3 443 Pts (c)
-1,12 %
15 112 Pts (c)
-1,35 %
13 015 Pts (c)
-1,74 %
6 192 Pts
-2,47 %
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Laura Fort | 01/07/2011, 08:32 - 328 mots
Près de 90% des assureurs servent des taux de rendement différents sur les fonds en euros de leurs contrats d'assurance-vie. Tel est le constat de l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui a collecté les performances 2010 des fonds en euros de plus de 6.000 contrats. Certes, l'écart est faible pour 40% des organismes, qui enregistrent moins de 0,1 point entre le taux maximum et minimum servi. Mais il s'agit de petits acteurs, qui représentent à peine 6,3 % des encours. MIF propose par exemple un taux de 4,25% pour tous ses contrats. Idem chez Pro BTP (4,15%) ou à la GMF (3,90%).
Les grosses différences de rendement s'expliquent par une volonté commerciale de privilégier les nouveaux contrats, parfois au détriment des clients continuant de verser de l'argent sur des contrats fermés à la souscription. "Cette pratique des "taux clignotants" existe surtout sur les contrats naissants avec de petits actifs. Le néon est plus difficile à allumer sur des contrats pesant 10 milliards d'euros", explique Didier Ledeur, directeur général de GMF Vie.
L'ACP a donc constaté des écarts supérieurs à 0,4 point chez 15% des établissements étudiés, mais représentant plus de 40% des encours de l'assurance-vie. Par exemple, le contrat Exel de Generali, fermé en 2010, offre un taux de 3,10%, alors que son contrat Himalia sert 4,20%. Et la Banque Postale délivre 2,80% sur Vivaccio Ambre contre 3,90% sur Toscane Vie, lancé en 2010. "C'est une aberration marketing, commerciale et économique. Il est plus facile et plus rentable d'aller chercher un versement important chez un client que l'on connaît déjà", affirme Didier Ledeur.
Des écarts assumés
Mais d'autres facteurs expliquent ces écarts. Comme les frais de gestion, répercutés sur les taux des fonds en euros, qui peuvent varier selon la taille du contrat. Par ailleurs, certains assureurs, comme ACMN Vie assument leurs écarts de rendement : lancés à des époques différentes, leurs fonds en euros ont l'avantage de réagir différemment à la conjoncture. Mais ils restent disponibles au sein d'un même contrat.
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Mathieu C. a écrit le 25/07/2011 à 17:32 :
Bonjour, Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le commentaire précédent sur le frein que pourrait avoir les clients à réaliser un rachat total, sous certaines conditions bien évidement, et après négociations sur les droits d'entrée à venir (qui seront largement compensés par le différenciel de rentabilité dont les clients vont bénéficier après le changement de contrat) et sous certaines conditions : - contrat > 8 ans (ou clients non imposables) - contrat post 1989 - clients de moins de 70 ans (ou capital inférieur à 30.5k? et pas de versements complémentaires envisagés) - absence de projet des clients à court terme, la disponibilité des fonds sur les prochaines années ne se posera pas De plus, il ne faut pas oublier la possibilité de réaliser sur certains contrats un amendement Fourgous : transformation du contrat en un nouveau avec conservation de l'antériorité fiscale sous conditions de verser une partie du capital sur un support en Unités de Compte (s'il vous plait pas de panique avec les UC, il y a de tout et nous sommes, de plus, sur une période où les valeurs liquidatives sont basses...) Cordialement Mathieu C.
DN77 a écrit le 02/07/2011 à 11:06 :
Cette discrimination commerciale au sein d?un même établissement, qui voit rémunérer davantage l?euro que le franc de prime versé quelle que soit la date de versement, n?est pas nouvelle. Ainsi de nombreux assurés et épargnants se trouvent sévèrement pénalisés, légalement, avec un différentiel annuel de rendement actuariel qui peut atteindre parfois 1 point de rémunération pour des contrats de la même catégorie. De ce fait, l?épargnant n?est pas en mesure de faire jouer la concurrence pour sortir de la nasse sans y laisser des plumes. Ce traitement unilatéral explique, entre autres, à mon sens, les retraits massifs constatés ces derniers temps (près des 2/3 des encours ont plus de 8 ans), bien plus que certains arguments de façade invoqués face à la décollecte... Donat Nobilé/Associé-Gérant de Transvers Consulting, Auteur de La Mouche du Coach.