indemnes.

Pour les appartements, du F2 au F4, le déplacement des baby-boomers vers les centres-villes devrait limiter la casse (dans les bonnes régions). Pour le péri-urbain et le rural, le festival du déclin démographique ne fait que commencer.

C'est la fin d'une époque, et de la toute puissance économique d'une génération dont la fin de vie risque d'être plus pénible que le début et le milieu.

un lecteur  a écrit le 13/03/2012 à 8:13 :

en fait ça ne baissera pas pour la simple raison que plus de 80% des acheteurs sont des multipropriétaires qui ont beaucoup de liquiditées et qu ils ne trouvent pas meilleur placement que la pierre par nature le français n a jamais aimé se risquer en bourse ou autres placements en dehors de la pierre.

Seedzel  a répondu le 13/03/2012 à 10:10:

Vous avez tout à fait raison, sauf que le coût croissant de "l'immobilier refuge" (impôts, entretien(augmentation du coût des matières premières), problèmes avec les locataires pour l'immobilier de rapport, fiscalité de moins en moins avantageuse...)va bientôt les faire changer d'avis ! il me paraît certain que les propriétaires fonciers vont être les futures vaches à lait de l'Etat !

DerRichter  a répondu le 13/03/2012 à 16:07:

Une bonne property tax à l'américaine suivie d'une forte imposition sur la rétention de terrain (à but spéculatif) et hop, envolée la bulle !

jojo  a répondu le 20/03/2012 à 10:18:

une taxe sur la retention : c est contre la liberté individuelle de disposer de ses biens ou de son terrain , comme on le souhaite , et meme si on l accepte de faire une taxe als a quel prix est déterminé le terrain ( dans le cas d'un paysan il pourra vous répondre que si il vend ce terrain il le vend comme un terrain ou sera construit un immeuble donc pas au meme prix ) .. ou bien si on veux inciter les gents a vendre als pas de pv sur la vente ce terrain ... sinon il n y a aucun interet pour le propriétaire du terrain .

cyclopède  a écrit le 12/03/2012 à 18:49 :

"Et même si elle est pour l'instant modérée, cette baisse pourrait se poursuivre, justement du fait du déséquilibre entre une offre restreinte et une demande toujours soutenue."... LOL

toccata  a répondu le 13/03/2012 à 8:32:

La mécanique est simple. L'offre de nouveaux logements est souvent légèrement inférieure à la demande. Les promoteurs peuvent en profiter pour gonfler les prix de leurs logements et mieux assurer la rentabilité de l'opération. Mais cette hausse du m^2 s'applique ensuite mécaniquement à l'ancien (concurrence pour l'accès au logement qui limite la marge de négociation, et nouvelle référence du m^2 avec les prix des logements récents). Ce système a deux limites. La première est celle des revenus des ménages. La seconde est un corollaire: à trop s'endetter, les ménages n'ont plus les ressources pour procéder à des rénovations importante de l'habitat. Entre des logements neufs BBC et THP d'un côté et des logements laissés dans leur jus depuis pour certains plus de 50 ans (constructions des années 60) de l'autre côté, il commence à il y avoir le grand écart. Les prix dans l'ancien ne sont plus justifiables. Et cette baisse du m^2 dans l'ancien risque cette fois de rejaillir sur le neuf.